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    Portier de nuit
    note moyenne
    3,5
    192 notes dont 37 critiques
    19% (7 critiques)
    27% (10 critiques)
    30% (11 critiques)
    5% (2 critiques)
    11% (4 critiques)
    8% (3 critiques)
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    37 critiques spectateurs

    Max Rss
    Max Rss

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    4,0
    Publiée le 26 mars 2019
    La première moitié des années 70 a été riche en films à scandales. "Les chiens de paille" de Peckinpah, le "Dernier Tango à Paris" de Betolucci, "La grande bouffe" de Ferreri, entre autres, avait bien remué les sensibilités et du public, et de la presse. "Portier de nuit" a lui aussi suscité le courroux. Jugé pornographique. Classé X aux Etats-Unis, ce qui n'étonnera personne, j'en suis certain. Il faut dire qu'à l'époque, on avait rarement vu une relation aussi ambiguë que celle de cette jeune femme de confession juive, emprisonnée en camp de concentration pendant la guerre et qui retrouve son geôlier, travaillant de nuit dans un hôtel de la capital autrichienne. Une relation dont on arrive jamais à vraiment déterminer la nature. Et pour ajouter un peu plus de chair à son histoire, Cavani nous offre alors quelques scènes au contenu pouvant heurter certains esprits. Le film se scinde en deux parties distinctes. La première commence bien évidemment par les retrouvailles. Des retrouvailles à la fois violentes et passionnées. Avec quelques flashbacks utilisés de façon très à propos. Toute cette partie, si elle n'est pas un huis-clos total, se déroule en majorité en les murs de l'hôtel. Et c'est excellent. La deuxième partie, voit le couple vivre reclus dans un appartement, tentant d'échapper à d'ancien nazis souhaitant faire table rase de leur passé. Cette deuxième partie est d'ailleurs le "tendon d'Achille" du film car, si Cavani ne perd en rien sa maîtrise, il n'empêche qu'elle rencontre davantage de difficultés à la faire tenir sur la distance. La dernière demi heure traîne un peu la patte. Malgré ce défaut, "Portier de nuit" reste un film puissant, incontournable et qui peut se vanter d'être servi par deux acteurs (Rampling et Bogarde, rien que ça) excellents du début à la fin.
    André Van Peteghem
    André Van Peteghem

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    1,0
    Publiée le 17 août 2017
    Nullement choquant, nullement subversif, ce film est simplement très très chiant. Il faut bien attendre 1 heure avant que le film démarre, puis, le rythme s'arrête au bout d'1h05. C'est affligent et plus que douteux. La reconstitution en studio des chambrées d'un camp de concentration est inadmissible. Cavani stylise ce lieu car elle ne sait pas comment faire pour représenter ce lieu cauchemardesque. Dans ce studio, Dirk Bogarde viole sa prisonnière préférée dans des scènes très gênantes. Ces scènes mettent mal à l'aise car elles sont très mal foutues. Bref, un pétard mouillé très ennuyeux à la provocation nulle et non avenue.
    Eselce
    Eselce

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    2,5
    Publiée le 17 novembre 2016
    Sujet dramatique intéressant quant à ce qu'ont fait les anciens nazis pour se protéger de leur victime. Certains se sont associés pour retrouver et faire disparaître les témoins gênants de leurs méfaits. D'autres, comme ici, les protègent car ils ont vécu une passion malsaine envers eux et qui continue après guerre. La scène d'entrée où la victime découvre son ancien bourreau est magnifiquement jouée ! On aperçoit la victime blêmir et le bourreau presque rougir de honte. Mais la suite se tasse. Malgré quelques scènes de l'époque nazie et de torture ragoutante, on se perd dans du détail peu important et surtout, nous assistons péniblement aux scènes crues de cette passion malsaine et peu compréhensible, jusqu'au bout de la pellicule. L'aspect historique est mal employé, à mon goût.
    Christine B.
    Christine B.

