Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans
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575 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 janvier 2017
Géniale, et rafraîchissant!
Un très bon rythme, des supers acteurs, des supers rôles, super BO, film qui déconcerte car amorale, j'ai adoré !
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2016
(Trop) souvent comparé avec le film d'Abel Ferrara dont il partage seulement une partie du titre et un personnage de flic dépravé, ce Bad Lieutenant: Escale à la Nouvelle Orléans, loin d'un simple remake, est bel et bien un vrai film de Werner Herzog, ce cinéaste de l'extrême et homme de tous les défis; tournant dans les rapides des forêts amazoniennes pour Aguirre, hypnotisant ses acteurs sur Coeur de Verre, travaillant avec Bruno S. un ancien interné dans un hôpital psychiatrique, s'entretuant presque avec Klaus Kinski, son alter ego et ennemi intime...

Même si ce nouveau film a été tourné aux États-Unis, avec les sous d'Avi Lermer, producteur du dernier Rambo, et avec Nicolas Cage et Eva Mendes en têtes d'affiche - des acteurs à priori plutôt bankables et relativement bien intégrés dans le star system, Werner Herzog n'a en rien cédé aux sirènes hollywoodiennes. Ce film, malgré son affiche racoleuse de série B et sa fausse allure de pseudo-remake du film d'Abel Ferrara, est profondément marqué du sceau, de la signature de ce Herzog. En effet, avec ce nouveau film, Herzog n'abandonne en rien ses préoccupations habituelles: la Folie, le Mal, le fossé entre Idéal et Réalité, les aspirations hautes de l'Homme se heurtant à ses douloureuses limites, intellectuelles, sociales ou encore physiques - Terence Mc Donough souffrant ainsi de problèmes de dos...
Par son côté hors-norme, et ses excès gargantuesques en terme de folie et de mégalomanie, le personnage de Terence Mc Donough, incarné par un Nicolas Cage dément, qui trouve là son meilleur rôle, rejoint aisément la tribu des Aguirre, Kasper Hauser, Fitzcarraldo et autres Stroszek, dans l'univers de Werner Herzog.

Il faut aussi insister que tout en continuant avec cohérence une oeuvre marquée par la Folie et les personnages hors-normes (remarquons aussi que Herzog a monté quelques opéras de Wagner, dont Lohengrin, également chargés de personnages marginaux et excessifs); Herzog se renouvelle ici. S'il avait déjà tourné quelques films aux États-Unis, passés pour la plupart inaperçus en France (ni sortis en salle ni en DVD), notamment des courts-métrages et des documentaires, ainsi qu'un film sur un rescapé de la guerre du Vietnam interprété par Christian Bale (Rescue Dawm, 2006); il prouve ici définitivement qu'il est capable d'entamer une nouvelle carrière aux États-Unis. Et on attend avec impatience ses prochains films, dont My Son, My Son, What Have Ye Done, projeté au dernier Festival de Venise, avec David Lynch comme producteur exécutif!
Son Bad Lieutenant a en effet de quoi enthousiasmer. On y perçoit une énergie, un plaisir de tourner proprement communicatif: "Bad Lieutenant est venu très facilement et je crois qu'on y perçoit mon plaisir de tourner", confie ainsi Herzog dans une interview des Cahiers du Cinéma. Il y a dans ce film une volonté tangible d'audace, une volonté de se renouveler, de montrer des choses jamais encore vues au cinéma: que l'on pense seulement aux projections de Terence Mc Donough, dû à sa consommation excessive de drogues illicites - les iguanes sur une table, l'âme d'un cadavre en train de danser du hip-hop ("His soul is still dancing")...

