Quartier lointain
Note moyenne
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77 critiques spectateurs

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TheGP
TheGP

10 abonnés 187 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2010
Une belle et douce adaptation du manga exquis de Jiro Taniguchi, narrant le rêve éveillé d'un quadragénaire revivant par un glissement temporel inexpliqué l'année de ses 14 ans qui vit la disparition de son père. Pourra-t-il cette fois l'empêcher ? Une réalisation pudique et onirique qui nous berce, peut-être trop. Rien n'est à redire dans ce beau film, si ce n'est qu'un peu de punch supplémentaire n'aurait pas nuit. A défaut de swinguer, vous planerez...
jfharo
jfharo

68 abonnés 1 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2010
Une aventure douce et amère , mais empreinte d'une belle poésie , un régal !.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 novembre 2010
Une très bonne adaptation du manga que j'ai lu et adoré. Une atmosphère certes étrange : on peut reprocher un manque de dynamisme (musique trop répétitivement planante, montage "facile" avec les fondus), mais cela retranscrit bien l'atmosphère étrange et incertaine du rêve. Dommage que le film ne soit pas projeté dans plus de salles...
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2010
En adaptant à la sauce franchouillarde un manga (dont on aperçoit l'auteur, Jiro Taniguchi, dans la scène du train), Sam Gabarski réussit à prouver l'universalité de son sujet trop souvent source de mauvaises comédies sources de clichés éculées qu’est le rêve de pouvoir revivre sa jeunesse pour en corriger les erreurs. La musique de Air et le retour en finesse à l’esprit des années 60 donnent un agréable sentiment de sensibilité artistique. Il est cependant dommage que le réalisateur n'est pas mieux rythmé son film car son ton mélancolique et le regard plein de larmes de Pascal Greggory en font un beau drame familial plein de nostalgie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 novembre 2010
Je ne connais pas le manga dont le film en est tiré. J'essaierai de le trouver afin de voir quelles sont les points communs et les différences entre le film et la bande dessinée. J'ai trouvé le film assez envoutant, surtout en grande partie grâce à la belle bande sonore concoctée par AIR. Le personnage principal se retrouve dans son corps de 14 ans alors que sa conscience d'adulte est toujours présente. On aurait pu se retrouver avec une comédie à l'américaine pour teen-agers, mais on est heureusement bien loin de tout ça. Pascal Greggory est un peu monolithique, mais on ressent la fêlure qui l'habite depuis son adolescence. A la fin, lors du deuxième contrôle dans le train, je me suis demandé si en fin de compte, toute cette histoire n'était pas un rêve...
Sylvain P

387 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2010
Revenir à un moment fondamental de son adolescence. Qui n'en a pas rêvé? Thomas se retrouve, sans comprendre, à l'âge de 14 ans, l'âge de tous les possibles. Traitée souvent sur le thème de la comédie un peu idiote, notamment par les américains, cette métamorphose est ici bien étudiée et presque « réaliste ». Tout se passe lentement, parfois trop, avec le jeu cadavérique de Pascal Grégory. Le jeune Léo Legrand est parfait dans ce rôle d'adulte qui revit. Un beau film malheureusement oublié...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 novembre 2010
Fidèle à l'oeuvre de Taniguchi, un film en apesanteur avec le culot de la transposition dans la France des années 60. Ce "dépaysement" aurait mérité une plus grande liberté par rapport au récit original, très ancré au Japon, dommage.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 novembre 2010
Déroutant voilà ce qui vous vient a l esprit quand vous sortez de la séance. En effet le film pose la morale qui s'impose a nous tous que ferions nous si nous pouvions revenir en arrière avec notre expérience de maintenant.A l inverse du film big ce film tente de nous donner la réponse.Malheureusement on ne peut éviter certains cliches.Malgré sont rythme lent le film vous entraine dans le passe de cet homme meurtri par la vie .....
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2010
tres beau, j'avoue que c'est une situation qui m'aurait plus de revivre
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 novembre 2010
Cette production belge, luxembourgeoise, allemande, française, est une adaptation du manga romanesque culte Quartier Lointain de Jiro Taniguchi, dont celui-ci s’était vendu en France avec plus de 200 000 exemplaire en 2007.
Le film démarre avec Thomas adulte (Pascal Grégory), qui vit à Paris et doit partir en province, pour un salon de la Bande-dessinée. Il est dessinateur chez Castermann. On le voit au salon et un fan de sa BD, viens le voir et lui dit qu’il aimait l’héroïne de sa BD et demande à Thomas s’il prévoit une suite. Thomas lui répond que ça fait deux ans qu’il n’a plus écrit de tome et réfléchit à une nouvelle histoire qui est plus intime. Puis il est réveillé par le contrôleur du train. Et le contrôleur lui dit qu’il s’est trompé de train et qu’il est en train de se diriger dans le village de son enfance. Même si sa famille l’attend à Paris, il continue son chemin et parcoure le village de son enfance. Il va croiser un vieil ami et vont discuter. Cet ami l’amène jusqu’à son ancienne maison. Puis il se dirige vers un cimetière, se recueillir devant la tombe de sa mère en demandant « Maman, as-tu été heureuse ? ». Il s’évanouit. Et se réveille avec son corps de 14 ans tout en gardant sa conscience d’adulte. Il va revoir son père.
Le film retranscrit bien les questions et les envies d’un voyageur temporel qui revit sa vie. Il passe d’abord par la surprise et de dire que ce n’est qu’un rêve. Puis par les incertitudes et finir par les moments où il se dit « Suis-je là pour modifier une partie de mon passé ? Comment agir sans se faire démasquer ? Comment se comporter en adolescent alors que ma conscience est restée la même ? ».
Le manga dégageait une sensation du « conte de Noël de M. Scrooge » avec tout un parcours et une morale quasi similaire que ce conte. Le film réussit à déclencher ce réalisme magique que déclenche ce manga, mais se différencie en ne donnant pas cette sensation de voir un énième film inspirait du style de ce conte. Sam Garbarski a su rendre en effet « l'atmosphère de réalisme magique qui faisait le charme et le mystère de l'original » (Le Point) par le biais de la musique, joué par le groupe Air, en plus du cadre et du jeu des acteurs. Enfin il a réussi aussi à « donner du temps au temps » (parole d’une spectatrice lors de l’avant-première à Nantua). Le rythme du livre est pareil que dans le film.