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    5,0
    Publiée le 26 octobre 2015
    Film d'une beauté plastique remarquablement éblouissante!!!!!
    Julien D
    Julien D

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    3,0
    Publiée le 15 janvier 2015
    En tant qu’insoluble source de controverse morale, le film de Liliana Cavani est resté un de ces rares moments de cinéma qui traverse les générations avec le même impact. Avec sa mise en scène très lumineuse et esthétisante, empruntant autant à des grands cinéastes, comme Visconti à qui il est souvent assimilé, qu’au cinéma érotique, le traitement de cette débauche passionnelle entre un ancien officier nazi et la survivante d’un camp de concentration met davantage l’accent sur l’aspect sexuel de cette relation morbide et fétichiste, déviant rapidement vers le sadomasochisme, que sur une interrogation psychanalytique d’un drame historique qui, telle la domination bestiale entre les deux héros, semblerait condamner à se répéter. L’iconisation sensuelle de l’imagerie nazie a bien évidemment dû en gêner certains mais elle réussit à appuyer à quel point les scènes de sexe sont terriblement malsaines, malgré le charme magnétique de Dirk Bogarde et Charlotte Rampling. Assez lent et accompagné d’une intrigue mal écrite, ce film polémique, de par ses intentions venimeuses qu’il atteint allégrement, reste un objet auquel, qu’on y adhère ou non, ne peut pas laisser insensible.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    3,0
    Publiée le 4 juillet 2014
    Choquant (pour l'époque) par son histoire et ses scènes sensuelo-sado masochistes, "Portier de nuit" sort assurément de l'ordinaire. Néanmoins, si la première partie du film est intense et contient nombre de séquences intéressantes, le rythme s'essouffle pour aboutir à une seconde partie plate et sans consistance. Pas mal mais pas éblouissant.
    Mangeclous de Solal
    Mangeclous de Solal

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    1,5
    Publiée le 6 décembre 2013
    (sadomasochisme + érotisme) x Fiction ÷ Histoire = Nazisme ? Equation qui met en avant un sacré problème de représentation. Peut-on utiliser les symboles les plus forts comme prétexte/contexte narratif ? C'est la question que je me suis posé en voyant ce film. En lisant à droite et à gauche quelques articles sur cette réalisatrice que je ne connaissais pas avant de voir ce film, j'appris qu'elle s'inspira de témoignages d'ex-détenues de camps de concentrations durant la second guerre mondiale pour écrire son script. Il en est sorti donc une histoire sur un sujet tabou, peut-être l'un des plus tabou du XXe siècle: une histoire d'amour entre un ancien SS et une survivante d'un camp. Après avoir vu ce film, la question du camp justement et de sa représentation, m'a profondément énervé. J'y ai vu un bordel, non un espace d'épuration. J'y ai presque vu une sorte de gentille dépravation. Je ne dirai pas que la réalisatrice nie l'histoire des camps, mais je lui reproche le grotesque de ces scènes face à l'horreur de l'Histoire. Je lui reproche surtout le fait de se servir d'un contexte pour mieux exposer la relation sadomasochiste des deux personnages principaux. Assez en vogue dans les années 70, le nazisme, symbole de mort était devenu un symbole érotique voir porno chic. La scène façon cabaret où Charlotte Rampling pousse la chansonnette, affublée d'une casquette d'officier SS et seins nus, en est le parfait exemple. Voilà donc ce que sont les nazis dans cette imaginaire 70's, l'incarnation de la débauche sexuelle. Bien que l'idée de contamination semble être intéressante au point de toucher les victimes de ce "concentrationnisme", tout ça n'est que très superficiel malheureusement. Le cheminement vers ce syndrome de Stockholm n'est jamais montré, ou seulement esquissé par flashback où l'on voit des jeux pervers entre Max le SS et sa "little girl". Scènes à mon sens gratuites, sortant de nulles part ou plutôt de l'esprit dérangé de Max qui se rappelle au bon souvenir des camps. Une scène de sodomie entre deux hommes nus, donc sans rôle (s'agit-il de deux détenus, de deux officiers, d'un officier et d'un détenu?) plante le décors. Et pendant qu'on s'encule, d'autres crèvent, hors champs. A l'image de Charlotte Rampling en tenue d'officier, l'Histoire dans ce film est complètement travestie. Comme la langue de tous ces anciens SS qui parlent Anglais entre eux. Sur ce dernier point malheureusement, ce film n'est pas le seul à céder face à un impératif commercial, ce que je ne comprendrais jamais d'ailleurs. Ce qui revient à se demander, pourquoi prendre comme cadre le nazisme, si c'est pour le dépouiller de son essence et en faire une représentation irréelle? Ce cadre aurait très bien pu être abstrait, cette histoire d'amour n'en aurait pas souffert au contraire. Portier de Nuit, malgré tout, possède des qualités indéniables et se serait donc dommage de ne pas en parler. Il y a une ambiance, nocturne d'abord, puis sans temporalité vers le dernier tiers du film qui sombre dans la folie des protagonistes. Il y a deux acteurs, souvent géniaux, bien que risibles par moment notamment Bogarde qui pousse un peu trop le maniérisme de son personnage. Puis il y a ces réunions d'anciens nazi qui très hypocritement essayent de se déresponsabiliser et de retrouver une place dans la société en effaçant toute trace de leurs passés sans pour autant abjurer leur idéologie nazi. Ce point là est à mon avis un peu traité par dessus la jambe, mais a le mérite d'être énoncé, véritable fait de société dans l'Autriche en pleine dénazification . Portier de Nuit finalement trouve un peu sa justification dans cette phrase dite par Max. S'il a choisit de travailler de nuit c'est qu'il ne supporte pas la lumière du jour, par honte de ses actes. Malgré cette honte il répétera le même schéma, incarcérant de nouveau sa "little girl" jusqu'à s'enfermer à son tour. On pourra bien sûr contre-argumenter cette critique en disant que Max est un cas isolé et ne peut incarner à lui seul le nazisme, mais sans contre point, la "partie" devient le "tout".
    Stéphane S
    Stéphane S

