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4 mois, 3 semaines, 2 jours
note moyenne
3,6
1802 notes dont 295 critiques
34% (101 critiques)
32% (95 critiques)
8% (24 critiques)
13% (38 critiques)
7% (20 critiques)
6% (17 critiques)
Votre avis sur 4 mois, 3 semaines, 2 jours ?

295 critiques spectateurs

Lara c 28
Lara c 28

Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 119 critiques

4,0
Publiée le 17/11/2007
Je garderai de ce film au fond froid (le pays, les gens, les décors), barbare (l’acte, l’avorton) et crapuleux (l’avorteur, l’argent, le sexe), l’image d’une femme qui fait le don d’elle -même pour aider son amie. Même si cette image ne parvient pas à transcender toutes les froideurs du film, elle permet d’y ajouter de la grâce. Palme méritée.
Julie M.
Julie M.

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5,0
Publiée le 09/06/2013
L'histoire : une jeune fille enceinte de presque 5 mois qui veut avorter et qui va se faire aider par son amie et colocataire dans cette entreprise largement illégale. Le contexte : une Roumanie grise, déprimante et cruelle. Oui, dit comme ça c'est un peu lourd. Et c'est clair que ce film nous touche et nous emmène dans un univers assez noir. Mais ce n'est jamais glauque. Tout d'abord parce que les deux personnages principaux féminins ont, malgré leur détresse, l'espoir et la spontanéité de la jeunesse. La solidarité et l'amitié qui unient ces deux jeunes femmes sont un bol d'air frais. C'est une touche de couleur dans cet univers si gris. La lenteur des scènes ne m'a pas ennuyée une seconde. C'est un film qui s'attache aux détails. Qui suit ces deux jeunes femmes heure par heure. Le but n'est pas de créer du suspens ... la fin on la connait déjà. Et elle est -presque-anecdotique. Une palme d'or vraiment méritée.
EricDebarnot
EricDebarnot

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3,5
Publiée le 09/09/2007
Le rejeton le plus convaincant des frères Dardenne est donc Roumain : car qui donc peut ignorer, en suivant la farouche et (re)belle Otilia au long de sa trajectoire météoritique de cette journée vraiment infernale, sa parenté avec Rosetta ? Ce sont les plus beaux moments du films, portés par une actrice en état de grâce (Anamaria Marinca dégage la même vérité cinématographique qu'une Sandrine Bonnaire chez Pialat), ces instants fulgurants ou faussement calmes (la scène dévastatrice du repas d'anniversaire) qui touchent au "grand" cinéma, mais aussi à l'essence même de l'humanité : cette capacité renversante à survivre au fond de l'horreur, cette indéniable énergie vitale rattrapant la noirceur de la description de la Roumanie de Caucescu. Car il n'est pas sûr que Mungiu ait eu raison de situer son film il y a 20 ans : cela provoque chez nous une curiosité malsaine par rapport aux pratiques dégénérées de la société communiste, dont il n'a pas besoin... Car la lâcheté des hommes ne se limite pas à la Roumanie des années 80.
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

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2,0
Publiée le 04/09/2007
On ne pourra nier que ce regard à la fois cru et juste sur cette Roumanie des âges sombres ne laisse pas indifférent. De même, certains passages, de par leur teneur, ne peuvent que capter une attention assez vive. Pourtant, même si on ne ressort pas de ce film avec une mauvaise impression, on est cependant quelque peu groggy par cette réalisation au fond assez austère et dont l’épuration est parfois difficile à supporter. Un bon film donc, mais sûrement pas une révélation.
Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

