Je m’aperçois que, depuis 2003, j’ai vu tous les films du réalisateur Philippe Le Guay sortis au Cinéma. J’ai globalement beaucoup aimé ses films (« Le Cout de la vie » (2003), « Du jour au lendemain » (2006) et maintenant « Les Femmes du 6ème étage » (2011)) à l’exception d’ « Alceste à Bicyclette » (2013) qui m’avait déçu. Il doit donc avoir une recette pour faire de bons films. En tout cas, une histoire originale et bien bâtie et une interprétation à l’unisson sont deux des éléments importants de ses films et donc de celui-ci. Luchini est parfait, les actrices espagnoles sont parfaites dont la troublante Natalia Verbeke, seule Sandrine Kiberlain semble sous-exploitée. Quant à l’histoire, qu’il semblait facile quand on était bourgeois en 1960 de faire le bonheur autour de soi ! Une belle fable sociale qui offre à ses personnages certains dialogues inoubliables.
Fable gentillette sur la recherche du bonheur, qui n'est pas une question d'argent mais d'état d'esprit, mâtinée d'une satire sociale sur deux mondes séparés par un plafond, d'un côté les ouvrières vivant dans la misère et travaillant dur, mais sachant profiter de peu, de l'autre une haute bourgeoisie que Philippe Le Guay nous dépeint superficielle, repliée sur elle-même, routinière et terne, le tout dans le Paris des années 1960. Le scénario réussit à nous faire passer un agréable moment par sa simplicité touchante et une émotion simple que parviennent à nous faire ressentir les protagonistes, Fabrice Luchini, Sandrine Kiberlain et Natalia Verbeke. A noter des thèmes sous-jacents comme le déracinement des expatriés. les liens affectifs entre patrons et employées de maison, ainsi que la grande précarité de ces dernières.
Les femmes du 6e étage est un film à taille humaine, un drame social touchant emmené avec panache par un Fabrice Luchini survolté, en tandem avec l'atypique et non moins talentueuse Sandrine Kiberlain. Philippe Le Guay établit ici une critique aiguisée de la société des années 60, touchant en premier lieu la haute bourgeoisie affairiste, coincée entre des idéaux de générosité, d'ouverture et un quotidien bloqué dans l'entre-soi. Lutte des classes et histoire d'amour se mélangent avec beaucoup de tendresse, de finesse, dans une intrigue très agréable et drôle, mise en scène avec soin et précision.
Film, pour ne pas dire téléfilm, paresseux et longuet, qui enfile les clichés comme des perles! Des longueurs et des bons sentiments mais guère de réflexion. Scénario indigent et mise en scène au rabais! Si seulement Lucchini et Kiberlain étonnaient par leur jeu... Mais non! Lucchini fait du Lucchini et Kiberlain du Kiberlain, soit le strict minimum. Comment justifier un tel engouement public et critique pour une oeuvre aussi décevante? Le mauvais goût!
un bon petit film français, fabrice luchini comme d'hab entouré de femmes, comprends toujours pas, il a rien pour lui à part une certaine sensibilité. Une comédie légère avec de la morale sur les à priori et la lutte des classes. Un film sans grande prétentions. Une bonne surprise de voir Sandrine Bonnaire même si cantonnée à un second rôle, ici de bourgeoise un peu coincée.
Excellent film, surtout pour qui a vécu à cette époque, dans ce quartier, dans ce milieu, et, qui plus est dans le monde financier ! Au-delà de ces considérations personnelles, je comprends que le film puisse ne pas plaire, comme paraissant trop artificiel. Or il n’en est rien. Ph. Le Guay n’a sans doute pas voulu raconter une histoire vécue, mais chacun des personnages est parfaitement vraisemblable ; j’en ai connus aux travers plus outrés. La moindre vraisemblance du héros, joué par Fabrice Luchini, justifie le film en donnant un juste relief à cette admirable description d’une société feutrée et esclave des conventions sociales.
Ce film me donne l'impression de regarder une pièce de théâtre. Le jeu des acteurs est très caricatural et pas très naturel mais le sujet du film est quand même sympathique.
