Showgirls
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Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2017
Est-ce un film avec des défauts et des faiblesses ? Bien sûr.
Mérite-t-il la nomination de pire drame de ces 25 dernières années ?
Absolument pas ! Totalement piétiné par la critique, ce film aujourd'hui
devenu culte montre sans tabou la vraie nature de Vegas. Venue à Las
Vegas pour être danseuse, Nomi perd tout son argent et ses affaires en
quelques minutes. Elle est recueillie par Molly, qui parvient à la faire
engager dans la boîte de strip-tease où elle travaille. C'est là qu'elle
rencontre Cristal Connors, vedette du cabaret "Cheetah" qui l'engage
dans son spectacle. Nomi va apprendre que pour réussir, la pitié n'a pas
sa place...
La réalisation est soignée: les prises de vues sont bonnes, la mise en
scène convenable, la profondeur de champ bien exploitée, le cadrage
réussi et les mouvements fluides. On aurait aimé que la créativité de la
réalisation dans les scènes de spectacles soit aussi présente dans les
autres séquences.
Le scénario explore les coulisses des spectacles de la cité du vice, où
derrière les paillettes et les costumes se cachent des rivalités et des
coups bas pour éliminer ce qui pourrait être un obstacle. Certains
scènes sont très osées, ce qui a poussé les détracteurs du film à le
considérer comme pornographique mais ces scènes ne se complaisent pas
dans le voyeurisme, elles apportent une essence à l'histoire. On suit le
parcours de cette anti-héroïne avec intérêt, mais de nombreuses
longueurs viennent alourdir le film. On évite certains clichés même si
certains sont très (voire trop) présents et il y a malgré tout quelques
incohérences. Le film aurait gagné aussi à avoir un rythme plus soutenu.
Les acteurs sont crédibles, ils ne surjouent pas une seule fois.
Les personnages sont tous des pourris même s'ils se révèlent aussi être
attachants, cependant certains font plus office de figuration.
Les dialogues sont très crus mais servent au film.
La photographie a une lumière somme toute basique mais les couleurs sont
assez bonnes.
Le montage n'est pas très intelligent mais a un bon rythme.
Les décors sont bons, les costumes assez réussis, et la musique entraînante.
"Showgirls" n'est pas un chef d’œuvre mais ne mérite pas tout ce déluge
de violence contre lui.
raphaelK
raphaelK

16 abonnés 401 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2017
Puissant, sensuel, techniquement épatant, habité d’une B.O. "indus" qui détonne (Dave Stewart d’Eurythmics), Showgirls mérite la consécration qu’on lui octroie aujourd’hui aussi tardivement
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 septembre 2017
Excellent. Une satire parfaite d'une époque et d'un milieu, et plus généralement de l'American Dream. Le film entier est réalisé au 3e degré, ce qui a valu l'incompréhension du public lors de la sortie. En effet, on ne peut que détester ce film s'il s'agit d'un rêve que l'on a nous-même. Le réalisateur s'acharne sur sa victime, lui imposant la circularité d'un système de plus en plus vicieux, à la fois en exhibant les pratiques de l'industrie du spectacle mais aussi en mettant en scène ce personnage stéréotypé de Hollywood : Nomi. Ce personnage qui au début est vide "no-me" et qui peu à peu se retrouve en se détachant de ce business humain.
Le réalisateur est très bon, comment penser que ces scènes ridicules ne sont pas intentionnelles? Une subtilité dans les scènes, le jeu et le scénario est présente.

