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Le Transporteur III
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Le Transporteur III" et de son tournage !

Les gaffes et faux raccords du "Transporteur 3"

Faux Raccord N°112 - "Opération Michels" avec les Expendables

 

Episode 3

Le Transporteur III marque la troisième aventure du désormais célèbre Frank Martin alias Jason Statham, après Le Transporteur (2002) et Le Transporteur II (2005). "La maturité de ce troisième épisode vient de la réelle mise en danger de Frank", explique le réalisateur Olivier Megaton. "Pour la première fois de sa carrière, il se retrouve confronté à un adversaire redoutable, qui met la barre très haut. Pour la première fois également, il tombe amoureux, et il accepte du coup de se laisser mettre en danger. Tant qu'il n'avait pas d'attaches, Frank se limitait à une mécanique froide. Amoureux, il est beaucoup plus faible, il accepte de s'attendrir, et surtout, il se refuse à laisser Valentina sur le bord de la route pour sauver sa peau. Ce nouvel enjeu apporte une dimension supplémentaire au personnage, et avec ces rapports de force triangulaire, on se retrouve vraiment dans les codes d'un grand film d'action".

Nouveau réalisateur

Co-réalisateur du Transporteur et du Transporteur II, le Français Louis Leterrier, occupé par le tournage de L'Incroyable Hulk, laisse ici sa place à un autre Frenchie, Olivier Megaton. Co-réalisteur des deux premiers opus, le bondissant Corey Yuen occupe le poste de chorégraphe des combats sur ce Transporteur III.

Retour au cinéma

Bien qu'il ne soit jamais éloigné des plateaux (il a signé de nombreux clips, pubs, documentaires et courts métrages ainsi que les scènes d'action de Hitman sous la bannière EuropaCorp), Olivier Megaton dirige à nouveau un long métrage, six ans après La Sirène rouge. Egalement à son actif : Exit en 2000. Ce troisième Transporteur est donc son... troisième long métrage.

La saga vue par Olivier Mégaton

"Pour moi, la série se situe entre James Bond et Die Hard, même si sa structure narrative penche plus franchement du côté de la série de John McTiernan : on a affaire à un héros sympathique, naviguant entre humour et sérieux, qui se retrouve régulièrement plongé dans des situations qui le poussent à l'extrême. (...) Le premier opus portait l'héritage de la fin des années 90, avec un héros qui se devait d'être marrant, de balancer beaucoup de vannes. Dans le 2, on se rapprochait d'un scénario à la Man on Fire de Tony Scott, avec des enjeux dramatiques plus forts. Dans le 3, on retrouve vraiment une pure logique à la Die Hard, puisque le héros devient lui-même otage de l'histoire : pour la première fois, il est mis en danger. On peut parler de maturité du personnage -on découvre, ô surprise, que Frank est capable de tomber amoureux- mais aussi dans le traitement du personnage du méchant, qui a pris une dimension incroyable avec Robert Knepper". L'ombre de John McClane plane d'ailleurs de plus en plus nettement sur Jason Statham selon lui : "Selon moi, il est en train de devenir le nouveau Bruce Willis, il a le même charisme. Il a la chance de ne pas avoir besoin de parler : son regard suffit à communiquer les émotions qu'il doit faire passer".

Génétiquement avancée

Signe annonciateur de son recrutement sur Le Transporteur III ? Olivier Megaton réalisait en 2007 le court métrage publicitaire Génétiquement avancée vantant les mérites de l'Audi R8 (le véhicule-fétiche du transporteur Frank Martin dans la saga est une Audi A8).

Signé Besson

Produit sous la bannière EuropaCorp, Le Transporteur III est écrit par Luc Besson et Robert Mark Kamen. Un tandem déjà à l'oeuvre sur Le Cinquième élément (1997), Le Baiser mortel du dragon (2001), Bandidas (2006), Taken (2008) et les trois volets du Transporteur.