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3,5
Publiée le 23/04/2014
Cristian Mungiu a eu la grande intelligence de ne pas faire un drame plombant sur la Roumanie de Ceausescu. Evidemment, il y a bien quelques allusions politiques, et elles n'élèvent pas le niveau du film dans le sens où elles ne sont presque retranscrites que par des mots et jamais par des images. Je préfère voir "4 mois, 3 semaines, 2 jours" comme un excellent suspense, être dans l'attente de la réussite ou non de l'avortement, et des conséquences qui peuvent être terribles. La longue partie centrale dans la chambre d'hôtel est d'ailleurs le point fort du film, avec ces très longs plans fixes qui font naître une tension oppressante. Il faut aussi noter l'utilisation très fine du hors-champ, avec la scène du repas de famille. Mungiu accentue le suspense et l'état de stress général en prenant exclusivement le point de vue de son personnage principal, interprété par Anamaria Marinca, à la beauté glaciale et saisissante d'effroi. Un film qui ne méritait pas forcément la Palme d'or, mais qui sait faire oublier ses quelques maladresses par une mise en scène singulière et assurée.
Aram.
Aram.

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4,5
Publiée le 16/03/2013
Face à une concurrence de haute volée, c'est 4 mois, 3 semaines, 2 jours qui récolte la palme à Cannes en 2007. Mais qu'est-ce que c'est que ce film d'un réalisateur inconnu - roumain en plus - qui a éclipsé Fincher, Tarantino, Honoré et autres Van Sant ? Après avoir vu le long-métrage de Cristian Mungiu, on ne se pose plus la question. Il fallait un cinéaste débutant pour mettre en scène un avortement illégal avec une telle sobriété, une telle pudeur. Et il fallait un cinéaste débutant pour une telle insolence dans le traitement du scénario, allant jusqu'à reprendre les clichés du cinéma d'horreur pour déjouer les attentes du spectateur. Mungiu filme comme s'il filmait un thriller, pourtant il n'y a pas de musique, et même pas de rebondissements au scénario. Il y a la menace impalpable de la dictature (jamais évoquée dans les dialogues) que le film arrive à capter avec une grande justesse. Mungiu laisse traîner ses plans-séquences pour en admirer la beauté, servi par une photographie réellement sublime. Un bien beau film que 4 mois, 3 semaines, 2 jours ; une bien belle palme.
Cluny
Cluny

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4,0
Publiée le 16/10/2012
Après l'Allemagne de l'Est de "La Vie des Autres", la Roumanie des dernières années de la dictature stalinienne de Nicolae et Elena Ceaucescu nous vaut un autre film passionnant sur le combat difficile des simples citoyens pour leur survie dans un régime totalitaire. Là où Corneliu Porumboiu dans "12 h 08 à l'Est de Bucarest" traitait la description de cette société étouffante sur le mode de la comédie, Cristian Mungiu a choisi une tonalité bien différente. Très vite, le spectateur est entraîné dans la tension que subissent les deux jeunes femmes, et particulièrement Otilia que Cristian Mungiu suit de bout en bout comme les frères Dardenne suivaient Rosetta (Tiens ? Une autre palme d'Or...). Comme chez Gus Van Sant ou dans "L'Esquive", il laisse les scènes se dérouler, aller au bout de leur logique interne, sans ellipse ni accélération ; la scène d'ouverture où la blonde Otilia tente d'insuffler son énergie à la brune Gabita qui planifie son avortement comme on prépare un voyage, ou celle, insupportable, où l'avorteur qui est affublé du pseudo impossible de Monsieur Bébé joue lentement de la culpabilisation et de la pression morale pour parvenir à ses fins, ou encore celle où Otilia erre de nuit dans les faubourgs sordides pour trouver un endroit où se débarasser du foetus, toutes ces scènes peuvent paraître longues. Mais cet étirement est nécessaire pour accompagner le cheminement douloureux des deux personnages, et l'absence de musique concourt à ce sentiment de vérité et de proximité. S'il n'y a pas de musique pour indiquer au spectateur quelle est l'émotion attendue, la bande son est très travaillée, et ce d'autant plus que Cristian Mungiu accorde beaucoup d'importance au hors champ. L'eau qui coule quand Otilia se lave après le viol, ses pas sur un pont métallique dans son errance nocturne, la musique du mariage qui se déroule dans l'hôtel, tous ces sons renforcent le sentiment de menace qui pèse sur la jeune femme corseté par le cadre et la lumière blafarde qui baigne les longs corridors, les chambres d'hôtel ou les appartements des travailleurs méritants éclairés par des néons défaillants. Filmée en plan fixe et frontalement, la scène où Otilia doit supporter la conversation des invités de la mère de son ami est emblématique de cette maîtrise du rapport entre ce qui est dedans et en dehors du cadre. Ce qui importe narrativement, c'est l'urgence pour Otilia de s'échapper de ce traquenard pour prendre des nouvelles de son amie qui est peut-être en train de se vider de son sang. Mais comme elle, le spectateur doit endurer les platitudes de ces bureaucrates conformistes et faussement chaleureux, débitées pour certaines par des personnages coupés bord cadre. Car une des forces de ce film réside dans sa capacité à raconter à la fois un destin individuel, celui d'une jeune femme confrontée à l'avortement clandestin (ce qui n'est pas une spécificité roumaine, il suffit de voir "Vera Drake" ou "Une Affaire de Femmes"), et aussi de montrer le quotidien d'une société totalitaire, au travers de petits détails accessoires : la mère d'Adi qui se lève tôt pour faire un gâteau "avant la baisse du gaz", la solidarité des voyageurs devant les contrôleurs du bus, la queue devant un magasin. On ne voit jamais la Securitate, mais on perçoit tout autant sa présence qu'on voyait celle de la Stasi dans "La Vie des Autres". Les deux actrices sont à la hauteur de leurs personnages : Laura Vassiliu, tragiquement enfantine, et surtout Anamaria Marinca, qui rappelle la Sandrine Bonnaire de Pialat, dans son mélange d'intensité et de fragilité. A l'exception peut-être du plan du foetus sur le carrelage de la salle de bains, rien n'est inutile dans "4 mois, 3 semaines, 2 jours". Sans fioritures mais avec une véritable rigueur formelle, Cristian Mungiu réussit à rendre passionnant un sujet à priori plombant, et si la noirceur du récit rejoint celle du cadre politique et esthétique, il maintient une étincelle d'espoir en montrant la capacité de l'humain à manifester le meilleur (le dévouement d'Otilia) même au coeur de la nuit. http://www.critiquesclunysiennes.com
brunocinoche
brunocinoche