Nous sommes dans les années 60. Jean-Louis Joubert est un bon bourgeois coincé dans son milieu austère. Sa femme engage une nouvelle bonne, Maria, d'origine d’Espagne. Grace à elle, il va découvrir les femmes habitant le 6eme étage et redécouvrir les plaisirs simples de la vie... et aussi connaitre un peu plus cette Maria. Ce film est un bonheur à voir. Je m’étonne pas qu'il soit un succès surprise de 2011 tant c'est une bonne comédie sociale à l'humour bien joué tout comme ses acteurs. La palme revient à Fabrice Luchini, notre héros de l'histoire, qui va habiter à son tour à l'étage des espagnoles suite à un problème de couple. Mais c'est aussi une comédie au ton doux-amer : c'est les conditions d'immigrés qui sont mis à jour, ces femmes qui ont du tout quitter pour vivre peu, avec la bonne humeur certes, mais un peu méprisées par leur employeurs. Elles ont toutes des histoires, j'en garde pour mémoire spoiler: le moment quand l'une des femmes, Carmen, révèle que ses parents sont morts dans la guerre d'Espagne et que leurs corps ont été traîné au sol par les franquistes... ce petit moment est dur et poignant ! . Alors oui, il y a de bons sentiments. Mais c'est le genre de film qui vous redonne gout à la vie.
Cette agréable comédie, très bien servie par Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain dresse un portait en finesse, même si parfois stéréotypé, de la bourgeoisie parisienne du début des années 60 et des bonnes immigrées arrivant d'Espagne, souvent mal logées, mais pleines d'énergie, de solidarité et d'humour. Une histoire d'amour improbable naît entre une jeune bonne et le "Monsieur" qui l'emploie. Celui-ci finit par s'extraire d'un milieu qui l'étiole pour "monter" vers ces femmes simples qui finissent par l'adopter. L'happy end est un peu convenue et le film aurait pu s'arrêter quand la bonne-amante part récupérer son fils. Mais qu'est ce que les 3 acteurs principaux sont bons dans ce film !! et la musique aussi !
Une comédie sympathique et sans prétention. L'action se déroule presque essentiellement dans un immeuble bourgeois des années 60 (sauf le dernier quart d'heure du film) et confronte deux univers opposés : celui de riches propriétaires parisiens joué par Luchini et Kiberlain et celui des femmes de ménages espagnoles vivant au 6ème étage dans des conditions précaires. Par contre j'ai plutôt le sentiment de voir un téléfilm sympa que j'aurais vite oublié par la suite surement du à un certain manque d'humour et au peu d'intérêt que représente ce film au final. Reste de bonne interprétation des femmes espagnoles et de Fabrice Luchini.
Une belle surprise. Une histoire sympathique et touchante qui trouve résonance, à travers la situation des années 60, de la situation actuelle. Immigration, mépris, clichés, les opprimés d'hier ne sont pas les opprimés d'aujourd'hui, mais les similitudes font ressortir au final le rideau fermé qui occulte les yeux de chacun sur les autres. Le début du film parait balourd et un peu cliché justement, mais faire ressortir ces aspérités permet de faire ressentir le gap franchi par les personnages vis à vis des autres sur la fin. Luchini n'en fait pas trop, ce qui est à souligner connaissant le personnage. La mise en scène reste classique, ce qui est dommage car l'évolution de la situation des personnages aurait pu se retranscrire dans la réalisation. Les dialogues font mouches mais n'ont pas d'inventivité folle. C'est un beau film, mais auquel il manque un brin de folie ou d'inventivité. On reste en terrain connu, bien fait, mais sans grandes surprises.
un exelent film francais qui melange humour subtile et emotion. des decors parfait ont surement permi aux acteurs de nous delivrer un prestation parfaite. malgres une fin previsible ce film est pour moi legerement superieur a Bienvenue chez les chti
Quelle était belle la France d'avant,celle des gens simples à la vie dure et au travail harassant. Des gens que des journées de 15h n’empêchaient pas d’être heureux,ni les chambres de 5m²,ni les toilettes bouchées depuis des mois,ni les bains à l'eau froide dans les bassines,ni le manque de chauffage,rien non rien n'arrivait à attaquer cette bonne humeur collective. Toutes ces petites conditions de vie n’empêchait pas ces immigrantes espagnoles de faire la fête chaque nuits pour retrouver leurs postes le lendemain matin frais,dispo et sourire aux lèvres. Ces femmes étaient tellement bien à leur postes de boniches exploitées qu'elles trinqueraient volontiers avec leurs patrons. Les femmes du 6e étage est un téléfilm esthétiquement hideux au discours d'une affligeante niaiserie. Vivement le retour de la bonne époque des pensionnats,et celle des punitions agenouillé sur des réglés ,ha que c'était bien la France d'avant. En regardant ce film j'ai pensé à la chanson de Vincent Delerm sépia,dieu sait pourquoi.