Agora
Note moyenne
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609 critiques spectateurs

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Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 janvier 2013
Ce film à grand spectacle d'Alejandro Amenabar  (qui nous avait donné le très brillant "Les autres" avec Nicole Kidman en 2001) a un rapport direct avec l'astronomie. (non, ce n'est pas un péplum !) Deux histoires sont mêlées, la critique du fanatisme religieux (les chrétiens de l'époque n'ayant rien à envier aux talibans d'aujourd'hui) et les travaux d'Hypathie d'Alexandrie, mathématicienne, astronome et philosophe grecque (~370–415) qui aurait à l'époque supposé que les orbites des planètes autour du soleil étaient des ellipses (alors qu'à l'époque c'est le modèle de Ptolémée qui dominait.)
Il ne reste rien des écrits d'Hypathie détruit dans l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie... et Hypathie a été l'atroce victime à 45 ans du fanatisme sus-cité.
Un très beau film, une réalisation nerveuse, une très belle interprétation de Rachel Weisz, et une "morale" désespérante et désabusée tendant à dire qu'il n'y a pas grand chose à espérer de l'espèce humaine.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 février 2013
Alejandro Amenabar signe ici un drame historique d'une grande qualité, avec une Rachel Weisz magnifique et bouleversante. Certains reprocheront le côté théâtral du film, pour ma part je trouve que c'est ce qui donne son charme et son originalité. De plus, les décors sont somptueux, et l'on apprend pas mal de choses en le visionnant. A voir donc, visuellement réussi, divertissant et intelligent.
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 janvier 2013
Tout n'est pas à jeter dans ce film qui dépeint les premiers temps de la chrétienté. On saisit bien les questions d'intolérance, d'obscurantisme et de pouvoir. Mais on n'échappe pas au péplum et au carton pâte.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 novembre 2012
Mon blog ciné : livraisondefilms.fr

Agora est une magnifique démonstration de la lutte entre l’obscurantisme religieux et la société ouverte (en reprenant la définition du philosophe Karl Popper selon lequel une société ouverte est une société sans dogmes imposées par des autorités supérieures, voir La société ouverte et ses ennemis). Le film montre comment une secte intolérante et violente- celle des chrétiens- parvient à prendre le pouvoir. Victorieuse des religions concurrentes (le culte civique romain et le judaïsme), les chrétiens cherchent à faire plier le pouvoir politique pour l’obliger à supprimer toute liberté d’expression et à l’ériger en unique religion d’Etat.

Les juifs sont les premières victimes, massacrés et forcés à l’exil. Puis vient le tour d’Hypatie, philosophe, mathématicienne et astronome de renom. Elle est doublement coupable à leurs yeux : d’être une femme influente et d’enseigner les sciences et le doute. Après avoir détruit la connaissance en dévastant la bibliothèque d’Alexandrie, les chrétiens ne peuvent tolérer l’existence de cette femme qui use de sa faculté de raisonner au lieu de se plier devant la révélation chrétienne. Au grand prêtre qui lui demande pourquoi elle refuse de se convertir, Hypatie a une magnifique réponse, qui incarne la lutte séculaire entre le doute et le dogme : « Synesius, tu ne doutes pas de ce que tu crois. Tu ne peux pas. Moi, je le dois. » (« Synesius, you don’t question what you believe. You cannot. I must ».). Face aux chrétiens, le pouvoir politique agit naïvement. En répondant à leurs exigences, ils pensent les amadouer en conservant leur loyauté. Mais alors qu’Oreste croit encore les contrôler, Hypatie lui fait comprendre qu’ils ont déjà gagné, à travers ses concessions successives.

C’est l’histoire d’une défaite que raconte Agora. C’est l’histoire de la défaite, ou d’une régression pour les plus optimistes, à la fin de l’Antiquité, de l’ouverture d’esprit, de la raison, des sciences, de la liberté, de la tolérance et de manière générale, de la société ouverte. Derrière la critique de l’imposition forcée du christianisme, on ne peut s’empêcher de saisir l’avertissement lancé aux générations actuelles. A une époque où le fondamentalisme islamiste ne cesse de gagner du terrain dans le monde, par son règne de la terreur, pourchassant les individus qui, comme Hypatie en son temps, défendait le doute et la raison, ce film rappelle la nécessité de défendre la société ouverte.

Enfin, sur le plan de la réalisation, le film est une réussite. Les plans d’Alexandrie sont très bien reconstitués. Les questionnements d’Hypatie sur l’univers sont très bien montrés et font non seulement réfléchir le spectateur, mais lui donnent également envie de se replonger dans l’astronomie, les mathématiques. Bref, de comprendre le monde qui l’entoure. On prend énormément de plaisir à suivre le questionnement d’Hypatie et à assister à l’éclosion de ses idées. Rares sont les films qui donnent une image aussi enthousiasmante et vivante du savoir et des sciences. Le film nous rappelle également la spécificité du rapport entretenu par les savants et les philosophes de l’Antiquité avec la science, un rapport direct. Ils s’interrogeaient sur les phénomènes qu’ils observaient eux-mêmes. Rares également sont les films à susciter autant d’indignation et de colère face à la destruction de la connaissance (notamment lors de la scène du saccage de la bibliothèque d’Alexandrie) et donc à la valoriser autant. Un chef-d’œuvre intelligent et divertissant.


