"Adieu Gary" c'est un peu le pseudo-film tendance du moment, surfant sur la vague de la question maghrébine, ayant aussi un bon petit côté mélo avec les problèmes de cœur des uns et des autres, sans oublier bien sûr le thème du syndicalisme et du mouvement ouvrier. Un film complet finalement, promettant monts et merveilles, avec pour couronner le tout la présence au casting de Bacri, acteur-caution des réussites cinématographiques françaises. Oui mais voilà, c'est lent, superficiel et même parfois mièvre. Je suis toujours surpris de voir des réalisateurs se contenter de multiplier les plans-séquences de 30 secondes, en plaçant bien sûr une douce musique en fond sonore, espérant combler ainsi la vacuité du scénario. Même avec un tel subterfuge, "Adieu Gary" atteint au forceps la durée d'1h14, ridicule donc. Les histoires familiales et sentimentales développées dans le film m'ont emmerdé au plus haut point, bon c'est vrai que je ne suis pas très mélo dans l'âme. Concernant le thème de l'immigration maghrébine, ce film ne vous apprendra rien, au contraire. Il y a mieux ailleurs. Enfin, le louable effort de politiser "Adieu Gary" se transforme finalement en petite crotte de bique, ça fait quand même un demi-siècle que le monde ouvrier est en voie d'extinction, alors le couplet à la Nicolas Hulot "sauvons cette espèce en voie de disparition" ne sert à rien. Le principal point positif que je retiens au final, c'est l'atmosphère musicale.
Il y a quelque chose de radical et de juste dans ce film, mais aussi certaines concessions à des normes narratives, un pathétique de temps en temps un peu trop gentillet.
Dans une cité ouvrière d’un autre temps, toute une population solidement enracinée vit ses tourments et ses joies. L’acteur principal de cette histoire est la cité elle-même. On a l’impression que le temps et la modernité n’est pas passé dans ce lieu qui a l’air coupé du monde. Cette cité est traversée par une rue unique battue par les vents qui fait aussi beaucoup penser aux décors de western. La population vit en harmonie sur le passé industriel du lieu ; plus que le film lui-même, ce lieu est fortement teinté de poésie. Et cette cité (« la cité blanche ») se situe en Ardèche, au Teil, je suis curieux de découvrir ce lieu situé à 20 minutes d’un de mes points de chute. Sinon le film lent et poétique est agréable mais assez ennuyeux. En 1h15, on pouvait espérer quelque chose de plus dynamique. Ce film traite principalement des problèmes d’intégration et d’identification ; des thèmes abordés avec beaucoup de sensibilité tout de même. Les comédiens livrent aussi une participation juste et sans faille. Et puis, l’histoire de José croyant que son père est Gary Grant et qui l’attend dans la rue à longueur de journée jusqu’à sa venue à cheval est improbable et inopportune. Un film sans trop d’intérêt au final.
Pas grand chose à ce mettre sous la dent. C'est long, il ne se passe quasiment rien, pour un film d'1h 10, un comble, heureusement qu'il y a quelques bonnes répliques de Bacri, sinon ça aurait été zéro.
Adieu Gary est un film qui à l’intelligence de parler de choses graves de manières légères. Sa force repose sur sa mise en scène qui exploite très bien les décors de la cité ouvrière et de la nature l’environnement rendant ainsi parfaitement perceptible la Provence.
Les cinéastes d’origine maghrébine nous ont donné ces derniers temps de jolis films intimistes. On pouvait donc être optimiste à l’arrivée de ce nouveau film bien nommé qui bénéficie de la présence du toujours juste Jean-Pierre Bacri. Le résultat est très décevant et le film qui dure seulement une heure et dix minutes semble s’éterniser faute d’une direction donnée par le scénario. Pour meubler, Amaouche tente de remplir l’écran avec une imagerie faite de bizarrerie, destinée à s’attirer la sympathie d’un spectateur déjà égaré depuis un moment. Même Bacri semble un peu perdu après avoir en vain tenté de donner le change. On aura compris malgré tout que Amaouche veut montrer la déliquescence d’une société industrielle qui se meurt et laisse de côté ceux qu’elle est allée chercher un temps de l’autre côté de la Méditerranée. Mais devant la vie somme toute facile de cette petite communauté repliée sur elle-même grâce aux aides sociales et quelques petits trafics on a du mal à être en totale empathie comme dans les films de Ken Loach ou de Mike Leigh. Un départ manqué.
l'Absence d'un véritable scénario se fait ressentir pour le premier film de Nassim Amouche, on termine le film sans en avoir plus apprit sur les personnages.
Une belle tranche décrite habillement et avec beaucoup de subtilité. Les perqsonnage sont attachant et traiter en profondeur, seul l'histoire reste assez creuse et fade car les personnages prennent le dessus.
un film subtil, suffisamment intelligent pour filmer l'ennui sans etre ennuyeux. Cette ville quasi fantome ou plus rien ne se passe, les tourments de chacun evoqués avec finesse... tout y est subtil, rien de pesant, rien de pathos... une reussite !
Un film fort sympathique à l'ambiance et au décor exceptionnels mais le parti pris de "westerniser" cette histoire aurait dû être plus radical. En effet, le reste, quoi que touchant et assez juste manque un peu de piquant pour adhérer totalement.
"Adieu Gary" est un film qui se distingue par son atmosphère particulièrement insolite, dans le mauvais sens du terme. On a l'impression de se retrouver dans un "no man's land" gentillet et sans intérêt, dans lequel rien ne se passe. Force est de constater qu'on assiste à un long-métrage dont le scénario est défaillant. Tout est sans queue, ni tête... L'histoire, qui se devait pourtant d'être originale et intéressante, est malheureusement très ennuyeuse et ne provoque aucune réelle étincelle chez le spectateur. En effet, hormis quelques passages corrects et la présence d'un casting convaincant, ce n'est pas du tout prenant. Toutes les scènes sont lourdes de longueurs superflues, ce qui est vite lassant. Quant aux personnages, malgré leur simplicité et leur générosité, ils n'arrivent pas à nous accrocher et nous émouvoir. Et du coup, tous ces défauts mettent un sérieux bémol à la crédibilité de l'intrigue... Très honnêtement, il est difficile de rester attentif devant tant d'incertitudes. Une petite déception.