La Horde sauvage
Note moyenne
4,0
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234 critiques spectateurs

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Michel1664
Michel1664

28 abonnés 829 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 avril 2018
Pour un soit disant classique du Western c'est vraiment très très moyen. Les grandes lignes du scénario tiennent la route sans être original par contre que de longueurs ! Il y a quelques tentatives par moment de travailler la psychologie de certains personnages mais malheureusement cela est à mon sens bâclé et surtout entaché d'incohérences dans les réactions, les choix et les comportements de ceux-ci. Certain dénouements sont totalement improbables aussi ! Le montage décousu n'aide pas et n'étant pas un grand fan des interminables séquences de fusillade (les giclées de sang ne font pas un film pour moi), celui-ci en deviens limite lassant. Une étoile et demi dans ma grande mansuétude !
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 février 2018
C'est vraiment un enfer interminable ce film, y'a aucun rythme, aucun suspense, rien, nada, le néant. Toute cette critique est pimentée par ce scénario vide et infernal. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 1/5
Yetcha

1 081 abonnés 4 754 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2018
À la fois moderne et ancien, ce film est une pépite qui a apporté son lot de nouveautés à son époque. Déjà le duo Borgnine/Holden est une tuerie ! Le message politique de 1969 faisant écho à la guerre du Vietnam, clair et fort. Les techniques de tournage modernes, plans courts, ralentis, action brute. Mais malheureusement il reste, lié à son âge, cet aspect studio, ce machisme fort et ce racisme latent, qui, même s'il est une satyre du Vietnam et des GI partis là-bas, n'en reste pas moins vieillotte et dépassée. Une œuvre majeure du cinéma qu'il faut voir et revoir.
Cinéphiles 44

1 669 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 août 2017
Quatrième long-métrage de Sam Peckinpah, La Horde Sauvage raconte l’épopée violente d’une bande de hors-la-loi contre des compagnies de chemin de fer en 1913. Très mal accueilli par la critique du fait de son esthétisme sanglant, le long-métrage est pourtant aujourd’hui considéré comme un classique. En effet, La Horde Sauvage est une réponse au western spaghetti qui changea transforma totalement le genre western. Ici, le cinéaste a souhaité montrer à quel point l’homme pouvait être inhumain et barbare. Il n’est pas question dans l’histoire de défendre une veuve ou un village. Chaque personnage est brutal et c’est ça qui est très mal passé à l’époque lors de sa sortie. La Horde Sauvage rebouscule donc tous les codes pour imposer sa vision du genre. Malgré de nombreuses longueurs, ce long-métrage s’est engloutit sous le sang et la répugnance des enfants qui le savourent avec leurs regards bientôt plus innocents.
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Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2017
À la fin des années 1960, Sam Peckinpah réalise "La Horde sauvage", fustigé à l'époque pour sa violence inédite, tranchant avec les conventions du genre. Incontournable du cinéaste et jalon décisif pour le western américain. Cette chronique d'un carnage annoncé se présente avant tout comme une inversion de valeur sans cesse augmentée par la suite. Finis les personnages loyaux, sans peurs ni reproches, acquis à de nobles causes. Peckinpah nous montre désormais du sang, de la sueur et surtout des types crades et vulgaires, sans le moindre honneur. De plus, le contexte politique de l'époque, marqué par la guerre du Vietnam transparaît très clairement dans le film. "La Horde sauvage" est donc une épopée de la défaite, celles des valeurs américaines. Pour ce faire, le cinéaste a recours à une mise en scène d'une grande richesse, alternant plans serrés et ralentis. William Holden domine avec brio cette troupe de bandits désabusés, en proie à un monde dans lequel ils ne se reconnaissent plus.
Philippe G.
Philippe G.

131 abonnés 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2017
Cet ahurissant chef d'oeuvre résiste au temps avec une incroyable aisance. Inutile de pinailler : c'est un des 3 ou 4 meilleurs westerns americains de l'histoire du cinéma.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 10 janvier 2017
Apparemment, Sam Peckinpah cherche encore sa voie, celle qui déterminera son style à moins que la Horde sauvage ne soit qu'une sorte d'accident de parcours ou un autre terrain d'expérimentation... car il faut le reconnaître, le montage surdécoupé en parallèle avec d'autres plans est assez pénible à suivre, même s'il est agrémenté de quelques ralentis hélas mal utilisés, trop courts et noyés dans le montage énervé qui nous énerve plus qu'à son tour bien trop souvent.

