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Requiemovies
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4,0
Publiée le 7 janvier 2009
Sublime cirque politco comique. Sorrentino réussit par une réalisation fluide et moderne de donner à son film un aura spécial qui en fait un petit Ovni une fois fois le fond (la trame) et la forme (réalisation presque "pubesque"/moderne) conjuguées. Tout est défini comme une sorte de pièce de boulevard où les principaux protagonistes sont tous décalés (cf. leur surnom). On ne comprend peut-être pas tout (trop de noms et de références sur 20 ans de politique italienne) mais le charme opère et on se laisse absorber par cette multitude d'idées à la seconde (narratives et visuelles prenants un relais 2 à 2). Il reste au sommet de la pyramide Toni Servillo, magistrale écho, véritable représentant sur pellicule de la vermine marmotte ayant sévit des années en Italie. On en ressort la tête plein de questions, rictus aux lèvres et ne revenant pas que tout ça était vrai. La faute à cette association, réalisation superbement moderne et fond politique (difficile) à expliquer. Bravo mais on sent tout de même une pointe de nombrilisme dans l'excès de cette profusion visuelle. To be continued...
Un portrait politique de haute volée bénéficiant d'une brillante mise en scène, d'une interprétation excellente de Toni Servillo et de dialogues percutants. Il n'est pas facile à aborder et ne résout pas totalement l'énigme du personnage mais il rend parfaitement compte de sa complexité et on peut avoir du mal à voir que le film qui est à charge ne va pas dans le bon sens.
Ne regardez que les images et vous decouvrirez un homme empreint de gravité et du sens des responsabilité. N'écoutez que les dialogues et vous aurez un portrait accusatoire. C'est ce contraste qui rend le film cohérent et non manichéen. Au dela du portrait d'un homme, ce film interroge sur les hommes politiques en général, le point culminant étant le procès mettant sur la balance les accusations contre un homme et l'image de la nation. Sur la forme, une bande son impécable et une réalisation à la hauteur rendent ce film accessible pour ceux ne connaissant ni le personnage ni la politique italienne.
Aucun intérêt pour les spectateurs français (a moins d être intéressé par la politique italienne des années 80). On pourra noter la bonne prestation de l'acteur principal. le récit manque de fluidité et l'on a beaucoup de mal à rester accroché au film.
Voici un très grand cru de Sorrentino : l'image est bien sûr sublime (elle frôle la maniaquerie et pourtant elle est toujours juste), le parti pris de réalisation est osé et l'ensemble dégage une puissance qu'on ne voit plus très souvent dans le cinéma italien... Toni Servillo livre une grande performance d'acteur même si la caricature est parfois poussée légèrement trop loin. Les plans serrés, hyper travaillés, mettent en lumière tout le talent de la troupe au service d'un film superbe.
So what ? Quand on s'intéresse un tant soit peu à la politique on sait qu'aucun haut dirigeant n'a les mains propres. Quand on s'intéresse à l'histoire italienne -même de loin- on sait que la Mafia et le Vatican y tirent à peu près toutes les ficelles. La seule chose qui m'ait paru intéressante dans ce film c'est le bonhomme Andreotti lui-même, cette espèce de gnome impassible qui s'en sort toujours. Le fait qu'on puisse faire un tel film en Italie mérite aussi d'être salué. En France ce serait moins sûr. La mise en scène esthétisante n'apporte pour moi rien à un film qui se veut politique et se révèle même agaçante. En résumé : revoir le Parrain III est bien plus intéressant et passionnant.
Voilà un film historico-politique terriblement noir, cynique et pessimiste. D'après un personnage parmi les plus influents et puissants de l'Italie d'après-guerre Paolo Sorrentino décrit en fait les difficultés d'être au pouvoir. Le scénario est riche et particulièrement intelligent en évitant les écueils du genre (rester neutre, objectivité, suppositions). La mise en scène est particulièrement inspirée avec des plans inventifs hors de tout académisme. Toni Servillo qui, malgré un une concentration extrème et un vrai travail de fond, ne peut empêcher de pousser la performance jusqu'à une caricature sans doute too much. En évitant d'être trop explicatif et de donner trop de précisions le cinéaste pause un autre problème celui ne rendre certains propos confus notamment la partie juste avant le procès. Les points faibles sont peu nombreux et en fin de compte sans gravité. Ce film est une vraie surprise et une vraie réussite. Paolo Sorrentino est à surveiller, sa mise en scène créative promet.