Robert Knepper, méchant de service

A l'affiche de Hitman en 2007, Robert Knepper retrouve ici Luc Besson, l'équipe EuropaCorp... et Olivier Megaton, réalisateur des scènes d'action du film de Xavier Gens. Dans Le Transporteur III, il prête ses traits à l'inquiétant Johnson, agent gouvernemental aux méthodes expéditives. "Ce qu'il y a de bluffant avec Robert Knepper, c'est qu'il a, outre un charisme évident, une extrême précision dans la façon de parler, de bouger. Quand on a la chance de travailler avec un acteur de sa trempe, chaque détail est exploité : il a intégré un maximum de tics pour son personnage, jusqu'à en faire ce type d'une dangerosité extrême", explique Olivier Megaton. Un bag guy dont le look (deux mèches blanches au niveau des tempes) lui a été inspiré par... Ernest Hemingway. "C'est la complexité d'un personnage qui m'intéresse. A l'époque où je prenais des cours de comédie, l'un de mes profs avait l'habitude de dire 'on ne joue pas un médecin comme un médecin, pas plus qu'on ne joue un bad guy comme un méchant : le bad guy, on doit le jouer comme un mec bien. Car il trouvera toujours une justification à ses actes. Au fond de lui, il sera toujours persuadé de faire les bons choix'. Effectivement, j'imagine mal un type comme Johnson avoir du mal à se regarder dans le miroir, je l'ai au contraire imaginé comme un patriote convaincu, persuadé qu'en faisant ce qu'il fait -en gros, le sale boulot du gouvernement- il aide son pays et le monde. J'ai même imaginé qu'il avait grandi dans une banlieue typique d'une petite ville américaine, persuadé au fond de lui qu'il n'y moisirait pas toute sa vie. Il est probablement diplômé de Yale ou Harvard, il est d'une grande culture et d'une extrême sophistication. De la même façon que j'avais Poutine en tête pour le personnage de Hitman, pour Johnson, je n'arrêtais pas de penser à une photo que j'avais vue représentant un diplomate américain envoyé par le gouvernement en Irak : à le voir descendre de son avion, on aurait jugé qu'on avait affaire à un businessman ! C'est exactement de cette façon que Johnson apparaît dans le film : extrêmement élégant et plus enclin à parler culture qu'à braquer un flingue sur vous".

L'influence de "Phone Game"

Olivier Megaton a tenu à ce que Robert Knepper s'inspire d'un autre méchant pour son rôle dans . "Je lui avais montré Phone Game pour lui indiquer ce vers quoi je voulais qu'il tende : en l'occurrence, la voix de Kiefer Sutherland dans ce film, qui a une façon très onctueuse de parler à Colin Farrell, alors qu'il est en train de foutre sa vie en l'air. Face à un acteur aussi énorme, il y avait danger pour Jason. Je me rappelle le premier jour de tournage, quand ils se sont retrouvés face à face pour la première fois : Jason a tout de suite compris que Knepper mettait la barre très haut, et il a tenu à montrer ce dont il était capable lui aussi".

T-Bag vs. le Transporteur

Inoubliable T-Bag de la série Prison Break, Robert Knepper se souvient de son face à face avec Jason Statham. "Quand je pensais à ce combat, il me paraissait essentiel que pour la première fois, on imagine que Frank puisse être tué. Je voyais l'affrontement de deux gladiateurs, avec le bonus d'une chorégraphie signée Corey Yuen, et donc imprégnée de philosophie orientale. Pour avoir fait du Tai-Chi, qui repose sur l'imitation des animaux, je n'arrêtais pas de penser aux mouvements de la mante religieuse. Nous avons finalement tourné ce combat en deux jours et je n'ai été doublé que pour un mouvement très précis. C'était aussi épuisant que stimulant : je me suis découvert une énergie incroyable, un second souffle qui m'a donné la sensation de me retrouver aux Jeux Olympiques !.

Révélation féminine

La transporter-girl de ce troisième opus est russe. Coiffeuse, Natalya Rudakova est repérée par Luc Besson à New York, alors qu'elle marche dans la rue. "Luc Besson m'a abordée, il m'a conseillée de prendre des cours de comédie et après que j'ai suivi son conseil, il m'a fait passer une audition. C'était la première fois de ma vie que je me retrouvais face à une caméra, j'en tremblais !" Une fraîcheur que le réalisateur Olivier Megaton tenait à exploiter dans le cadre du film : "Valentina est l'absolu opposé de Frank, qui n'est que maîtrise alors qu'elle est dans la consommation du plaisir, de l'instant. Tourner avec une débutante, c'est un peu comme diriger un enfant dont il faut réussir à garder la fraîcheur".

Mister Berléand

Seul Français au générique de ce film... français (du moins dans un rôle principal), François Berléand retrouve avec plaisir son personnage de flic franchouillard, Tarconi. Non sans difficultés toutefois... "Les premiers jours n'ont rien d'une récréation, car je parle très mal la langue de Shakespeare. Or, on ne joue pas de la même façon en anglais et en français : l'accentuation n'a rien à voir, on ne met pas le sens sur les mêmes mots. Du coup, cela m'oblige à travailler avec un coach, et c'est l'un des rares moments au cinéma où j'ai le trac". Olivier Megaton a tenu pour sa part à recadrer un peu le personnage : "François Berléand étant le vrai personnage comique du film, on a gardé le côté décalé -il traverse tout l'Europe en R 16- mais on a supprimé le short et les chemise hawaïennes pour réintégrer un peu de réalisme dans son look."

