"Crime is common, logic is rare."
Inspiré d'un épisode historique du XVIIème siècle (le Gunpowder Plot, 1605), régulièrement utilisé comme complot spectaculaire au cinéma, ce Sherlock Holmes signé par le tonitruant Guy Ritchie est une référence à plus d'un titre.
Tout d'abord, l'histoire n'a à voir avec les écrits de Conan Doyle que dans les caractères et la relation ambigüe qui unit le célèbre détective au médecin militaire. Le scénario est en effet grandiloquent à escient et la narration complètement renouvelée, ce qui libérera sans aucun doutes les adaptations futures. On a rarement vu un Sherlock Holmes aussi énergique, tant au niveau du personnage que de l'action.
Au niveau du casting, le film signe le retour en grâce, et avec talent, de Robert Downey Jr après une longue traversée du désert (retour déjà amorcé par Iron Man l'année précédente). Pour le seconder, on retrouve l'iconique Jude Law, le troublant Mark Strong, la sensuelle Rachel McAdams ou encore le sympathique Eddie Marsan.
La reconstitution du Londres de la fin du XIXème siècle, entre révolution industrielle déjà bien entamée et ésotérisme, est, quant à elle, proprement éblouissante et historiquement louable. La musique, comme toujours chez le réalisateur anglais, rythme l'action à la perfection.
Enfin, il s'agit du 6ème long métrage de cinéma du prolifique Guy Ritchie, qui s'affranchit de ses réjouissantes histoires de gangsters des bas-fonds de Londres pour s'attaquer à un très gros budget, en y amenant son inventivité créative et une bonne dose d'immersivité, trait que l'on retrouvera 15 ans plus tard dans sa série Young Sherlock où figure également l'objet principal du complot
(un empoisonnement par gaz à grande échelle)
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Au final, cette version survoltée de Sherlock, osant le tout grand spectacle, touche sa cible. Un régal.