Après une réussite telle que "Bronson", Nicolas Winding Refn poursuit son exploration de la violence par un film d'époque. "Valhalla Rising" se situe autour de l'an mille en Écosse dans un contexte de christianisation et de tensions entre les païens et les chrétiens. Malgré le bon choix de Mads Mikkelsen pour incarner ce guerrier silencieux, le long-métrage est un bon résumé des défauts d'un cinéaste définitivement inégal. Un photographie démonstrative et souvent tape à l'oeil. Un concentré d'images investies à outrance pour masquer un scénario bien vide. Il est en effet difficile de faire ressortir quelque chose de "Valhalla Rising", hormis une violence souvent gratuite. Aucune réflexion sur son sujet n'est à espérer de la part du cinéaste, qui émiette les dialogues, comme s'il les écrivait sur un coin de table. Un film inabouti, transpirant souvent la vacuité.
Sans doute le meilleur film sur les Vikings. Mads Mikkelsenspoiler: y campe un guerrier autiste qui ne vit que par et pour le combat...et réussir sa mort.
Détenu chez des Calédoniens qui s'en servent comme gladiateur, son oeil crevé lui confère un don de deuxième vue ( classique chez les aveugles et borgnes) qui va lui révéler le lieu de sa mort et la marche à suivre.
Il va s'évader et rejoindre le bout du monde ( chez les Indiens Micmacs) pour honorer ce rendez-vous.
Nicolas Winding Refn signe encore ici une oeuvre très contemplative avec très peu de dialogues et un rythme très lent, mais avec beaucoup de scènes de violence insoutenable. Tout ceci donne un aspect très original et marquant au film, mais m'empêche de pleinement apprécier Valhalla Rising. En effet, bien que le film ne dure qu'1h30, le film est tellement silencieux que je n'ai pas pu m'empêcher de décrocher à certains instants (heureusement le scénario est très simpliste donc je n'ai pas perdu le fil de l'histoire). Tout comme dans Drive ou Only God Forgives, les personnages que représentent Winding Refn sont impassibles donc on ne comprend jamais leurs intentions et sentiments. Ca donne au film un ton très froid avec lequel je n'accroche pas énormément. Cependant, la violence du film est hyper jouissive et cathartique, le jeu d'acteur de Mads Mikkelsen est toujours bluffant et l'esthétique du film est magnifique. Tout ceci fait que je n'ai pas passé un moment spécialement bon ou mauvais devant Valhalla Rising. Je le recommande si vous aimez beaucoup les films de Winding Refn ou si l'aspect contemplatif à outrance ne vous dérange pas. En revanche, il y a fort à parier que beaucoup n'accrocheront pas à ce style et je le comprends parfaitement
Pour ceux qui aime voir des mecs avec des chaines se battre dans la boue c'est merveilleux, sinon passez votre chemin. Le jour et la nuit comparé à drive.
Un film à ne pas mettre face à un public impatient, c'est une oeuvre qui prend son temps pour développer son esthétique et son choix de mise en scène qui film son héros de manière iconique et perdu, d'ailleurs se brouillard constant n'est pas seulement un indice géographique du lieu mais aussi un indice lié à l'Etat dont notre héros éprouvera durant la totalité du film (il est perdu). C'est un film qui montre implicitement l'Etat du héros one eye à partir de ses astuces de mise en scène. Pour résumer, soyez attentif à l'étalonnage, au paysage et au astuce de mise en scène, elle dissimule l'état d'un personnage borgne et muet, incapable de dire ce qu'il ressent. Nous public, cherchons à le comprendre malgré son côté sanguinaire et monstrueux, des défaut qui nous rend se personnage repoussant, menaçant et fascinant.
Qui ne dit mot … se tait. Deux ans avant Drive, NWR livrait cet ovni dont on reconnaît le style. On est au moyen-âge dans des terres du nord qui pourraient aussi bien être l’Écosse que la Norvège. C’est l’histoire d’un esclave gladiateur. Son maître le fait participer à des combats à mort et l’entretient comme on s’occupe d’une bête. Lors d’un déplacement, l’esclave va se faire la malle et tomber sur des Chrétiens en route pour libérer Jérusalem. Comme il n’a rien d’autre à faire, bah il y va avec eux. Il convient de donner tout d’abord un bon gros avertissement. Car oui, le sang gicle et c’est d’une violence froide et explicite qui fait se serrer les dents. Âmes sensibles blablabla. Le film a plusieurs forces et la première d’entre elles, c’est son interprétation. Mads Mikkelsen est parfait (comme souvent) dans ce rôle très physique de démon borgne et muet au visage défoncé. Son jeune camarade est nickel également. Autre point fort du film, l’ambiance mystérieuse et les interrogations laissées en suspens font rentrer le spectateur dans une sorte de transe. On suit les personnages dans leur navigation sans fin dans le brouillard. Ils ne savent plus où ils sont et nous non plus. La tension règne en attendant la prochaine saignée. On pourra au choix considérer le film comme une satyre vacharde du mysticisme religieux ou regretter que Refn ne prenne pas la peine de développer son idée, laissant le spectateur dans un flou sémantique parois inconfortable. Mais on le sait, NWR ne cherche pas le confort. Alors oui, c’est une expérience visuelle et un trip assez fascinant. Mais à l’issue du visionnage, l’impression qui prend le dessus est celle du vide. Beau donc, mais vide. Tout un concept que NWR n’a pas fini de développer.