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5,0
Publiée le 29/09/2012
Palme d'Or méritée pour ce film bulgare qui évoque la galère de 2 femmes dans un pays où l'avortement est illégal. C'est surtout le personnagede la copine non enceinte que l'on suit avec intérêt. Aussi prenant qu'un thriller, il y a un vrai suspense dans ce film et on suit le parcours initiatique de cette jeune femme avec grand intérêt.
willydemon
willydemon

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3,5
Publiée le 05/01/2012
Une forme très épurée pour un sujet très difficile : l'avortement, encore puni en Roumanie. Des longs plans séquences superbes où l'on peut difficilement respirer. Des actrices parfaites, un très bon film.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

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3,0
Publiée le 01/11/2009
"4 mois, 3 semaines et 2 jours", c'est la preuve que l'on peut encore aujourd'hui proposer un cinéma construit, posé et réfléchi malgré les pressions d'une génération dramatiquement élevée à la culture du zapping (dont je fais partie mais que j'exècre). Pas besoin de deux cent mille rebondissements, ni d'un cadre qui s'agite dans tous les sens. Prenez un événement, détaillez-le, donnez-lui de la profondeur par les personnages qui l'habitent, donnez-lui un contexte politico-historique censé et mettez le tout en scène sans vous presser, en travaillant vos plans. Bizarrement, le résultat (à l'ancienne) est saisissant. Les bonnes règles classiques n'ont pas perdu de leur superbe, surtout lorsque l'équipe technique se montre à la hauteur. Restent néanmoins un côté excessif limite racoleur ainsi qu'une ou deux scènes en trop. Donc de là à crier au chef-d'oeuvre, il reste évidemment un monde. N'empêche, depuis quatre ou cinq ans, le cinéma Roumain fait un retour remarqué assez mérité.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

