La Cérémonie
Note moyenne
3,7
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149 critiques spectateurs

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Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 novembre 2022
Portrait opaque et vertical d'une méchante famille française bourgeoise, ou plutôt de la société française tout court. Le film n'hésite pas à s'armer de tout les clichés possibles pour accomplir l'objectif personnel de l'auteur : "procurer du ressentiment haineux à l'égard des français traditionnels", "assassiner la culture familiale française".. À tel point qu'il est difficile de croire à la moindre scène, quand bien même on ne serait pas en désaccord total avec la politique du projet..

Le récit se rabaisse à mesure qu'il s'essaye dans les facilités de l'explicite et de l'analogie politique, comme d'habitude avec Chabrol, pour aboutir dans un final, téléphoné dès les premières minutes du film, chaotique et bâclé. Au moins on ne peut pas lui reprocher d'avoir massacré un scénario brillant, comme il l'a déjà fait pour "que la bête meurt", "la femme infidèle", "Betty" et je passe. Ce qui n'est pas inintéressant, c'est que Chabrol montre ici son vrai visage: un fou furieux habité d'une rage meurtrière. C'est peut-être ce qui l'a toujours maintenu à distance de la beauté et de la clarté.

La bande son pompée chez Richard Strauss nous fait entendre par endroit une "Métamorphosen raté". Cette utilisation de la musique enfonce la mise en scène bâclée dans un abîme de laideur, qui touche au delà du film, l'artiste lui-même.

PS: L'utilisation de Mozart pour susciter un mouvement de haine, de violence et de mort est une des pires déformation artistique que j'ai expérimenté..

PS 2: Citer le Zarathoustra de Nietzsche ("Il y a chez vos gens de bien beaucoup de choses qui me répugnent et certes non le mal qui est en eux") sans se rendre compte que la citation condamne précisément la politique de celui qui l'emploie est un signe de démence.. Cette démarche traduit l'aveuglement de l'auteur qui s'accroche au style pour cacher son fond, et trahit l'ambition secrète du cinéaste : mystifier.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 octobre 2022
Je pourrais pas mieux caractériser le film que : c’est un Chabrol.

Heureusement qu‘Isabelle Hupert et Sandrine Bonnaire sont là parce que sinon ça serait vraiment pas top. Elles et les autres, ça joue super bien.

La fin est cool, et assez inattendue.

Le reste du film, c’est pas mauvais, c’est pas génial non plus : c’est juste là.
GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2021
En 1995, Claude Chabrol signe un œuvre dramatique vraiment glaciale dans laquelle le portrait psychologique des différents personnages constitue la clé de voute de l’intrigue. Une jeune femme calme et dévouée (Sandrine Bonnaire), qui cache son analphabétisme, est embauchée en tant que domestique par un couple aisé (Jean-Pierre Cassel et Jacqueline Bisset). Au-delà de la critique de la bourgeoisie provinciale, l’histoire dévoile peu à peu les différentes vexations et blessures morales que subit cette employée. Encouragée par une amie désinvolte (l’excellente Isabelle Huppert qui obtient le César de la meilleure actrice), on suit avec minutie le cheminement mental qui va la conduire à la déraison. Bref, un film grave et intense.
Renaud  de Montbas
Renaud de Montbas

38 abonnés 683 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2021
Je suis un inconditionnel de Chabrol et je pense que c'est là son meilleur film. Isabelle Huppert et Sandrine Bonnaire sont absolument glacantes Une intensité dramatique pratiquement inégalée. Quand le petit peuple se révolte contre la bourgeoisie jusqu'au paroxisme. Un chef d'oeuvre 5 / 5
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2021
Claude Chabrol s'offre les services de deux actrices au sommet de leur art pour réaliser un film d'ambiance précis au final implacable. Il nous dépeint comme souvent le monde de la bourgeoisie avec cette fois une famille finalement plutôt bienveillante, mais c'est le duo infernal et complexe joué par Isabelle Huppert et Sandrine Bonnaire qui constitue le coeur du film, lui donne toute sa force et son originalité.
Ykarpathakis157