Un "Flic" au générique... et un méchant de James Bond

Les spectateurs pourront noter la présence dans ce Transporteur III de Yann Sundberg, l'un des héros de la série Flics, mais également de Jeroen Krabbe, bad guy de Tuer n'est pas jouer en 1987 face à Timothy "007" Dalton. Egalement à l'affiche : l'imposant Eriq Ebouaney, déjà des aventures EuropaCorp Hitman et Les Rivières pourpres 2 - les anges de l'apocalypse, et la grande Katia Tchenko (chevalier dans l'Ordre national du Mérite en 2005) dans le rôle de la secrétaire du Ministre.

Strip-fight

Dans l'un des combats-phares du film, Jason Statham utilise ses vêtements pour se débarrasser de ses nombreux assaillants. "Je cherche toujours à partir de zéro, à imaginer intégralement les scènes que je vais tourner. L'idée est donc de décaler pour aller ailleurs. Par exemple, dans la scène du Garage Otto, même si Jason Statham se bat avec tous les accessoires qui l'entourent, on est loin d'un style à la Jackie Chan", explique Olivier Megaton. Un véritable "strip-fight" qui n'est pas pour déplaire à Natalya Rudakova... et qui devrait ravir les fans féminines du beau Jason. "Depuis un an, il a travaillé énormément son physique, et il s'est dessiné un corps exceptionnel. Sa perte de poids s'est aussi répercutée sur son visage, en démultipliant son charisme. Très vite, on a évidemment eu envie de profiter de ce corps d'athlète. L'idée, avec cette scène de strip-tease, était de montrer à Valentina que Frank n'est pas qu'une brute épaisse. En dehors de son caractère bien trempé, il a un corps de rêve, et ce sera sa première arme de séduction dans leur histoire passionnelle. A priori, le public féminin devrait suivre !"

Des cascades signées Julienne

Déjà au générique des deux premiers Transporteur, l'expert Michel Julienne a également supervisé les cascades-voitures du Transporteur III. "Avec Michel, l'objectif était encore d'innover le plus possible, de ne rien utiliser de ce qu'il avait déjà réalisé sur de précédents films. Toutes les course-poursuites en voiture sont donc filmées à vitesse réelle, sans maquette, pour restituer la célérité et l'inertie qui sont celles d'une voiture qui part en tête à queue", souligne Olivier Megaton, dont la démarche était de réduire au maximum l'utilisation des images de synthèse. "C'est là qu'il faut avoir des idées : comment faire sauter la bagnole sur un train sans qu'elle s'écrase ? Comment la faire glisser le long d'un camion ? A chaque jour son défi, avec, le plus souvent, des solutions très originales, qui tiennent compte des impératifs de sécurité. C'est en cela que le tournage s'est révélé aussi ludique".

Alexandre Azaria à la baguette

Le compositeur évoque sa partition : "J'avais créé un thème récurrent pour Le Transporteur II -ce qui n'avait pas été vraiment fait sur le premier volet. L'idée était donc de repartir de ce thème pour le réinterpréter, le revisiter en fonction de l'évolution du personnage et de la personnalité du réalisateur, qui influence toujours ma façon de composer. J'avais envie d'accompagner le road trip du Transporteur, qui part de Marseille pour rejoindre Odessa : du coup, plus il avance vers l'Ukraine, et plus la couleur de la musique est inspiré par l'Est, avec, par exemple, des voix bulgares traitées. L'autre défi de ce type de film tient aux séquences d'action de 8 ou 9 minutes : il faut accompagner la montée en puissance de l'action, tenir le rythme et les paliers de tension. Mais de façon plus générale, je ne me pose pas vraiment la question du genre, je me concentre plutôt sur les émotions qui doivent être ressenties par le public. Sur Le Transporteur III, on a beau être dans un film d'action, il y a des moments très romantiques que j'ai illustrés comme tels".

Tournage européen

Après l'expérience très américaine du Transporteur II (tourné à Miami), la saga retrouve ici une saveur très européenne avec un film tourné entre la France (Paris et les Pyrénées) et la Russie, entre le 18 février et le 9 juillet 2008.

Une saga prolifique

Le Transporteur a réuni 532.940 spectateurs lors de sa sortie en salles en 2002.Le Transporteur 2 (Louis Letterier) a fait mieux en 2005 avec 1.228.324 entrées en 2005 et Le Transporteur 3 (Olivier Mégaton) a quant à lui rassemblé 1.420.630 spectateurs en 2008. La saga s'est ensuite vue adaptée en série en 2012 avec Chris Vance dans la peau de Frank Martin, remplaçant Jason Statham. Le show n'a malheureusement pas rencontré un grand succès et a été annulé au bout de 2 petites saisons. Cela n'a pas empêché Luc Besson de rebooter la saga en 2015 avec Le Transporteur Héritage. Cette fois, c'est Ed Skrein qui prête sa carrure au charismatique Frank Martin. Le film n'a pas été un aussi grand succès que ses prédécesseurs mais a réussi à faire mieux que le Transporteur premier du nom avec 594.935 entrées en salles.
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