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Un visiteur
2,5
Publiée le 5 février 2008
3 styles, 3 univers qui se croisent et se marient dans cet étrange film. Du drame, de la violence, un village abandonné, des yakuzas, de la folie, de la tromperie, des mensonges, une touche de fantastique, des poursuites, du sang, des acteurs de talent, des anti-hérs (sauf 1 peut être), de la cupiditié, un casse, du suspens et une touche d'humour. Un film shake up, bien agité de l'esthétique, une oeuvre d'art plus qu'un polar. A découvrir.
Pas mal mais sans plus. Il y a un manque d'homogénéité dans la continuité du récit, et pas seulement dans le style, qui fait que l'idée de faire appel aux trois réalisateurs n'atteint pas un résultat probant.
Une chasse au trésor avec plein de rebondissement dans le milieu de la mafia Hong-Kongaise.C'est trés agréable, c'est drôle, l'action est au rendez-vous et la fin est originale.L'association de trois réalisateurs a plutôt porté ses fruits.A ne pas manquer.
Un cadavre exquis qui tient la route, peut-être ai-je été quelque peu décontenancé par la dernière partie écrite sur le mode burlusque, je le reverrai volontiers en DVD pour voir si l'impression demeure ! Attention au courant, Joyce, ça peut disjoncter !
Trois hommes ont besoin d’argent. Ils sont surpris dans leur discussion par un homme curieux qui leur propose un travail afin de gagner beaucoup d’argent rapidement en récupérant un coffre ancien placé sous un bâtiment du gouvernement placé sous haute surveillance. L’avidité et l’amitié de nos trois protagonistes vont être mis à l’épreuve. C’est sur ce fond de scénario d’une banalité affligeante que début notre histoire. En effet le scénario et les thèmes qu’il aborde sont des motifs qui ont déjà été explorés à maintes reprises et de façon bien plus complète et profonde. Quel est l’intérêt du film ? Et bien un spectateur qui aime le formalisme y trouvera son compte, même dans la forme du scénario. En effet, le film retrace la forme du triangle en tous sens : trois réalisateurs, trois acteurs principaux, trois parties dans le film, trois intrigues à suivre, et on peut sûrement continuer la liste pour ce qui est du scénario. De même dans la forme du film, nous assistons trois fois au même rêve, il y a trois sacs plastiques, trois épouvantails etc. Le triangle est aussi une forme repérable des cadres dans lesquels la mise en scène place les personnages et le décor sous le signe du triangle. On a presque l’impression que les trois réalisateurs on voulu filmer une forme, tel Hitchcock. Cette idée n’aurait rien d’étonnant puisque le concept même de ce film vient du cadavre exquis des surréalistes. Le creux du scénario est un gros point faible du film, mais il est compensé par la forme, et par les acteurs qui assurent un sourire au spectateur de temps en temps. Cette mince compensation est une excuse qui peut paraître difficilement acceptable, mais qui nous laisse sur une touche d’humour peu désagréable qui aidera à oublier le scénario aux spectateurs les plus indulgents.
Un film qui prouve, s'il en était encore besoin, que le cinéma hong-kongais est, sinon le meilleur, le plus inventif et déjanté au monde. Un projet fou mené par des réalisateurs de génie (dont un dieu vivant). Chacun apporte sa patte, même s'il est difficile de différencier les trois parties très précisément. On reconnait la folie furieuse de Tsui Hark et sa manière d'enchaîner les plans à un rythme effréné et avec une dextérité hors norme, ce qui ne l'empêche pas de présenter les personnages et leurs atermoiements. Johnnie To parachève l'expérience avec une fusillade et une poursuite d'anthologie, grâce à son sens de l'image et de l'action à tout va. La partie de Ringo Lam est certainement un peu plus faible, même si elle a le mérite de s'attarder plus longuement sur le personnage le plus intéressant et le plus trouble : le mari bafoué dont la femme un peu dingue essaie de se débarrasser par l'intermédiaire de son flic d'amant. Si les nombreux personnages et les nombreux rebondissements peuvent rendre le film un peu fouilli, on se perd volontiers devant un tel spectacle qui ne néglige pas les personnages et dont les interprètes s'en donnent à cœur joie...