6 197 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 juillet 2021
Chabrol fait-il preuve de maîtrise dans la représentation du suspense dans La cérémonie loin de là bien que le spectateur puisse se demander pendant la majeure partie de cette histoire quel est le but du film. Je ne veux pas dire cela d'une manière nécessairement négative. En réalité le point de vue du réalisateur qui pourrait être révélé dans la résolution du film reste enveloppé de mystère tout au long du film principalement parce que l'histoire du film est centrée sur deux jeunes femmes dont les personnalités semblent être haineuses et sans but. Ensuite il y a le point de vue du film sur les classes sociales et économiques. Quel que soit le message que Chabrol espérait délivrer sur la disparité entre les classes et la moralité inhérente à ces distinctions il est sapé et trahi par sa représentation des deux personnages principaux qui n'ont aucun point de vue moral. La fin de cette histoire est particulièrement artificielle et ridicule...
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juin 2021
Mieux encore que le portrait précis de la bourgeoisie provinciale, "La Cérémonie" dresse le constat d'une haine réciproque entre deux classes sociales inconciliables. Entre le mépris des bourgeois pour celle qu'ils embauchent et la bêtise des prolétaires, on a du mal à savoir qui détester le plus : c'est la grande force de Chabrol de ne pas influencer le spectateur quant au camp à choisir, le cinéaste renvoyant les personnages dos à dos en ne cherchant jamais à être empathique. C'est parce que la froideur est synonyme de précision descriptive que le film ne peut être chaleureux ; pour autant, les pointes cyniques et ironiques – drôles un moment – finissent par laisser la place à un déchainement de violence venant se substituer à un impossible dialogue. Il ne faut voir aucune morale dans cette issue sauvage, mais la conclusion logique pour des personnages déterminés par leur milieu social, qui agissent ainsi parce que leur passé les poursuit (les prolétaires) ou parce qu'ils ont trop assimilé des codes très spécifiques, d'ailleurs génialement caricaturés (les bourgeois). En joignant la justesse du regard, qui passe autant par une attention aux gestes qu'aux mots, à une fiction flamboyante dans laquelle les rapports de force progressent naturellement, Chabrol signe l'un de ses meilleurs films, à la fois drôle, acerbe et tragique.
flo c.
flo c.

8 abonnés 100 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2021
Mouais. Je suis pas convaincu par ce film. Je l'avais bcp aimé quand je l'avais vu en 95 et plus je le vois plus je vois les défauts qui sont nombreux.
Déjà la mise en tension du film est mal aboutie, trop précipitée, certaines scènes sonnent faux ou sont maladroites comme celle de "Etes-vous une salope ?". En fait ça manque de subtilité.
Certes c'est un des meilleurs films de Chabrol, mais prévisible et les 2 personnages de Huppert et Bonnaire sont trop caricaturaux pour être vraiment crédibles.
Une bonne qui répète comme un perroquet "J'ai compris" à tout bout de champ, je sais pas mais moi je la garderais pas, en tout cas ça m'inquiéterait. Manque de subtilité je disais.
Personnages pas assez approfondis ni certaines problématiques. on aurait pu imaginer en toute logique que Jean-Pierre Cassel n'en reste pas là avec les lettres ouvertes par la postière. eh bien non, même pas une réclamation à son chef ou une convocation de Jeanne par celui-ci. Tout est survolé, jamais vraiment analysé.
De même les 2 blessures de Jeanne et Sophie, on aurait aimé les voir un peu plus complices aussi.
Mais Chabrol en a voulu ainsi.
Par contre les acteurs sont tous excellents (mention spéciale à Jacqueline Bisset selon moi) et la mise en forme est brillante comme d'hab avec Chabrol. J'aime bcp aussi la musique de ce film qui colle très bien avec l'atmosphère.
Dommage en fait : ça aurait pu faire un super film !
Mar Eli
Mar Eli

1 abonné 72 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2021
Ce film, dès le début, installé une ambiance. J'ai été sensible tant au jeu d'acteur, excellent, qu'à l'esthétique. La plongée dans le milieu bourgeois s'avère très intéressante : Sophie, mystérieuse et répétant tout le long du film "Je ne sais pas" (que ne sait-elle pas?), contraste beaucoup avec la grandiosité apparente de la maison et de la riche famille. Jeanne, l'archétype même du trublion, se rapproche de Sophie. C'est saisissant de voir à l'écran la complémentarité évidente entre Sophie, qui (semble) douce et effacée et Jeanne, mordante et volcanique. La satire sociale que constitue le film, ainsi que le suspens lentement distillé contribuent à en faire un chef-d'œuvre.
Jeremyromain81
Jeremyromain81

