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    Portier de nuit
    note moyenne
    3,5
    192 notes dont 37 critiques
    19% (7 critiques)
    27% (10 critiques)
    30% (11 critiques)
    5% (2 critiques)
    11% (4 critiques)
    8% (3 critiques)
    Votre avis sur Portier de nuit ?

    37 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 21 octobre 2010
    C'est sans aucun doute le meilleur film de Liliana Cavani! D'une autre envergure par rapport à ses premières oeuvres qui n'emportèrent pas l'adhèsion, "Portier de nuit" suscita de vives polèmiques en èvoquant magistralement les rapports sado-masochistes d'un officier SS et d'une dèportèe retrouvèe après sa libèration! Dirk Bogarde en serpent, Charlotte Rampling en victime fascinèe, deux comèdiens exceptionnels! Les critiques ètaient injustifièes: d'une part l'oeuvre s'imposait par la maîtrise de la rèalisation, d'autre part, si elle mettait l'accent sur la trouble fascination exercèe par le nazisme, elle n'entendait nullement exalter ce dernier, comme l'avaient prouvè les films tournès prècèdemment par Cavani par la tèlèvision! Ce grand film controversè est, depuis, devenu une icône...
    Freaks101
    Freaks101

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    3,5
    Publiée le 24 février 2013
    En général, les films qui traitent du sado masochisme me font rire, celui-ci échappe à cette règle. Le contexte historique et l’ambiguïté morale ne prêtant pas vraiment à la rigolade. La mise en scène sophistiquée et élégante de Cavani rappelle les derniers travaux de Visconti, « les damnés » notamment, dont la réalisatrice emprunte deux des interprètes. Pour ce qui est du fond, elle met tout d’abord le doigt sur un des problèmes de l’époque, l’assimilation du nazisme par le monde d’après guerre. Passé les procès d’épuration, les derniers criminels de guerre essayant de se faire oublier, pour mieux insinuer leurs idées dans la société. Là dessus le propos de la réalisatrice est sans ambiguïté, elle montre clairement le danger de la renaissance du fascisme et du nazisme. Il en va différemment du couple principal et de leur histoire d’amour tordue. Moralement, cette partie se situe au-delà du bien et du mal, comme si nos deux amants ne parvenaient plus à ressentir des émotions aussi fortes, fussent elles négatives, que celles vécues durant la guerre. Condamnés à répéter ad vitam leurs rapports étranges, incapables de vivre dans un monde en paix. La sympathie que l’on finit par éprouver pour eux, est en grande partie due aux interprètes et à l’humanité qu’ils donnent à leurs personnages. Ils ne sont en aucun cas représentatifs, même symboliquement, du drame de la Shoah, mais Cavani pose à travers eux des questions qui vont bien au-delà de nos représentations morales, d'où le malaise que l’on peut ressentir devant cette histoire.
    AlexTorrance
    AlexTorrance

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    3,0
    Publiée le 30 janvier 2012
    Raconter une vision des camps de concentration comme on n'a pas l'habitude d'en voir avec l'histoire d'amour sado-maso d'un nazi et d'une prisonnière juive, lors de la seconde guerre mondiale : tel était l'enjeu de ce long-métrage, il faut le dire, assez osé, qui fut d'ailleurs jugé comme étant une oeuvre scandaleuse lors de sa sortie. Si l'idée de départ était très bonne, le récit perd de son piquant au fil des minutes pour finalement devenir ennuyant dans la deuxième moitié du film. La seule chose qui conservera sa puissance du début est le couple Dirk Bogarde et Charlotte Rampling qui sont exceptionnels du début à la fin.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    3,0
    Publiée le 4 juillet 2014
    Choquant (pour l'époque) par son histoire et ses scènes sensuelo-sado masochistes, "Portier de nuit" sort assurément de l'ordinaire. Néanmoins, si la première partie du film est intense et contient nombre de séquences intéressantes, le rythme s'essouffle pour aboutir à une seconde partie plate et sans consistance. Pas mal mais pas éblouissant.
    Sergio-Leone
    Sergio-Leone

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    4,0
    Publiée le 21 octobre 2012
    Il existe des histoires d'amour qui font rêver, des fresques romantiques inoubliables et il y a "Portier de nuit" qui invente l'histoire d'amour qui fait grincer les dents et qui choque... Comment approuver un couple si invraisemblable qui pourtant malgré l'horreur et la barbarie évidente, retransmet à l'écran une sensation de malaise si puissante que l'on arrive à apprécier le film ou du moins l'accepter comme tel. Liliana Cavani jongle dangereusement avec les limites du convenables mais offre un film dans l'ensemble brillant et marquant.
    kray
    kray

