La Horde sauvage
Note moyenne
4,0
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234 critiques spectateurs

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Le Guerrier
Le Guerrier

97 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 septembre 2021
On a là un western qui va vraiment au bout de son idée c'est à dire démythifier la conquête de l'Ouest et ses valeureux cow-boys. Ici, il n'y a point de défenseur de la veuve et de l'orphelin, ni même de légendes de l'Ouest. Les cow-boys sont ici dépeints pour ce qu'ils étaient sans doute en réalité pour une partie d'entre eux: des tueurs qui se vendent au plus offrant et surtout qui sont capables d'assassiner femmes et enfant. Je ne dis pas que cette dimension là n'est pas présente dans les autres western mais ici il y a quelque chose d'assez systématique, et qui n'est pas vraiment dénoncé dans ce film (c'est presque "normal"). Par ailleurs, on voit des cow-boys pouilleux, boueux ce qui ne peut qu'altérer leur charisme. Enfin, il est clair ici qu'on est proche du Mexique, et à l'image de ce qui était sans doute la réalité à l'époque, on voit de très nombreuses interactions avec les Latinos, certains cow-boys sont clairement des métis, et une bonne partie du film nous montre les relations qu'ils ont avec les Mexicains qui au passage sont présentés sous un jour très peu avenant, miséreux, corrompus etc...Donc ce film gagne en réalisme ce qu'il perd en monumentalité, en côté mythologique, ce qui est dommage (quand je regarde un western, c'est justement ça que je recherche).
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 juin 2021
Sam Peckinpah veut que nous sachions qu'Hollywood est enfin libéré du code Hays qu'il s'est lui-même imposé. Donc il entreprend de réaliser le western le plus violent à ce jour et il y parvient. Le nombre de morts est ici plus élevé que dans certaines guerres mondiales. Chaque mort est capturée au ralenti et agrémentée de jets de sang inutiles. Ces images inédites étaient peut-être palpitantes et choquantes pour les cinéphiles à la fin des années 1960 mais des décennies plus tard la désensibilisation s'est installée depuis longtemps. La violence de La Horde sauvage n'a pas bien vieilli et le film ne présente guère d'autre intérêt. Une intrigue mince comme du papier a cigarettes relie une scène de carnage à la suivante mais le film ne sait pas quoi faire de ses personnages principaux entre les scènes de tueries. Une partition musicale sentimentale joue jusqu'à la distraction tout au long de l'histoire mais ne trompe personne pour l'amener à s'intéresser à l'une des personnes à l'écran. Il est cependant agréable de voir le sous-estimé Robert Ryan dans un rôle principal seul point positif de ce film...
LucaFlorence
LucaFlorence

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juin 2021
Une oeuvre plastique unique.
Le film est surprenant à tous les niveaux et une leçon de cinéma dans la gestion du récit et dans l'approche formelle.
Le générique de début est magnifique et il met déjà la barre haute.
Un film majeur.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2021
Le film de Sam Peckinpah marque la cassure du western à l’américaine. Poussiéreux, crépusculaire et violent, « La Horde Sauvage » sent la poudre et le sang et n’hésite pas à faire le parallèle avec l’actualité vietnamienne de la fin des années 60. Son montage serré et révolutionnaire pour l’époque sublime les trois scènes clés d’une histoire qui perd quelque peu de son âpreté lors des moments les plus calmes. En chef de meute, William Holden trouve-là son meilleur rôle. Alors en retrait durant 2h20, Robert Ryan atteint le même niveau le temps des ultimes plans du film, quelques secondes avant le clap de fin.
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 331 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2021
Un western de grand spectacle avec tous les ingrédients que sa comporte , des flingue qui tire souvent , des cheveux , des attaque de train ou diligence, des acteur avec une grande carrure et un grand talent .Un scénario de bon niveaux  western, le scénariste dépeint un monde pessimiste et immoral, où le progrès s'avère destructeur, et dont la violence n'épargne rien ni personne, pas même les enfants. Sa mise en scène très dynamique et complexe, utilisant des effets de multi-angle, des plans très courts et des ralentis alors révolutionnaires en 1969. Certains ce sont plein a l'époque de la violence du film avec beaucoup de sang ce qui est n'est pas souvent le cas dans les western c'est plutôt le style ses films action ou bien des thriller , mais la violence n est pas gratuite elle est au coeur de l'histoire presque aussi importante que histoires. mais l'époque où on pouvais montrer une femme seins une sans que sa choque pus soit censurée. Histoire :Des hors-la-loi, menés par Pike Bishop, attaquent les bureaux d'une compagnie de chemins de fer avant de s'enfuir dans un Mexique en pleine révolution. Mais l'ancien frère d'armes de Pike, Deke Thornton, n'a d'autre choix que de les traquer. Il doit les tuer s'il veut pouvoir lui-même retrouver la liberté
robert l.
robert l.

