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Maryane75
21 abonnés
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1,0
Publiée le 26 janvier 2014
Atmosphère pesante et quasi suffocante que je n’ai pas du tout appréciée. Anna Mouglalis est totalement hors sujet dans ce rôle auquel elle ne croit pas plus que nous. Faire jouer De Gaulle à Michel Blanc aurait été tout aussi convainquant !! Tout sonne faux et je me suis vraiment ennuyée. Les décors et les costumes sont soignés et c’est bien la seule chose que je retiendrai de ces 120 minutes inter(minables). Une bonne nouvelle pour les insomniaques qui trouveront là une excellente thérapie. :(
Si le procès de Jan Kounen semblait être écrit d'avance chez certains en le voyant s'attaquer à un biopic en bonne et due forme, cela est en définitive très injuste. Celui-ci parvient à trouver d'emblée une élégance plastique et une puissance de ton auxquelles nous sommes immédiatement sensibles, les effets restant pour une fois très maîtrisés et globalement sobres. On ressent bien à la fois la beauté et la complexité de cette relation aux allures discrètes cachant en réalité une passion dévorante, bien qu'elle n'ait aucune chance d'aboutir. On a même droit à quelques moments assez dantesques, à l'image de cette première représentation du « Sacre du printemps », filmée avec une maestria assez dingue par un réalisateur inspiré comme jamais pour l'occasion. Mais alors pourquoi seulement trois étoiles ? Et bien parce que malgré tout, peut-être du fait que cette histoire ne m'intéresse pas plus que cela, qu'Anna Mouglalis et Mads Mikkelsen sont bons sans être bouleversants, qu'hormis quelques scènes donc, le film ne laisse pas un souvenir aussi grand que prévu et que l'émotion a du mal à nous gagner du début à la fin... Pour autant, les expériences visuelles séduisantes ne sont plus si courantes pour que l'on fasse la fine bouche, c'est donc sans grandes réserves que je vous conseille « Coco Chanel & Igor Stravinsky », le positif l'emportant assez facilement sur le moins convaincant. Très honorable.
LE BON NUMERO. Kounen change d'odeur et donne priorité aux costumes, aux décors, à la lumière et la mise en scène. Du nez pour son choix de casting avec la troublante Anna Mouglalis et sa voix sensuelle. Une source d'inspiration et d'élégance.
16 171 abonnés
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3,0
Publiée le 17 juin 2013
Qu'importe "Coco Chanel & Igor Stravinsky" de Jan Kounen puisque toutes les occasions sont bonnes pour ècouter du Stravinsky! Les initiès frissonneront de plaisir en ècoutant le Sacre du printemps par le philharmonique de Berlin que dirige Simon Rattle (se procurer la b.o.f si vous êtes fan). C'est au grand Gabriel Yared que revient ensuite la charge de composer la musique du film! Une oeuvre stylisèe, bien jouèe et honorablement mis en scène par Kounen (un vrai film de rèalisateur qui ne mèrite pas un tel lynchage critique). Dans cette passion amoureuse, Anna Mouglalis et Mads Mikkelsen sont remarquables, incarnant des personnages complexes (elle dans sa façon de vivre, lui dans sa musique), à la fois têtus et ègocentriques! C'est aussi un film qui raconte la renaissance de Coco Chanel dont l'èvolution à travers la perception que peut avoir le spectateur est un peu l'èvolution qu'à eu Kounen dans les recherches de cette grande couturière! Pas mal du tout...
il ne s'agit pas d'une relation d'amour mais plutot d'une relation passionnelle ou les deux amants trouvent une source d'inspiration considerable et srtt reciproque.c'est a cette periode que coco decide de creer son fameux chanel 5 et igor ses compositions neo classiques enfin séduisent le public. une relation determinante pr chacun d'eux dans leurs futurs profesionnels,une relation ou la passion et création ne font plus qu'un. les acteurs sont convaincants et le style chanel est bien planté dans le film. j'ai passé un agréable moment
Jan Kounen est indubitablement un grand réalisateur dont les talents de metteur en scène ne sont plus à démontrer, et l'esthétique de ce film, noire et exquise, prouve bien sa maîtrise. Néanmoins, après le saisissant chef-d'œuvre qu'était "99 francs", ce "Coco Chanel & Igor Stravinsky" paraît bien austère. La faute à un scénario peu intéressant mais aussi à des acteurs sans vie au jeu monolithique qui plongent le film dans l'ennui. Quel dommage car les fulgurances du cinéastes sont bien présentes, et ce dès les premières scènes avec la magnifique séquence du ballet. Mais rien à faire, les acteurs ne semblent pas croire en leurs personnages. L'intérêt principal du film tient donc dans la beauté de ses images, mais il n'en reste pas moins difficilement inoubliable.