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    3,5
    Publiée le 6 août 2011
    Très controversé à sa sortie , ce film est aujourd'hui complètement oublié et franchement méconnu. Pourtant , il présente une histoire peu banale, et une réalisation peut être vieillotte à notre époque mais qui dans l'absolu sied parfaitement au récit. Portier de nuit est une sorte de fourre tout , ou s'entremêle érotisme , drame , thriller , sans oublier une forte connotation historique . C'est peut être ce film qui a révèlé charlotte rampling , lui donnant l'image d'une femme mystérieuse , ambigüe, image qui jalonnera toute sa carrière. Voiçi un long métrage étonnant, et n'ayons pas peur des mots, unique en son genre. Une bonne raison de le découvrir , même si il ne s'adresse pas à tous les publics .
    poneyexpress10
    poneyexpress10

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    4,0
    Publiée le 25 novembre 2012
    C’est étrange de se poser la question de savoir face à un film si on est dans la fiction ou dans la réalité. Ici bien que l’histoire ne soit pas anecdotique, ou une reconstitution d’un fait, tout sonne vrai dans ce film. Dans les fictions quand les sentiments sonnent justes, on est dans la vérité humaine. Si Liliana Cavani avait opté pour une reconstitution historique, elle se serait fracassée sur le mur de la vérité historique. Je ne comprends pas même le mot « fantasmagorie » employée par les critiques. Reste la réputation sulfureuse, la relation qui naît dans les camps de concentration entre une petite fille juive et un soldat SS, et qui se poursuit lorsqu’ils se revoient 15 ans après. Plus fort et plus intéressant que « la liste de Schindler », « la vie est belle », parce que très intimiste, on plonge dans cette relation dominant/dominée qui est rendue avec beaucoup de subtilités, mais surtout une forme qui décrit l’intériorité des personnages : le travail intérieur est aussi celui des officiers nazis qui pratiquent une sorte de thérapie de groupe, pour ne plus « avoir honte ». Cela semble incroyable mais pourtant ça sonne vrai. Cette femme qui revoit son bourreau est l’épouse d’un chef d’orchestre, et la musique classique ne choque pas par rapport aux soldats nazis qui assistent en spectateur à la danse de l’un d’eux. Comme si la musique n’avait aucun pouvoir de dénonciation, que l’opéra et Mozart nous statufiait dans une piété muette, et ce chef d’orchestre si lisse, ne semble absolument pas rayonner d’un humanisme qui pourrait éveiller sa femme qui choisit une relation dans laquelle elle n’est plus qu’une bête avilie.
    Kill-Django
    Kill-Django

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    5,0
    Publiée le 28 mars 2013
    Film hors norme, "Portier de nuit" est un espèce de "Nazisploitation film" plus "doux". Cette histoire d'amour, aussi belle que malsaine entre un officier nazi et une prisonnière des camps fit scandale il y a trente ans et même aujourd'hui surprend toujours autant. Les acteurs sont fabuleux, la première heure est juste extraordinaire, et même avec une petite perte de rythme j'ai trouvé, la fin fait que ce film à scandale considéré comme culte est bien plus que ça, c'est un chef d'oeuvre, un chef d'oeuvre culte à voir pour tout fan de films d'exploitaitions. Un grande découverte qui me donne encore plus envie de voir les films du même genre.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 11 novembre 2012
    En mettant au jour des raisons d'ordre psychologique, psychanalytique, qui peuvent favoriser l'émergence de phénomènes comme les fascismes, Liliana ferme la porte au révisionnisme tout comme au négationnisme et impose le devoir de mémoire! On sort du film en se posant une question : où sont passés tous ces anciens nazis, collaborateurs et autres opportunistes mortuaires? Que sont ils devenus tous ces gens qui ont vécus et pris part à cette nuit horrible? Quelles ont été leurs rôles dans la société qui est la nôtre actuellement?
    RENGER
    RENGER