Ce qui aussi ne peut que décupler notre enthousiasme est la façon dont Herzog se conduit avec les codes américains. Non seulement il a trouvé en Amérique les stars et les sous qu'il voulait (d'ailleurs Herzog a achevé le film pour 6 millions de dollars de moins que prévu, ce qui n'était jamais encore arrivé à Hollywood!) et sans céder le moins du monde aux lois du marché (la version du film étant un director's cut); mais encore il joue avec les codes du cinéma américain pour mieux les détourner. En apparence, le film se plie sagement aux conventions des films hollywoodiens, avec affiche de série B, bande-annonce normative, happy-end à la fin et personnage aux allures de héros (promu lieutenant au début du film, et capitaine à la fin), mais en réalité c'est l'occasion d'une véritable euphorie du Mal, un anti-conte joyeusement irrévérencieux qui prêche un machiavélisme de bon marché ("Jeder für sich und Gott gegen alle" -Chacun pour soi et Dieu contre tous, comme le dit le titre d'un autre film de ce bon vieux Werner).
En somme, Herzog s'est glissé dans Hollywood, insidieusement, comme un serpent. Un serpent qui danse.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2016
Ayant adoré la version de Ferrara, ainsi que ce que j'ai vu de Herzog jusque là, mon intérêt pour cette version étai très importante. Puis il faut aussi dire que voir Cage, un acteur que j'adore, dans un film qui n'est pas un navet ça fait toujours plaisir. Mais j'avais peur d'être déçu de ce film, que ce soit l'oeuvre d'un Herzog en petite forme, ou encore un remake assez bateau. Il n'en est rien, mais le métrage est-il aussi bon que son ainé ? Presque.

Tout d'abord oubliez le lien avec le film précédent, Herzog est plus intelligent que ça, et même si narrative beaucoup d'éléments se répondent il n'en est rien. Ce Bad Lieutenant est similairement le même que celui de Keitel, mais il évolue dans un autre espace et ça change tout.

Le premier changement visible, c'est le Lieutenant lui-même, qui ici ne cherchera jamais de "rédemption" ça reste un pourri jusqu'au bout, et d'une certaine manière cela colle plus au personnage, malgré que ce dernier perd beaucoup en humanité. Surtout que Herzog le transforme en un cowboy solitaire, toujours son arme sur la ceinture, c'est plus qu'intéressant sur ce que ça montre de lui. Et voir Cage jouer un rôle aussi extrême et barré c'est un vrai bonheur, surtout qu'il ajoute une vraie dose d'humour au film.

La mise en scène d'Herzog est ici moins personnelle mais est formellement incroyable, en témoigne les nombreux plans séquences et la composition des plans réfléchie. Mais le cinéaste ne perd pas son obsession de filmer la nature, et comme pour Aguire c'est vraiment unique cette manière de la faire vivre. Il faut aussi parler de ces moments de pauses dans le film, parfois de quelques secondes mais réellement magnifiques, comme ce plan sur le poisson ou les scènes d'hallucinations.

Toutefois, Herzog semble avoir plus de mal à conserver un rythme continu dans son métrage, et nombre de passages font sortir du récit d'une enquête déjà pas passionnante, malgré qu'il est évident que cette dernière n'est en rien l'intérêt principal du film.