A voir en ayant en tête qu'à aucun moment ce film essaye de raconter une histoire particulière, ou qu'il essaye de montrer un exemple : rien de tout cela, ce film est une pure critique de la société américaine basée sur la marchandise humaine. Du génie.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 août 2017
Ce film a été maudit bien avant le premier jour de tournage, maudit dès sa conception. Il était tout naturel qu’il soit maudit par le public et la presse. Pourtant à sa sortie, j’étais de ceux qui avaient apprécié le film et ne comprenais pas cette cabale envers Verhoeven. Plus de 20 ans après, je le revois en DVD et l’apprécie toujours autant. Le temps, l’âge, les milliers de films ingurgités depuis n’ont pas eu raison de ma première impression. « Showgirls », c’est l’apologie de l’outrance ! Tout est volontairement exagéré. Les lumières, la musique, les dialogues, la nudité, la gestuelle. Le fameux staccato. Celui qui aurait dû se limiter à la danse plutôt que dans le comportement de Nomi. Justement, cela faisait partie pleinement de son personnage ; Nomi, une brûlée vive nourrie à la vache enragée depuis son enfance. Brut de décoffrage, impulsive et parfois non dénuée de réflexion… pour encore mieux frapper telle une vipère heurtante. Elle est à l’image de Las Vegas : agressive. Las Vegas, la représentation même de l’outrance ! Ses lumières, son artificialité, sa superficialité sont agressives. Comme le monde dans lequel baignent les stripteaseuses, les topless et autres meneuses de revue, et ceux qui bavent devant elles. L’insignifiant qui se veut extraordinaire. Et pour qu’il le soit, pour que cela brille avec exagération, il faut de l’argent. L’argent est agressif et rend agressif. Il faut l’être pour briller, et encore plus pour se dépasser et dépasser les autres. Les autres que l’on doit écarter sans état d’âme. Comme Las Vegas. Elle n’a pas d’état d’âme, elle séduit par son outrance, elle éblouit par son outrance les plus faibles et les plus ambitieux. Si les faibles n’ont que leurs yeux pour apprécier les éclats lumineux, pour les ambitieux, Las Vegas peut à terme les engloutir. Pour cela il faut jouer des coudes pour mériter et briller comme Las Vegas. Il n’y a rien de choquant, comme le dit Verhoeven, les politiques ne font rien d’autre ! Ils se bousculent les uns les autres pour parvenir sur la plus haute marche. L’Amérique a été choquée de « Showgirls ». Hypocrite, pudibonderie à deux balles ! La même Amérique qui produit des films pornos en pagaille, la même Amérique qui se vante de Las Vegas et des éléments qui permettent à la rendre unique et sexy. L’Amérique qui joue les saintes Nitouche ! Comme si l’Amérique profonde découvrait pour la première fois en toute innocence l’underground de Las Vegas. Cette partie de l’Amérique qui s’effarait, préférait jouer la politique de l’autruche. Ou ne voir que le côté clinquant, bling-bling. Les mêmes effarouchés qui ont joué, palpé, joui dans tous les sens du terme de Las Vegas. Verhoeven place le miroir de la réalité face à l’Amérique. Un miroir qui peut paraître en effet exagéré, mais qui est en rien exagéré puisqu’il représente une des fiertés de l’Amérique : Las Vegas ! La Babylone de l’Amérique ! Lieu de perversion ! Comme je l’ai souvent écrit, je suis rarement choqué. Ce film est loin d’être choquant. II n’est ni vulgaire, ni grossier. Verhoeven a traduit une certaine Amérique. Celle qui constitue l’Amérique dans sa globalité. Ce qui est vulgaire, c’est la mauvaise foi de ceux qui ont été choqués. Maintenant, on peut reprocher la démarche artistique de Verhoeven, moi je l’approuve, il a été au bout de son propos, il a traduit justement sa vision de Las Vegas et par voie de conséquence une Amérique dans laquelle il vivait. C’est sa perception qu’il imprime sur pellicule à travers ce récit. Et si vulgarité il y avait (ou il y a) ou perçue comme telle, ce que je veux bien concevoir, en quoi la montrer, la filmer, la dénoncer est-il choquant ? Tout aussi choquant d’en vouloir à Elizabeth Berkley. A voir en V.O, je ne sais pas ce que cela donne en VF, je n’ai même pas essayé sur le DVD, et pour tout dire, je n’y pense jamais, mais sans doute que la voix française y est pour quelque chose pour ceux qui la condamnent. Elisabeth Berkley tient le film sur ses épaules et son interprétation est très respectable. J’y ai cru tout de suite, et ses mouvements saccadés s’intégraient naturellement à son personnage. Malheureusement elle est partie avec l’eau du bain. Je crie à l’injustice ! Sa carrière en a sans doute pâti. Verhoeven ne lui a pas rendu service. Ce n’est pas lui qu’il faut incriminer, c’est la faute à une presse influente, à cette Amérique bigote, à ces vierges effarouchées qui sont responsables du fiasco de « Showgirls ». Qu’on en veuille à Verhoeven est une chose, qu’on tire à boulet rouge sur son interprète est injuste ! Elisabeth Burkley n’a fait que suivre les consignes de son directeur d’acteurs. Et en matière de direction, Verhoeven a prouvé maintes fois sa compétence. Je salue l’interprétation de tous les autres acteurs et actrices qui se sont embarqués dans cette aventure à commencer par Gina Gershon, impeccable. « Showgirls » s’avère cohérent dans la filmographie de Verhoeven. « Showgirls » a eu le tort d’être un film en avance sur son temps. Il a eu le tort surtout d’être apprécié par des hypocrites qui n’avaient aucun point de vue artistique comme arguments constructifs à faire valoir. Les mêmes pinailleurs qui devaient se rincer l’oeil dans des cabarets obscurs.