    Suivre son activité 352 abonnés Lire ses 5 435 critiques

    3,0
    Publiée le 26 septembre 2012
    Portier de nuit (1974) est un film qui fit (sans surprise) scandale lors de sa sortie dans les pays où il n’était pas censuré (comme en Italie) ou purement et simplement catalogué comme film pornographique (notamment aux Etats-Unis). Une réputation sulfureuse qui n’est bien évidemment pas surprenante lorsque l’on prend connaissance du film (une passion dévorante entre un ex-officier nazi et une ex-prisonnière des camps de concentration !). La réalisatrice italienne avait déchaînée les passions, en dehors de la France les catholiques étaient montés aux créneaux, les puritains en avaient fait de même, tous tentant en vain d’interdire au film de bénéficier d’une exploitation en salles, alors que dans l’hexagone, le film était sorti en salles sans le moindre souci. C’est ainsi que l’on découvre, trente ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, cette étonnante histoire, une relation sadomasochiste entre un ancien officier SS et sa victime (consentante). Une relation amoureuse contre nature, sous forme de syndrome de Stockholm, des plus… troublante, voir déstabilisante. Il en résulte au final une histoire d’amour à la fois scandaleuse, dévorante au combien palpitante, magnifiquement retranscrite par Liliana Cavani dans de magnifiques décors de Vienne (reconstitués à Cinecittà) et formidablement interprété par un très beau tandem formé par Charlotte Rampling (28ans lors du tournage) & Dirk Bogarde. ► http://qr.net/ivn ◄
    Mangeclous de Solal
    Mangeclous de Solal

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    1,5
    Publiée le 6 décembre 2013
    (sadomasochisme + érotisme) x Fiction ÷ Histoire = Nazisme ? Equation qui met en avant un sacré problème de représentation. Peut-on utiliser les symboles les plus forts comme prétexte/contexte narratif ? C'est la question que je me suis posé en voyant ce film. En lisant à droite et à gauche quelques articles sur cette réalisatrice que je ne connaissais pas avant de voir ce film, j'appris qu'elle s'inspira de témoignages d'ex-détenues de camps de concentrations durant la second guerre mondiale pour écrire son script. Il en est sorti donc une histoire sur un sujet tabou, peut-être l'un des plus tabou du XXe siècle: une histoire d'amour entre un ancien SS et une survivante d'un camp. Après avoir vu ce film, la question du camp justement et de sa représentation, m'a profondément énervé. J'y ai vu un bordel, non un espace d'épuration. J'y ai presque vu une sorte de gentille dépravation. Je ne dirai pas que la réalisatrice nie l'histoire des camps, mais je lui reproche le grotesque de ces scènes face à l'horreur de l'Histoire. Je lui reproche surtout le fait de se servir d'un contexte pour mieux exposer la relation sadomasochiste des deux personnages principaux. Assez en vogue dans les années 70, le nazisme, symbole de mort était devenu un symbole érotique voir porno chic. La scène façon cabaret où Charlotte Rampling pousse la chansonnette, affublée d'une casquette d'officier SS et seins nus, en est le parfait exemple. Voilà donc ce que sont les nazis dans cette imaginaire 70's, l'incarnation de la débauche sexuelle. Bien que l'idée de contamination semble être intéressante au point de toucher les victimes de ce "concentrationnisme", tout ça n'est que très superficiel malheureusement. Le cheminement vers ce syndrome de Stockholm n'est jamais montré, ou seulement esquissé par flashback où l'on voit des jeux pervers entre Max le SS et sa "little girl". Scènes à mon sens gratuites, sortant de nulles part ou plutôt de l'esprit dérangé de Max qui se rappelle au bon souvenir des camps. Une scène de sodomie entre deux hommes nus, donc sans rôle (s'agit-il de deux détenus, de deux officiers, d'un officier et d'un détenu?) plante le décors. Et pendant qu'on s'encule, d'autres crèvent, hors champs. A l'image de Charlotte Rampling en tenue d'officier, l'Histoire dans ce film est complètement travestie. Comme la langue de tous ces anciens SS qui parlent Anglais entre eux. Sur ce dernier point malheureusement, ce film n'est pas le seul à céder face à un impératif commercial, ce que je ne comprendrais jamais d'ailleurs. Ce qui revient à se demander, pourquoi prendre comme cadre le nazisme, si c'est pour le dépouiller de son essence et en faire une représentation irréelle? Ce cadre aurait très bien pu être abstrait, cette histoire d'amour n'en aurait pas souffert au contraire. Portier de Nuit, malgré tout, possède des qualités indéniables et se serait donc dommage de ne pas en parler. Il y a une ambiance, nocturne d'abord, puis sans temporalité vers le dernier tiers du film qui sombre dans la folie des protagonistes. Il y a deux acteurs, souvent géniaux, bien que risibles par moment notamment Bogarde qui pousse un peu trop le maniérisme de son personnage. Puis il y a ces réunions d'anciens nazi qui très hypocritement essayent de se déresponsabiliser et de retrouver une place dans la société en effaçant toute trace de leurs passés sans pour autant abjurer leur idéologie nazi. Ce point là est à mon avis un peu traité par dessus la jambe, mais a le mérite d'être énoncé, véritable fait de société dans l'Autriche en pleine dénazification . Portier de Nuit finalement trouve un peu sa justification dans cette phrase dite par Max. S'il a choisit de travailler de nuit c'est qu'il ne supporte pas la lumière du jour, par honte de ses actes. Malgré cette honte il répétera le même schéma, incarcérant de nouveau sa "little girl" jusqu'à s'enfermer à son tour. On pourra bien sûr contre-argumenter cette critique en disant que Max est un cas isolé et ne peut incarner à lui seul le nazisme, mais sans contre point, la "partie" devient le "tout".
    Plume231
    Plume231