Maintenant, il y a quelques différences minimes par rapport aux mangas.
Tout d’abord les lieux sont différents. Dans le film, Thomas vit à Paris, en France, alors qu’Hiroshi vit au Japon.
Ensuite Hiroshi est quelqu’un qui est plus fort en mathématique alors que Thomas déteste les mathématiques et préfère le dessin, une qualité artistique qui le doit certainement à son père, Bruno (Jonathan Zaccaï), tailleur vêtements de luxe pour homme : ce qui entraîne aussi que la fille, Sylvie (Laura Martin) est attirée elle aussi par le dessin et non par les maths.
Dans le film, Thomas à l’impression, sur le chemin pour rentrer chez lui, qu’il croise son père.
Dans le manga, Hiroshi adulte, se déplace tout seul dans sa ville natale et croisent deux enfants en train de jouer au ballon. La ville est quasi déserte. Dans le film, Thomas adulte déambule dans cette ville déserte, et croise un ami qui va l’amener jusqu’à son ancienne maison.
Enfin, cette passion, ce métier, pour le dessin va entraîner une fin ouverte. Alors que dans le manga, la fin est fermée.
D’après Jiro Taniguchi, Hiroshi c’est lui. On peut donc dire que Thomas adulte et Hiroshi adulte, se croise. Deux destins similaire mais dont leurs chemins est si différent sur leur retour chez eux. Deux personnages qui viennent d’apprendre, à ce moment-là, une leçon de la vie qu’ils n’oublieront jamais. Cette leçon c’est « tout ce qu'on fait aujourd'hui est écrit, gravé dans le marbre, voilà pourquoi il faut bien réfléchir avant de prendre une décision ».

Au niveau du montage, on retrouve certaines image du manga dans le film, d’autres ont été retravaillé. Le montage garde le même rythme que le manga et toute l’histoire est retranscrite dans le film.
La musique de The Air, donne cet aspect de conte de fée et d’étrangeté planante. Cette musique donne un rythme au film qui plonge le spectateur dans cet univers, ce phénomène mystérieux que vit le personnage.
Les acteurs sont, pour l’ensemble, très bien choisit. On y croit vraiment sauf à un endroit dans le film, lorsque Thomas adulte (Pascal Grégory) et son meilleur ami, se revoit pour la première fois. Il y a aussi un moment, au début du film avec Thomas jeune (Léo Legrand), lorsqu’il parle, on entend la voix de Thomas adulte au lieu de Thomas jeune. Pour finir, la voix de Laura Martin (Sylvie) a une voix très grave alors qu’on s’attend, pour une fille de cet âge et de son apparence, à une voix plus aigüe.
Enfin, au niveau du travail sur le décor, le décor à son importance dans le film. A la fois pour retranscrire l’aspect historique de l’histoire mais joue aussi son rôle dans le mystère
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 novembre 2010
ça touche au plus profond du désir : celui de faire revivre ce qui n'est plus. Réssusciter ceux qui ont disparu. Il y a un choix de tempo, qui s'il est poétique tourne le dos au cinéma, aussi bien dans le scénario que dans la réalisation. Mais le dos à quel cinéma ? Au cinéma américain. On pourrait dire que c'est bien, un film belge surréaliste, mais alors, où viennent mourir les lignes narratives, le paradoxe temporel ? En tant qu'amateur de fantastique, de personne qui rêve chaque nuit qu'il revient à des points éloignés du passé, je ne peux que cautionner ce beau film,mais en tant que cinéphile, scénariste moi-même, je trouve que le film est trop court, les lignes narratives égarées, les retournements oubliés, et ce n'est pas une idée artificielle, et la réalisation contemplative si elle ne trahit pas la BD passe à côté de la jubilation et de l'émotion que l'on aurait dû éprouver.
Erdna G.
Erdna G.