En deux mots ou un peu plus, le réalisateur déçoit sensiblement et je dirai même ostensiblement sur ce point. L'autre souci du film concerne son extrême lenteur, un point ici commun avec l'héritage des westerns "classiques" (ceux avec John Wayne entre autres mais pas que...) qui sont autant de somnifères audio-visuels indésirables.

Cela est particulièrement dommageable au film qui affiche des gueules d'acteurs (Holden et Borgnine, impayables) qui semblent se régaler dans leurs rôles de durs à cuire et de trompe-la-mort... bref, des tueurs (là, on le dit avec une voix grave mais sans trop forcer, car Rambo est en embuscade : des tuuueuurs beuhaaa...rr... ). On ne peut en dire autant de Robert Ryan un habitué, pour ne pas dire un fossile du genre, qui traîne sa médiocrité partout où il passe, hélas.

Western violent donc, et fort sanglant voire carrément brutal, qui aligne une quantité de macchabées plutôt impressionnante et rarement vue dans un western. Voilà qui n'est pas pour déplaire. Précisons qu'il n'emprunte aucun code (alors à la mode) des westerns spaghetti, ce qui est tout à son honneur.

Avec bien 3/4 d'heure en moins et un scénario plus rigoureux, La Horde aurait pu avoir un tout autre visage, plus amène et plus réveillé mais avec des 'si', on mettrait Paris en bouteille. On se contentera de lui creuser un trou, vite fait mal fait, dans le désert.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2016
Un western comme je les aime. C'est sale, les différents personnages sont tous plus pourris les uns que les autres et en particulier ceux qui tiennent les rennes et qui entraînent les autres dans une fuite en avant vers la mort. Tout les plus bas instincts de l'être humain sont présents en eux, à commencer par la cupidité qui semble animer toutes leurs autres actions. Avec son casting de "gueule", une mise en scène grandiose jouant sur les grands espaces en même temps qu'elle colle aux visages des protagonistes c'est un grand moment de western crépusculaire admirable.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2016
Dans ce western culte et violent, Sam Peckinpah dépeint non sans désespoir la virée d'une bande de renégats dans les États-Unis et le Mexique du début du XXème siècle. Le cinéaste s'emploie surtout à montrer le côté sombre et irrécupérable de l'âme humaine. Ici, aucun personnage ne vient sauver l'autre dans sa perfidie et les enfants n'attendent que de prendre la relève des adultes dans leur ignominie.
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 septembre 2016
Signe des chefs d’œuvre, « La Horde sauvage », ce poème mortifère et élégiaque, gagne à chaque vision en modernité et en puissance. Sur le fond, d’abord : démystifier le western, c’est d’abord s’attaquer à une certaine forme de propagande hollywoodienne (révisionnisme historique et idéalisation des valeurs héroïques), et donc s’attaquer à l’impérialisme américain : en pleine guerre du Vietnam, impossible de ne pas rapprocher le carnage final des massacres perpétrés par l’armée US. Quoi de plus actuel ? Le film interroge aussi les soubassements de la violence et surtout ses mécanismes de reproduction : refusant l’angélisme et l’innocence associés à l’enfance, Peckinpah la raccroche au contraire à la violence du monde que les enfants sont condamnés à reproduire (durant le film, c’est une ligne rouge qui commence avec la torture du scorpion par les petits villageois jusqu’à l’enfant soldat de la fusillade finale). Cette violence s’inscrit dans tout le tissu social et façonne les esprits, sous sa forme la plus visible (guerres, émeutes, attentats…) mais