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    3,0
    Publiée le 18 octobre 2011
    Film n'ayant aucunement manqué de faire un gros scandale à sa sortie, "Portier de nuit" est une oeuvre résolument ambigüe dont on retient pourtant plus aujourd'hui, malgré une vision plus fantasmée que réaliste des camps d'extermination, le côté histoire d'amour désespérée, malsaine et sadomasochiste. L'interprétation du couple Dirk Bogarde-Charlotte Rampling dans des rôles pas très fastoches est sublime et l'aspect fortement viscontien (on pense surtout aux "Damnés" !!!) de la mise en scène de Liliana Cavani fascine. C'est un peu dommage tout de même que le dernier tiers traîne fortement en longueur car l'ensemble est loin de manquer de séquences puissantes.
    Julien D
    Julien D

    Suivre son activité 362 abonnés Lire ses 3 097 critiques

    3,0
    Publiée le 15 janvier 2015
    En tant qu’insoluble source de controverse morale, le film de Liliana Cavani est resté un de ces rares moments de cinéma qui traverse les générations avec le même impact. Avec sa mise en scène très lumineuse et esthétisante, empruntant autant à des grands cinéastes, comme Visconti à qui il est souvent assimilé, qu’au cinéma érotique, le traitement de cette débauche passionnelle entre un ancien officier nazi et la survivante d’un camp de concentration met davantage l’accent sur l’aspect sexuel de cette relation morbide et fétichiste, déviant rapidement vers le sadomasochisme, que sur une interrogation psychanalytique d’un drame historique qui, telle la domination bestiale entre les deux héros, semblerait condamner à se répéter. L’iconisation sensuelle de l’imagerie nazie a bien évidemment dû en gêner certains mais elle réussit à appuyer à quel point les scènes de sexe sont terriblement malsaines, malgré le charme magnétique de Dirk Bogarde et Charlotte Rampling. Assez lent et accompagné d’une intrigue mal écrite, ce film polémique, de par ses intentions venimeuses qu’il atteint allégrement, reste un objet auquel, qu’on y adhère ou non, ne peut pas laisser insensible.
    Backpacker
    Backpacker

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 638 critiques

    4,0
    Publiée le 22 juin 2007
    Le syndrome de Stockholm poussé à l'extrême au travers de scènes sado-masochistes... Une histoire d'amour déconcertante mais passionnante, sublimée par le talent de Charlotte Rampling... Une magnifique oeuvre qui ne laisse guère indifférent...
    JoeyTai
    JoeyTai

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    4,0
    Publiée le 10 juin 2009
    Une histoire volontairement très forte, dérangeante, malsaine, et très captivante. La réalisatrice est allée au bout de sa démarche : ausculter la perversité et l'ambiguïté humaines, décuplées ici par les circonstances tragiques de la guerre. Tout y passe : sadisme puis fascination et amour du tortionnaire, soumission de la victime qui tire du plaisir de sa situation et aime son bourreau... Ces deux personnages complètement largués n'ont rien appris et répètent leur danse macabre plus de dix ans après. Ce qui est frappant, c'est qu'ils ne semblent vivre pleinement qu'entourés et guettés par la mort : menace des nazis pendant la guerre, puis choix délibéré de mourir d'inanition dans le second cas. Ces deux êtres semblent ne pas pouvoir s'affranchir de leurs fantasmes qu'ils poussent au-delà de toute limite, jusqu'au bout. Les interprétations sont magistrales, que ce soit Dirk Bogarde ou surtout Charlotte Rampling. Quant à la mise en scène, elle est très fine, très soignée, et mêle adroitement flash-backs et retours au présent. Un film sombre, dur, mais passionnant.
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