AGORA
Réalisation : Alejandro Amenabar
Pays : Espagne
Année : 2009
Agora est un Péplum qui raconte l’histoire d’Hypatie, une astronome grec vivant à Alexandrie durant l’antiquité. Premier point positif, le film propose un casting sympa avec la superbe Rachel Weisz (La Momie, Le retour de la Momie) dans le rôle principal, Oscar Issac (Robin des bois, Drive) en second et Sammy Samir en antagoniste. On salue évidemment le très célèbre Michael Lonsdale (Moonraker, Ronin, Le mystère de la chambre jaune). Le réalisateur dispose donc d’un casting prometteur pour son film, malheureusement l’intrigue est trop basique et ne permet pas aux acteurs de se surpasser bien au contraire. Le jeu d’acteur est très moyen, peu d’émotions sont véhiculées, seul Oscar Isaac, dont la performance éclipse littéralement celle de Rachel Weisz, est crédible. Les rôles de moindre importance sont plus complexe mais sous-exploité, par exemple celui de Davus (Max Minghella), tiraillé entre son amour pour Hypatie, son désir de liberté et de rejoindre les chrétiens et sa loyauté envers ses maîtres aurait du être plus présent pour montrer au spectateur la vrai problématique. Il y avait donc matière à travailler avec un montage alterné maîtres /esclaves, scientifiques/ chrétiens qui met en scène la complexité de la situation pour chaque parti, la part de bien et de mal de chaque camp. Malheureusement le réalisateur se limite à un traitement scénaristique basique bien trop hollywoodien où les antagonistes incarnent le mal absolu tandis que les protagonistes sont chastes et vertueux. Dommage car la séquence du miracle est chargée d’émotions et représente à elle seule la véritable intrigue du film pour les chrétiens (esclaves, plèbes), le réalisateur aurait du s’appuyer sur cette séquence pour mieux développer ses personnages et donner plus de profondeur à leur jeu. En bref, malgré un casting prestigieux, l’intrigue ne donne pas aux acteurs l’occasion de ce surpasser, le jeu est juste suffisant et parfois trop caricatural.
Agora nous propose une trame scénaristique basée sur le modèle hollywoodien du protagoniste vertueux et de l’antagoniste diabolique avec d’un côté les beaux scientifiques bien charismatique et de l’autre les infâmes chrétiens. Le traitement du scénario est extrêmement basique et même si on se laisse prendre par l’histoire, le film ne raconte en fin de compte pas grand-chose, il y a tout de même des sujets intéressant à relever, notamment la défaillance de l’homme à comprendre le message du prophète, la soif de pouvoir, la bonté de l’homme (scène du miracle avec le pain). Le scénario est donc beaucoup trop simpliste et caricatural et même si on salue le réalisateur pour avoir abordé un thème délicat, on n’aurait pas craché sur un peu plus de subtilité.
Agora nous offre des décors somptueux, des images sublimes et un casting d’exception. Amenabar nous replonge avec succès dans l’antiquité, malheureusement le traitement du scénario est tellement basique que cela empêche les acteurs d’exprimer des sentiments, l’antagoniste(les chrétiens) n’a pas de profondeur et ne pousse pas le spectateur à la réflexion. Le film à quand même de nombreuses qualités et plaira sans aucun doute au grand publique mais pour les amateurs de cinéma le film est efficace mais très basique.
Il faut tout de même noter que le principal point négatif du film s’applique à 90 % des films hollywoodiens, le méchant bien basique et cruel et le gentil vertueux, le scénario trop basique est un problème récurrent dans le cinéma. Il est donc ridicule de noter Agora 0,5/5, faut rester objectif et quand on fait une critique, il ne faut pas seulement aborder ce qui nous a plu ou pas mais, il faut aborder plusieurs aspect du film pour pouvoir avoir une vision d’ensemble du produit. Je dis cela pour « Mr. Critique négative la plus utile » qui semble être un bon chrétiens mais un piètre critique certes son analyse est bien écrite avec pleins de mots savants, malheureusement elle n’a absolument aucune valeur en temps que critique car la manière dont le scénario est traité est basé sur un modèle hollywoodien, la caricature du bien et du mal est couramment utilisée dans le cinéma et rare sont les films historique qui sont vraiment fidèle à l’histoire, c’est totalement insensé de construire sa critique uniquement sur cet aspect et c’est encore plus insensé de juger cette critique utile. Agora est tout de même un film spectaculaire avec une intrigue qui plaît au grand public mais il est vrai qu’elle est un peu basique. 2,5/5 est une note correct, le projet est tout de même réussi, l’histoire fonctionne bien mais le scénario est bien trop basique ce qui altère aussi le jeu des acteurs et ne permet pas au film d’atteindre la perfection.