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2021
La horde sauvage est un western brutal à l’histoire sommaire, aux personnages grossiers, parangons de machisme et de violence. Il comporte quelques longueurs et se perd parfois dans un cabotinage inopportun. C’est peut-être le film le plus poignant qu’il m’ait été donné de voir.

Il conte la fin d’une époque, celle de l’ouest sauvage, la fin d’un mythe, celui de l’ouest hollywoodien épique et romantique à la John Wayne, la fin d’une forme de liberté immédiate, brutale et radicale, celle des hors-la-loi dont l’arme suprême était l’espace. Dans la horde sauvage, le monde se rétrécit et condamne à mort ses habitants les plus foutraques. Le conformisme s’impose de lui-même, dans le grégarisme subi ou consenti, dans la promiscuité pesante qui résulte du progrès.

Il conte aussi la fin d’une culture, celle des années 50-60 où les vertus masculines - ou supposées telles - étaient exaltées à l’outrance : virilité, honneur, désir de transgression et volonté de puissance. Les personnages féminins du film sont catastrophiques : on ne voit que des putes, des bigotes et des pouilleuses. Peckinpah ne leur donne qu'un rôle, victime, qu'une raison d'être, mère. Celles qui n'ont pas d'enfant dans les bras finissent vite entre quatre planches. Vous avez dit primaire ?

Déjà, à sa sortie, le film est critiqué pour sa violence et son machisme exacerbé. Le temps des westerns spaghetti s’annonce, où l’on tournera ces travers en dérision. On le dit vulgaire dans son propos et dans sa forme. C’est vrai.

Pourtant, la horde sauvage est un film crépusculaire profondément touchant, bouleversant, désespérant, qui se lit comme un testament. Son fil conducteur : la mort.

La mort d’un genre, le western à la grand-papa, et des valeurs qu’il entretient. La mort de sacrés monstres, rattrapés par le vingtième siècle naissant, par un progrès triomphant qui les balaie comme de vulgaires dinosaures. La mort des illusions sur l’ouest, des illusions sur l’homme, des illusions sur des valeurs qui nous sont chères : liberté, fraternité, altruisme.
Ultime pied de nez de l'histoire, le sort des personnages est définitivement scellé lorsqu’ils cessent d’êtres laids et se décident, bien trop tard, à devenir beaux. Ils meurent d’un sursaut d’humanité, dans un paroxysme de violence qui prend enfin sens.

Le choix des interprètes, en particulier de William Holden en chef des bandits, accentue le propos de Peckinpah : acteur vieillissant, en fin de carrière, il porte les stigmates de son personnage. Il n’est pas crédible, il est sincère. Robert Ryan, qui lui donne la chasse, est son alter ego : deux hommes dépassés, broyés, contraints de lutter, comme deux gladiateurs d’une même fratrie, comme des amis dont les pays respectifs entrent en guerre. Ces deux artistes portent le film de leur classe, de leur charisme, de leur talent. Ils sont les parfaits ambassadeurs d’un réalisateur pour le moins torturé.

