C'est un peu triste à dire, mais enlevez le strass, les paillettes, et les innombrables plans sur les corps dénudés, et il ne reste plus grand-chose. Capitalisant sur une formule qui s'était avérée gagnante avec Basic Instinct, Verhoeven fait à nouveau appel à Joe Eszterhas pour trousser un scénario qui manque ici singulièrement de matière, attendant pratiquement les dix dernières minutes pour proposer autre chose qu'une alternance danse-sexe sans surprise, donnant le sentiment que l'on en vient un peu tard à penser à faire un film. Seule la mise en scène (et l’investissement d'Elizabeth Berkley dans son personnage, bien peu payé de retour vu la suite de sa carrière) parvient à soutenir un semblant cet édifice mal assis, voulant montrer l'envers du décor de Vegas sans l'impact et le cynisme auxquels nous avait habitués le "Hollandais Violent".
L'histoire d'une nana parmi tant d'autres, à qui on ne renvoie que sa capacité de séduire ou non et qui, de manière logique, l'utilise pour reprendre le pouvoir sur les autres, sur le système et surtout sur sa vie. Il a fallu que j'attende d'avoir 38 ans pour comprendre ce personnage et apprécier ce film !
Chaque année après avoir défendu les femmes par les ONG Amnesty International, en mars, les médias provoquent des films de violence féminine pour finalement aider la publicité à doter les centres cpvs de suffisamment pour vendre des gadgets à 150 euros de KIT-SAS par l'INCC x 800 dossiers: en Belgique, en plus des primes pour le personnel, non qualifié. Et tout cela pour exploiter une femme violée sans lui rendre justice. Monde incrédule et stupide aussi cupide que dopé.
Ce film est super .. les scenes sulfureuses sont justifiees par rapport au film ca montre le cote obscur de ce monde ou l artiste n est qu un objet pris et jete .. ce film est aussi profond et a la fin c est tres clair au fond crystal connor sous sa froideur met en garde naomi de tout ca et l ambiguite entre elles 2 est tres touchante..
Pas vu depuis 25 ans, le film a plutôt bien vieilli. Critique acerbe de l'argent facile à Vegas et du trompe l'oeil de la notoriété. L'actrice principale qui venait d'une sitcom pour ados a été descendue en flèche après ce film alors qu'elle joue plutôt bien sachant qu'on la voit nue 3/4 du film, peu d'actrices en auraient été capables. Après ça reste un film mineur dans la filmo de Verhoeven.
Ce n'est pas l'horreur si décriée à sa sortie mais il est vrai que le film est inutilement racoleur. En revanche, il est sans concessions avec le milieu qu'il dépeint.
Nomi Malone débarque à Las Vegas pour percer en tant que danseuse. Elle démarre en tant que stripteaseuse dans un club peu réputé puis est embauchée pour un spectacle beaucoup plus “glorieux”, mais il y a de fortes rivalités entre les danseuses. Elle fait notamment beaucoup plus ample connaissance avec Cristal Connors, la star du show. Pendant toute la première moitié du film, il ne se passe quasiment rien. On voit évoluer Nomi dans son univers, à danser à moitié nue avec d’autres filles. Tous les prétextes sont bons pour la voir se déhancher, c’est assez ennuyeux et surtout sans intérêt. On a vraiment l’impression que le réalisateur avait envie de se faire un petit plaisir. La deuxième partie du film est dans la même veine, avec une intrigue un peu plus intéressante malgré tout : on développe la rivalité (en même temps que l’attirance) entre Nomi et Cristal, avec ce que chacune est prête à faire pour contrer l’autre. Je n’ai malgré tout pas trouvé grand chose d’intéressant et de palpitant à ce film, l’héroïne est assez énervante, avec des réactions exagérées, en surjeu.
sentiment partagé... d'un côté un scénario léger, inintéressant et décousu avec des scènes improbable notamment dans les dialogues et les divers rapports des personnages. Et d'un autre, un esthétisme particulier qui capte l'attention tout comme ce personnage central singulier et naturel interprétté avec une belle énergie et beaucoup de charme
Une critique très sévère et même démesurée comme de considérer ce film original de P. Verhoven comme le pire film de l'histoire (razzie award etc) ou comme
Film incompris et durement rejeté par la critique à son époque, "Showgirls" de Paul VERHOEVEN demeure pourtant un divertissement culte sur les coulisses impitoyables du monde du spectacle à Las Vegas. Elizabeth BERKLEY crève l'écran dans ce thriller érotique. Le réalisateur montre avec beaucoup de justesse le parcours de cette danseuse de cabaret et des personnages gravitant autour d'elle. Les personnages secondaires sont bien écrits. C'est un film sulfureux dans le bon sens du terme avec beaucoup de rythme et de sous-intrigues efficacement menées.
