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note moyenne
4,0
405 notes dont 46 critiques
59% (27 critiques)
20% (9 critiques)
13% (6 critiques)
0% (0 critique)
4% (2 critiques)
4% (2 critiques)

46 critiques spectateurs

Attila de Blois

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1,5Mauvais
Publiée le 28/05/2017

Il existe toujours des classiques dont on reste fortement hermétique et dont il est compliqué de comprendre l'engouement qu'ils sucitent. "La Maman et la Putain" fait partie de cette catégorie. Son réalisateur, Jean Eustache, a beaucoup fréquenté les Cahiers du cinéma et les cinéastes de la Nouvelle vague. C'est d'ailleurs bien de ce mouvement cinématographique qui imprègne ce long métrage. J'y retrouve donc tout ce que je n'aime pas chez des Godard, Resnais et autres Varda avec en premier lieu cette prétention de secouer le "cinéma de papa" pour finalement tomber dans une masturbation intellectuelle, dans un snobisme gonflant. Je ne remet pas en cause l'impact qu'ont pu provoqué ces oeuvres mais le mouvement, relativement vite essoufflé, me parait suranné aujourd'hui. Arrivé après la bataille, Jean Eustache reprend donc, pour mon plus grand malheur, les codes de la Nouvelle vague en nous pondant un film de près de 3h30 !!!!!!!!!! Quelle torture nous inflige-t-il là ? Durant toute cette durée, le cinéaste nous raconte l'histoire compliquée d'un triangle amoureux avec au centre Alexandre, alter-ego de Jean Eustache lui-même, nous déballant tout le long ses états d'âme et réflexions sur l'amour et autres sujets. Les films bavards ne me font pas peur mais encore faut-il qu'ils soient bien faits. Au lieu de cela, on se tape des acteurs qui récitent platement leur texte, sans émotion ni conviction. Les échanges eux-mêmes sont d'une banalité enrobée de pédantisme et d'un certain parisianisme. Pour éviter la mauvaise foi, j'admets que certains dialogues et quelques répliques m'ont séduis mais bien trop peu en comparaison de cet amas de logorrhées. Du coup, l'ennui a dominé, secoué par de trop rares pointes d'intérêt.

JimBo Lebowski

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3,5Bien
Publiée le 09/09/2016

Un peu le reflet de la petite bourgeoisie réactionnaire égocentrée, sensible mais intellectualisé, radical mais un brin obsolète, un film qui tient debout grâce à ses personnages d’une oisiveté autant attachante qu’insupportable, c’est rempli de contrastes, la mise en scène de Eustache se désintéresse de toute idée naturaliste pour plonger dans des flots de dialogues/monologues interminables, tellement interminables qu’on fini par en capter la musicalité d’un certain sens. Alexandre se dévoile et communique sa passion narcissique, et les femmes se confrontent à lui puis à elles-mêmes, on ne sait pas trop où est l’amour là dedans, tout n’est que mots ou sexualité désincarnée, d’où le monologue final (un poil cliché) de Veronika pour en quelque sorte casser le rêve soixante-huitard. Au final les 3h30 se sentent passer, clairement, mais subsistent des fulgurances admirables et fascinantes, à mi chemin entre Godard et Rohmer, dans un univers terne et mélancolique où se mélangent détachement et introspection, pas facile d’accès.