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    0,5
    Publiée le 5 juillet 2013
    J'ai enfin vu ce film dont tout le monde parler. Une énorme déception au vu du sujet. On s'attend à un peu plus de rythme, la toute est lent, les dialogues, les scènes de sexe et l'intrigue avance très lentement. Un film très soporifique et j'ai pas du tout été toucher par ce couple Sado et ni déranger car on a fait bien pire. Non j'ai trouvé ça juste nul.
    Kill-Django
    Kill-Django

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    5,0
    Publiée le 28 mars 2013
    Film hors norme, "Portier de nuit" est un espèce de "Nazisploitation film" plus "doux". Cette histoire d'amour, aussi belle que malsaine entre un officier nazi et une prisonnière des camps fit scandale il y a trente ans et même aujourd'hui surprend toujours autant. Les acteurs sont fabuleux, la première heure est juste extraordinaire, et même avec une petite perte de rythme j'ai trouvé, la fin fait que ce film à scandale considéré comme culte est bien plus que ça, c'est un chef d'oeuvre, un chef d'oeuvre culte à voir pour tout fan de films d'exploitaitions. Un grande découverte qui me donne encore plus envie de voir les films du même genre.
    Julie M.
    Julie M.

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    0,5
    Publiée le 20 mars 2013
    Ce film m'a mise hyper mal à l'aise. Pas tant à cause du sujet déjà bien lourd en lui-meme mais plutot à cause de comment il a été traité. Certains scènes sont vraiment juste là pour choquer. J'ai trouvé ça voyeur, insoutenable par moments.
    jean claude L.
    jean claude L.

