Un western métaphysique où le trajet vers l'ouest de William Blake sera son trajet pour le salut de son âme. Un voyage, parfois pesant, magnifiquement mis en scène par Jim Jarmusch dans un très joli noir et blanc mais la guitare de Neil Young a tendance à être trop envahissante.
Les quaranre premières minutes sont parfaites, inventives avec une superbe photo N&B, une musique sensationnelle et un humour latent. La suite est un long voyage vers la mort avec des personnages truculents, des références au poète anglais William Blake et quelques scènes évitables. Du magnifique cinéma d’auteur à voir absolument.
Un film unique, impossible à définir. Quête métaphysique, conte chamanique, critique sociale et politique d'un monde dominé par des blancs obsédés par le meurtre - ça commence avec les bisons -, comédie parfois avec le personnage fantasque de l'indien Exebetche féru de poésie.... un film visuellement époustouflant, à la fois habité et distancié du réel, comme le personnage de William Blake qui passe 2 h à de détacher de la vie. Et la musique hantée de Neil Young, parfaite. Dans mon Top 10, mais pas pour toutes les âmes...
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0,5
Publiée le 5 mars 2021
L'empereur n'a pas de vêtements. De quoi parle-t-on dans ce film prétentieux. Je peux certainement apprécier un film qui sort de l'ordinaire mais ça c'est maladroit et c'est guindé. Et certainement pas crédible dans tous les sens du terme crédible. L'histoire commence avec William Blake (Johnny Depp) à bord d'un train qui se dirige vers l'ouest. Cependant au lieu d'arriver en ville ces scènes sont vraiment ennuyeuses car un tel voyage aurait pris plusieurs jours voire plusieurs semaines . Blake a apparemment tout vendu et se dirige vers l'ouest suite à la mort de ses parents et à la rupture de ses fiançailles. Il a une lettre de la Dickenson Company lui offrant un emploi mais après l'arrivée du train il apprend que le poste a été pourvu il y a longtemps et que le propriétaire de la société (Robert Mitchum dans son dernier film) est un fou psychotique qui semble désireux de tirer sur quiconque le dérange dans son bureau. La seule bonne chose c'est la bande-son de Neil Young, vraiment suggestive. D'abord il n'y a absolument aucune intrigue dans ce film. Deuxièmement la plupart des dialogues sont inintelligibles. Troisièmement il ne se passe rien. Je crois que j'ai regardé ma montre 30 fois pendant cette histoire. Je n'appelle pas ca de la poésie non j'appelle ça de l'auto suffisance. De la philosophie comme les phrases qu'on trouve dans les chocolats. William Blake (Johnny Depp) est un compagnon qui ne peut pas utiliser d'armes. Après 3 ou 4 tirs il devient le meilleur tireur de l'Ouest. Je soupçonnais fortement que quelque chose n'allait pas dans les cinq premières minutes lorsque le train en direction de l'ouest a été malmené maladroitement au point de provoquer des rires. En plus pourquoi filmer de si beaux paysages en noir et blanc pour ennuyer encore plus le spectateur peut-être...
Très honnêtement, je n'ai pas forcément beaucoup adhéré à ce film de Jim Jarmusch dont je ne suis pas sûr d'apprécier vraiment le style (l'autre film que j'ai vu de lui, Down by Law, m'avait modérément séduit). Le film est pourtant porté par un bon voire très bon casting : Lance Henriksen, Robert Mitchum, John Hurt, Gabriel Byrne, … et Johnny Depp en tête, parfaitement à l'aise dans un rôle de personnage complètement égaré. Mais l'intrigue m'a paru un peu lente et laborieuse et je n'ai pas vraiment adhéré au personnage principal, malgré le fait qu'il soit bien interprété. Ça se regarde, mais ça ne me restera pas longtemps en mémoire.
Un film valent bien plus que son successeur The Revenant. Tout est très posé, pas de surenchère; un film très respectueux des paysages qu'il film en les laissant créer une atmosphère singulière. En cela je pense que c'est un certain chef d’œuvre. Je me risque un peu à faire cette conclusion, seulement c'est si énorme que d'autres appellations me semblerait de l'ordre de l'euphémisme. Après je n'ai pas était submergé par l'émotion puisque c'est aussi subtil que beau. Il ne s'agit pas d'un film évident non plus. Beaucoup d'éléments peuvent faire penser à un film assez banal filmé avec idée. Je ne pense pas, vue que tout est selon moi juste un minimum à creuser. Donc ouais ça fait plaisir, je ne me suis pas sentit idiot en regardant ce...ce film. J'ai tout de même une interrogation, il y a d'évidents empreints aux films de western. Ce qui fatalement en fait de lui un western. Au de-là de l'apparence ça reste un film si appart que le réduire à cela serait occulter tout la part plus dramatique. Je finirai par dire que c'est un film qui exploite ses défauts pour se rendre d'autant plus beau. Et c'est en cela que je vois ce film comme un chef d’œuvre, il ne cherche pas à tout contrôler. Alors tout semble harmonieux, un mariage si intelligent qu'il donne le meilleur de ce qu'il pouvait faire.