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4,0
Publiée le 17/05/2013
Un film éprouvant, tendu et radical dans lequel flotte une tension permanente. Le réalisateur, caméra à l'épaule, nous plonge dés les premiers instants dans des décors confinés, sans qu'on sache vraiment ce qu'il se passe, et on suit ces deux héroïnes aveuglément jusqu'à ce que se dénouent peu à peu les fils de l'intrigue. Mis en face du drame que s'apprêtent à subir les deux amies, on se retrouve vite mal à l'aise, oppressé, concerné et tout au long du film, un suspense atroce reste en suspend. Disposer de son corps librement, au sens propre ou au sens politique, voilà le message fort que réussit à asséner tel un coup de poing Cristian Mungiu. On pourra reprocher un certain manque d'épaisseur chez les personnages secondaires, mais tout cela reste magnifique et poignant.
Sionsono2
Sionsono2

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4,0
Publiée le 20/01/2013
Le cinéma roumain est très peu représenté dans le monde, alors quand on en a un qui sort en vente et qui a reçu la palme d'or en surcroît, on va en profiter au maximum. Et il le mérite. On trouve un drame passionnant, triste, dur, politique et surtout stressant. Avec un thème comme l'avortement dans un pays communiste (dans le film), on ne pouvait que sentir la pression de ces trois personnes, toutes liées, qui doivent faire preuve de beaucoup de vigilance, sinon la peine sera lourde. Grâce à l'actrice principale, on arrive à une fable féministe, traitant en plus de la position de la femme en Roumanie. En parlant du film en lui-même, les plans-séquences ne sont pas éprouvant (normalement utilisé dans le cinéma d'horreur, les found-footage), et permettent à la coupure de ne pas nous déranger et de plonger dans ce "magnifique" drame. Pas de musique, rien que le silence. J'ai hâte de voir le reste de sa filmographie.
champignac
champignac

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4,0
Publiée le 09/01/2013
sans doute un grand film: les scénes sont réellement poussées au bout et la crispation ne m' a pas quitté sur la dernière heure. L ambiance délètère d'une fin de régime est bien traduite, sans volonté de dramatiser et l'écriture du film est presque parfaite. j ai un peu moins aimé la scène du repas avec les parents de l ami de l héorine est un peu longue et au cadrage trop systématique A revoir dans 15 ans
Maurice CURIE
Maurice CURIE

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5,0
Publiée le 02/01/2013
Je ne me dépars jamais de mon calme. Or aujourd’hui je voudrais faire une appréciation, pas tant de l’œuvre de Cristian MUNGIU que de tel commentaire, pondu par un autoproclamé exégète qui aura probalement vu le film en VF et non dans sa langue d’origine, à savoir le roumain. Ainsi ce commentaire verbeux du 3 juillet dernier sent-il le règlement de comptes. Il est rédigé à la va-comme-je-te-pousse, quasiment vomi comme je pourrais le faire moi-même sous l’effet de la colère (dans mon appréciation dudit commentaire, s’entend). Il n’est aucunement pertinent, c’est le ton du beauf aigri qui se croit légitimé à dire n’importe quoi, et qui somme toute est insultant dans son outrance (« à se faire piquer au cyanure de potassium dans son canapé », « pour avoir l’intime conviction que (…) on l’a abattu à coups de fusil à canon scié dans les parties intimes », etc.). C’est quasiment une incitation à la haine raciale, pardon : à la détestation des amateurs de ce profil cinématographique respectable. Que l’on n’oublie pas : de quelque longueur que l’on taxe certains mouvements de pièces de Schubert, cela reste du Schubert ; dût-on subir ses fameuses « divines longueurs ». On y adhère, on n’y adhère pas, mais on ne saurait dire : bordel c’est nul ! Faire passer une idée antagoniste au forceps, pourquoi pas ; dans une mare de vomi franchouillard, que nenni !
alex7584
alex7584

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4,5
Publiée le 12/11/2012
Une vitrine de la Roumanie des années 80 qui fait froid dans le dos. La subtilité de certaines situations rend l'atmosphère encore plus pesante. Et cette histoire d'avortement est une véritable épreuve pour les personnages comme pour les spectateurs. Un chef d'œuvre...
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