Il n'y a pas 2 poids, 2 mesures ! Ça passe ou ça casse J'ai accroché très vite, mais n'insistez pas si ce n'es pas votre cas vous pourriez vous flinguer la soirée.
Pas convaincue par la quête des personnages, j’ai trouvé ce film ennuyeux, on s’éternise sur des plans trop recherchés, c’est ultra violent. Même si l’ambiance générale et l’atmosphère créées sont intéressantes, je n’ai pas trouvé cela passionnant.
Nicolas Winding Refn s'essaye au film de vikings avec dans le rôle principal son acteur fétiche des débuts, le charismatique Mads Mikkelsen. C'est peu dire que la copie rendue est insatisfaisante tant le film se complaît rapidement dans une opacité ne procurant aucune fascination, la faute à un système formel systématique et vain : en effet, une fois le décor posé (brouillards épais ou ciel très dégagé – pour les météorologistes), on se coltine des corps qui se débattent et s'étripent vigoureusement dans la boue avec gros plans malaisants et quelques visions (la métaphysique pour les nuls) bien kitsches qui tendent vers un rouge-orangé irregardable. Une fois répété en boucle ce schéma d'une alternance entre réel ultra-violent et abstraction divine, il ne reste plus qu'à attendre la fin d'un massacre dont on ne sait s'il est commandé ou non par One-Eye – est-il humain ou bien un Dieu ? Le film réussit l'exploit d'être très lourd dans sa démonstration esthétique tout en s'évertuant à ne pas lever le voile sur la nature de son personnage mutique, manière d'en mettre plein les yeux au spectateur et de maintenir un mystère qui laisse indifférent. Il est acquis que Nicolas Winding Refn est l'un des plus grands cinéastes contemporains mais force est de reconnaître qu'il s'est nettement égaré avec son trip viking dont l'ennui qu'il procure dépasse très vite la prétention du projet.
Un navet. Ils ont essayé de faire original, OK, mais parfois il faut savoir retourner aux classiques, ou tout simplement se creuser la tête pour écrire un scénario digne de ce nom. Bref c'était vraiment nul j'ai perdu ma soirée.
Le grand vide paysagiste submerge l’ennui dans ce film, l’intrigue démarre dans une mare de sang provoqués par de sauvages vikings, se chamaillant violemment d’idée religieuse, païen versus christianisme primitif, où est passé la poésie lyrique dans ce brouillon brumeux ? Je met l’étoile pour l’unique ambiance musicale.
A la croisée entre Stanley Kubrick et Terrence Malick, c'est là que se situe ce long-métrage aussi intriguant que déconcertant proposé par Nicolas Winding Refn. Impressionnant visuellement, ce film très sombre mêle une certaine froideur dans sa mise en scène à des moments de pur poésie qui semblent suspendus dans le temps. Winding Refn soigne chaque plan pour nous emporter au sien d'une oeuvre lyrique peuplée de diverses questionnements philosophiques. A ce titre, le film soulève des problématiques intéressantes qu'il accompagne de visuels marquants pour former des séquences oniriques très immersives. Mais je dois avouer que malgré ses qualités certaines, ce film ne m'a pas totalement convaincu, la faute surtout à un propos de fond qui m'a paru assez vain et facile. Le cinéaste soulève diverses interrogations sur le rapport de l'homme à la nature et à l'animalité, sur la petitesse de l'homme par rapport à la nature (très belle évocation de la toile "Le Voyageur contemplant une mer de nuages") mais ces problématiques intéressantes sont traités, à mon goût de manière assez superficielles. Le film évoque des thèmes forts mais qu'il ne les traite finalement qu'en surface et tombe malheureusement dans une forme de vanité intellectuelle. De plus, l'usage de la violence ne m'a pas paru toujours justifiée et je l'ai plutôt perçu comme un moyen assez facile et gratuit d'essayer de choquer le spectateur. Il est compréhensible que l'on déteste ce long-métrage très difficile d'accès tout comme on peut évidemment l'adorer. Je me situe pour ma part entre les deux devant ce film qui m'a autant fasciné qu'agacé et que je trouve nettement en dessous des productions postérieurs de Winding Refn.
Le meilleur film que j'ai vu depuis Seul contre tous de Gaspar Noé, mais ici beaucoup de critiques de pseudo intellos frustrés qui n'en ont pas eu pour leur argent ou leur ego. Bien sûr c'est dur à comprendre sans avoir les clés j'ai du aller chercher des éléments de réponses mais ce film est ficelé dans des tissus de chair y a rien à jeter.