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Raphaël O
184 abonnés
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3,5
Publiée le 4 janvier 2014
Un bon film avec un scénario original et de bons comédiens, l'intrigue est sans temps mort. Même si je n'ai pas vraiment compris la fin du film, il est agréable à regarder.
Un film un peu particulier, qui ne ressemble pas vraiment aux autres productions des frères Cohen. Très centré sur le Judaïsme et les pratiques juives, ce film manque parfois de dynamisme. Il reste quand même distrayant, le personnage principal est bien travaillé et bien interprété et on suit avec plaisir les frasques et déboires de cette famille juive et particulièrement du père.
A Serious Man est un Coen faussement mineur entamant une brillante réflexion sur l'absurdité de la vie. L'intrigue est toute simple: un professeur de physique lambda tente de comprendre par tous les moyens pourquoi le sort s'acharne sur lui. Au gré de ses recherches, Lary Gopnik obtiendra plus de questions que de réponses et s'enfoncera un peu plus dans la dépression. Rien n'échappe au cynisme désabusé des frères Coen, ni l'argent, ni la science ni même la religion. Encore une fois, les célèbres réalisateurs accouchent d'un film difficile d'accès mais extrêmement personnel et recelant des trésors d'humour noir.
Si le génie avait un nom, il s’appellerait Coen. On se retrouve ici face à ce qui se fait de mieux en matière d'humour. Noire, subtil, raffiné et drôlement efficace. Si d'autres films comme True Grit ou The Big Lebowski avaient un style affirmé et foudroyant dès le premier abord, il faudra prendre le temps de s'acclimater pour A Serious Man. Difficile d'accès, il faut se l'avouer, mais si jouissif, si unique. Comment est-ce possible ? A l'heure du Blockbuster ? Du Peplum sans histoire à 30 millions de dollars ? Pourquoi ? Comment ? Coen ! Un style incomparable, si personnel et si singulier. Merci. On retrouve là le vrai sens du cinéma moderne. Véritable aboutissement d'une quête de sincérité. A Serious Man nous parle, il nous gueule dessus, de par sa voix pourtant calme et résolu, c'est à en pleurer. On se prend en pleine face toute l'atrocité de ce qui fait la richesse de nos jours dans ce monde d'évolution. Merci infiniment messieurs. On ne se lassera jamais d'admirer votre efficacité.
"A serious man" ou le calme avant la tempête ! La descente infernale du personnage interprété (de façon admirable) par Michael Stuhlbarg, ne manquera pas d'entraîner le spectateur sous cette détresse saupoudrée de notes humoristiques, à l'image d'un Jefferson Airplane se glissant dans les entrailles d'une mélodie dramatique. Pour cet homme, la vie simple et normale qu'il convoite ne cessera de s'éloigner toujours un peu plus face à ses lueurs d'espoir qui s'anéantiront instantanément. Réalisé par les talentueux frères Coen, "A serious man" continuera de s'inscrire dans leur registre en mêlant le drame à l'esprit comique qu'on leur connaît.
J'ai tout apprécié dans ce film du scénario à l'interprétation et surtout toutes les références cachées sous une ironie temporisée par des traits de bonhomie!!! Car c'est surtout l’antihéros qui m'a plu avec son inaltérable candeur qui en fait un Job plus attendrissant que ridicule.
Un drame brillant sur la religion juive des Frères Coen autour de l'histoire d'un homme dont sa femme vient le quitter pour un autre homme , son fils Danny va adopter par le nouveau mari de sa femme , sa fille lui vole son argent pour refaire son nez . Il demande conseil à trois rabbins pour retrouver un équilibre stable dans sa vie .
Joel et Ethan reconstituent minutieusement l'Amérique pavillonnaire du Middle West dans laquelle ils ont grandi, l'école hébraïque et la communauté juive qui étaient leur quotidien dans les années 60. Et ils font de leur personnage principal, Larry, un universitaire, comme l'étaient leurs parents... Mais il y a surtout une réflexion, menée par le héros lui-même, sur ce qui court, voire galope, dans à peu près tous les films des Coen : la poisse, l'échec, le malheur en série, le mal qui vous poursuit. Pourquoi ce qui arrive arrive-t-il, et pourquoi cela m'arrive-t-il à moi ? se demande sans cesse Larry. « Nous avons une mine de traditions pour nous aider à comprendre », lui répond son entourage orthodoxe. Nous y sommes : les Coen et le sens de la vie - en l'espèce, le sens de la souffrance - à la lumière de la judéité.
On retrouve tout de suite la pâte artistique des frères Coen, ils ont un talent inné pour le désordre organisé, et toutes les scènes, collectives ou intimes, dures ou cocasses, percutent. Ils fond ici aussi un réel travaille sur l'image, qui sont toutes magnifique. Les acteurs sont tous très performant, en tête de liste un excellent Michael Stuhlbarg qui nous fait vivre cette aventure avec beaucoup d'ironie. Alors bien sur les avis sont divisé sur ce film, coup de maitre ou simple erreur de style? Personnellement j'ai vraiment aimé même si bien sur ce n'est pas leur meilleur film, qu'il es un peut long parfois et que la fin est un peut facile. A voir pour jugé. (VOST)
Quelle déception de la part des frères Coen! On voit le niveau de corruption qui gangrène inlassablement les "critiques" de la presse française! Tous vendus... D'ailleurs comme tous les "critiques" des prix littéraires Goncourt et autre Renaudot... Un tel film communautariste ne peut que vous laisser de marbre si vous êtes goy (non-juif) tant l'ennui est palpable du début à la fin. Passez votre chemin et re-regardez le chef-d'oeuvre "Fargo" des mêmes frères Coen, merveilleusement inspirés à cette lointaine époque...
Voici une tragédie emplie d'humour juif que, personnellement, je préfère aux films de Woody Allen. Le personnage principal, professeur de physique, recherche la cause de ses malheurs auprès de rabbins et va de déconvenues en déconvenues. Le registre est plus intimiste que d'habitude et, plus le professeur est maltraité, plus on a d'empathie pour lui. C'est drôle et très bien filmé, comme toujours avec les Coen. La cerise sur le gâteau, c'est le Jefferson Airplane en toile de fonds : When the truth is found to be lies and all the joys within you dies don't you want somebody to love