5 abonnés 65 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 mars 2021
Si ce n'est pas du "Chabrol", avec des actrices plus que passables, c'est un pur navet. Scénario abracadabrantesque, chute misérable. Réalisme inexistant et d'un autre temps (ou plutôt qui n'a jamais existé) et surtout sans aboutissement ni rebondissements ni intrigue. Nul, nul, nul. Et d'une longueur presque insoutenable. Bref, passez votre chemin . 0 pointé
paganini
paganini

8 abonnés 97 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 février 2021
d'une longueure et d'un ennui... même la fin tant attendu est maladroite et pas crédible. seul Sandrine bonnaire excellente et attachante sauve ce naufrage, malheureusement ce n'est même pas elle qui a eu un César pour son rôle mais la pompeuse Isabelle Huppert qui surjoue et agace comme d'habitude. aucun intérêt.
Gibouletdu26
Gibouletdu26

8 abonnés 24 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 février 2021
Je ne me suis jamais autant ennuyé de ma vie, les acteurs jouent mal, une histoire lente a mourir qui ne tient pas debout, si je dois relever un point positif : les couleurs
Elles rendent certains plans marquant
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 décembre 2020
Adaptation du roman L’Analphabète de Ruth Rendell, La Cérémonie est clairement un des meilleurs films de Claude Chabrol. Ce dernier, habitué à filmer la bourgeoisie, le décrivait pour rire comme un film marxiste. Cette boutade n’est néanmoins pas infondée car la lutte des classes est en plein centre de ce récit et le film aborde même un thème très rarement traité au cinéma : celui de l’analphabétisme. Chabrol réussit parfaitement sa peinture de deux classes sociales ne pouvant jamais communiquer réellement spoiler: (même lorsqu’un personnage, comme celui de Mélinda interprétée par une excellente Virginie Ledoyen, cherche à dépasser ces barrières)
. Le scénario est passionnant de bout en bout et l’interprétation de haute volée : si c’est Isabelle Huppert qui fut récompensée du César de la meilleure actrice pour ce film, on aurait pu préférer que ce soit Sandrine Bonnaire, qui faisait également partie des nominations pour ce prix (Jean-Pierre Cassel et Jacqueline Bisset le furent aussi pour ceux des rôles secondaires), qui soit sacrée tant elle arrive parfaitement à retranscrire la frustration et le sentiment d’infériorité ressentis par son personnage. La Cérémonie (qui concourait également pour les César du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario) est donc une œuvre passionnante prouvant qu’après trente-sept de carrière de réalisateur et de très nombreux films, Claude Chabrol était encore capable de livrer de grands morceaux de cinéma.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2020
Un excellent Chabrol, tout en nuance tout en maîtrise. Avec la cérémonie j’ai eu l’impression d’être devant une étude de cas, comme si j’étais au procès du personnage de Sandrine Bonaire qu’on me relatait les faits et qu’à la fin on me demande de la juger. Et c’est impossible. Impossible car justement le film montre qu’il y a des faits indiscutables, des circonstances atténuantes, mais aussi une part d’inexplicable dans ce qui se déroule devant nos yeux. La situation dégénère tellement par petites choses, par d’infimes pichenettes qu’on se pose la question de quand a t’on réellement dépasser le point de non retour. Effrayant aussi parce qu’il montre deux univers qui se télescopent deux groupes d’individus qui ne se comprennent pas et dont l’incompréhension va virer à l’opposition :violente. Extrêmement froid, clinique Chabrol dirige ses acteurs avec maestria et fait avec la cérémonie un film dérangeant car très poil à gratter.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2020
« La cérémonie » est pour moi un des meilleurs films de Claude Chabrol (1995). On se retrouve bien sûr dans le milieu de la petite bourgeoisie de province et – comme souvent chez ce réalisateur – dans une famille recomposée. Sandrine Bonnaire est Sophie, la nouvelle bonne engagée par les Lelièvre (Jean-Pierre Cassel et Jacqueline Bisset) qui « ne manquent de rien », et Isabelle Huppert, Jeanne, la postière du bourg curieuse de nature et hostile aux Lelièvre. Toutes les 2 ont des antécédents et par un mécanisme d’auto-entrainement suite au fait que la fille de la maison a découvert que Sophie était analphabète, la tension va aller crescendo de façon mécanique et implacable jusqu’au drame final sur la musique du Don Juan de Mozart.
Un excellent film maniant l'humiliation, le mépris, la perversité avec en apothéose le générique de fin qui laisse entendre l’enregistrement du drame !
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