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La tentative d'Arthur Penn de faire un film à la manière de la Nouvelle Vague française avec «Bonnie and Clyde» tient à mon sens de la semi-réussite. Il est indéniable que ce film a redonné par certaines de ses qualités un coup de fouet au cinéma hollywoodien vieillissant, empêtré dans ses fâcheuses habitudes, ses recettes toutes faites destinées à brasser le plus grand public possible : un thème (à l'époque) frondeur, une mise en scène moins formatée et plus libre, des acteurs jeunes et vifs,... Mais Penn n'a pas su se défaire de tous les mauvais tics du cinéma américain. L'intrigue reste linéaire, bien sûr avec de l'action et des fusillades (à défaut de subtilité ou d'originalité) histoire de tenir éveillé le spectateur lambda, des acteurs parfois horripilants et au jeu d'un autre âge (la belle-femme Estelle Parsons surtout, et dire qu'elle a gagné un Oscar pour ça...), des personnages superficiels, et tout compte fait pas mal de clichés. Contrairement à ses homologues français, Penn reste donc bien sage sur la forme, un (petit) peu moins sur le fond, et en tout cas ne révolutionne pas grand chose. L'intrigue n'est pas foncièrement mauvaise mais accuse un gros coup de mou au milieu du long métrage, alors qu'il démarrait plutôt bien et qu'il s'achève avec fracas. Sentiment mitigé donc au sortir du visionnage de «Bonnie and Clyde», film tiraillé entre ses lourdeurs et ses aspirations à plus de liberté. Pas indispensable donc, pas aussi « mythique » qu'on le dit, mais tout de même plaisant. A noter que Terrence Mallick a réalisé à partir d'un fait divers similaire un film bien plus intéressant et réussi : «La Balade Sauvage». [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Ajoutée le 17 mai 2012 à 12h20 Signaler un abus
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