Mon blog ciné : livraisondefilms.fr
Christian B.
Christian B.

20 abonnés 696 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2012
Bon péplum , c est clair je ne sais pas si l'histoire est réelle mais m'en fout , ce qui m'importe c'est de voir une belle fresque avec de beaux décors, les scènes de combats sont bien montées , et on voit déjà que n'importe quelle religion quand elle touche les extrémes rien n'en ressort de bon , en tout les cas je regrette pas de l'avoir vu
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 avril 2018
Ce très bon péplum nous fait part d'une histoire méconnue, celle d'une femme qui a inspiré bon nombre de scientifiques et de philosophes...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 14 octobre 2012
« C’est un beau roman, c’est une belle… » … Euh je crois m’être trompé ici. Ce n’est pas la bonne citation pour le coup ! Il serait plus adapté de dire « Un film ? Où ? Ah les amourettes là bas ! ». Pour un film qui se veut retracer une partie de l’Histoire Romaine, je trouve ce dernier bien pauvre, bien fade, bien douloureux pour la personne qui passe deux heures de son temps assis / allongé / debout (rayez la mention inutile) pour voir toutes ces inepties !

Passons l’histoire « tragicomique » entre un serviteur amoureux de sa maîtresse, entre un élève de son professeur, et une philosophe n’aimant que les astres. Voilà un triangle amoureux fort peu banale, et tout aussi inintéressant à suivre malgré la simplicité enfantine de tout cela. Bien entendu, je passe sous silence ici le bouleversement de situation qui s’opère en quelques années et qui voit l’avènement des deux principaux disciples ennemis de la belle Hypatie en frère intime occupant les plus hauts postes de la région.

Que dire aussi sur la mise en scène amenant la fameuse Hypatie à découvrir comment le système solaire fonctionne. Doit on qualifier cela avec un terme, ou appréhendez vous le fond de ma pensée par ces mots ? A côté de ça, ne parlons ni des décors qui sont … lamentables, minimalistes ou grotesques au choix, et du jeu des acteurs qui laisse pantois tant j’ai trouvé cela médiocre.

Pour finir mon appréciation ô combien positive du film que je vous recommande (de l’ironie ? noooon), parlons aussi du parti que la réalisateur a opté dans son œuvre : Le Chrétien est le grand méchant. Son « amour » pour les Chrétiens transparait tellement qu’il en transpire de tous les côtés ! En quoi peut on vouloir faire un film « historique » en adoptant une telle démarche contradictoire pour tenter de rabaisser une religion. A voir et à revoir… ou pas !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 31 octobre 2012
J'ai trouvé ce film moyen. Il m'a divertit parce que j'aime les péplums en général. En revanche, je doute de son succès au sein du grand public.
Lucien O.
Lucien O.

8 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2012
J'ignorais que l'on avait eu un(e) Kepler aussi précocement dans notre histoire, cela prouve que le christianisme, au-delà de sa philosophie, ne nous a guère plus apporté qu'obscurantisme et fixité...
adicte
adicte

74 abonnés 700 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 septembre 2012
Bon, je l'ai pas vu en entier et m'y suis reprise à 10 fois... J'ai jeté l'éponge au bout de 20 minutes. On a la désagréable impression que le film a commencé sans nous: les personnages débarquent de tous les côtés, avec leur passif, et sans transition. Ils ont tous l'air bousculés par les événements, mais quoi au fond? Le film ne nous invite à aucun moment à rentrer dans cette histoire, qui, certes paraît alléchante, mais un peu trop distante et brouillon dès le début... Dommage, jusqu'à maintenant, j'avais regardé tous les films d'Amenabar avec avidité...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 septembre 2012
Une bonne surprise! une Rachel Weisz parfaite comme d'habitude, des décors magnifiques, un film surprenant et poignant qui nous tient en haleine du début à la fin. A voir!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 13 juillet 2012
Film qui se laissait regarder, jusqu'à la fin, où l'on comprend que l'initiative principale au final, c'est la diabolisation de la Chrétienté (ou plutôt, des représentants de la Chrétienté). Appréciation toute personnelle donc, en tant que Chrétienne Orthodoxe, la morale de ce film me révolte. Autrement, bien mené, bien réalisé, avec des musiques prenantes et une photographie soignée. Rachel Weisz magistrale, comme à son habitude.
Sujet intéressant...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 juillet 2012
Agora c'est une plongée vertigineuse dans l'antiquité, dans une cité d'Alexandrie en pleine transition rongée par les rixes de religion. Amenabar regarde cette cité avec des yeux neutres, représentant à merveille la grandeur et l'importance de la Bibliothèque, des places où prennent parole les divers leaders, des salles intérieures où les décisions sont prises, des couloirs étroits où l'intimité est souvent cruelle, et de toute la vie qui accompagne la cité dans son implosion brutale. Car si les bâtiments sont magnifiques, le temps clair, l'apparence radieuse, ce n'est que pour nous surprendre lorsque tout bascule, lorsque les affrontements deviennent plus que verbaux.