surtout sous sa forme le plus profonde qui est économique (dénuement des mexicains qui évoque évidemment des images tristement actuelles). Et on touche ici l’une des thématiques les plus fortes de l’œuvre de Peckinpah : la notion de progrès sur lequel se sont construites nos sociétés depuis le 18ème siècle et que l’on pare de toutes les vertus, n’est en fait qu’un leurre, car si ses effets sont visibles sur le plan technique, il ne sert qu’à nous aveugler sur les soubassements de notre civilisation : l’humanité fabrique des voitures, des avions, mais est incapable d’échapper à sa propre violence autodestructrice. Entre perversion des valeurs et regard nostalgique sur un monde en décomposition, « La Horde sauvage » dessine les contours d’un des discours les plus désabusés et contestataire du cinéma moderne. Sur le plan formel, le film de Peckinpah révolutionne aussi la place du spectateur qui est ici non plus réconforté dans sa position, mais malmené, soumis à la profonde ambivalence humaine (les héros sont pétris de cynisme) et à l’ambiguïté de sa position de voyeur - le spectacle de la violence, d’un réalisme jamais vu à l’écran, retrouve dans le film sa nature scandaleuse, tout en cristallisant son pouvoir fascination, profondément ancrée dans la nature humaine. Cette mise en scène de la beauté paradoxale de la mort dénonce la fascination qu’exerce la violence, et Peckinpah fait en sorte que le spectateur ressente de la manière la plus forte, la plus terrible possible, la folie meurtrière qui peut s’emparer de l’homme. Le génie du cinéaste est qu’il parvient à transcender de sa signification primaire ce déchaînement baroque et fiévreux des images, et nous fait du coup accéder à une poésie brutale. Dans le traitement définitif qu’il fait de la violence, Peckinpah est à la fois un peintre, un analyste, un poète et un pamphlétaire. L’utilisation révolutionnaire et virtuose que Peckinpah fait du ralenti et du montage irriguera tout le cinéma du 20ème siècle jusqu’à nos jours, faisant du cinéaste l’un des plus grands créateurs de forme du cinéma moderne. La succession accélérée des ralentis transforme le temps en chaos et restitue avec une acuité unique l’irruption de la violence, tandis la multiplication quasi cubiste des points de vue ne fait que confirmer à contrario l’impossibilité de fixer l’instant de mort. Ce double mouvement dénote d’une vraie morale de cinéaste et lave Peckinpah de toutes accusations de complaisance. La virtuosité de la mise en scène est ainsi au service des intentions du cinéaste, qui oblige le spectateur à passer sans cesse de la fascination à la répulsion. Mais « La Horde sauvage » n’est pas seulement un chant funèbre et un opéra contestataire, il dissimule aussi en son sein une humanité vibrante, un regard jamais misanthrope, mais désabusé et compatissant. Au cours du film, ses protagonistes nous livrent leur double visage, l’un froid et cruel, l’autre – comme touché par la grâce – profondément tragique. Ce sont ceux de personnages qui se savent condamnés, qui ont fréquentés les abimes et qui savent l’absurdité de l’existence. Ces anti-héros absolus vont pourtant revenir à la vie dans un baroud d’honneur qui marque à la fois leur retour en dignité et prolonge encore un peu cette insoutenable légèreté de l’existence. Cette poignante élégie, à la fois baroque et profondément délicate, qui peut résumé l’existence humaine à un éclat de rire au moment de mourir, est peut-être la marque définitive du génie de Peckinpah. Qui fait que, dans son cinéma, tout est d’une hallucinante, tragique et dérisoire vérité.
The Claw
The Claw