Avant qu'arrive l'adaptation attendu du Vol des cigognes, il me restait à voir de Jan Kounen une des romances de Coco Chanel. J'en prévoyais le meilleur et c'est pas le cas. Alors que le casting est parfumer de la belle Anna Mouglalis, ambassadrice même de la grande marque et enfin l'acteur Mads Mikkelsen (Casino Royale). La froideur des prestations va plomber toute la romance, donc, l'histoire qui devait nous faire frissonner (bien que j'adore les scènes ou Coco vibre de sexe). Long, de la lourdeur, vous avez juste le passage ou Coco s'en va à Grasse pour trouver son ultime et unique parfum, le fameux N°5 qui sent bon dans le film. La fin est pas élégamment mise en scène.
un beau film esthétique dans lequel la passion se méle à la création.les personnages sont envahis par des émotions intenses bien joués par les deux acteurs princpaux.
Film lent et froid. On ne sent pas grand'chose sinon la détermination de Coco Chanel d'être libre. Anna Mouglalis est trop narcissique et Mads Mikkelsen trop discret.
Boude par les critiques pour sa sagesse,prefere par le public le Coco avant Chanel d'Anne Fontaine avec Audrey Tautou, sorti avec peu d'ecart,ce Coco Chanel
Je n'étais pas très attiré par ce long-métrage et pourtant il est pas mal. Jan Kounen réalise avec grande classe, tout est très bien faits. Mouvements de caméras aérien, costumes et décors parfaits, dialogues propres et interprètes rigoureux.
J'aimerais que l'on m'explique pourquoi ce joyau filmique - incontestablement l'un des plus beaux films français des années 2000 -, à la direction artistique somptueuse, à la réalisation qui ne l'est pas moins, tant au niveau des mouvements de caméra que de la composition des plans, qui parvient à opérer une rare et parfaite synergie entre l'image et la musique (l'un devient l'extension de l'autre, à l'instar des deux personnages éponymes, stimulés artistiquement par leur fusion charnelle et les tournoiements de la passion), j'aimerais donc que l'on m'explique pourquoi ce film est autant méprisé, anathématisé, ostracisé et qu'il ne jouit pas de toute la reconnaissance qu'il mérite (parce que Jan Kounen a eu le tort de réaliser "Dobermann" ou l'abscons "Blueberry" ?) (le seul reproche que l'on pourrait faire à "Coco Chanel & Igor Stravinsky" est qu'après une première demi-heure extraordinaire reconstituant la première représentation chaotique du "Sacre du printemps", son intensité retombe un peu dès que commence les jeux de l'amour et de la jalousie dans la propriété bucolique de Coco).
Film d’une grande maitrise scénique et d’une poignante austérité. La rencontre de deux personnages qui ont marqués leur époque, l’un Igor qui marque la fin d’une époque, celle de l’artiste romantique et solitaire, l’autre Coco, l’avènement d’une autre époque , celle de l’artisan entrepreneur, c’est une femme d’affaires indépendante et autoritaire, sans homme que l’on s’évertue à appeler «mademoiselle». La reconstitution à elle seule mérite le coup d’œil, travail d’orfèvre, entre «Art nouveau» et vision esthétique. Aucun effort pour en mettre plein la vue, aucun voyeurisme, par contre on a du mal à trouver la rencontre vraiment intéressante, et la passion n’y est pas. Un film qui traite de l’amour entre deux artistes majeurs, mais bizarrement dépassionné. C’est un choix assez courageux du cinéaste, mais je ne m’y retrouve pas. Reste le tableau presque abstrait de cette France entre deux guerres, hors du temps et ciselé dans le marbre, d’une perfection glacée qui ferait même peur. A réserver aux esthètes purs et durs, c’est sûr.
Force est de reconnaître de Kounen ne s’en sort pas si mal : loin de conforter l’à-priori de l’éléphant dans un magasin de porcelaine, le réalisateur se la joue assez finement, notamment dans une première demi-heure fascinante où la rareté des dialogues et la force des images (le sifflement d’un spectacle en avance sur son temps par des bourgeois conformistes) donnent un curieux air produit décalé que l’on aurait aimé retrouver par la suite. Malheureusement, le récit se noie ensuite dans les conventions du film de prestige « à décors » et « à costumes » et l’emphase de la biographie musicale, qui veut que les moments créatifs les plus forts coïncident avec les tourments de l’existence sentimentale.