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    La Route
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "La Route" et de son tournage !

    Une route qui mène à Venise

    La Route a été présenté en Sélection officielle, en compétition, à la Mostra de Venise.

    Feuille de "Route"

    En se lançant dans le projet, John Hillcoat a écrit plusieurs pages pour présenter sa vision des choses à l'ensemble de l'équipe. Il y a notamment écrit : "Le film fonctionnera sur plusieurs niveaux, il pourra être lu comme le voyage métaphorique d'une âme, une fable, un conte de fées pour adulte sur la transmission des valeurs d'une génération à une autre, une histoire sur le caractère inéluctable de la mort et sur la plus grande peur des parents : la culpabilité et la douleur de laisser un enfant derrière eux (et par extension la peur que ressent n'importe qui à l'idée de se retrouver seul et abandonné). Ce sera aussi un avertissement, un conte moral sur la nécessité de faire prévaloir sur toute chose la bonté, la confiance, l'espoir et la foi face à l'horreur et la destruction imminente. Sur un autre niveau, le film pourra être vu comme une aventure épique, sombre, terriblement réaliste et viscéralement pleine de peur et de tendresse. Nous sommes tous les témoins d'une nouvelle époque de violents conflits mondiaux, et nous sommes tous hantés par le spectre d'une catastrophe environnementale à l'échelle globale qui entraînerait la fin de notre monde. La Route résonne donc dans notre psyché collective avec la force d'un cauchemar universel."

    Un best seller

    La Route est l'adaptation du roman éponyme de Cormac McCarthy. Le livre fut un succès mondial, avec notamment plus de deux millions d'exemplaires vendus aux Etats-Unis. Célébré par la critique, objetde culte pour de nombreux lecteurs, La Route a obtenu le prix Pulitzer 2007. Ce n'est pas la première fois qu'un de ses romans est porté à l'écran : citons De si jolis chevaux de Billy Bob Thornton et bien sûr No Country for Old Men des frères Coen.

    Un père et manques

    Viggo Mortensen explique pourquoi il a eu envie de participer à cette aventure : "Quand on m'a proposé le rôle, je sortais d'une période où j'avais beaucoup tourné et je pensais prendre des vacances. Mais quand j'ai lu le scénario et le roman, j'ai compris que je ne pouvais pas ne pas faire ce film (...) C'est une histoire universelle. Tous les parents qui se soucient de leur enfant éprouvent ces sentiments, ces doutes, ces peurs et ces inquiétudes. Que va-t-il lui arriver quand je ne serai plus là ? Est-ce qu'il ira bien ? S'il tombe malade, que va-t-il devenir ? Tout cela peut se résumer en une seule question : que se passera-t-il quand je ne serai plus là pour le protéger ? Toutes ces inquiétudes sont poussées à leur paroxysme dans cette histoire parce qu'elle se déroule dans un monde désolé où toutes les certitudes humaines ont disparu (...) En préparant mon rôle, j'ai réalisé que j'avais tout cela en moi et que je n'avais qu'à puiser en moi-même pour jouer le père."

    Et de quatre !

    Avec La Route, le cinéaste John Hillcoat signe son quatrième long métrage. Il débute en 1998 en réalisant Ghosts... of the Civil Dead, un drame autour de criminels enfermés dans une prison ultra-moderne construite au beau milieu du désert australien. En 1996, John Hillcoat met en scène To Have and to Hold, un drame dans lequel un homme retient une femme captive dans l'espoir de remplacer son épouse décédée. Neuf ans plus tard, le cinéaste s'attaque au western avec The Proposition où deux hommes situés aux deux extrémités de la loi passent un marché secret et décisif.

    Atmosphère, atmosphère...

    Le tournage en extérieurs a duré 60 jours, dans plus de 50 décors différents. A la différence de la plupart des tournages, l'équipe cherchait des lieux en ruines, abandonnées, et surtout pas accueillants. De scènes d'incendies ont ainsi été tournées dans un très vieux parc à thèmes de Conneaut, qui ne reçoit plus de visiteurs. Et comme La Route a pour cadre une planète privée de soleil, le film a été tourné dans des conditions climatiques difficiles. "Le soleil est notre ennemi", tel était l'un des leitmotivs du chef-opérateur de renom Javier Aguirresarobe (Vicky Cristina Barcelona, Twilight - Chapitre 2...)