72 abonnés 727 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 août 2016
Passé le générique d'ouverture et cette première séquence de fusillades, que reste-t-il du film ? Pas grand chose : beaucoup de bla-bla, une musique mexicaine qui n'en finit pas (et qui est vraiment désagréable avec ses sons stridents : ça m'a cassé les oreilles), et une intrigue décousue à laquelle je n'ai pas compris grand chose. Bref, je me suis ennuyé royalement devant ce soi-disant chef-d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 août 2016
Sam Peckinpah a entamé sa carrière de manière foudroyante. D’abord adulé par la critique avec ses premiers essais westerniens (« New Mexico » et « Coups de feu dans la sierra »), une commande s’offre à lui : le film de guerre « Major Dundee ». Ce qui pouvait concourir à une réussite totale s’est avéré une catastrophe sans précédent. De cet échec (commercial et moral), il lui a fallu attendre cinq ans avant de mettre au point « La horde sauvage », son cinquième long-métrage, sorti sur les écrans français en octobre 1969.
Répondant coup pour coup à la mode du western spaghetti (la trilogie du dollar est sorti successivement entre 1965 et 1966, et Sergio Leone sert son « Il était une fois dans l’Ouest » l’été 1969), l’ombrageux Peckinpah fait face à Leone en un duel de mise en scène ; réalisation parfumant « La horde sauvage » d’une éternelle cure de violence.
Dénonçant la violence par la violence, le futur réalisateur de « Croix de fer » orchestre la fin d’un mythe, celui des hommes sans noms, les chasseurs de primes en quête d’aventures. En cela, la scène d’introduction est un véritable ballet dans lequel scorpions incendiés par les enfants et images de générique arrêtées sur fond gris (parodiant le spaghetti léonien) alimentent la vie miséricordieuse des hommes. Et plus particulièrement de tueurs se faisant passer pour l’armée qui, elle aussi, en prend pour son grade : décrépie, avare de pouvoir et d’argent. L’armée est ainsi la seule personne morale à pouvoir se pourfendre de ses erreurs car elle est en route pour le progrès. Révolution minime étant donné un final des plus dantesques. En poussant la violence jusqu’à son paroxysme (« je veux que le spectateur ressente de la manière la plus forte, la plus terrible possible, la violence cataclysmique, irresponsable qui peut s'emparer de l'homme »), Peckinpah ose s’insurger, dénoncer et parodier publiquement la guerre (en cette veille de 1970, les Etats-Unis ne sont toujours pas rentrés du Vietnam !!) en laissant la mitrailleuse gatling comme un personnage à part entière, cette arme ressuscitant la folie autodestructrice des hommes. La séquence finale, qui a nécessité douze jours de tournage parmi les quatre-vingt du film, non censurée, devenue culte avec le temps, écorchera à jamais la mémoire collective du cinéma. Et de se classer parmi les fusillades les plus mythiques jamais réalisées. Bravo Peckinpah !
Ainsi, sur un ton des plus macabres, Peckinpah livre un western crépusculaire qui amorce le genre en cette fin d’année 1969 pour mieux disposer de ses irrévérencieux atouts, à commencer par la musique qui fait dans la contre-mesure de Morricone. Toute en douceur, mélancolique, elle ne s’impose pas et c’est justement là-dessus que Sam l’anti-Leone parjure les codes du spaghetti. Un peu comme le fera George Roy Hill pour « Butch Cassidy et le Kid » en mêlant image d’archives et ambiance brumeuse. Tous mes chapeaux, Jerry Fielding !! Compositeur pour Peckinpah (« Les chiens de pailles », « Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia »), il travaillera également pour Winner (« Le flingueur », « Scorpio »). Toujours dans l’ambiance, le futur réalisateur du « Guet-apens » (avec le couple McQueen-Ali MacGraw) a embauché un maître dans la photographie qui propose une image des plus léchées. Les magnifiques paysages déchantent lorsque la poudre arrive. Débuts fracassants (ces fameux plans grisonnants) et final en apothéose (légère brume qui s’assombrit lorsqu’apparaît « The end »). Qui d’autre que Lucien Ballard (« L’ultime razzia », « Nevada Smith »…) pouvait officier en maître de cérémonie ?
Une autre raison de ne pas rater ce film ? Sa bande de gangsters, tous écorchés par leur vie de chasseur de primes, dépourvus de sentiment et se sentant à l’aube d’une nouvelle ère sans denier y participer. Les décomplexés mais néanmoins charismatiques gueules cassées embauchés par le scénariste de « L’invasion des profanateurs de sépultures » frappent fort et c’est à coups de revolvers que leurs interprétations est elle-aussi rentrée dans la culture du cinéma.