3 abonnés 84 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2010
J'ai beaucoup pensé à François Truffaut pendant la projection, une sorte de "retour vers le futur" grave et sensible, réalisé par Truffaut, voilà comment on pourrait définir ce film de Sam Garbarski qui atteint souvent la grâce. Quelques petits anachronismes inhérents à ce genre de film, mais rien de vraiment gênant.

Un merveilleux moment de cinéma, et de plus, le jeu de Léo Legrand est bluffant de justesse.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 novembre 2010
Je ne connais pas le manga de Taniguchi, ce qui me permet de juger ce film d'un oeil neutre... et favorable. S'il y a certes quelques maladresses dans la narration et une petite baisse de régime dans la seconde partie du film, l'atmosphère générale, mélancolique et nostalgique, s'accorde à merveille avec la musique d'Air. Le jeune Léo Legrand porte le film sur ses épaules avec une belle maturité. Ca suffit largement pour en faire un beau film, calme et aérien.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2010
Transposition plutôt convaincante du fameux manga de Jiro Taniguchi paru en 2002 dont il faut accepter le postulat de départ : un homme, dessinateur de bandes dessinées en manque d’inspiration, réintègre son corps d’adolescent de 14 ans et tente de changer le cours du destin (le départ inattendu et soudain de son père). Cette pirouette fantastique toujours délicate à négocier (anachronismes et hiatus entre passé et présent) donne surtout l’occasion ici d’interroger la possible intervention d’une personne sur les décisions d’une autre. Un adolescent portant en lui une grande partie de son existence, fort de son expérience, tente rétroactivement d’infléchir une décision dont il ne connait trop bien les ravages qu’elle va impliquer dans sa vie. Quartier lointain, troisième long-métrage de Sam Garbarski, fonctionne beaucoup sur la nostalgie de la fin des années 60 : la France gaullienne où l’autorité de l’enseignant, qui peut même fumer en cours, n’a pas encore été bafouée, où les femmes sont cantonnées au foyer occupées aux taches ménagères. Ce n’est pas le plus intéressant du film, qui se singularise davantage par son atmosphère douce et apaisante. Loin du Japon, les paysages montagneux de Nantua (Ain) tracent des lignes claires et construisent un cadre protecteur aux tourments des personnages. Sans éclat de voix, sans révolte, le mal-être palpable et mystérieux s’exprime par la tristesse des regards et la rareté des échanges. L’ambiance mélancolique est renforcée par la bande-son signée du duo français Air – un choix initié par le dessinateur nippon – et par la grande justesse de l’interprétation, avec en tout premier lieu celle du jeune Léo Legrand, sensible, à fleur de peau. Quartier lointain est donc un beau conte, une jolie parabole toute en finesse et délicatesse sur le temps passé et surtout le temps qui passe, montrant le changement de regard que l’on peut porter sur quelqu’un sachant ce qu’il va arriver. Cela pourrait sembler d’une nostalgie facile et d’une sensiblerie consternante ; le traitement épuré et sensible éloigne le film de ces écueils grossiers et des clichés éculés.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 novembre 2010
Voila un très joli film sur l'adolescence, plein de nostalgie et de mélancolie.
Voyage dans le passé d'un quinquagénaire qui se retrouve ramené à l'age de 14ans, en conservant sa conscience d'adulte. Aura t'il la possibilité d'influer sur certains évènements, de trouver le dialogue avec son père, et de dire à ses proches qu'il les aime ? Servi par une très belle photo, la musique d'Air et des comédiens parfaits Greggory, Zaccaï, etc, le film est porté par le jeune Léo Legrand qui est remarquable. Un conseil, allez voir ce film.
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