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cdf80
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1,0
Publiée le 18 octobre 2010
Que dire? qu'on s'ennuie dans ce film nombriliste? c'est une évidence et celà m'est pénible à écrire car je suis plutôt adepte des Lelouch à forte personnalité des années 80/90. Ici ça se veut tellement trop ambitieux: hommage au cinema, aux acteurs fétiches de Lelouch, prétentions historiques et thématiques sur le sujet de l'amour à travers les âges. Le ridicule est souvent au rendez vous malgré une Audrey Dana assez flamboyante et l'ennui nous gagne vite, d'autant que l'histoire est vraiment rocambolesque et dispense (surpême paradoxe) fort peu d'émotion tant tout manque de crédibilité.
Claude Lelouch avait révélé au grand public l'excellente actrice Audrey Dana, dans son précédent film Roman de gare (2007). Il lui offre cette-ci, le rôle central de cette fresque romanesque (interminable), étalée sur plus de 70 ans, des années 30 à aujourd'hui. C'est l'histoire d'une femme, à la vie brisée, qui n'aura qu'un seul défaut, celui d'aimer toujours trop vite. En pleine Guerre Mondiale, elle s'amourache d'un commandant Nazi, de deux soldats américains, puis d'un avocat (celui-là même qui doit la sauver d'un procès). Un film fleuve, peut-être trop long mais que les acteurs auront réussis à nous faire oublier l'espace d'un instant (cependant, la fin prêche par trop de nombrilisme). Quant aux acteurs, Audrey Dana, comme à son habitude, illumine de sa présence, aux côté d'un casting tout aussi réussi, où l'on croise entre autre Dominique Pinon, Laurent Couson & Gilles Lemaire.
C'est du pur Lelouch, avec des moments exaspérants et d'autres absolument géniaux. Alors, disons le tout net, la fin du film rachète une bonne partie de celui-ci et donne à cette oeuvre tout son éclat...
Du grand, du beau cinéma... C'est vrai que le film donne envie de s'embraser pour les yeux de cette douce, juste une fois. Lelouch a toujours ses mêmes démons qui le hantent et, ici, le transcendent !
Magnifique film retraçant une époque pour le moins difficile avec un très bon scénario, une très belle musique de film et de bon acteurs. On passe par toutes les émotions, bref du grand lelouch.
Désolée pour Lelouch mais c'est vraiment raté. C'est assez long, pénible et finalement pas très intéressant. Utiliser le contexte de l'Occupation n'arrange rien (surtout que depuis quelques temps, c'est devenu le bon filon de cinéastes bons ou moins bons...). Le film verse souvent dans le ridicule comme ce bœuf improvisé dans un camp de concentration avec des prisonniers bien portants affalés sur des barbelés en caoutchouc... Audrey Dana surjoue et est complètement anachronique (elle parle avec le ton bobo des films parisiens pour trentenaires...). Le reste du casting (Raphaël, Liane Foly, Zinedine Soualem) manque de crédibilité. Même Dominique Pinon est assez moyen. La cerise sur le gâteau c'est ce plan interminable sur le personnage à 90 ans dans un studio d'enregistrement avec musique allant crescendo. C'est triste car on comprend bien que Lelouch veut déclarer au monde son amour du cinéma mais l'exercice est très maladroit.
Le dernier Lelouch est très mauvais : - les acteurs jouent comme des pieds - la mise en scène est paresseuse (ce débarquement poussif, qui est à Spielberg ce qu'une trotinette est à une Ferrari) - les afféteries habituelles du réalisateur deviennent insupportables.
Tout est mauvais, mais certaines choses sont pires : les chansons (argh...), la voix off (pffff...), le personnage que joue Audrey Dana (qui confond le fait de baiser le premier venu, fut-il nazi, et l'amour... c'est ballot), les accents américains et allemands d'acteurs français, les faux films muets, Liane Foly, les décors du vieux Paris...
Le film n'est pas simplement nul, il devient ignominieux quand il fait des trains de déportés des lieux où on peut tranquillement draguer assis, ou quand il habille les prisonniers du camp d'Auschwitz (tous en pleine forme) d'un joli pyjama rayé tout propre, gris et bleu.
Il est enfin d'une prétention folle du début (Lelouch nous dédie le film ainsi qu'à ces 7 enfants : c'est pas un tout petit peu de l'ego shooté au viagra, ça ?) à la fin (c'est le premier réalisateur que je vois incorporer un best of de ses propres films dans une de ses oeuvres, de la masturbation cinéphilique d'une rare intensité).
Si le ridicule tuait, nous n'aurions plus aucun Lelouch à aller voir. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
bon moi qui ne suis pas la plus grande fan de lelouch j'ai trouvé son film plûtot bon musique la fin la boite de jazz ( j'adore cette musique ) mais l'héroine avec ses constantes histoires d'amour m'a unpeu énnervé et Raphaël bien qu'assez bon comédien a une assez mauvaise dction
Bon film mais trop fouilli, surtout au début, ce qui lui donne un rythme décousu. Audrey Dana et les autres acteurs font ce qu'ils peuvent, certains scènes sont très réussies, émouvantes. Mais à peine a t-on le temps de vivre le moment que Lelouch enchaîne avec autre chose. J'ai surtout aimé le passage avec les deux amis Américains. C'est comme un film bilan, testament d'un réalisateur talentueux que j'apprécie, mais il est trop lourd cette fois.
Du Lelouch, quoi dire de plus . C'est joli, on se demande comment interpréter la fin : il y a t-il une part autobiographique ? Sur l'amour , les hasards de la vie , les petites ou grandes choses qui vont conditionner notre avenir. C'est poétique et musical.
Le meilleur de Lelouch est ici montré, même s'il faut avouer que certaines répliques sont empruntées à ses anciens films.Là les histoires s'entrecroisent sur fond de seconde guerre mondiale.On se sent à côté des personnages.Dommage que ce film n'a pas reçu un plus grand echo médiatique.Je n'ai qu'une chose à dire encore, M.LELOUCH faite nous encore des films...
A la manière d'un compositeur romantique, Claude Lelouch rend la mélancolie lumineuse. C'est un cinéaste capable de nous "montrer" un concerto de Rachmaninov. Mais pour cela, il faut partir avec lui, se laisser conduire; il faut lui faire confiance. C'est un voyage, comme toujours: n'oublions pas que le Cinéma est un art encore jeune... Alors, il fait résonner chez les gamins que nous sommes, les souvenirs d'un temps que nous n'avons pas connu. Quoique... Mais aussi, d'un temps où l'on croyait que les acteurs se connaissaient tous, et étaient tous copains. Il intègre et restitue comme personne, la magie du Cinéma. Celle qui pousse l'enfant à chercher les acteurs, derrière l'écran de toile du cinéma de quartier...Instant sublime, qui pourrait évoquer "La Rose pourpre du Caire" de Woody Allen. Même s'il apparaît presque naïf, il nous emmène toujours avec une sorte d'innocence humaniste. Certains peuvent trouver cela sirupeux et pleurnichard, mais je me laisse faire à chaque fois. Désolé: je pars avec eux. Un film de Claude Lelouch n'est pas qu'une belle histoire, c'est une empreinte sonore dont il a le secret. PhilD