Cthulhu Mantis

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 04/07/2015

La consécration de la nouvelle vague se termine en beauté avec le chef-d'oeuvre et premier long-métrage de Jean Eustache. Aujourd'hui si la maman et la putain sortirais, jamais il n'aurait été récompenser, encore moins que lorsqu'il est sorti en 1973. C'est un miracle que le film de Jean Eustache qui été un échec commerciale réussi à parvenir à certains cinéphiles aussi avertis, qu'aventureux et exigeant. Un autre miracle que d'avoir également d'avoir traversé plus de 40 ans alors qu'il aurait eu des chances de tomber bien plus bas dans les oubliettes des mémoires. Ma découverte de ce film aura été un choc, je ne cache pas qu'il ma fallu un certain courage pour me le faire en entier jusqu'au bout. Il faut dire qu'il y'a plus facile à aborder comme film et demande une grande concentration. Celui qui n'avoue pas qu'il s'ennuie devant le visionnage de ce film lève la main. Je ne cache pas non plus également que cette oeuvre cinématographique peut euthanasier le spectateur. Il ma donner l'impression d'assister à un morceau de vie. Je me disais j'arriverai jamais à complètement rentré dedans et à passer le cap. Mais enfin de compte les tourments d'Alexandre, de sa situation, sa façon d'aborder les filles m'ont donnée envie d'en voir plu comme si j'avais envie de devenir son ombre. Si on passe le cap de la première demi heure, cela devient intéressant. Les personnages notamment Françoise Lebrun et Jean-Pierre Léaud en particulier aux multiples facettes. Ça parle philosophie, sexe, amour et liberté. L'image en noir et blanc est superbe et la réalisation est faite de long plan fixe. Jean-Pierre Léaud qui incarne le personnage d'Alexandre vient du personnage qu'il incarner dans Masculin-Féminin de Godard inconsciemment après que mai 1968 soit passer ou Antoine Doinel chez François Truffaut qui se serait radicaliser. Ce film c'est avant tout un texte plus qu'un film comme une pièce de théâtre, d’ailleurs j'ai appris qu'il est adapté. On peut trouver les textes de la maman et le putain en librairie spécialiser et se remettre en boucle les dialogues et ou on en fait très difficilement et lentement le tour. Les dialogues sont très crus, bien écrit et très littéraire. Une mise en scène à la fois simpliste, radical, épuré au maximum, si vous voulez des mouvements de caméra qui donne le tournis faudra repasser. Ici, c'est champs contre champs et plans fixe, tout pour le personnage ce qui est assez beau. Un petit détail "On pouvait fumer dans les cafés" impensable aujourd'hui. Deux femmes aiment Alexandre, cependant, chacune au fond le veut pour elle seule, avec des rapports qui deviennent paroxystique. Alors certes il est long ce film qu'on envoie pas la fin mais qu'on peut oublier tant le sujet est traité avec profondeur : plus court nous aurait fait passez à coté de la psychologie pénétrante de ce triangle amoureux explosif. Eustache avait écrit ce film pour une femme(Françoise Lebrun) qu'il aimait et l'avait quitté mais voulait la faire jouer dans un de ses films. Il a aussi demander aux acteurs si il voulait faire un film avec lui et que si ils auraient dis non il aurait abandonner. Exigeant avec les interprètes, le texte devait être su au point et à la virgule prés. Aucune improvisation, le cinéaste avait d'ailleurs appris les textes par cœur, c'est pour dire à quel point cette écorché vif tenait à bras le corps son investissement dans son film. Ce long-métrage tourné en 16 mm est un cinéma direct qui donne l’impression entre film documentaire et étude sociologique."Ne pas filmer l'action du récit mais le récit de l'action". Le budget du film est ridicule vus qu'il était de 700 000 francs à l'époque qui vaut aujourd'hui 5500 euros environs. J'ai découvert Jean Eustache par hasard sur you tube en regardant un extrait du film de Gainsbourg Charlotte for ever et sur les autres fenêtres il y'avait un extrait du film mes petites amoureuse avec une scène superbe avec Martin Loeb. J'ai appris que le metteur en scène du film c’était suicider ce qui m'a piqué a ma curiosité sur cette rupture brutale avec la vie surtout avec un métier aussi prestigieux. Cette homme par la radicalité de ses films et des sujets qu'elles abordent l'ont hélas fait régulièrement refréner par les grandes filiales cinématographique. Si des garçons et des filles, avant de faire la Fémis, d'écrire des articles ou de se lancer dans une histoire de cœur, relisaient les entretiens que Jean Eustache donnait aux Cahiers du cinéma, le cinéma irait mieux et les rapports amoureux seraient moins merdiques. Un chef d'oeuvre de Jean Eustache que beaucoup de ses détracteur le qualifier comme cinéaste de l'ennuie et de la désillusion. Un film fleuve qui a changer mon rapport au cinéma et à la vie. Quel dommage qu'il ne soit pas éditer en DVD.

RyanBM

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4,0Très bien
Publiée le 30/09/2014

Pédantesque, sage, poétique et enivrant, ce film et malgré les 3 heures et 35 minutes qui laisse paraître une certaine longueur voire lenteur, est un chef d'oeuvre d'Eustache. A voir absolument !

Keith D.