« Showgirls » maudit ? Maudits soient les détracteurs de mauvaise foi ! Echec au cinéma, grand succès DVD, maintenant ce n’est que justice que le film soit hissé au rang de film dit culte. Merci Monsieur Verhoeven pour cette oeuvre.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 janvier 2017
Le film n'a pas d'intérêt pour son histoire. Une fille veut faire de la danse et entre dans un night club où elle offre ses services et fait des stripteases. Puis, elle est repérée lors d'un lap dance et sa carrière démarre. Il y a beaucoup de similitudes avec le film "Striptease" d'Andrew Bergman. Les actrices ne sont pas terribles, le scénario est classique mais le film reste intéressant pour deux choses : La description du milieu de la dance topless et ses dérives (une fille aussi désirable attire forcément les vautours et les mecs violents). Et Elizabeth Berkley qui nous montre simplement tout : Sa plastique, ses talents de danseuse, de combattante et sa prestation catastrophique d'actrice. Bref, ce n'est pas génial mais il est sensé être culte parce que l'actrice a sérieusement travaillé ses déhanchés et s'est réellement investi pour nous montrer l'aspect pourri du showbizz. Les razzies sont mérités tout comme le visionnage non douloureux et presque agréable du fim.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 janvier 2017
Après une carrière néerlandaise et européenne remarquée (« Le choix du destin », « Spetters », « La chair et le sang »), Paul le Hollandais s’exporte à Los Angeles en nous pondant trois ovnis du cinéma contemporain : « Robocop », « Total recall », « Basic instinct ». De simple artisan moderne, il passe au statut de maître du cinéma grâce à cette Trilogie psychotique qui critique les dérives de la politique américaine (post-Vietnam, police..). Dès lors reconnu internationalement comme metteur en scène sulfureux, « Showgirls » participera à sa décadence états-unienne. Avouant ne pas s’être limité à sa ligne de conduite habituelle, l’auteur-cinéaste a déclaré qu’il a pris ce projet trop à cœur en allant trop loin dans la critique du pays qui lui a fait confiance. Egalement, la mise en chantier de « Showgirls » s’est révélée difficile en raison de déboires financiers de la maison de production Carolco, cofondé par Mario Kassar (le producteur exécutif de « Rambo » et « Terminator 2 », c’est lui !!). Dès sa sortie, le film est un échec commercial et critique. A tel point que Carolco fit faillite à cause de ce pari perdu. Dommage, Mario. De même, Paul Verhoeven, qui se verra remettre en main propre le Razzie award du meilleur film (chose rarement vu à la télé), ne s’en remettra jamais, et fort de cette déconvenue malgré un semi-succès avec « Starship troopers », il rentrera sur les terres de ses débuts, les Pays-Bas (« Blackbook », « Elle »). Il faudra une intervention du membre influent Jacques Rivette (l’inventeur du concept de la Nouvelle Vague à la réalisation en 1956 avec « Le coup du berger ») des Cahiers du cinéma pour revaloriser l’œuvre incomprise de Verhoeven. Cet objet du désir, longtemps dénigré car interdite aux mineurs de moins de dix-sept ans lors de sa sortie en salle ainsi que de l’actrice principale (Elisabeth Berkley) qui n’a pas eu la carrière qu’elle escomptait, est ainsi resté un film incompris de Verhoeven dans lequel on retrouve pourtant sa marque de fabrique.
Nudité, érotisme à outrance, sexe, poilade, misogynie, rêve de puissance et de gloire sous fond d’ascension sociale d’une fille qui rêve de devenir danseuse dans la ville lumière (Las Vegas) sont les thèmes fétichistes que le réalisateur du « Quatrième homme » met ici brillamment en scène. Le metteur en scène qu’il était à ses débuts arrive à ses fins avec « Showgirls ». Avec cette acidité qui le caractérise, maître Verhoeven emballe son onzième long-métrage de manière fulgurante ne laissant aucun temps mort à raconter son histoire. Incisif voir corrosif, le Hollandais violent transgresse, se pourfend de ses erreurs de jeunesse (débuts tonitruants de « Business is business », anachronismes de « Flesh and blood ») en mettant à nu sa vision de l’Amérique moderne vue au travers des yeux d’Elisabeth Berkley. En cela, l’actrice de la série « Sauvée par le gong » passée chez Woody Allen (« Le sortilège du scorpion de Jade ») se fait l’alter-ego du cinéaste. Ainsi, Paul le néerlandais pousse le vice jusqu’à s’en moquer ouvertement. Jubilatoire !