Quelque chose qui laisse sans le moindre mot. Telle est cette espèce de fusée que le film Showgirls. De ce que j'ai crue comprendre le film n'a pas été très apprécié par le public au moment de sa sortie. Et surement à juste titre. Cependant c'est souvent le cas avec Paul Verhoven. Ce qui est bien dommage d'attendre la postérité d'un film pour voir tout ce qu'il a à donner. Ce qui est clairement étonnant quand on voit l'antiaméricanisme relatif qu'on voit en la filmographie de l'auteur. En ce qui me concerne, je suis resté sur le cul. C'est violent et c'est juste. Ce n'est pas normal mais c'est juste. Cohérent, tout ce qu'on veut. Critique vis à vis de ce monde où la suie se confond avec les dollars. Rien est propre dans ce monde où tout brille. Une description en soit très touchante. On peut pas dire qu'il s'agisse d'un film simple d'esprit, ça c'est sûre. J'ai vraiment l'impression d'avoir assisté à la création d'une espèce de légende au visionnage de ce bal de vulgarité qui est très subtil en comparaison avec des films trop en surface. Un film de danse, ou plutôt un grand film de danse qui égal beaucoup de classique. Black swan n'a qu'a bien s'abstenir. Je dirais qu'il est même plus intéressant en subtilité qu'un autre film, dirons nous plus conventionnel. C'est tellement riche, et pourtant très divertissant. Je l'impression de ne faire que des compliment à ce long métrage. Mais en même temps il est difficile de lui en faire moins.
A la critique de la vulgarité, je répond, que faire dans ce cas là de la violence dans Les Sentiers de la Gloire "c'est barbare". Que ferons nous en évitant le sujet. On se censurerai. Il n'y a pas plus compliqué. En rien la vulgarité du film ne vient à le rendre mauvais ou médiocre. Regardons Showgirls comme une Antigone de notre temps.
Film suscitant des réactions complètement opposées (honni à sa sortie, il est aujourd'hui considéré comme un chef-d'oeuvre incompris), je suis relativement partagé par ce long-métrage de Paul Verhoeven qui m'a dans l'ensemble séduit même si je le considère comme un des moins bons films parmi ceux que j'ai vu du réalisateur. L'histoire de cette jeune femme recherchant la gloire (à tout prix) et découvrant la face cachée de l'industrie de l'entertainment aux États-Unis est racontée avec talent et on s'attache assez facilement au personnage principal de l'intrigue. Le décor de Las Vegas s'accorde parfaitement et constitue le paroxysme aux États-Unis de la proximité entre le monde des paillettes et celui du vice. La distribution est inégale. Elizabeth Berkeley n'est pas la plus convaincante des actrices (de là, à lui jeter l'opprobre au point d'enterrer sa potentielle carrière). Kyle MacLachlan est extrêmement charismatique en playboy dénué de moral. Gina Ravera et Gina Gershon sont correctes. Les scènes à caractères tabou (que ce soit celles de strip-tease, de lapdances, de sexe ou de viol) ne sont finalement pas si choquante que ça. Je suis un peu surpris qu'elles aient pu choquer le public puritain américain (le septième art a su nous habituer à bien plus trash). C'est plutôt un bon film, son échec critique et commercial me semble bien décalé.
Quitte à se payer un gros fantasme érotique à quelques dizaines de millions de dollars, autant investir un minimum dans le scénario pour s’assurer de la qualité des dialogues, du rythme, de la vraisemblance. Et puis tant qu’à faire, on aurait pu diriger un minimum l’actrice pour qu’elle ne se ridiculise pas dans un surjeu complet. Tout est tellement pauvre que le côté frontal du film (dans l’érotisme comme dans la satire ou la violence), qui aurait dû être une qualité, ressemble à du voyeurisme gratuit. Belle réalisation quand même.
Le film a été descendu à sa sortie. On peut comprendre que beaucoup de choses dérangent dans ce film mais j'ai bien aimé. Est décrit ici un univers ( las vegas ) ou quasiment tout le monde est complètement pourri à commencer par l'héroïne. Même les persos que l'on croyait bons s'avèrent être en en fait des pourris ou des losers ou un melange des 2. spoiler: Mention spéciale au chanteur de charme Andrew Carver qui s'avère être un violeur pervers.