Premier cadavre exquis cinématographique, ce triangle savoureux bénéficie à la fois de trois réalisateurs différents, mais aussi de trois atmosphères et trois visions du genre (le film d'action chinois). En initiant la partie, Tsui Hark offre un segment assez classique, reprenant les thèmes de prédilection de ces précédents films, tout en appuyant peu à peu sur l'accélérateur pour faire aller la pression ; après quelques longueurs dans le début à cause d'une propension à éliminer trop rapidement des scènes-clés pour la compréhension globale de ce qui va se dérouler, le film décolle et culmine dans des sommets (la course-poursuite en voiture est immense), porté par un impeccable ensemble de comédiens (excellents d'un bout à l'autre du projet). Ensuite, Ringo Lam continue cette histoire d'amitié faussée en créant une ambiance suave et oragée, dans laquelle chaque scène prend un tournant imprévisible - et c'est d'ailleurs le but général de ce triangle - . Sans savoir où le réalisateur va nous amener, le deuxième segment paraît probablement le plus abouti, car il est le seul à jouer totalement la carte de la surenchère au second degré, à lier humour et émotion, burlesque et tragique. Sa mise en scène dépeint avec maîtrise une ville effervescente où se joue une course-poursuite dont chaque moment résonne comme l'inattendu. Ensuite, et même si le scénario s'est déjà perdu en cours de route, Johnnie To débarque dans le plus difficile des segments, celui qui consiste à refermer la boucle, à conclure une histoire qui a déjà pris une ampleur et un trajet absurde. Comme Tsui Hark, on reconnaît de suite la patte du cinéaste, qui lui aussi remixe une partie de ces thèmes favoris, jusqu'à une anthologique scène de sacs d'une vingtaine de minutes. Avant cela, on peut remarquer une tendance proche de son dernier film à être sorti en salles, "Exilé", avec éclairage chaud dans les recoins sombres, soleil impudique et amitié éternelle. On sent donc une approche personnelle et stylisée
L’originalité de Triangle réside dans sa réalisation qui bénéficie de trois réalisateurs de génie, la crème du cinéma Hong-Kongais, j’ai nommé Tsui Hark (Piege à Hong Kong - 1998), Ringo Lam (Replicant - 2001) & Johnny To (Breaking News - 2005). Le film se décompose de la façon suivante, trois parties bien distinctes de trente minutes environs, sans coupure, mais chacune étant réalisée par un réalisateur différent. Si le premier (Tsui Hark) se charge de poser les bases et donc l’intrigue, le second quant à lui, (Ringo Lam) s’occupe de fignoler la trame principale, de faire un peu de remplissage, on retiendra notamment l’excellent passage dans le parking souterrain avec l’arrivée de la femme. Mais l’apothéose revient au troisième larron (Johnny To), qui s’est donc occupé de la troisième et dernière partie, et a donc clôt en beauté cette intrigue pour le moins étonnante, avec l’excellente séquence dans le restaurant, au bord du lac, un passage qui n’en finit pas, nous permettant de rire sans retenue ! On reconnaît bien là, la touche de To, le seul bémol dans ce film de gangsters, c’est le mélange d’atmosphères et de rythmes qui se suivent mais qui ne se ressemblent pas. Une intrigue brouillon et une diversification des styles bien trop flagrante et frustrante pour pouvoir apprécier cette œuvre comme il ce doit, dommage !
Pour une fois qu'on a un film chinois sur nos écrans, on va en profité. En voyant la bande d'annonce, je me suis dit que ce film allait être très réussi, filmé avec beaucoup de réalisme. Mais à la fin j'ai été très déçu. Autant les deux premiers tiers sont réussis, avec du rythme, une plongée dans le Hong Kong de la ville de tous les jours, autant le dernier tiers est raté. Le film est complètement déséquilibré. A la fin, le troisième réalisateur n'a pas tenu compte du travail des autres et a voulu partir dans son délire en éssayant de rechercher je ne sais quel chemin esthetique. C'est donc dommage, car il aurait largement pu devenir la petite pépite du cinéma chinois!
Trois grands réalisateurs, ca ne peut que rendre bien. On trouve de tout dans ce film : action, suspense, humour, ... Et c'est vraiment bien joué. A voir.
Exercice de style avant tout, les 3 réalisateurs de talents ici réunis ne donnent hélas pas un grand film dans son ensemble. Trop éclaté de par le scénario le film montre que toute idée originale de réalisation à ses propres limites. En effet rien n'est remis en cause en ce qui est du talent des ces réalisateurs mais il était impossible de faire tenir un film debout avant des scénarios également scindés de la mm manière. Reste toujours et encore Johnnie To et son talent de metteur en scène flirtant avec ce qui pourrait être la création d'un "opéra d'action"...
Le film hongkongais TRIANGLE, réalisé à six mains par Tsui Hark, Ringo Lam et Johnnie To, est d'une étonnante fluidité. Chaque segment forme un ensemble cohérent qui aurait pu être le fait d’un seul metteur en scène. C'est à peine si on distingue le changement de réalisateur.
Il serait d'ailleurs idiot comme j'ai pu le lire dans certain magazine de cinéma de dire que la partie de Johnnie To qui conclu le film est la meilleure. C'est sans doute la meilleure parce qu'il s'agit du dénouement mais la partie de Tsui Hark qui introduit le film est tout aussi brillante. Il est parfois laborieux dans ce genre de film d'exposer l'action et d'introduire les personnages. Et justement les personnages sont parfaitement caractérisés, il ne reste plus qu'à suivre l'action et se laisser prendre par l'intrigue. Les acteurs nous aident beaucoup puisqu'ils sont tous impeccables chacun dans un registre différent. Quand à la mise en scène elle est typique des films de hong kong. Un vrai régal.
Difficile à appréhender avec un scénario écrit à plusieurs mains et qui part un peu dans tous les sens pour se terminer par une fusillade où l'on ne sait plus très bien qui est qui! Et bien, malgré cela, on passe une heure et demie des plus agréable, parce que c'est réalisé avec maestria mais aussi avec un côté "j'm'en foutiste" des plus réjouissant
On passe plutôt un bon moment ! La différence des styles de réalisation est assez perceptible même pour un novice du cinéma de Hong-Kong (moi je connais seulement Johnny To). L'histoire se tient malgré la "complexité" du scénario ; pour le décrire, on peut dire qu'il se rapproche d'un film de Guy Ritchie (je pense à Arnaque, crime et botanique), mais en un peu moins bien maîtrisé niveau réalisation, et dynamique des situations (parfois je trouve qu'il y a des moments trop rapides/foutraques et d'autres trop lents ou longs. Mais avec de très bonnes trouvailles, surtout chez Johnny To ;-)). À voir !
Quand le cinéma de Hong Kong se moque de lui-même, on ne peut qu’applaudir. Quel dommage qu’il faille endurer près d’une heure d’un scénario alambiqué et incompréhensible, avant de pouvoir déguster une fin en forme de parodie déjantée.