1027 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
152 critiques spectateurs
5
37 critiques
4
37 critiques
3
21 critiques
2
28 critiques
1
21 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
DimDim72
9 abonnés
274 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 3 janvier 2010
J'avais entendu beaucoup de bien à propos de ce film et ce fut, finalement, une très grande déception : je l'ai trouvé inintéressant et très ennuyeux.
Il n'y a aucune révélation ou nouveauté ; c'est du largement connu pour qui s'est un peu intéressé à l'Italie de la période 1965 - 1995. En outre, la réalisation est confuse et le sujet n'est ni expliqué, ni approfondi. De ce fait, le film paraît désordonné, superficiel et peu compréhensible. Je n'ai toujours pas compris la plus-value de ce film.
Si le sujet vous intéresse, il y a des films très nettement plus intéressants sur les évènements en Italie dans les années 70 et 80. Je vous conseille, entre autres : Buongiorno, notte (2003) ; Romanzo criminale (2005) ; Arrivederci amore, ciao (2006).
Un film plutôt difficile d’accès à priori pour le public français car évoquant la politique italienne qui a peu d’échos dans notre pays. Heureusement, Sorrentino fait un bel effort didactique en début de métrage. Giulio Andreotti est le superman de la politique italienne dans une démocratie réputée pour sa duplicité et son instabilité gouvernementale. 21 fois ministre et 7 fois président du conseil de 1954 à 1992 il aura su passer à travers toutes les crises jusqu’à ce que ses liens soupçonnés avec la mafia le contraignent à se retirer. Depuis, toujours vivant il a été blanchi. Sur la culpabilité d’Andreotti, Sorrentino laisse planer le mystère quant à son opinion. Ce qui l’intéresse c’est la personnalité de cet homme de petite taille quasiment bossu, tantôt mister Magoo déambulant dans les palais de la république de son pas tressautant, tantôt Nosferatu ourdissant dans l’ombre tamisée de son bureau avec ses ministres. Quelle est la clef de sa longévité ? Telle est la question qui taraude le metteur en scène. Sans doute jugé peu dangereux de par son apparence, Andreotti a su accumuler avec les années une mine de renseignement qui en a fait une véritable bombe ambulante pour toute sa confrérie, amie ou ennemie. Pourquoi n’a t’il pas été éliminé comme le juge Falcone ou Aldo Moro ? Sans doute parce que l’on savait qu’il ne parlerait pas. A travers ce personnage jamais vraiment dévoilé, Sorrentino s’amuse à brosser un portrait au vitriol de la classe politique de son pays dont on finit par se demander si au fond ce n’était pas Andreotti lui-même le moins corrompu de ses membres. La musique toujours en décalage avec le sujet traité participe à rendre attrayant un sujet austère.
Une intrigue très complexe, il faut connaître l'histoire italienne pour pouvoir suivre un petit peu. Mais une réalisation efficace, très étrange pour un "biopic" comme celui ci.
Quel film étrange! Le film est difficile à comprendre, car on ne connait ni le cadre politique italien ni les nombreuses personnalités. Du coup j'étais parfois un peu perdu. Mais vous êtes vous dejà retrouvé devant un tableau moderne, incompréhensible et sans savoir pourquoi vous ne pouvez pas le quitter des yeux. Un film lyrique, austère mais aussi cynique et un peu ridicule, volontairement. Quel film étrange.
C'est la fin d'un long règne: Comme le Guépard, Andreotti vit ses derniers instants au pouvoir. L'illustre politicien italien, celui qu'on surnommé avec ironie "l'Inoxydable", avait suscité bon nombre d'interrogations. Sorrentino relève alors le défi d'en apporter des réponses, en vain. Ultra moderne et stylisée comme à son habitude, la mise en scène du cinéaste ne parvient pas à renouer avec la farce politique du cinéma italien d'antan: A l'instar de Bronson de Nicolas Winding Refn, Il divo s'apparente d'avantages à un exercice de style plutôt qu'à un pamphlet politique. Promesses donc non tenue: les soi-disantes réponses suggérées par le réalisateur n'offrent qu' une oeuvre difforme et incomplète.
Film très très fouilli et difficile à comprendre pour une personne qui n'a pas de connaissance développée de la politique italienne. Ceci dit, la réalisation est intéressante, même si c'est souvent lent et insaisissable.
Film difficilement compréhensible pour un non italien. Malgré le talent du réalisateur on s'ennuie ferme à la fin car la répétition des scandales et des procès vécu par le personnage principal finit par lasser. Le film n'en est pas moins instructif et l'acteur principal vraiment très bon. A voir pour ceux qui connaissent bien la politique italienne.
Un film majeur, avec le sénateur joué à la perfection par Tony Servillo, tel hanté, tel mangé par son personnage, nous plonge au coeur de son monde sans jamais y accéder vraiment. Le réalisateur joue à fond sur les ralentis et effets de style, pour notre plus grand bonheur, le tout bercé par une B.O très eclectique. J'aime pas la politique mais de ce point de vue là, j'adore car on touche ici à une des affaires les plus médiatisées du XXè siècle en Italie et dans le monde ; un biopic n'évite jamais les tirades politiques et les réunions secrètes entre "gens de mauvaise compagnie!" mais dans ce film là, c'est très loin d'etre pompeux. Chapeau bas paolo, belle maitrise du sujet, j'appladis à quatre mains.....
Excellent film à la réalisation impeccable. L'acteur principal est fascinant qui déambule dans une ambiance de sombres couloirs et combines en tout genre. Ca fait plaisir de voir metteur en scène aussi créatif et capable de donner autant d'épaisseur à son film. Pour ne rien gâcher la BO est parfaite et contribue à nous embarquer dans l'histoire sans qu'il soit possible d'en réchapper. Du grand Art.
Difficile à décrire mais indéniablement un sentiment de respect devant ce film. L'approche du monde politique italien, que je ne connais pas, me rappelle, mutadis mutandi, le monde politique français, que j'ai bien connu pour l'avoir fréquenté pendant plus de vingt ans. Un vrai talent de réalisation, par ailleurs. Et un scénario fort bien écrit.