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    4,5
    Publiée le 13 mars 2013
    Une perle de L. CAVANI. Enfin en DVD. Charlotte RAMPLING et Dirk BOGARDE forment un couple parfait tout en finesse de jeu et la direction d'acteurs est omni présente dans les moindres détails. Certes le sujet est trouble mais il faut se répéter qu'il a été traité en 1974. Un prix spécial donc pour la réalisation. Jamais un tel sujet n'avait aussi bien transcrit à l'écran.
    Freaks101
    Freaks101

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    3,5
    Publiée le 24 février 2013
    En général, les films qui traitent du sado masochisme me font rire, celui-ci échappe à cette règle. Le contexte historique et l’ambiguïté morale ne prêtant pas vraiment à la rigolade. La mise en scène sophistiquée et élégante de Cavani rappelle les derniers travaux de Visconti, « les damnés » notamment, dont la réalisatrice emprunte deux des interprètes. Pour ce qui est du fond, elle met tout d’abord le doigt sur un des problèmes de l’époque, l’assimilation du nazisme par le monde d’après guerre. Passé les procès d’épuration, les derniers criminels de guerre essayant de se faire oublier, pour mieux insinuer leurs idées dans la société. Là dessus le propos de la réalisatrice est sans ambiguïté, elle montre clairement le danger de la renaissance du fascisme et du nazisme. Il en va différemment du couple principal et de leur histoire d’amour tordue. Moralement, cette partie se situe au-delà du bien et du mal, comme si nos deux amants ne parvenaient plus à ressentir des émotions aussi fortes, fussent elles négatives, que celles vécues durant la guerre. Condamnés à répéter ad vitam leurs rapports étranges, incapables de vivre dans un monde en paix. La sympathie que l’on finit par éprouver pour eux, est en grande partie due aux interprètes et à l’humanité qu’ils donnent à leurs personnages. Ils ne sont en aucun cas représentatifs, même symboliquement, du drame de la Shoah, mais Cavani pose à travers eux des questions qui vont bien au-delà de nos représentations morales, d'où le malaise que l’on peut ressentir devant cette histoire.
    Louis Morel
    Louis Morel

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    4,0
    Publiée le 18 février 2013
    Au delà de sont aspect esthétiquement parfait, "Portier de nuit" est un film qui demeure choquant et dérangeant, et qui pousse très loin certaine questions sur l'homme et sa nature.
    lejupy
    lejupy

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    1,5
    Publiée le 16 décembre 2012
    j ai eté deçu par rapport a l histoire, une histoire d amour entre sado maso, pensait avoir plus de flash back quelque chose de poignant en fait par rapport au passé, je n ai pas accroché
    poneyexpress10
    poneyexpress10

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    4,0
    Publiée le 25 novembre 2012
    C’est étrange de se poser la question de savoir face à un film si on est dans la fiction ou dans la réalité. Ici bien que l’histoire ne soit pas anecdotique, ou une reconstitution d’un fait, tout sonne vrai dans ce film. Dans les fictions quand les sentiments sonnent justes, on est dans la vérité humaine. Si Liliana Cavani avait opté pour une reconstitution historique, elle se serait fracassée sur le mur de la vérité historique. Je ne comprends pas même le mot « fantasmagorie » employée par les critiques. Reste la réputation sulfureuse, la relation qui naît dans les camps de concentration entre une petite fille juive et un soldat SS, et qui se poursuit lorsqu’ils se revoient 15 ans après. Plus fort et plus intéressant que « la liste de Schindler », « la vie est belle », parce que très intimiste, on plonge dans cette relation dominant/dominée qui est rendue avec beaucoup de subtilités, mais surtout une forme qui décrit l’intériorité des personnages : le travail intérieur est aussi celui des officiers nazis qui pratiquent une sorte de thérapie de groupe, pour ne plus « avoir honte ». Cela semble incroyable mais pourtant ça sonne vrai. Cette femme qui revoit son bourreau est l’épouse d’un chef d’orchestre, et la musique classique ne choque pas par rapport aux soldats nazis qui assistent en spectateur à la danse de l’un d’eux. Comme si la musique n’avait aucun pouvoir de dénonciation, que l’opéra et Mozart nous statufiait dans une piété muette, et ce chef d’orchestre si lisse, ne semble absolument pas rayonner d’un humanisme qui pourrait éveiller sa femme qui choisit une relation dans laquelle elle n’est plus qu’une bête avilie.
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