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Un visiteur
3,5
Publiée le 8 août 2020
C'est un très bon film, comme tous ceux de Hayao Miyazaki. Cependant, je ne retrouve pas toutes les choses qui me font adorer ces films. Les héroïnes ne sont pas très indépendantes et la frontière entre le bien et le mal est bien distincte. Mais ces petits points négatifs n'affectent en rien le qualité de l'histoire.
Club Dorothée Contre toute attente, le premier long de Miyazaki n’a pas grand-chose à voir avec son univers habituel ni avec les thèmes qui lui sont chers. Et dans un sens, tant mieux. Nous tenons là une commande car c’est ici la suite de la série courts/longs Lupin III (aka Edgar de la Cambriole) d’où une impression de familiarité avec les personnages. D’où aussi une esthétique proche de chouette séries d’antan (Nicky Larson par exemple). Edgar et son comparse Isidor se retrouvent à aller chercher l’origine de faux billets dans une principauté européenne dirigée d’une main de fer par un dictateur retors. Dès le début, on sent bien qu’on est supposé connaître les personnages mais si ce n’est pas le cas, ça ne pose pas vraiment de problème. Dès le début donc, l’action bat son plein et on est vite dans l’ambiance entre comédie et aventure. C’est d’ailleurs le principal atout du film, on ne s’ennuie pas une seconde et c’est totalement frais, vif et décalé. Alors c’est sûr que l’animation n’est pas à la hauteur de ce que proposera Miyazaki ultérieurement mais peu importe car vraiment, on passe un très bon moment. A tel point que ça donne envie d’aller chercher les autres déclinaisons de ces héros hauts en couleur.
Esthétiquement travaillé et ingénieusement mis en scène, le film n'en reste pas moins centré sur un canevas assez classique dont le traitement animé renforce son côté enfantin, voire simpliste. Sympathique mais pas féerique.
Les aventures endiablées d'Edgar de la cambriole, petit fils d'Arsène Lupin, menées par main de maître (et quel maître !)… Personnages hauts en couleur, scénario haletant et romanesque, humour et poésie un brin rétro, le tout servi par une animation limpide et lumineuse - en un mot : merveilleux !
Très mignon, très gentil, le film est magnifique. Mais la mayonnaise prend moins par rapport à ce que nous avait habitué Hayao Miyazaki. Le film est beau, rien à redire sur ce coup là, le scénario soigné mais...il manque quelque chose. La bande-son est d'après moi largement inférieure aux autres Miyazaki et est peu mémorable. Quittant son côté non-manichéen, le réalisateur Nippon nous présente un méchant très méchant, vénal. Après c'est vrai que ni Interpol, ni nos "héros", s'approchant plutôt de l'anti-héros, ne sont entièrement légitimes. La poésie se fait moins sentir. Cependant le film est léger, facile au visionnage et haletant. Tout tourne autour d'un mystérieux château aux mille secrets. La morale de fin est superbe et une certaine critique de la société moderne tourne autour de ce film. Bref Le Château de Cagliostro est un bon film, qui ravira petits et grands, mais qui semble assez loin des chefs-d’œuvres habituels d'Hayao Miyazaki.
Le premier Miyasaki sorti en 1979 (donc pas le meilleur ...). Là encore, petit bond dans le passé et les débuts du "Maître" pour un film d’animation avec les moyens d’antan (qui pour l'époque étaient extraordinaires) aux inspirations occidentales très marquées. Techniquement irréprochable et attachant (avec des personnages gentiment farfelus et un scénario assez burlesque), il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui, malgré sa désuétude, ce film d’animation tient encore la route ...
L’une des premières œuvres de Hayao Miyazaki, distribuée pour la première fois en France. Récit d’aventures mettant en scène le petit-fils d’Arsène Lupin, Edgar, affublé de ses deux acolytes(le mafieux et le samouraï), où l’on trouve déjà les motifs récurrents du cinéaste, dont l’opposition entre l’avidité humaine et la plénitude de la nature, ou sa fascination pour les machines volantes. L’occasion de (re)découvrir sa filmographie pour les jeunes (et moins jeunes).
Autant le dire tout de suite ce 1er Miyazaki est bien loin de tous les autres. L'esprit onirique, animiste est absent, les décors sont tristes, les personnages pas très intéressant. Quelques idées dans l'animation et quelques gags feront rire les petits. Vraiment un film pas indispensable ni même nécessaire.
Je l’avais peut-être déjà vu mais il ne m’avait pas spécialement marqué mais du coup je me suis dit qu’aller le voir au cinéma ça pouvait être sympa. Du coup, nous y sommes allés avec mon fils pour le découvrir sur grand écran. On ne peut pas trop dire qu’il a bien vieilli, on ressent clairement l’âge de l’animation aussi bien au niveau de la musique, des sons que du dessins en lui-même. Mais, il n’y a pas à dire c’était aussi la belle époque, les dessins animés qu’on regardait jeune et qu’on adorait ! Lupin est un personnage très attachant, même si c’est un voleur il a aussi un grand cœur. Du coup, il va essayer de sauver la belle jeune fille en détresse qu’il a connu dans son jeune âge. Une action assez folle, plein de rebondissements on passe un très bon moment devant !
En résumé, Le Château de Cagliostro n’est pas pour moi le meilleur de Miyazaki mais j’avoue qu’il est plaisant à voir surtout au cinéma. Il nous fait penser à Sherlock Holmes par beaucoup de côté, le style, l’humour et tout. C’est plaisant de pouvoir voir des films que l’on a jamais vu en France au cinéma ressortir comme cela des années après ! Une bonne initiative en tout cas, j’adhère !
Je dois bien avouer qu'à la première vision, le formalisme apparent peut décevoir. Comparé au Château dans le Ciel, ou à Princesse Mononoké, l'animation de Caglostro parait rigide et son intrigue simpliste. Or, il n'en est rien. J'ai vu ce film une bonne dizaine de fois avec ma fille qui l'adore et chaque fois, il révèle des trésors cachés. C'est une oeuvre à découvrir!
Inédit au cinéma, le premier long-métrage de Hayao Miyazaki, réalisé en 1979, sort en France cette année 2019 dans une copie numérique restaurée. « Le Château de Cagliostro » est centré sur le personnage du petit fils d’Arsène Lupin, lui aussi cambrioleur. Après avoir réalisé le casse du siècle, il se rend compte que les billets étaient faux. Il va alors enquêter pour savoir où cet argent est fabriqué. Son aventure le mène au Château de Cagliostro où une princesse est enfermée avec la clé d’un fabuleux trésor. Si l’imaginaire est bien plus en retenu que sa filmographie à venir, le maître de l’animation signe une petite pépite perdue entre le conte romantique et le thriller. Les personnages sont bien construits et font rires tout en restant crédible dans leur aventure héroïque. Une délicieuse animation à ne pas manquer. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Très joli Miyasaki. On y retrouve la poésie, l'humeur, la nature, les vieilles pierres, le côté anti-conformiste des personnages. On ne s'ennuie pas, le film file à toute vitesse avec ses rebondissements. Une valeur sure dans une période triste.
Ce film d'animation japonais est une pure merveille. Il m'a rappelé les mangas de mon adolescence notamment dans l'humour et les gags ainsi que la mise en scène et les musiques. Même si il date de 1979, il reste très plaisant à voir en 2019, car il est très beau visuellement ! Les personnages sont charismatiques, l'histoire offre une bonne aventure, et c'est bien rythmé.