    De sinistre mémoire

    John Hillcoat et son chef décorateur Chris Kennedy avaient à l'esprit certains paysages défigurés : "Nous nous sommes beaucoup documentés sur les sinistres provoqués par l'homme et les catastrophes naturelles, et cela nous a poussés à nous intéresser à La Nouvelle-Orléans après le passage de Katrina, au volcan Mount St. Helens dans l'Etat de Washington, et aux bassins miniers du centre de la Pennsylvanie et autour de Pittsburgh où le paysage a été complètement ravagé par l'industrie minière. Nous avons ensuite fait un mélange de tout ce que nous avons vu, c'était un peu comme reconstituer un immense puzzle."

    SF et SDF

    "Nous voulions éviter de créer un univers "à la Mad Max" parce que tout le monde connaît ce film qui a défini le genre post-apocalyptique", explique John Hillcoat à propos de la façon de représenter la fin du monde."Nous avons donc repensé à ce qui était dans le livre, et ce qui en ressortait : les chariots de supermarché, les blousons de ski, la crasse, les sacs plastiques... Cela nous a tout de suite évoqué les SDF qu'on peut voir dans toutes les grandes villes. D'une certaine façon, ces parias vivent déjà dans ce monde post-apocalyptique, chaque jour ils essayent de survivre dans les rues sans argent ni nourriture. Les SDF ont donc été notre principale source d'inspiration (...) C'est de là que viennent les doublures en plastique dans les manteaux des personnages, c'est un moyen très efficace pour se protéger du froid."

    Viggo vu par...

    John Hillcoat parle de son acteur : "Si un homme pouvait survivre dans un monde postapocalyptique, ce serait Viggo (...) Pour beaucoup d'acteurs, se montrer si tendre et si sensible avec un enfant tout en étant capable d'affronter des situations souvent périlleuses et d'accomplir des choses exigeantes physiquement aurait été comme faire le grand écart. Ce n'était pas un problème pour Viggo parce qu'en plus d'être très intense, il a dans le regard quelque chose de triste et vulnérable, et c'est un trait important du père. C'est un homme hanté par le suicide de sa femme bien-aimée, et il s'est donné pour mission de protéger son fils envers et contre tout. C'est une histoire d'amour, et dans ce monde désolé où la survie est un combat de chaque instant, Viggo a fait de son personnage d'homme ordinaire un père extraordinaire."

    Dégourdi Kodi

    L'enfant est interprété par Kodi Smit-McPhee, qui, malgré son jeune âg (il est né en 1996), n'en est pas à son premier rôle, puisqu'il a déjà entre autres donné la réplique à Eric Bana dans Romulus, my father, un film pour lequel il a remporté plusieurs récompenses en Australie.

    Glaçant...

    Le producteur Rudd Simmons revient sur le tournage d'une scène particulièrement délicate : "Le père tire sur un membre d'une bande de vagabonds pour protéger son fils, et comme le garçon est éclaboussé par son sang il l'emmène à un ruisseau pour lui laver les cheveux. C'est un ruisseau alimenté par la fonte des neiges, l'eau est donc très froide, probablement dans les 6 ou 7 degrés. Le père prend son fils dans ses bras, trempe sa tête dans l'eau, et avec la plus grande douceur, fait disparaître tout le sang, et le garçon revient à la vie. C'était ce qui était écrit dans le scénario. Quand Viggo a pris Kodi et a trempé sa tête dans l'eau, celle-ci était si froide que cela a été un véritable choc pour le pauvre garçon. C'était tellement douloureux qu'il s'est mis à pleurer sans plus pouvoir s'arrêter. Viggo l'a alors pris dans ses bras pour le bercer, et Kodi s'est calmé. Il a repris ses esprits, il est revenu à la vie, exactement comme son personnage. C'était bouleversant. Après cela, Viggo l'a porté jusqu'à une clairière ensoleillée juste à côté du ruisseau où il a continué de le bercer en le serrant dans ses bras."

    Fidélité

    Nick Cave, célèbre musicien australien mais aussi écrivain, a travaillé avec John Hillcoat sur l'ensemble de ses long-métrages. Non seulement, il a co-signé les bandes originales de ses quatre films, mais il a également participé à l'écriture du scénario de Ghosts... of the Civil Dead et a entièrement écrit The Proposition. Ajoutons que le rôle du vétéran est tenu par Guy Pearce, déjà à l'affiche de The Proposition.

    Un an après...

    Dans un premier temps, La Route était annoncé aux Etats-Unis pour novembre 2008. Mais la production a soudain décidé de reporter la sortie du film à 2009, afin que le film puisse bénéficier d'une période de post-production plus longue et d'un calendrier plus propice. Une nouvelle date est alors annoncée : le 26 octobre 2009. Cependant, environ un mois avant la sortie, The Weinstein Company décide de repousser à nouveau le film jusqu'au 25 novembre 2009, soit un an après la première date annoncée.
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