La partie d'introduction, nous préparant aux catastrophes à venir, nous montre avec brio quelques personnages appartenant aux diverses religions, partagés entre convictions personnelles et devoir, amitié et amour. C'est de manière très juste que les troubles de ces personnages deviennent de plus en plus incertains. Davus, esclave de la philosophe Hypathie incarnée par Rose Byrne (son meilleur rôle au cinéma, sans aucun doute), est probablement celui qui doute le plus. Entre l'admiration qu'il voue pour sa maîtresse, son amour insatisfait et ses désillusions, son avenir il ne le tient qu'à moitié entre ses mains, incapable de savoir ce qu'il doit faire, incapable de trouver la vérité.

C'est tout le film qui devient une recherche de vérité, symbolisée par cette bibliothèque qui est une source de savoir et de destruction, entre convictions religieuses qui s'éclaboussent les unes contre les autres et thèses scientifiques sur le fonctionnement de l'univers. Finalement dans ce retour en arrière on retrouve des questions qui sont encore d'actualités et qui le seront toujours : savoir le but de l'univers, sa cause et ses conséquences ; et notre place dans ce schéma immense. À mesure que l'histoire progresse les personnages se développent et les traits esquissés en début de film sont alors noircis, forcés, grattant le papier avec une justesse étonnante. Amenabar use et abuse de plans somptueux, qui mettent en valeur les côtés tragiques du film, et qui en font une force émotionnelle qui nous marque durablement. Entre ces tableaux exquis de la cité et ce regard venu du ciel, non pas d'un Dieu, mais du réalisateur, qui se place non pas en juge mais en conteur, pour regarder les hommes courir, se battre, se trahir, se détruire, comme on regarderait des fourmis s'agglutiner sur le sol.

Les deux parties du film, donnant un ensemble d'un peu plus de deux heures, nous font vivre une histoire qui nous montre la faiblesse des hommes, et les conséquences de cette faiblesse ; et nous la vivons pleinement, admirant le travail visuel qui a été effectué et la direction des acteurs, toujours plus efficace. Une passion naît d'elle-même pour le personnage d'Hypathie, cette femme isolée dans une cité de plus en plus sombre, où chacun veut sa perte. L'abandon des personnages, leurs destins, leurs forces, leurs faiblesses, tout est sublimé grâce au travail du réalisateur pour créer ce film colossal qui est bien plus qu'un film mais une véritable expérience ; une réflexion de tous les instants décuplée par une beauté sans précédent.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 24 juin 2012
C'est le deuxiéme film d'Amenebar que je vois (aprés 'Les Autres'), et j'en ressort encore deçu. Rachel Weisz nous livre une très bonne préstation, très insérée dans son personnage. Mais, à part sa, rien! Il ne se passe vraiment pas grand chose dans le film, et on s'ennui assez vite! De plus, il y a beaucoup trop de répetitions (entre les decouvertes d'Hypatie et les batailles),et on sent que le film tourne en rond. Dommage.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 juin 2012
Dire que j'ai failli passer à côté de ce film à cause des critiques mitigées...
Amenabar met ici en lumière une sulfureuse et méconnue période durant laquelle, en position de force après avoir été persécutés, les Chrétiens devinrent bourreaux à leur tour. Agora nous rappelle que toutes les religions peuvent être utilisées comme des armes et que l'Histoire est écrite par les vainqueurs au détriment de la vérité crue. A tour de rôle, Chrétiens et Païens tuent puis sont tués, suscitent l'empathie puis le mépris... Anéantissant au passage des merveilles de Savoir à jamais perdues. Et les martyrs idéalisés dans les livres se révèlent être des monstres assoiffés de pouvoir, réfugiés lâchement derrière leur foi. La seule véritable victime de l'histoire est une femme de science, obsédée par la trajectoire orbitale de la Terre qui, à l'époque, était placée au centre du système solaire. Hypathie était astronome, philosophe mais surtout humaniste ; tentant de concilier chacun dans l'humilité.
En surface, une histoire d'amour complexe lie le tout. Et l'interprétation est excellente. Rachel Weisz est sans doute dans son meilleur rôle ! Chacune de ses émotions m'a submergée...
Seule l'énigme autour de laquelle on gravite et qui plombe un peu le film : ce qui sonne pour nous comme une évidence désormais était encore une science obscure durant l'Antiquité. Aussi ai-je eu par moment envie de secouer Hypathie dans tous les sens en lui gueulant "Mais c'est l'ELLIPSE, bon sang !!"...
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