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4,0Très bien
Publiée le 08/03/2014

de l'existentialisme en toute légèreté...un film qui a des charmes...

lost in the net

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 03/03/2014

Le premier film de Jean Eustache que je vois est d'une telle beauté que toute critique me parais vaine. Pourtant c'était mal parti avec l'une des premiers séquences du film ou Jean-Pierre Léaud tente de convaincre Gilberte (Isabelle Weingarten) de l'épouser, ces sans doute l'une des plus mauvais direction d'acteur que j'ai jamais vue, c'est absolument nul, je ne connais pas Isabelle Weingarten je ne sais pas ce qui à pris à Eustache mais cette séquence ma vraiment fais regretter d'avoir lancer le film. Et Eustache va très vite inverser la tendance, pour ce qui restera pour mois le plus grand film français que j'ai vue, l'impression de voire l'ultime consécration de la nouvelle vague, qui au final n'a surement vue le jour que pour que ce film puisse exister. Le montage, les mouvements de caméra, les acteurs sont dévoué à servir le récit diriger par l'immense Jean Eustache. Chef-d'œuvre!

stration

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0,5Nul
Publiée le 26/01/2014

Attention : Chef d'oeuvre. Oui, chef d'oeuvre dans le soporifique, 3h35 de bavardages sans intérêt, des scènes d'actions aussi puissantes que dans la série de l'inspecteur Derrick, impossible de dire comment ça se termine, tous les spectateurs sont partis, il ne reste que ceux qui dorment. Soi-disant le meilleur film français de tous les temps, comment sont les autres ?????

douggystyle

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4,5Excellent
Publiée le 02/11/2013

Un film aussi bavard s’étirant sur plus de trois heures et demie est forcément difficile à aborder et ne peut que contenir quelques longueurs narratives mais il faut reconnaitre que la qualité d’écriture avec laquelle Jean Eustache a signé son meilleur film, que l’on peut à juste titre considérer comme étant le dernier grand film à rattacher au mouvement de la Nouvelle Vague, rend les échanges que fait Alexandre avec ses différentes compagnes tout à fait passionnants. C’est parce qu’il se permet une liberté de ton dépassant tous les tabous, notamment autour du sexe, qu’il revient, à grands coups de références culturelles, sur l’esprit propre à l’époque de mai 68 et que les acteurs sont au sommet de leur talent (Jean-Pierre Léaud et Bernadette Lafont, en particulier, y sont plus convaincants et sensuels que jamais) que ce film réussit à nous faire oublier à quel point sa mise en scène peut être minimaliste pour nous emporter dans un flot de poésie et de sensibilité.

Paris Texas

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3,0Pas mal
Publiée le 31/07/2013

Alexandre vit avec Marie mais tombe amoureux de Véronica. Ménage à trois qui recourt à l’esthétique de la Nouvelle Vague, avec des dialogues denses et savoureux, mais qui, malheureusement, perd en intensité au fur et à mesure des 220 minutes du film.

tixou0

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4,0Très bien
Publiée le 31/07/2013

