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Un visiteur
5,0
Publiée le 18 juillet 2009
Une comédie hors du commun à l'heure d'un cinéma français pas très en forme. Ce film bouleverse par sa tendresse, son humour, et un portrait hilarant de la campagne du Sud, et ce en abordant avec pertinence et humour bon nombre de thèmes passionnants (l'homosexualité, les jeunes, la crise de la quarantaine...). Le casting plutôt original (et sans faute) donne un peu de fraîcheur alors qu'on se lasse de voir un peu toujours les mêmes têtes dans les comédies françaises. Le Roi de l'évasion mérite une meilleure visibilité, car il peut toucher tout le monde, qu'on soit plutôt exigeant ou simplement bon public.
Je n'ai absolument rien contre les scenes de sexes,quand c'est bien filmé,hors la c'est tout le contraire du cul du cul comme s'il en pleuvait et au milieu de tout ca : rien ,scenario tres plat,acteurs debiles, une vraie orgie.Je suit deçus par l'actrice principale que l'on a pu voir dans D'autres registre et qui prometait.Pour resumer, a voir pour les obsedes du cul ,les autres rester chez vous devant un bon dvd.
Ovni cinématographique, "Le Roi de l'évasion" est une comédie hors-norme dans le cinéma actuel: scénario loufoque, acteurs atypiques, inventions délirantes (les racines aphrodisiaques)... et le thème de l'homosexualité vu sous un angle champêtre et libertin! Même s'il faut un temps d'adaptation pour rentrer dans ce monde loufoque (le spectateur peut tout de même se perdre en chemin), le film d'Alain Guiraudie a le mérite d'exister dans un cinéma qui fait peu de places aux œuvres qui sortent des sentiers battus. Les acteurs sont tous excellents: Hafsia Herzi, de films en films, confirme son immense talent; François Clavier (le commissaire) est irrésistible. Il faut voir aussi dans ce film un bel hommage aux films anarchistes et libertaires de Jean-Pierre Mocky.
A chaque fois qu'un film de Guiraudie sort la critique intello nous explique que cette fois ça y est, il le tient son succès public. Mais comment des films aussi subtilement drôles, aussi libres, aussi humains pourraient être des succès publics ?! C'est tout simplement impensable. Et c'est d'ailleurs l'un des plaisirs qu'il y a à voir les films de Guiraudie : ce sentiment d'appartenir à une confrérie de gens libres. Si le titre de ce dernier opus (oui je sais faire l'intello moi aussi :-) )est moins enlevé que les précédents, le film en lui-même est une franche réussite. Entre les homos ruraux à l'aise dans leurs tête et leurs baskets, les commissaires de police anges-gardiens et amateurs de durugne, les heroïnes au nom aussi délirant que Curly Durandot, les sanctions professionnelles aussi terribles qu'une mutation dans le Tarn et Garonne, tout est jubilatoire et charmant. C'est un film qui donne la pêche et un peu de foi en l'humanité (surtout celle du sud-ouest). Alain Guiraudie merci.
Nous sommes transportés dans un autre monde où pourtant les protagonistes sont plus qu’humains, plus vrais que nature. Des gens … bien de chez nous qui par leur simplicité, leur humanité, leur singularité nous font basculer dans une ambiance pratiquement extra-terrestre ! J’aime aussi comment est abordé la complexité de l’homosexualité… les questions qu’un homosexuel peut être amené à se poser à un moment donné. Les dialogues à la fin du film entre le héros et ce vieil homme sont simples mais choisis avec intelligence. Il en résulte un rapport émouvant et profond entre ces deux personnages. Et une réelle fraternité quand ils finissent tous les quatre dans ce lit. Nus… habillés de leurs simples vérités. On voyage à travers les sensations de ces personnages, on sourit, on rit… la sexualité ne choque pas. On pourrait croire que le personnage de l’inspecteur n’était qu’une simple projection mentale de ce gay vendeur de tracteur, sa conscience ! Un autre niveau de lecture du film peut-être… comme cette plante aphrodisiaque qui ne fait que stimuler le « désir », décupler les capacités car transporté par son inconscient générateur de folie mais aussi et surtout de créativité et d’énergie. Le sexe a plus d’une lecture ! C’est aussi pour ça que j’aime l’omniprésence de la sexualité dans ce film…
J'ai apprécié certains des précédents films de Guiraudie, mais là je suis resté sur ma faim. Problème de scénario qui piétine au milieu du film alors qu'il devrait s'emballer puisqu'il nous conte une course poursuite. Problème des personnages principaux et de leur histoire d'amour qui nous laisse de marbre alors qu'elle devrait nous émouvoir. Reste des seconds rôles très savoureux servis par d'excellents acteurs.
