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    Beau-Père
    note moyenne
    3,6
    497 notes dont 61 critiques
    21% (13 critiques)
    43% (26 critiques)
    20% (12 critiques)
    11% (7 critiques)
    2% (1 critique)
    3% (2 critiques)
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    61 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 6 mars 2010
    Dans ce film dèlicat, nullement provocateur, Patrick Dewaere est Rèmi, un musicien à la dèrive d'autant que Martine (Nicole Garcia), sa compagne, vient de mourir dans un accident de voiture! Une histoire scabreuse dans laquelle Dewaere tourne des scènes difficiles avec une gamine, campèe brillamment par la jeune Ariel Besse! Cela ne l'effraie pas! Encore un personnage dèrangeant qui va lui demander un investissement personnel considèrable! Encore un rôle trouble, psychologiquement dèsèquilibrant, comme si les metteurs en scène s'ètaient donnè le mot pour ne lui offrir que ce genre de personnages à interprèter! La vèritè est plus complexe! Bertrand Blier dira que les rèalisateurs de cette èpoque là se servaient de la douleur de Patrick, de ses souffrances, de tout ce qui trimballait avec lui pour faire des histoires dans lesquelles ils avaient besoin d'un type comme ça! Blier y compris! Dewaere est merveilleux d'èmotion dans "Beau-père"! Quand il est dans la neige, il donne une telle impression de dètresse...il est gènial d'un bout à l'autre! Sidèrant, dès le premier plan, avec la camèra discrète de Blier, qui signe dans une atmosphère fatale et cafardeuse, un chef d'oeuvre, magnifiè par la musique de Philippe Sarde...
    sunsky
    sunsky

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    5,0
    Publiée le 30 janvier 2011
    LE MEILLEUR FILM DE BERTRAND BLIER. Le plus beau de ses chefs-d'oeuvre. Un film extrêmement émouvant, des dialogues excellentissimes. Patrick Dewaere est vraiment remarquable dans cette histoire. On est avec lui du début à la fin, on partage sa mélancolie, tous ses malheurs. On l'aurait imaginé dans la vraie vie, exactement comme dans ce film, avant qu'il ne se suicide quelques mois après, en Juillet 1982. Il aurait dû avoir le césar du meilleur acteur pour ce film, plutôt qu'une énième nomination. Egalement, " Beau-Père " a été nominé (en compétition) pour la palme d'or au festival de Cannes 1981. Dommage que ce film soit trop méconnu et que Ariel Besse n'a pas continué sa carrière, car elle était très prometteuse. A noter quand même une sublime Bande Originale de Film, très mélancolique qui s'accroche parfaitement à cette histoire. Bref, si vous aimez les films très émouvants, il faut voir absolument ce chef-d'oeuvre !
    thessalie
    thessalie

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    5,0
    Publiée le 5 décembre 2008
    Blier filme comme toujours le désir à haute voix. Mais ici la voix se fait aussi douce que l'interdit est fort. Elle est si pure, si simple, si joliment accompagnée par la musique qui, comme l'a dit un commentaire, est comme un troisième personnage, qu'elle fait oublier la transgression et sanctifie ses coupables. A la manière de Tristan et Yseult, les héros sont victimes de leur désir, ils voudraient ne pas faire de mal et le font malgré eux, et malgré le bon roi incarné ici par le père légitime. Et comme Tristan et Yseult, ils finissent par renoncer à leur union charnelle contre la promesse d'un amour éternel...
    Alain D.
    Alain D.

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    3,5
    Publiée le 16 février 2018
    Réalisé par Bertrand Blier, ce drame de grande intensité nous offre des dialogues profonds. Le Scénario, adapté d'un roman écrit par le réalisateur, nous propose une histoire sans fantaisie ni action, une histoire au climat intimiste chargée de sensibilité et soutenue par une sublime musique signée Philippe Sarde. Comme toujours, Bertrand Blier s'entoure d'acteurs de grand talent comme l'excellent Maurice Ronet que l'on voit trop peu, une belle participation de Nathalie Baye, et un joli second rôle pour Maurice Risch (le contrebassiste). Patrick Dewaere est parfait dans un rôle sur mesure de personnage fragile et torturé par l'amour. Bien qu'elle ne manque pas de maturité, les mots résonnent bizarrement dans la bouche de la jeune comédienne Ariel Besse dont c'est le premier film.
    spacegirl79
    spacegirl79

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    4,0
    Publiée le 16 novembre 2007
    Comme souvent, Blier choque par ses hisoires toujours amorales. Mais il faut admirer ses oeuvres au second degré et voir qu'au dela d'une certaine vulgarité, la detresse et l'emotion humaine dominent. Ce film osé ne serait jamais sorti aujourd'hui!
    Hervé Urbani
    Hervé Urbani

