Jolie portrait de cette femme qui vit un amour qu'elle enjolive grâce à ses livres mais que la réalité met face à ses désillusions. Comme toujours chez Almodovar il y a l'amitié et l'amour entrecroisés. Les personnages qui tournent autour d'elle sont en quelque sorte des anges gardiens et même l'homme écrit pour elle gratuitement!!! Il y a toujours cette fragilité féminine qui donne des scènes très belles comme celle de la danse à la fin où l'éditeur fait sa demande. Très belle actrice.
Moi qui adore Almodovar, je n'ai trouvé aucun intérêt à ce film. L'histoire n'est déjà pas terrible, mais le réalisateur n'a rien fait pour la rendre intéressante, adoptant un rythme mollasson qui fait parfois penser aux pires Bergman. L'un des rares échecs du maître.
Très joli portrait de femme fragile au moment où celle-ci bascule progressivement dans ce qu'on appelle l'âge mûr et que sa vie d'épouse, d'écrivain, de famille lui échappe. On est certes loin de l'exubérance de "talons aiguilles" ou "tout sur ma mère", plus près me semble-t-il du Blue Jasmin que tournera Woody Allen 15 ans plus tard.Excellente prestation de Marisa Paredes. De très bons seconds rôles comme la bonne, danseuse de flamenco,, la copine qui lui a volé son mari et tourne des clips pour promouvoir le don d'organes (sujet qu'Almodovar développera en 2011 dans La piel que Habito). Au total film plaisannt émouvant et très bien construit.
Dans les années 2000, lancé par Tout sur ma mère, Pedro Almovodar s'est lancé dans une suite de mélo qui s'est terminé avec le très bon Etreintes brisées et qui a vu sur son passage d'autres vrais bons films (Tout sur ma mère, Volver...). Mais un peu avant cette mode, le réalisateur espagnol s'était déjà intéressé aux mélos, avec notamment La fleur de mon secret. Sauf que si on compare les films des années 2000 du réalisateur et celui-ci, la comparaison n'est absolument pas favorable à la fleur de mon secret. Car, malheureusement, la fleur de mon secret est un film bien maigre et vraiment décevant, que ça soit en terme de scénario, de mise en scène ou surtout en terme de narration (qui est pour moi toujours un des points forts d'Almodovar depuis ces dernières années). C'est absolument maigrichon, on ne reconnait même pas le talent de mise en scène d'Almodovar à part sur quelques scènes, mais sa réalisation ne parvient vraiment pas à faire insuffler quelque chose dans son histoire.
une bonne histoire, des personnages attachants et haut en couleur, Almodovar est toujours aussi efficace. PLV : transporté dans le sud, vous serez dépayés le temps du film.
Si j'avais vu ce film plus tôt, j'aurai peut-être apprécié, mais en gros, c'est un peu comme ces prochains films qui sont bien meilleurs. De plus, le personnage principal était tellement énervant ...
Almodovar s'attelle à décrypter l'imaginaire féminin de la femme mure en grand danger dans son combat avec le temps C'est un film qui sous des aspects exaltés transpire la bonté d'âme, l'humanité à partager ..On touche ici aux liens de Pedro avec sa mère d'où sa capacité à comprendre et illustrer les sentiments des autres ...
Evidemment il y a Marisa Paredes, qu'en grand directeur d'actrices Almodovar dirige parfaitement, une référence à une de ses futures oeuvres "Volver" et trois autres au cinéma de Cukor, Curtiz et Wilder ainsi qu'un début d'intrigue qui promet. Mais le réalisateur n'arrive pas à mettre en place des rebondissements qui auraient pu donner un goût de piquant au film et donc un intérêt à le regarder. Le rythme volontiers mollasson n'est pas là pour arranger les choses et les seconds rôles mal exploités ne réussissent pas non plus à sortir d'une certaine torpeur. Résultat une oeuvre qui se regarde d'un oeil distrait et qui s'oublie aussitôt qu'elle est terminée.
Pas vraiment le meilleur Almodovar, loin de là... Je lui ai mis la moyenne uniquement pour l'ambiance qui se dégage, toujours intéressante, mais pour le reste... A voir un soir où on a rien de mieux à faire !
CRUEL et DÉSABUSÉ. "Vous avez devant vous une femme faite pour l'anxiété", c'est ainsi que se définit Léocadia (Marisa Paredes) dans ses écrits, en écoutant une chanson qui dit "S'il ne me reste plus que douleur et vie... alors ne me laisse pas vivre". Injustement le moins connu des films d'Almodovar. Dans le Madrid d'avant l'euro, une femme se cherche, a-t-elle d'ailleurs jamais eu de véritable identité ? Entre une mère et une soeur envahissantes, une copine décevante, une bonne qui danse le flamenco, un couple qui part à la dérive, elle gâche son talent en rédigeant sous un pseudo de lucratifs romans à l'eau de rose. Elle va tenter une vraie percée dans la littérature entre déprime, dégoût et vapeurs d'alcool. Tous les paradoxes du cinéaste sont déjà bien présents en 1995. On a précisé bien avant moi combien Almodovar est le porte-parole de l'âme féminine. Nul autre que lui ne sait aussi bien peindre les femmes, toutes sortes de femmes, en petites touches légères, en teintes pastels. On retrouve cette vérité cruelle et cette pudeur dans les films qu'il fera par la suite. A voir.
L'un des meilleurs films et sans doute le plus mésestimé d'Almodovar. Emouvant portrait d'une femme délaissée. L'intrigue et la mise en scène sont sobres, maîtrisées, mais gardent le style du grand maître, Marisa Paredes est éblouissante.