Ce Bad Lieutenant revu par Herzog est donc un film qui brille surtout pour son écriture et sa mise en scène, le ton désespéré et jusqu'au-boutiste du métrage est aussi fascinant que le personnage de Cage. Le film souffre tout de même de quelques baisses de rythme et d'axes narratifs loin d'être égaux en intérêt. Reste un long-métrage d'une profonde noirceur, qui est en grande partie passionnant pour son personnage principal.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2016
Ce remake du film de Ferrara par Herzog prend un chemin complètement opposé au film original, préférant à son pathétique impitoyable un délire nihiliste complètement allumé. Nicolas Cage, en roue libre totale (et ça fait du bien de le voir se libérer du carcan ridicule de sérieux dans lequel tant de séries B l'ont enfermé depuis qu'il tourne pour des raisons purement alimentaires), donne à cette succession de scènes gratuites et complètement amorales une puissance comique complètement inattendue. Contrairement au Bad Lieutenant de Keitel, dont les douleurs s'étiraient dans une auto-flagellation qui faisait de son salaud de personnage une victime qu'on souhaitait presque voir achevé, Herzog emprunte une voie différente en écrivant un personnage qui jouit autant de ses vices qu'il n'en souffre, riant tel un clown de son propre ridicule à l'unisson du ton emprunté par le récit. Sans choisir d'angle véritable, Herzog s'évite d'être jugé sur le contenu moral de son long-métrage et en fait également une drôle de vision, un trip absolu dont on ne sait pas réellement quoi faire. Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans (le titre est tout aussi moche en VO) devient au final une version filmique des reptiles auxquels seul le personnage de Nicolas Cage prête attention (quand il ne les invente pas purement et simplement) : une projection psychédélique qui ne concerne que celui qui la dévisage en espérant trouver une logique à sa présence, comme si pour apprécier un tel film, il fallait bien que la société ait elle-même perdu quelques cases. Une très forte personnalité et un Nicolas Cage franchement formidable.
L'Infernaute de l'Apocalypse
L'Infernaute de l'Apocalypse

50 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2015
Un scénario brillant, on suit l itinéraire d un flic camé et pourri jusqu a la moelle, faire la lois dans une Nouvelle Orléans en quasi retour à la nature. A travers cela on voit un système malade qui court à sa propre perte mais qui entraîne tout le monde dans sa chute et le pis c est qu il s en sort... Nicolas Cage trouve son meilleur rôle depuis longtemps.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 juillet 2015
Bad Lieutenant: Port of Call New Orleans (2009) (Bad Lieutenant : Escale à La Nouvelle-Orléans

Terence McDonagh, un inspecteur à New-Orleans, accro à la drogue et aux jeux d’argent, enquête sur le meurtre d’une famille.

Ce qui me plait, c’est de voir Nicolas Cage dans ce genre de film. Je le trouve toujours au top lorsqu’il incarne des personnages décalés, à la limite de la folie, exubérant ou en déphasage. Il s’exprime alors avec le plus d’énergie et ça en devient plaisant à voir. Il s’éclate, et transmet le plus de personnalité.
Sa personnalité est entre autre illustrée par d’étrange effet vidéo aux couleurs saturées et aux cadrages rapprochés. C’est bizarre la première fois et pas forcément du meilleur effet/gout, mais ça a le mérite d’exister.

Par contre, le jeu est inégal tout au long du film. Les acteurs, et ça vaut aussi bien pour Nicolas Cage que la charmante Eva Mendes, Val Kilmer ou Xzibit, sont parfois impliqués dans leur rôle et relativement convaincant, parfois ils le sont beaucoup moins (comme s’ils jouaient sans répétition) et cela se ressent rapidement. On se retrouve déconnecté de la scène.

L’intrigue quant à elle se laisse suivre, avec quelques va et vient et petits coups de manipulation. Finalement, le rythme se déroulant progressivement, on se laisse transporter par l’histoire.

Une histoire sympathique.

6,5/10
x4ndr972
x4ndr972

15 abonnés 29 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 juin 2015
Mouais bof,je n'ai pas vu le film originel d'Abel Ferrara mais là,on se retrouve face à un film aux trop rares scènes qui vous empêche de friser l'ennui profond.Ca part dans tous les sens sans que vraiment il y ait un fil conducteur dans le scénario J'ai bien aimé la prestation de Nicolas Cage malgré tout.À réserver aux amateurs curieux(et encore).
DeSaintJean
DeSaintJean

6 abonnés 431 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juin 2015
Approximatif tant dans l'enchainement des séquences que dans le jeu d'acteur, le réalisateur semble dépassé par son sujet. Même les scènes de défonce ne sont pas viscérales. L'environnement post Katrina de la Nouvelle Orléans est intéressant et la galerie de personnage est amusante. La résolution des noeuds scénaristiques apparait trop facile. Plaisant sans plus.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 avril 2015
Même si on a là un honnête polar avec une ambiance intéressante dans lequel Nicolas Cage est plutôt bon, un film bien loin de la version dérangeante et trouble d'Abel Ferrara. Bien mais beaucoup trop conventionnel pour en faire une œuvre marquante.
WalkthisWay
WalkthisWay