Alexandre (Jean-Pierre Léaud) cultive l'oisiveté comme un des beaux-arts, agrémentée du papillonnage amoureux - quand le film débute, il aime Marie (Bernadette Lafont), belle brune trentenaire propriétaire d'une boutique de mode dans le 6ème, et habite chez elle, tout en essayant de reconquérir Gilberte, lassée de son inconstance et de sa violence, qui s'apprête à convoler ailleurs. Tirant de très maigres revenus d'activités de plume intermittentes, le jeune homme promène son élégante indolence de café en café, dans un périmètre réduit, entre le boulevard St-Michel le matin tôt (pour se frotter au monde du travail et au populaire, dont il s'amuse en en collectionnant les "bons mots" égrenés à l'heure des croissants), et St-Germain, de la fin d'après-midi (quand il se réveille) aux petites heures de l'aube - poussant éventuellement (au maximum) vers Montparnasse. Il fréquente surtout le Flore et les Deux-Magots, pour y lire ou rencontrer ses amis, dans une tabagie impressionnante - nous sommes en 1972, et les "consos" y sont donc encore à prix compatible avec son budget de cigale, et les lois anti-tabac pas du tout d'actualité ! Il croise en terrasse le regard d'une jolie blonde, Veronika (Françoise Lebrun), 25 ans, la suit et l'aborde, en lui demandant un numéro de téléphone où la joindre. L'infirmière, comme on l'apprendra rapidement, s'exécute. L'hôpital Laennec, où elle vit aussi (soupente sous les toits), sera une occasion nouvelle pour Alexandre d'élargir au 7ème arrondissement son milieu de vie, après avoir avec elle, au début de leur relation, abordé le quasi "exotique" 12ème, via "Le Train bleu", le restaurant de la gare de Lyon. La première partie du film est légère et centrée sur Alexandre, qui régale qui veut l'entendre (et donc d'abord le spectateur) d'aphorismes et de littérature - cependant, les fêlures du garçon apparaissent de loin en loin, autour en particulier de certaines obsessions morbides. La deuxième, au fur et à mesure que la relation d'Alexandre et Veronika prend forme et s'étoffe, est déjà plus assombrie, la jeune femme étant fort perturbée et carrément alcoolique. La troisième, celle du trio (qui se vouvoie, comme au Grand Siècle), le jeune homme entre la "maman" (Marie, figure tutélaire) et la "putain" (Veronika, figure perturbatrice) est franchement noire, le "ménage à trois" ayant du mal à trouver un rythme de croisière, l'atmosphère virant à l'anxiogène, et l'histoire étant repeinte aux couleurs du sordide (Veronika), du pathologique (Alexandre) et de la confusion (Marie). C'est très long (3 h 35 !), inégal, voire brouillon, mais la plupart du temps cela happe vigoureusement. 0 "action" (la bataille est celle des sexes, des coeurs et des esprits), des décors quasi uniques (beaucoup de cafés, dont peu de terrasses ; des chambres) et beaucoup de verbe, énormément. Les dialogues, très écrits et très divers, allant du plus raffiné au plus trivial, sont ce que l'on retient surtout (enfin, moi en tout cas) de cette réalisation mythique. Léaud, et sa diction atypique, y est magnifique (à tous les points de vue), Françoise Lebrun, qui avait été la maîtresse d'Eustache, (vue récemment en abbesse dans la nouvelle version de "La Religieuse", et en voix "off" dans "Le Temps de l'aventure") remarquable (sa confession-monologue est un "must") et Bernadette Lafont (qui vient de disparaître, et à laquelle Arte rendait ainsi hommage en diffusant le film d'Eustache - bien que son rôle soit le plus court des trois) égale à elle-même, généreuse et glorieusement impudique (la seule qui se met à nu au sens propre, mais celle dont on sait le moins !). Eustache, être tourmenté (qui se suicidera à l'âge de 42 ans, alors qu'était en projet la suite de "La Maman et la Putain" - en 1981), a mis beaucoup de lui dans son oeuvre-phare, étant d'ailleurs partout, à l'écriture (à l'époque il était lui aussi entre trois amours comme Alexandre, avec Gilberte, Marie et Veronika) à la réalisation et au montage (pour partie) - il y fait même une courte apparition. Film "intello", mais certainement pas "bobo" avant l'heure, récompensé à Cannes ("Grand Prix spécial du Jury" en 1973), mais restant confidentiel (340.000 entrées), admiré par le cinéma d'auteur en Europe et "indé" aux E-U, c'est avant tout un film en marge, un objet singulier, à (re)découvrir.

Gn0me

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 31/07/2013

Sorte d'oeuvre dérivée de la Nouvelle Vague pétrie de références cinématographiques, La Maman et la Putain reste un film d'anthologie que ce soit par sa réalisation, ses dialogues ou par son interprétation. Si au début l'interprétation sonne faux, ce n'est que pour mieux faire apparaître les faux-semblants des attitudes des personnages qui semblent tous les dupes des autres. Léaud n'est plus ici le Doinel de Truffaut même s'il semble connaître les mêmes déceptions et chavirements amoureux. L'amour n'est progressivement plus traité à travers l'image du couple mais dans son universalité, sa nature brute. Se forme alors un triangle amoureux cruel, destructeur, empli d'amour et de haine qui pose alors la question de la place de l'amour et du sexe dans les rapports humains à l'intérieur d'une société post-soixante-huitarde dans laquelle les repères semblent abolis et la déception n'être que coutume. La chronique au départ plate prend alors son envol vers un lyrisme qui permettra au film d'accoucher d'une des plus belles scènes du cinéma (la scène finale). Le film se teinte alors peu à peu d'un pessimisme qui laissera un goût amer aux lèvres à travers les derniers plans: celui de l'amour mis à mort.

Guillaume182

Suivre son activité 86 abonnés Lire ses 1 194 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 30/07/2013

Avec son statut de film mythique il a tout pour excité la curiosité de n'importe quelle cinéphile. Eustache retranscrit très bien l'atmosphère du Paris de l'époque. Un triangle amoureux, trois jeunes gens un peu paumés et qui s'aiment. Une sexualité libérée, ont fait l'amour on parle d'amour. C'est un film sur la souffrance que peut engendrer l'amour tout simplement. Une narration libre, de grands monologues interminables et parfois répétitifs. Les dialogues sont beaux, même si je crois que je n'ai jamais autant entendu le mot "baiser" dans un film, ce n'est pas que cela me gène, mais bon la langue Française est riche. Ce n'est pas un film facile à suivre, d'ailleurs j'ai souvent décroché. Pourquoi autant de bavardage pour un dénouement aussi simple? Trop long par moment, trop bavard et même les acteurs ne sont pas toujours au niveau et je parle surtout de Jean pierre léaud. C'est un film à voir pour enrichir sa cinéphilie.

