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calverr
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2,5
Publiée le 26 février 2008
Joli film, filmé à hauteur d'enfant. la caméra ne quitte pas la jeune actrice, haute comme trois pommes. Le contexte où se situe l'intrigue, un village misérable d'Afghanistan marqué par la guerre est montré de façon assez subtile. On sent durant tout le film une menace invisible peser sur la gamine, sans savoir de quoi il s'agit vraiment. Il ya des défauts, comme dans tout premier film : un certain systématisme dans l'usage de gros plans, un scénario qui manque parfois de rythme. Mais l'ensemble reste tout à fait sympathique.
"- Ma fille, j'ai écrit ce scénario, tu veux le réaliser ? Je te prête ma caméra vidéo si tu veux. - Ah oui c'est cool Papa, j'ai toujours voulu faire moi aussi des films ! - Facile, tu fais des gros plans des enfants et on verra au montage. Pour le budget, je passe un coup de fil à mes amis d'occident il te restera de la monnaie à la fin. - Ah c'est trop cool Papa. On a qu'à le tourner chez les Afghans ! Ils sont pas chers et puis ce sera plus émouvant pour les européens. En plus ils verront pleins de symboles là dedans. - C'est bien ma petite, tu as tout compris au cinéma d'exportation. Ah, et surtout n'oublie pas de mettre un logo Unicef quelque part dans le film, ça les fera culpabiliser. C'est bon pour le business. - Cool Papa, tu peux me faire sélectionner dans des festivals ? J'aimerais bien voyager un peu, je m'ennuie en Iran."
"Buddha s'écroule de honte" s'approche du documentaire ; la mise en scène est réduite à l'essentiel et la caméra de la réalisatrice passe avec une étonnante simplicité du paysage des arides montagnes afghanes à de touchants portraits d'enfants filmés au plus près. La petite fille au cahier est surprenante de maturité (et quelle beauté !) et les images de ces enfants malmenés par des conflits sociaux, politiques et culturels auxquels ils ne comprennent rien - malgré la terrible ressemblance avec la réalité que comportent leur jeux, nous touchent de manière profonde. On sort un peu chamboulé, avec la désagréable sensation que cela n'a rien d'une fiction... La cadette du clan Makhmalbaf est à surveiller de près car si son premier essai n'est pas un coup de génie, elle a déjà beaucoup de talent.
La guerre jouée (mal) par des enfants, c'est une métaphore qui ne fonctionne que très peu et bien trop lente. Un film sans grand intérêt, on découvre en plus si peu de choses sur l'Afghanistan...
Je voudrais dédier ce film à tous ceux qui ont adoré "Les Bronzés 3" et "Astérix aux Jeux Olympiques" parce qu'il y a dans ce film iranien tout ce qu'il n'y a pas dans nos deux gros navets hexagonaux: l'intelligence, l'humour, la délicatesse, l'émotion et l'envie de réfléchir au sortir de la salle...
J'avais déjà été bouleversée après la lecture des Hirondelles de Khaboul par Yasmina Khadra... "Le cahier" vous prend lui-aussi à la gorge et au coeur. Pendant une journée, la jeune réalisatrice vous invite à partager le quotidien de jeunes enfants Afghans, celui-ci étant marqué par la Guerre et l'envie de vivre. A voir absolument...
Sensible et délicate, cette allégorie confirme la réussite du thème de l'enfant dans le cinéma iranien. Kiarostami et Panahi avaient certes placé la barre plus haut mais la jeune réalisatrice ne démérite pas et révèle un cas presque unique de 7e art en famille.
Un film troublant, avec une petite actrice (qui n'en est pas une d'ailleurs) de grande qualité. Un film qui prend au coeur et vous sort transformé. Une film de qualité par une réalisatrice de talent. Un film à voir.