Sous réserve d'en connaitre un peu plus sur l'historique du film, la réalisation est grandiose, plusieurs scènes sont d'une intensité parfaite, je pense notamment au monologue sur le bien et le mal d'Andreotti. Les personnages sont de même très bon, et, aussi étrange que cela puisse paraître, l'atmosphère mélange le classique d'un film de mafia mais aussi un aspect un peu déjanté qui transporte le spectateur au dela de la simple transcription de la vie d'un grand politicien italien.
Bon film, mise en scène stylisée, temporalité non respectée, des acteurs au top. Une mise en abime dans les sphères politiques italiennes et tous se qui tourne autour (religion, mafia etc)au travers de l'un des hommes politiques italien le plus important des 50 dernières années "Giulio Andreotti". Un portrait au vitriol d'un homme inexpressif qui nous apparait comme intouchable. Cela nous mène à une réflexion interessante sur les tenants et aboutissants de notre société et comment elle est dirigée. du moins la société italienne. Ce film abordable de tous (faut avoir la mémoire des noms quand même) est une leçon de cinéma, un peu bavard sur le dernier tiers, pouvant paraitre prétentieux mais le tout reste cohérant et la fin est des plus éloquante.
Ce film sorti le dernier jour de l'année restera donc pour moi le dernier coup de cœur cinéma de 2008. Ayant été un peu échaudé par le cinéma italien cette année (Gomorra pas aimé du tout, Caos calmo moyen, seul Ciao Stefano m'a plu), j'hésitais donc mais conseillé par plusieurs personnes j'y suis finalement allé (faute de mieux aussi en ce moment). La surprise fut donc totale. La réussite est parfaite tant sur la forme que sur le fond. Couronné du prix du jury à Cannes en mai dernier, il aurait pu aussi bien repartir avec le prix du scénario, de la mise en scène ou la palme d'or. D'entrée la mise en scène surprend par son originalité et innovation. De haute volée et faisant preuve d'une grande maestria, elle nous propose le portrait au vitriol d'un homme d'état présenté comme un grand opéra tragique... Le scénario est en béton et comme tous les films récents traitant de faits réels, le nom des personnages résonnent familiers à nos oreilles. C'est plein d'humour, fin, intelligent, intéressant jusqu'à en être passionnant. Il va s'en dire que l'interprétation contribue aussi beaucoup : Toni Servillo est absolument époustouflant dans le rôle de Giulio Andreotti. On y croit à fond, il est totalement convaincant, totalement habité. A la fois effrayant, touchant et pathétique, un très très grand numéro d'acteur.. Il divo plus que d'être le dernier coup de cœur de 2008 en est aussi le dernier chef d'œuvre. Un film grandiose qui vous scotche au siège. Portrait magnifique d'un homme ambigu. Un vrai plaisir non issimulé pour un film, une fois n'est pas coutume, qui nous présente une vraie joie cinématographique : de la nouveauté. Fort, puissant, magnifique, passionnant : jubilatoire !
Déçu. Vu le sujet, je m'attendais plus à la commedia dell'arte qu'à l'autospie froide et austère de Droopy. Film édifiant, mais passablement ennuyeux et ardu, en raison d'un montage inutilement tarabiscoté.
Un film qui correspond aux attentes après lecture des critiques. Il faut savoir être attentif aux détails dès le début, et un brin de culture sur la politique italienne aide sans doute à apprécier le film... Les gros plus: une bande son irréprochable, et la très bonne réalisation. Un regard très cynique sur quelques personnalités de la politique transalpine. Le regard proposé manque d'ailleurs peut-être de neutralité.v
n'étant pas de cette génération, j'étais intéressée d'apprendre quelque chose. Las, larguée dès le prologue qui défile à trop vive allure, je n'ai rien compris (ou presque)au film, jusqu'à l'épilogue également au défilé trop rapide. Conclusion, si vous avez besoin de faire la sieste au chaud, profitez-en. Mes deux voisins ont dormi et j'ai résisté à ne pas sortir comme tant d'autres, pour ne pas les réveiller.. Je n'ai tiré de ce film qu'ennui et assurance qu'Andréotti était un beau "salop" ayant échappé à toute condamnation et toujours vivant au soleil ! mais ça je l'ai appris en me renseignant après le film. C'est quand même un peu réducteur.
Il faut sans doute connaitre parfaitement la politique interne en Italie pour apprécier pleinement Il Divo.En effet on est souvent perdu dans les rouages très complexes de ce biopic.Par contre il reste le talent d'un réalisateur qui ose tout(même au niveau de la bande originale) dans ce film irrévérencieux au possible sur les politiques italiens.Un film étrange qui intrigue, amuse mais peut ennuyer assez souvent.