Plusieurs passages soulignent les traits marquants ci-dessus évoqués :
La fin d’une période historique est signifiée par l’intrusion, faussement anachronique, d’une voiture à essence ou d’une mitrailleuse allemande dans un village mexicain plongé en plein moyen-âge.
La fin d’un genre est portée par la fusillade terminale, furieusement baroque, presque parodique dans ses excès. Elle crée pourtant un précédent, et le style de Peckinpah fera école, pour le plus grand bonheur des blockbusters à venir : la violence est désormais chorégraphiée, plusieurs caméras multiplient les points de vue, l’usage du ralenti est systématique.
La fin des hommes, réelle dans le film, symbolique à son époque, est distillée par le jeu des acteurs, par leurs dialogues passéistes, par leurs espoirs brisés et leur désir de mort.

La première fois que j’ai vu La horde sauvage, au-delà du choc et de l’émotion, j’ai été surpris : il n’y a pas de héros. Il n’y a que des salauds. On ne peut s'identifier à personne (sauf à devoir consulter d'urgence). Quel genre de western était-ce ?
La scène d’ouverture révèle, en gros plan, des enfants rieurs ; à l’évidence, ils jouent, mais le cadre restreint de l’image masque ce qu’ils font. Que veut dire Peckinpah ? Que montre-t-il ? Une once d’innocence, une promesse, sa foi dans l'avenir ?

La caméra recule, englobe la scène dans son entièreté : les enfants sont accroupis, en cercle. Ils font se battre des insectes. Ils jettent des scorpions dans une fourmilière, les regardent se battre et se débattre puis, lorsque ces derniers succombent, brûlent le tout dans un dernier feu de paille, purificateur et lumineux, comme pour gommer l’horreur, en effacer les traces, en nier jusqu'au souvenir, comme pour rebondir sur… autre chose ?

L’entame du film est son allégorie, en somme.
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2020
« Crépusculaire » est un terme qui a souvent été employé pour qualifier ce western. A juste titre : il s’agit de la fin de l’aventure d’un groupe de hors-la-loi « à l’ancienne », dans un vieux monde -celui du western, et des grandes épopées- qui disparaît, dépassé par la modernité, ses innovations (la voiture) et ses pouvoirs (celui des entrepreneurs). Le pressentiment de la mort est constant, et la violence et la cruauté semblent inhérentes à la nature humaine (à ce titre les images des enfants s’amusant du supplice des scorpions dans la mémorable première scène, ou jouant sur le corps du supplicié trainé derrière la voiture, sont édifiantes). Dans cette impression générale marquante, les personnages sont insuffisamment fouillés, Peckinpah ayant fait l’impasse sur leur psychologie, et l’émotion ne nait d’aucune situation individuelle. Formellement, il a fait le choix contestable d’un étirement des séquences, visible dès la première scène du guet-apens, et parfois pénible, notamment lors des scènes libidino-éthyliques de repos des guerriers. La mise en scène vise à donner une certaine grandeur à cet opéra funèbre, alternant zooms appuyés, plans de coupe brefs et ralentis sanguinolents.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2020
Western crépusculaire par excellence, ma cinquième incursion dans la filmographie atypique de Sam Peckinpah. Un long-métrage qui se rapproche beaucoup du film de gangsters moderne dans le genre de "Heat" de Michael Mann avec ses scènes de braquage à la fois astucieuses et audacieuses, ses fusillades d'une violence assez extrême, viscérale et sa réflexion autour de l'existence dans un monde avec lequel on se sent en décalage. Un ensemble qui fait aussi penser à "Il était une fois la Révolution" de Sergio Leone pour ses aventures se déroulant dans un Mexique en pleine guerre civile. Un bon nombre de scènes impressionnantes mais une mise en scène qui a indubitablement vieilli, pas toujours évidente à suivre. Un grand film.
liamsi
liamsi