Film vu en avant-première en présence d'Alain Guiraudie (bavard, drôle et passionnant. Armand, 43 ans, est vendeur de tracteurs. Il est homosexuel et préfère les hommes d'âge mur. Tout le monde le sait sans que cela semble poser de problème. Sauf peut-être à lui. Son existence lui pèse. Il rêve d'évasion. Sa rencontre avec la jeune Curly va précipiter les choses. Il souffle sur ce film un vent de liberté plutôt incroyable dans le paysage cinématographique français. Très critique sur la manière dont la société actuelle a laminé les héritages utopiques, Guiraudie semble avoir fait un film des années 70 avec des problématiques d'aujourd'hui. Il ne s'agit pas ici de nostalgie mais de la juste réhabilitation d'une période où tout pouvait encore s'envisager. Oscillant entre pure comédie virant à l'absurde et questionnements fondamentaux sur le sens de la vie, le film se déroule comme une fable. La fougue de Curly va pousser Armand à se mettre en danger, lui qui jusqu'alors semblait ne pas vouloir faire de vagues. Mais ce qu'elle lui propose lui conviendra-t-il ? Balayant d'un coup toutes les imageries urbaines et boboïstes de l'homosexualité (et de la sexualité tout court) qui font du corps un objet de culte, Le roi de l'évasion parle crûment de sexe sans être ni vulgaire ni voyeur. Profondément païen, allergique à toute classification, il peint la quête d'un homme qui refuse de se soumettre aux codes communautaires. Peuplé de vraies gueules de cinéma (un commissaire de police très très curieux qui ressemble à Alain Jupé...), riche de dialogues et de situations burlesques (géniale invention d'une racine bio mariant la mandragore, le viagra et l'EPO), tendre avec ses personnages, profond dans ses interrogations, libre de ses pensées, Le roi de l'évasion s'impose comme un film atypique et nécessaire, rebelle bon vivant à la représentation codifiée du monde.
Vu en avant première en présence du très sympathique réalisateur Alain Guiraudie, Le Roi de l’Evasion se révèle être une excellente surprise. Armand, homosexuel grassouillet de 40 ans, vendeur de matériel agricole, va se retrouver amoureux d’une jeunette de 16 ans qui s’entiche rapidement de lui. Mais ce n’est là qu’un pan de l’histoire, car dans Le Roi de l’Evasion, on trouve aussi des plantes aphrodisiaques aux drôles de pouvoirs, un flic toujours là où il ne faut pas, un papy libidineux et des scènes de cul aussi explicites qu’humoristiques… c’est clair, ce film ne ressemble à aucun autre et risque d’en laisser plusieurs sur le carreau, mais il se révèle être une véritable bouffée d’air frais dans le paysage cinématographique français. La plupart des acteurs sont quasiment inconnus et loin des canons de beauté habituels. Ludovic Berthillot est génial, à la fois nounours affectueux et héros moderne. Hafsia Herzi confirme son exceptionnel talent après La Graine et le Mulet et ose un rôle plutôt difficile. Je ne connaissais pas le cinéma de Guiraudie, mais l’homme est tellement affable et chaleureux et son film tellement original, drôle et touchant qu’il donne envie de découvrir son art de plus près.
Le film aborde et c’est son but l’homosexualité a la campagne et ne prend pas pour personnage principal un sex symbole mais un grassouillet. C’est un film sur la crise de la quarantaine. L’homme au lieu de prendre ses responsabilité va fuir pour découvrir de nouveaux horizon et se remet, par là même, en question. Un homo qui « s’essaye » a l’hétérosexualité c’est une idée originale mais s’il faut résumer le film en deux actions ce sont des poursuites a travers champs et forets et des jambes en l’air. C’est d’ailleurs normal que lorsqu’on est en fuite et recherché par la police et que l’artillerie lourde est sortie beaucoup d’hommes a sa recherche, des hélicoptères sillonnant au dessus de la forêt on se mette comme ça a coucher avec sa copine. Sans crainte. Malgré donc une histoire qui ne casse pas trois pattes a un canard, l’humour est présent. On rit beaucoup. La dernière scène d’ailleurs montre bien a quel point ce film est une comédie. Ce n’est donc pas un film exceptionnel.