En 1995, Jim Jarmusch réalise ce western peu conventionnel dont le style n’appartient qu’à lui. Tourné en noir et blanc avec une photographie soignée, ce film raconte les pérégrinations du candide William Blake (Johnny Depp) et de son ange-gardien indien (Gary Farmer) à travers le Far West. Ce road-movie à la fois sanglant et philosophique reste très percutant malgré quelques longueurs liées à un montage répétitif. L’esthétisme du film s’accompagne également d’une bande-son de qualité composée par Neil Young. A noter la présence de Robert Mitchum dont c’est la dernière apparition sur grand écran mais aussi d’Iggy Pop. Bref, une œuvre remplie de poésie sanguinaire.
très bon film, même si le film est assez lent j ai trouvé l histoire vraiment cool, juste dommage que au final les trois chasseurs de primes ne servent pratiquement a rien car soit meurent soit n arrive pas a atteindre william blake.
L'itinéraire funèbre et onirique, dans l'Ouest américain, d'un comptable et d'un indien, sublimé par une photographie sublime en NB et rythmé par la musique de Neil Young.
Un très beau film, loin des supers cowboys, supers pros du tir groupé et supers à l'aise dans leurs bottes... Le noir et blanc est très bien choisit pour nous plonger dans cette époque du Farwest! Le protagoniste incarné par Johnny Deep représente finalement l'Homme lambda , auquel on peut facilement s'identifier, et qui tant à évoluer et se développer au gré de ses expériences... En se rapprochant d'une fin commune à tous.
Un excellent western, road movie, avec un Johnny Depp au sommet de son art. C'est un film hypnotique, magistralement bien orchestré, monté et avec une photographie en noir et blanc magnifique. Il oscille entre un humour désespéré et un pragmatisme résigné. C'est donc, bel est bien, un chef d'oeuvre.
Western de Jim Jarmush, Dead man conte l’histoire d’un jeune comptable du nom de William Blake suivant le chemin de la mort et devenant hors-la-loi accidentellement. Les personnages de ce film sont iconiques (Johnny Depp est magnifique en William Blake, Iggy Pop hilarant en "Sally", Nobody fantastique,....) Et l’image est sublime et sublimée par le noir et blanc. Que ce soit la forêt de bouleaux ou la scène avec le faon, c’est toujours très beau, poétique et esthétique. Par contre, malheureusement, j’émets quelques critiques vis à vis de la lenteur de l’action et des écrans noirs qui interrompent brusquement l’action entre les différentes scènes....
Du Jim Jarmusch tout craché, un récit lent et poétique rythmé par de longues scènes fixes et calmes, des transitions silencieuses, mais aussi une merveilleuse musique de Neil Young et des dialogues profonds et réfléchis. Un film sur le parcours initiatique de William Bake venu dans la ville de Machine à l’Ouest du pays afin de trouver du travail après la mort de ses parents, mais qui va devenir un tueur contre son grès. Un fugitif à qui la tête est mise à prix. Il rencontre un indien prénommé Personne qui va le prendre pour le célèbre poète William Blake, et qui va décider d’aider ce « tueur d’homme blanc » comme il aime l’appeler. Ces deux protagonistes magnifiquement interprétés par Johnny Depp et Gary Farmer vont se lier d’amitié. Guidé par la sagesse de Personne, ses connaissances et ses paroles inspirés par celle du poète, William ira au bout de son voyage vers la mort. En parallèle de leurs péripéties, on suit les mésaventures de 3 chasseurs de primes, 3 grands criminels. Ce film en noir et blanc, imitant de vieilles techniques cinématographiques, nous plonge dans un univers de cow-boy du 19ème siècle en nous exposant les mentalités de l’époque face aux Indiens d’Amérique. Johnny Depp porte un intérêt particulier à la cause indienne, d’où son unique film « The Brave » qui sortira en 1997. Puis en 2013 les rôles seront inversés, et ce sera lui qui jouera le rôle de l’indien dans « The Lone Ranger ». C’est un film aussi bien sérieux qu’humoristique, de part les drôles d’expressions de Personne, le running gag du tabac, certains personnages quelques peu idiots, et l’apparition hilarante d’Iggy Pop en « Sally », vêtu d’une robe de femme. C’est un excellent western, qui sort de l’ordinaire, très agréable à regarder, apaisant et profond. Je finirai par une citation prononcé par Personne, tiré du poème The Everlasting Gospel de William Bake « La vision du Christ que tu as est la pire ennemie de ma vision à moi. ».