Dans la famille Makhmalbaf (dont la fille Samira est indéniablement la plus talentueuse), Hana tente de creuser dans le métier qui a fait la réputation de la famille, du père à la fille. Ici, la réalisatrice tente d'observer la violence de son pays et le désastre des Talibans et des américains via de jeunes personnages. Si l'idée est bonne, et que certaines scènes arrivent à faire naître une tension particulière, le film se fait vite prendre au piège du discours enfantin. Car le monde des enfants - hormis leurs rêves, on y trouve l'incompréhension face aux adultes, le manque de communication et la dureté de vie dans un paysage fauché par la peur - invite forcément à une tendance symboliste. Et Makhmalbaf en abuse, justement, jouant de plus en plus progressivement sur l'altercation manichéenne entre l'héroïne - représentant à elle seule le peuple blotti dans la peur - , et les enfants inconscients - symbolisant, eux, les ennemis, Talibans ou américains, mais plus profondément une grande partie du peuple manipulé par les extrémistes qui s'incarnent ici, ainsi que les manipulateurs du peuple pour les forcer à vivre dans la peur - . Son film est constamment sous l'emprise de l'allégorie, ce qui, peu à peu, tend à l'alourdir. Jouant trop sur la perception des enfants et oubliant de montrer le côté des adultes, "Le cahier" gagne en innocence ce qu'il perd en objectivité. Le ton souvent naïf de l'ensemble handicape alors le sujet, grave et qui pourtant dénote un aspect nécessaire du conflit entre l'Orient et l'Occident - le parcours d'une fillette pour aller à l'école, et prise au piège par des enfants jouant à la guerre - . On ne pourra pas reprocher à la fille du grand Moshen Makhmalbaf un manque de sincérité, ni une envie de faire du cinéma. Car tout cela est bien là, mais malheureusement nappé sous un dialogue finalement pauvre et sans grande portée. L'interêt du film nous échappe alors, puis l'ennui s'installe ; on contemple cette fillette courageuse avec une once de
Ce film déroute, j'ai lu les critiques des gens: certain le trouve trop long ou regrette un certain égarement par rapport au sujet. Bien sur! comment peu t'on comprendre un sujet dont nous ignorons tout. Dans un monde marqué par la guerre on reste sans voix devant les jeux des enfants qui n'en sont pas vraiment et qui traduisent bien leur innocence perdue. Une violence d'autant plus frappante qu'elle semble acceptée par la fillette avec une fatalité et une innocence contrastante. Une caméra remarquable, des interprétations exeptionnelles car elles sont vécues, on sort de la salle retourné et vidé:le parcourt de cette petite fille afganne qui se bat toute la journée pour aller à l'école nous initie sans concessions à la vie des gens dans ce pays. Terriblement touchant!!!
Si vous faites comme si vous étiez mort, vous vous sauvez, si vous avez envie de vous enfuir on vous suit... La regle du jeu fait référance à la fois à la lapidation, à la fois la logique de se cacher. Combien de femmes font-elles comme si elles étaient mortes pour les sauver de la mort dans le monde entier? Une manniere ayant des difficultés à s'expliquer dans le film ; c'est pas parce que les Boudhas sont détruits que les filles ne peuvent pas à l'école, mais parce que VOS FONDS MONDIALS ne s'occupent pas des enfants de cettre région autant que les Boudhas. Un signe religieux devrait toujours etre respecté, les Boudhas ou les autres, comme on parle de la réligion on doit respecter, Mais quand on parle des etres humains, il ne faut pas seulement regarder les films en pleurant, les larmes ne les donnent pas des chaiers pour aller à l'école, Avec un grand espoir que les petites filles vont à l'école, pour apprendre "des histoires droles" comme dit cette petite fille dans le film, Pas quatre mais trois étoiles, car il manque une chose importante à dire : Le jeu n'existe que chez les enfants...
le démarrage est lent, et fait croire à un film "gentil" comme le "chameau qui pleure"(que j'ai bien aimé aussi) mais l'entrée dans le monde de la guerre vécue par les enfants est beaucoup moins innocente. Vous avez aimé "Jeux interdits"? alors ...
Une adorable fillette comme guide pour nous faire découvrir tout en émotions son univers... l'Afghanistan, ses bouddhas détruits par les Talibans, la difficulté de s'amuser pour des enfants qui ont vécu la guerre et toujours cette inégalité d'accès au savoir fille-garçon... Un grand bravo à la réalisatrice qui n'a que 19 ans !!! j'avoue ne pas trop m'être intéressée à ce pays jusqu'à présent mais ce film m'a donné envie d'en savoir d'avantage.