William Holden, Ernest Borgnine, Robert Ryan, Edmond O’Brien, Warren Oates, Ben Johnson, Jaime Sanchez, Emilio Fernandez, Bo Hopkins, Albert Dekker et L.Q. Jones (voir leur filmographie) cassent la baraque et c’est en montrant leurs gueules délavées par la poussière qu’ils offrent une prestation incandescente, digne d’être arrêtés par un shérif le plus déloyal possible.
Pour conclure, « La horde sauvage », chef d’œuvre mythique et baroque, est un véritable opéra de sueur et de sang orchestré par la maîtrise d’un Peckinpah au sommet.
Spectateurs, attention… Holden et Borgnine vous tiennent en joue !
Interdit aux moins de 12 ans.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 août 2016
Réputé pour sa violence et pour sa porté politique, La Horde Sauvage ne déçois pas ! A mes yeux le Western qui m'a le plus retourné et impressionné. Je suis encore novice avec la filmographie de Sam Peckinpah mais voila que j'ai une très grosse envie de découvrir ces autres créations. Un Classique.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juin 2016
"La horde sauvage" réunit des gueules pour une aventure d’une grande violence, jugée si extrême à l’époque que ce film fut raccourci de quelques minutes et interdit aux moins de 18 ans à sa sortie en salles, avant d’être reclassé interdit aux moins de 12 ans. En effet, malgré les 15 minutes manquantes, nous voyons des giclées de sang, des seins se faire tripoter, et j’en passe… L’entame du film est extrêmement prenante, avec l’arrivée en ville d’une bande de cavaliers, avec cette alternance de petits plans plus ou moins courts visant à exposer les différentes types de vue, sous une musique particulièrement réussie de Jerry Fielding, laquelle contribue à capter l’entière attention du spectateur ainsi que de susciter une certaine tension. On retrouvera cette tension de façon sporadique selon le degré de gravité de la situation, avant de retrouver celle de la scène d’ouverture lors de la préparation de la grande scène finale. "La horde sauvage" est un bon western, bien maîtrisé, tant techniquement qu’esthétiquement parlant. Il est clair que Sam Peckinpah sait utiliser la caméra, avec ces plans très courts qui favorisent la multiplicité des angles de vue. Mais l’utilisation des ralentis me dérangent quelque peu : je ne vois pas bien leur utilité, si ce n’est pour esthétiser les scènes visées, mais ça casse la dynamique de l’action, quand bien même on ne peut échapper au sentiment d’horreur quant aux massacres perpétrés. De plus, je déplore le fait qu’il n’y ait pas de personnage outrageusement charismatique qui sorte vraiment du lot, bien que nous soyons invités à suivre l’épopée d’une poignée d’hommes. On est loin des personnages tels que nous en avons connus comme dans "Alamo", ou la trilogie du dollar, pour ne citer qu’eux. En dehors des scènes de fusillades, c’est plat, avec des dialogues qui ne disent finalement pas grand-chose, mais je suppose que c’est pour mieux développer la psychologie des personnages tout en améliorant l’implantation du contexte. Mais le film parait incroyablement long. En résumé, je me suis un peu ennuyé devant "La horde sauvage", et c’est ce qui explique ma note, bien en deçà de la moyenne attribuée par l’ensemble des internautes ayant voté.
willy holden
willy holden

3 abonnés 50 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2016
Ceux qui n'ont pas vu ou pas aimé ce film devraient être traduits en justice. C'est vrai que c'est un film d'hommes, les seuls personnages féminins étant soit des prostituées, soit des salopes, soit les deux. C'est un films d'hommes car il est question d'amitié, du sens de la vie, de ce qu'on est. Bref, ceux qui aiment les films de Desplechin, qui trouvent que Fanny Ardant est formidable, et que Benjamin Biolay fait de la musique, ceux là seront déçus. Mais les autres...
Tous les films de Peckinpah racontent la même histoire donc celle de La horde sauvage n'a aucune importance. Il suffit de voir ces hors la loi vieillissants, dans un début du 20ème siècle qui n'est plus leur époque, se précipiter dans la mort en faisant un gros doigt d'honneur à tout ça, car justement à la fin il ne restera que l'honneur.
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