24 abonnés 670 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2015
Un polar assez basique, et pas vraiment captivant, on se lasse assez vite malgré un synopsis prometteur.
Décevant pour un film de Werner Herzog, formidable pour un film avec Nicolas Cage
Benjamin L
Benjamin L

24 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2015
Pas gd chose à voir avec le Bad Lieutenant de Ferrara si ce n'est le côté flic pourri qui n'a plus une once d'amour propre. Malgré tout, ce film se démarque justement du remake classique en créant sa propre identité, et je dois dire que N. Cage (dont je ne suis pas le plus fervent défenseur..) est plutôt bon.Quant à Eva Mendes... Arrfff! Toujours aussi irrésistible.. 3,5/5
bruno E.
bruno E.

21 abonnés 645 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2015
le flic blessé au dos parce qu'il a sauvé une vie se drogue, viole la loi, torture une grand mère, porte son magnum à la ceinture, ne sait plus comment payer ses dettes de jeux, protège et fréquente une jolie prostituée fragile.
les méchants dealers sont noirs et les autres sont blancs, bêtes, mal rasés et méchants.
spoiler:
en 15 minutes je résous cette enquête pas compliquée à moi tout seul et rembourse mes dettes.
happy end, je fini capitaine, ma prostituée est enceinte. spoiler:

décalé au possible. les grands clichés du cinéma réunis en 2h.
manque juste les cascades impossibles à la Stallone ou à la willis, mais surtout pas ça serait trop facile.
énorme comédie !! certaines scènes sont même cultes.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2015
Du temps où Nicolas Cage était encore un acteur, il a fait ce très bon film. Dans la veine de l'original, ce remake "défonce" les codes habituels du genre, et offre un bon moment de cinoche.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 février 2015
Un petit bijoux qui vaut le détour, tant pour la performance de Nicolas Cage, que son rythme sans temps mort.
Drôle et sérieux à la fois ! Un très bon film qui ne doit pas se comparer à la version originale de part l'objectif divergeant qui est le sien.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2015
Je me souviens être aller voir Bad Lieutenant aux cinéma plus pour Nicolas Cage que pour Werner Herzog qui était pour moi à l'époque un parfait inconnu ... Pour dire vrai, il est toujours le seul film que j'ai visualisé de ce metteur en scène ... Nicolas Cage à tourné un paquet de daubes et pour le coup lui-même le reconnais, mais il n’empêche que cet acteur est assurément un des meilleurs de sa génération, il suffit de voir ce long métrage pour s'en rendre compte ! Eva Mendes comme toujours est renversante, je l'adore depuis La Nuit nous Appartient de James Gray et par la suite avec The Place Beyond the Pines de Derek Cianfrance et à nouveau ici avec Bad Lieutenant. Pour en revenir au film - en lui même - celui-ci est une blague. On nous sert une enquête policière qui sert plus de prétexte pour partir dans un trip à Las Vegas Parano de Terry Gilliam ou bien Arizona Dream d'Emir Kusturica ... Un grand n'importe quoi qui s'avère assez lourd mais qui réserve quelques fou rire comme cette fin qui pour le coup est tellement stupide qu'elle en devient tordante ! Une qualité que je conçois à Werner Herzog, c'est qu'à aucun moment il n'a peur d'aller au bout des choses, il pousse le délire jusqu'à son maximum et c'est vraiment exaltant comparé à certains réalisateurs un peu frileux qui survole leur sujet sans vraiment exploité le potentiel frénétique de l'oeuvre qu'il produise par peur de déplaire ! Ce n'est pas forcément mon truc, mais pas désagréable non plus, je me souviendrais de ce Bad Lieutenant comme d'un film original, mais pas grandiose ...
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