Guillaume836076

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4,0Très bien
Publiée le 30/07/2013

e viens de voir le film et je le note à chaud. Tout comme j'écris cette critique à chaud ! Considéré comme un chef d’œuvre absolu par la majorité des amoureux du cinéma (sauf rares exceptions), j'avoue que noté ce film est une vraie gageure. Il faudrait que je le revoie peut-être une fois, deux fois, trois fois, comme je l'ai fait en son temps pour "2001, l'odyssée de l'espace" de Stanley Kubrick. Je vous l'avoue franchement je me suis ennuyé dans la première partie du film, c'est long et chiant, très verbeux. Un sommet d'ennui. Puis mon attention c'est focalisé sur autre chose pendant de longues minutes. Bizarrement c'est la mélodie monocorde de la diction particulière de Jean-Pierre Léaud, qui joue totalement faux, qui a attiré de nouveau mon attention. Juste une question d'habitude. En fait il faut se mettre dans de bonnes conditions pour ne pas làcher du tout en cours de route. C'est tellement faux, que ça en devient de la poésie et là il s'agit d'un compliment ! Car les expressions et les attitudes de l'acteur, elles sont criantes de vérité. Rien de transcendant dans la mise en scène d'Eustache, mais un je ne sais quoi qui vous électrise devant votre écran. Au bout du compte, la simplicité des champs contre champs et plans fixes servent peu à peu le sujet et lui donne une force hors norme. Sa direction d'acteur est tout bonnement exceptionnelle, même si on a l'impression d'un je je-m’en-foutisme généralisé. En fait tout semble très intelligemment pensé pour mettre en valeur des dialogues et des monologues d'une beauté exceptionnelle. Superbe écrins pour les trois acteurs principaux, surtout Françoise Lebrun (Véronika, "la putain") confondante de naturel et de talent quand elle crie son amour pour Alexandre (Léaud) et Marie (Bernadette Lafont). Sa lucidité fait mouche et vous touche au cœur. Profondément. Son monologue a lui seul vaut tous les louanges. Puis Bernadette Lafont (Marie, "la maman"), belle, sensuelle, naturelle, a milles lieux de ce que j'imaginais d'elle dans ce film. Touchante et émouvante dans ce rôle de femme tellement amoureuse d'Alexandre qu'elle accepte d'abord ce couple à trois, puis se révèle bien plus jalouse et moins ouverte qu'elle ne le laissait suggérer. Mais ce film c'est avant tout un film qui se déroule au travers du regard narcissique d'Alexandre (Léaud, dans la continuité de son rôle de séducteur à la Antoine Doinel) qui considère les femmes comme un moyen de refléter sa haute idée de lui-même. Avec ce personnage central, Jean Eustache ne livre pas du tout un pensum libertaire sur la sexualité libéré de l'après-mai 68, comme certains pourraient le croire. C'est tout à fait le contraire. Ce film n'est pas du tout tendre avec les hommes (que représente Alexandre) et porte à leur égard un regard très critique vis à vis de leur attitude souvent légère et irresponsable, ne pensant qu'à séduire et à "baiser" comme si c'était la seule chose "importante" comme le fait comprendre Véronika. Au travers, des deux personnages féminins, l'amour est exalté, plus maternel et possessif pour Marie et plus, libertaire sexuellement, pour Véronika. Au final, la forme qu'il prend n'est pas si important. C'est ce qui est éprouvé pour l'autre qui est important et pas ses petites questions d'ego ridicule au final. Une question universelle. C'est peut-être pour cela que ce film est, aujourd'hui, toujours d'une telle résonance émotionnelle. Un grand film.

Jean-Philippe D.

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4,0Très bien
Publiée le 29/07/2013

Encore un excellent film ou le trio d'acteur excelle dans leur rôles. Un aspect interview absolument atypique et des dialogues bien écrits

soulman

Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 444 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 17/02/2013

Un des films qui comptent le plus pour moi : bouleversant de bout en bout, déchirant, magistralement vécu (et non pas interprété) par ses comédiens. Une œuvre d'écorché vif qui ose parler, sans fard, d'amour, de sexe, de la fidélité et du mensonge. Dire qu'Eustache ne réalisera plus jamais le moindre long métrage en dit long sur les ambitions du cinéma français de cette époque...

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