26 abonnés 475 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 juillet 2020
Quand on visionne des films de cette époque, soit ça passe soit ça casse... Malheureusement "La horde sauvage" ne passe plus du tout, ni au niveau du rythme, ni au niveau des dialogues, ni à celui du scénario, ça ressemble davantage à une parodie sans humour, plutôt qu'à un western de qualité.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 888 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2020
Ce film a surement beaucoup de choses à revendre mais je pense q'il demande un guide ou une certaine forme d'éducation ou d'enseignement. C'est un peu comme une oeuvre d'art: si cette dernière nous est expliquée on prendre beaucoup plus de plaisir à la regarder car on aura compris certains codes. C'est un peu la même chose avec ce film et il est facile de passer à côté je pense. Il a énormément vieilli et malgré une mise en scène travaillée et des effets novateurs pour l'époque on sent le poids des années. La violence est là c'est indéniable mais elle est présentée d'une manière différente. Notamment si on compare ça avec du Tarantino. Comparé aux films de Leone, le film de Peckinpah est aussi très différent et plus difficile d'accès.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2020
La Horde Sauvage est un western de plutôt bonne qualité.
Considéré comme un des films rares du genre western, le film marque par une pluralité de personnages dont on suit l'évolution spoiler: (fatidique puisqu'ils sont poursuivis tout le long du film par leur train de vie de hors-la-loi jusqu'à leur décès un à un)
.
Le casting mené par l'excellent William Holden est très convaincant (Ernest Borgnine, Robert Ryan, Edmond O'Brien, Warren Oates, …).
Les scènes de fusillade tiennent en haleine et n'ont pas pris de ride avec le temps (notamment la dernière) pour voir que le film date tout de même de 1969.
Le scenario n'est pas le plus intéressant de l'histoire du cinéma (et la trop grande pluralité des personnages se fait au détriment des personnages secondaires, qui ne restent pas forcément en mémoire très longtemps après le visionnage du long-métrage) mais il tient la route.
Je ne le rangerais pas forcément parmi les meilleurs westerns que j'ai vu mais je ne l'ai pas moins trouvé très plaisant.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 190 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2022
Un film réputé culte et qui a la réputation de marquer la fin du western classique à la gloire de l'Amérique blanche, fière et conquérante. ça commence par une tuerie et ça se termine par un massacre. entre les deux beaucoup de scènes de violence, une magnifique attaque de train et de pont.
Le scénario fait s'opposer deux bandes, l'une de gangsters, l'autre ayant la bénédiction de la loi. En pratique, elles se ressemblent beaucoup : des leaders, ex compagnons de route, charismatiques, mais désabusés et sans illusions accompagnés d'hommes peu scrupuleux, vils, ivrognes et sans morale. On y ajoute un général et une armée mexicaine, des villageois mexicains eux aussi mais opprimés, de la musique et des chants mexicains et on mélange le tout... ça détonne, c'est violent, c'est désespéré, c'est désespérant....
La conquête de l'ouest est terminée, les premières automobiles apparaissent et les attaques de trains et de diligences rentrent dans l'histoire ancienne....les hors là loi n'ont plus qu'à vivre désespérément jusqu'à leur autodestruction.
Olivier M
Olivier M

2 abonnés 46 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juillet 2018
Je prend position pour le général mexicain contre une bande de texans voyous qui dévalisent une banque mais je soutiens aussi les chasseurs de primes qui se lancent à leurs poursuite.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 juin 2018
J'espérais une aventure violente et épique. J'ai finalement eu droit à un film lent, bavard et par moments, assez prévisible .
Djam A
Djam A

31 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juin 2018
film western ultra violent mais mous ne sommes pas dans la violence gratuite,ce film fut un tollé a l'époque et reçu des critiques de tout part alors que le film dénonçait une Amérique perdue dans cette violence de la guerre du Vietnam .ce film donnait mauvaise conscience aux états unis ,nous sommes avec la horde sauvage dans l'antithèse des westerns des années 50 comme l'homme des vallées perdues par exemple le héros solitaire défendant la veuve et l'orphelin ici tout le contraire des hommes sans aucun état d’âme ou seul l'argent intéresse . ce film a énormément influencé tarantino notamment ,.ce film est a découvrir au plus vite
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