« Showgirls » passe également au niveau supérieur côté scénario car il aborde de front les limites du capitalisme et casse les codes de la contre-culture hippie. Le raconteur d’histoire Joe Eszterhas (scénariste de « FIST » et « Basic instinct »), pour sa seconde collaboration avec le réalisateur hollandais, reste proche de ses personnages (on peut ainsi dire qu’il s’agit d’un drame humain), critique de manière virulente les us et coutumes traditionnelles (le genre comédie de mœurs s’applique automatiquement au film) et envoie Paul Verhoeven sous les traits d’Elisabeth Berkley. Cinéma d’auteur par excellence, maître Verhoeven fait de « Showgirls » son film le plus abouti. Joker ! Et en profite pour caricaturer la scène finale en faisant un pied de nez à la séquence d’introduction. Jackpot assuré !
De plus, le reste du casting, convaincant à souhait, n’est pas en reste. Robert Davi, Gina Gerhson, Kyle MacLachlan, et la fragile Gina Ravera (actrice de séries), des pointures dans leur domaine (voir leur filmo pour s’en rendre compte) complètent le tableau dessiné par The flying dutchman qui ose jouer avec les machines à sous des casinos de Vegas.
Pour conclure, « Showgirls »(1995), chef d’œuvre de maître Verhoeven (entouré de son équipe internationale remaniée : Vacano, Mirojnick, Goldsmith) et film culte incontournable sur le monde du spectacle grâce à l’actrice iconique Berkley, est à classer parmi le Top 5 des meilleurs crus de l’année. Mon coup de cœur de 2016. 2 étoiles sur 4.
Spectatrices en manque de seins, léchez vous !
jthuil
jthuil

22 abonnés 364 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 octobre 2016
Un très mauvais film, dont la médiocrité s'explique en grande partie par le jeu désastreux d'Elizabeth Berkley et par un scénario débile, digne d'une mauvaise série américaine. C'est suffisant pour éviter de le restaurer et de le ressortir vingt ans plus tard sur les écrans.
alexis942
alexis942

2 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2016
Vu 20 ans après sa sortie ce film à la réputation épouvantable, et j'ai pris une belle claque! J'ai passé un excellent moment, fasciné par la description de ce microcosme. L'histoire est loin d'être si ridicule, de même que les interprètes. Classer ce film dans la catégorie érotique à cause des seins nus est tout simplement ridicule, ces scènes n'ont rien d'excitant, c'est même justement l'inverse - ce qui ne les empêche pas d'être fortes. La fin laisse même une belle grosse impression de dégoût. L'héroïne ne me semble pas si éloignée de ces starlettes prêtes à n'importe quoi pour devenir célèbre via les réseaux sociaux.
4 étoiles méritées - j'assume!
