Avec une Palme d’Or remportée lors du 19ème Festival de Cannes, deux Oscars (du Meilleur Film Etranger et du Meilleur Scénario), ainsi qu’une quarantaine de récompenses dans le monde, on reste dubitatif et pantois, ne sachant pas quoi penser, surtout si on n’a pas adhéré une seule fois au film. Un Homme et une femme (1966) suit les errances de deux individus, d’un côté un coureur automobile et d’un autre une script-girl, tous deux veufs (la femme du premier s’est suicidée et le mari du second, qui est cascadeur au cinéma, s’est tué lors d’un accident). Ils s’aiment mais se repoussent constamment, c’est ainsi que l’on va suivrent leurs ballade amoureuse durant plus de 100 minutes, à la fois interminable et lassante. La mise en scène est mollassonne et les dialogues se font rares, faute de moyen le film alterne entre les prises de vues en noir & blanc et certaines en couleurs (entre le jaune fade et le bleu "nuit américaine"), comment parvenir à y trouver un semblant d’intérêt ? Pour la petite anecdote, Claude Lelouch à convié les deux principaux acteurs dans une suite intitulée Un Homme et une femme : vingt ans déjà (1986).
Un magnifique poème cinématographique de Claude Lelouch, un des plus beaux films de la nouvelle vague... "Un homme Et Une Femme" est un fresque romantique d'une émouvante légèreté et d'une beauté naturelle absolument éblouissante. Une histoire simple et vraie, pleine de vie et d'amour qui se ballade sur la pellicule avec une légèreté presque innocente. Un très beau film.
Trintignant impeccable, bande-son intemporelle. Pour le reste, une jolie histoire d'amour, de la pluie et beaucoup de bavardages. Certains dialogues et monologues sont savoureux, d'autres parfaitement inutiles et rédhibitoires. Idem pour la réalisation, de somptueux portaits mais un certain nombre de scènes qui "meublent pour meubler", je pense aux trop longues scènes de rallye, par exemple. Beau et relativement ennuyeux.
16 171 abonnés
13 132 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 25 janvier 2023
Palme d'or à Cannes, Oscars à Hollywood, et un air de « chabadabada » pour l'èternitè. "Un homme et une femme" (1966) est l'oeuvre la plus cèlèbre de Claude Lelouch! Mais si vous savez...le coureur automobile qui roule en Ford Mustang, la sèduisante scripte de cinèma, les week-ends d'autoroute, la plage de Deauville...Lelouch l'instinctif filme avec une libertè et une virtuositè technique une histoire d'amour simple et belle comme la vie! Un homme (Jean-Louis Trintignant), une femme (Anouk Aimèe), une passion pour ces deux êtres inconsolables hantès par la mort de leur conjoint! Ça donne à l'arrivèe un duo inoubliable de cinèma, irradiant de dèlicatesse et de sèduction! C'est à la fois beau, èmouvant, toujours filmè avec tendresse par un cinèaste au sommet de son art! Classique intemporel du cinèma français, "Un homme et une femme" connaîtra d'ailleurs deux suites en 1986 et 2019! Mais jamais aussi emblèmatique que l'original...
Des rares Lelouche que j'ai vus, celui-ci est le moins pénible, malgré un scénario tartignolle, une bande-son qui m'excite autant que Margaret Thatcher en bikini et une mise en scène lelouchienne, c'est-a-dire lassante de maniérisme exacerbé. Seuls la photo et les acteurs sauvent ici ce qui peut l'être. Lelouche est un artiste, sa démarche est sincère et son cinéma peu conventionnel dans sa forme, mais c'est un mauvais artiste. Il devrait méditer la leçon de Woody Allen dans coup de feu sur Broadway: tout le monde ne peut pas être artiste et ce n'est pas si grave. Remarquez, nous autres glandus d'allociné, on est encore pire que des cinéastes ratés, on est des critiques de cinémas ratés, ce qui doit représenter le degré zéro de l'évolution humaine.
Habituellement, le cinéma de Claude Lelouch m'emmerde profondément et quand j'ai lu une interview où il se mettait dans le même panier que Guitry, Audiard et Kubrick une envie irrépressible de ricaner m'était venue. Mais je fais une très grande exception pour "Un Homme et une Femme". C'est peut-être les "ba da ba da da da da da da" du thème musical, ou le talent de Jean-Louis Trintignant, ou la beauté, la douceur et l'élégance d'Anouk Aimée, ou la belle photo (surtout quand elle est en couleurs!), ou la mise en scène énergique ou tout simplement l'histoire, ou incontestablement tout cela ensemble qui en font un film bourré de charme. C'est sûrement mon côté romantique mais j'ai beaucoup aimé ce film.
Un petit chef d'oeuvre. Une autre façon de faire du cinéma révolutionnaire pour l'époque. Une musique écrite par Francis Lai qui sert de squelette au film. Le charme d'Anouk Aimée
On devrait tous aimer Un homme et une femme à cause de sa musique lancinante et de ses amours heureuses. Pourtant, je bloque sur quelque chose et ne peux pas me dire que le film est grand, à défaut d'être bon. C'est en lisant une critique d'un internaute que j'ai sursauté en disant : « mais oui, c'est ça ». En effet, le film enchaîne les longueurs et semble meubler des temps morts. L'ensemble est certes joli mais quand on creuse un peu, les différents effets de style apparaissent plus comme des contraintes du scénario et des moyens financiers (les couleurs notamment) que comme une véritable réflexion cinématographique. En dépit de ces bémols, Un homme et une femme conserve un charme fou et donne juste envie de partir les week-end pluvieux déambuler sur les planches de Deauville.
Un homme et une femme est l'histoire simple et pure d'une rencontre entre deux êtres ayant chacun perdu leur amour passés. Dialogues savoureux, acteurs d'un naturel déroutant, mise en scène ingénieuse font partie des marques de fabrique d'un Claude Lelouch alors inconnu, qui connaîtra la renommée grâce à ce film. Les musiques peuvent cependant être agaçantes, notamment sur la fin et le choix du noir et blanc (qui aurait pu signifier quelque chose), n'est en fait du qu'à un faible budget. Une oeuvre intéressante.
Outre son célèbre thème musical, "Une homme et une femme" demeure une très belle histoire d'amour. Un peu difficile à appréhender au début, la faute à quelques longueurs, le film se laisse ensuite découvrir avec émerveillement. Lelouch filme langoureusement le magnifique et charismatique couple Jean-Louis Trintignant / Anouk Aimée, avec beaucoup de maîtrise et d'inventivité dans sa mise en scène. Un classique.