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 mai 2020
Verhoeven vise entre le nanar des années 90 bien ringard et la contemplation d'un univers à facette. Le charme, où plutôt l'attrape-désir qu'est sensé évoquer le personnage principal est déroutant. Sans véritable intérêt majeur, on est assez loin de l'implacable Basic Instinct, tout en restant néanmoins convaincu qu'on est face à un film charnel , qui tombe dans les limbes du désuet.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 octobre 2016
Comment, au moment de sa sortie, "Showgirls" a-t-il pu être unanimement rejeté par la critique ? Comment n'a-t-elle pas su voir l'ironie et la satire à la fois grinçantes et glaçantes qui parcourent chaque scène de ce grand film ? Loin d'être complaisant avec le milieu dépeint, au contraire, Paul Verhoeven met en scène le mauvais goût et la violence du monde du spectacle avec une férocité inouïe : des pressions insoutenables subies par les danseuses aux rivalités entre ces dernières qui n'hésitent pas à briser les carrières adverses pour devenir la star, forcément temporaire, d'un show exigeant et vulgairement érotique, le cinéaste n'épargne rien ni personne. Que ce soit les patrons, leurs relations ou les danseuses, tous sont confrontés à leur ambition maladive et à leur folie, traduites par des méthodes honteuses et des actes criminels étouffés par les plus hautes instances (la scène du viol); les faveurs que réservent Verhoeven vont plutôt à des personnages secondaires, les plus honnêtes et les plus sympathiques, pas forcément caractérisés par l'élégance mais qui échappent au moins à l'hypocrisie ambiante. Drôle, percutant et énergique (les scènes de danse sont d'une incroyable vitalité), "Showgirls" est un coup de force esthétique ravageur en même temps qu'une critique déchaînée d'un milieu coupé de la réalité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 septembre 2016
Showgirls est un film sur Vegas, certes en dessous du chef d'oeuvre absolu qu'est Casino, mais également très réussi, décrivant l'univers impitoyable de la capitale mondiale du jeu, du strass et des paillettes, métaphore de l'Amérique moderne, où la réussite tend les bras à qui a du talent et travaille dur pour accomplir ses rêves. Le film est complexe, ambivalent, à la fois cynique et candide, enthousiaste et désenchanté mais finalement réaliste et révélateur de l'Amérique business des années Clinton, il aura certainement une grande valeur pour les historiens du futur. A noter enfin la performance d'Elisabeth Berkley, une étoile éteinte par le bide commercial et critique que fut Showgirls à sa sortie. Un grand Paul Verhoeven finalement.
Cinéphiles 44

1 669 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2016
Il y a des films qui pourrissent des carrières. Il y a aussi des films maudits. Showgirls en fait partie. En 1995, Paul Verhoeven sort ce film érotico-dramatique sur Nomi, jeune danseuse qui va vite se rendre compte que l’enfer du showbiz impose une dictature du sexe et du paraitre. Le film a fermé toutes les portes à Elisabeth Berkley. Pourtant, derrière sa carapace fragile de bimbo blonde, se cache une féministe qui en a dans le pantalon ! Showgirls dénonce donc avec cynisme ce monde artificiel du strass et paillettes et ose affronter sans retenue ce que l’industrie du spectacle cherche à cacher. On ne s’étonne alors pas qu’Hollywood a eu peur de produire le long-métrage et qu’en fin de compte c’est Jérome Seydoux avec Pathé qui sortira les millions malgré le flop lors de sa sortie. Mieux vaut tard que jamais, Showgirls bénéficie aujourd’hui d’une réédition et prouve que dire la vérité sans tabou froissera toujours les coupables.
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Riddler Crow
Riddler Crow

11 abonnés 95 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2016
Paul Verhoeven ne recule et n'a peur de rien,surtout pas de choquer.Le film à travers ses scènes sulfureuses nous dévoile les dessous et l'horreur du rêve américain.Showbiz,argent,galère,sexe,prostitution,chantage,rivalité,opportunisme,trahison,réussite,déclin tout y passe(ou presque)sans aucun tabou.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2016
Sulfureux le film l'est sans conteste mais d'une prodigieuse énergie, d'un déterminisme forcené et d'une rage folle. Le tout dans une extase des corps d'une beauté fantastique. Le film est aussi un spectacle visuel superbe et le personnage fracassant de Nomi, qui pulvérise l'écran, sauvage et intensément belle, a le destin d'une météore qui pulvérise tout mais attise les regards que tous ceux qu'elle rencontre. Génial.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2016
En dépit des critiques négatives lors de sa sortie, je me suis décidé à visionner ce film, après avoir lu quelque part que ce serait un chef d'oeuvre méconnu. Bon Paul Verhoeven a peut-être tenté de dresser un tableau (sinistre) des Etats unis au travers de ce film qui se voudrait ainsi subversif, mais, si c'est le cas, il a franchement manqué son coup. Les interminables scènes de danse et de revues sont répétitives et terriblement ennuyeuses. Quant à la nudité, elle n'a plus grand chose de subversif aujourd'hui. La débauche de dialogues vulgaires correspond peut-être à la réalité de ce milieu, elle n'en est pas moins pénible au bout d'un moment. Cette nouvelle version d'un thème très classique, l'ascension dans le milieu du show bizz d'une jeune inconnue, n'est guère convaincante. Le scénario décolle un peu vers la fin, mais ça ne suffit pas à sauver l'ensemble. Sans doute l'un des plus mauvais films de Paul Verhoeven, dont je suis pourtant un fan.
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