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    5,0
    Publiée le 25 juin 2007
    ce film cloture la première partie de la carrière de bertrand blier cinéaste, la meilleure, qui commence avec les "valseuses" (certes il y eut "hitler, connais pas!" avant)et qui n'est faîte que de chef-d'oeuvres, à savoir "calmos", "préparez vos mouchoirs", "buffet froid" et donc "beau-père". Par la suite, il y a encore quelques bons films comme "notre histoire", "tenue de soirée" ou "mon homme", mais plus rien de comparable. pourquoi? ma théorie est que quelque chose de blier est mort avec le suicide de patrick dewaere, l'alchimie qui liait la poésie à l'absurde, le non-sens à la cohérence, le rire jaune à l'émotion. "beau-père" est un film extraordinairement atypique, sans équivalent dans l'histoire du cinéma français, tous les comédiens sont au diapason de dewaere, donc géniaux, et le rythme lent du film, cette sensation de voir des images au ralenti, est quasiment hypnotique.
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

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    4,5
    Publiée le 22 juin 2013
    Comment réaliser un mélo bouleversant sur un sujet a priori scabreux, à la limite de l'inceste ? Grâce à des dialogues intelligents, subtils et toujours justes. Grâce à une caméra pudique, qui ne se défile cependant pas devant son sujet. Grâce à des acteurs formidables. Patrick Dewaere en tête, loser pathétique et magnifique, dépassé par les événements et par ses sentiments, indécis et follement romantique. À ses côtés, la jeune Ariel Besse, dans un rôle difficile, est étonnante de maîtrise et de maturité. Pas du tout nymphette délurée, façon Lolita, mais déjà femme aimante. Dommage qu'elle n'ait pas fait carrière au cinéma. Ce film, certes dérangeant, n'en est pas moins d'une délicatesse infinie, déplaçant la transgression scandaleuse vers l'histoire d'amour. C'est l'un des meilleurs Blier.
    cylon86
    cylon86

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    4,0
    Publiée le 27 mars 2012
    "Beau-père" se pose comme un film à part dans la filmographie de Bertrand Blier, abandonnant ici ses dialogues mordants et ses situations absurdes, il filme ici une histoire d'amour entre deux être cabossés par la vie et par la perte d'une même personne. Histoire d'amour quasi-incestueuse et illégale puisque Marion n'a que 14 ans et est la belle-fille de Rémi, pianiste loser en manque de chance. Le sujet est osé et admirablement bien abordé d'une manière très mélancolique, parfois poétique et le cinéaste filme avec sensibilité la jeune et merveilleuse Ariel Besse, très surprenante dans un rôle difficile face à un Patrick Dewaere touchant, toujours aussi brillant. Un très beau film plein de surprises.
    Angela Ki La
    Angela Ki La

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    3,0
    Publiée le 15 mai 2014
    Sujet casse-gueule ancré dans son époque. L’intérêt de ce film c’est qu’il a la liberté, le sens de la provoc des années 70, et la maîtrise formelle, froide, et un peu désabusé des années 80. Le fait que se soit ouvertement second degré dilue l’odeur de souffre qui plane sur les débats. Le décalage voulut par l’auteurt, fait que c’est carrément drôle par moments. Blier fait un bel objet très maîtrisé de A à Z par la mise en scène. Le sujet limite éloge de l’inceste, est écrasé par cette mise en scène sans une anicroche, une photo avec des couleurs vaporeuses toutes droites sorties d’un magazine de mode, des dialogues entre banalité et irréalité, parodique dans le genre théâtre de boulevard intello ou roman de gare pour ado qui sent le désir dans le creux de ses reins. On oublie la situation scabreuse au profit d’un moment de cinéma d’auteur, un auteur coutumier de ce genre de provocation, et je dirais même que là, il s’est assagit car c’est assez sage. La prestation d’Ariel Besse est assez savoureuse vu son âge à l’époque, (15 ans quand même), et ça crée un réel trouble chez le spectateur. Elle tient la route face au professionnel Deweare. Aujourd’hui cela se regarde sans arrière pensée, mais on peut penser que ça ait logiquement choqué à l’époque. Il y a jeu d’équilibriste qui fait qu’on parle plus d’amour que de sexe, sexe que le l’on ne voit pas du tout. Et puis la « victime » c’est l’homme harcelé, pas la gamine, c’est pour ça que c’est drôle. Et une fin qui interpelle un peu comme le reste du film, ça interpelle sans me déranger réellement. Assez culotté, poétique genre Gainsbourg période Gainsbarre. A voir pour Deweare, Besse, Baye du début.
    stebbins
    stebbins

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    2,5
    Publiée le 1 décembre 2010
    Un film purement amoral signé Bertrand Blier : Beau-Père est une jolie bluette à travers laquelle Patrick Dewaere redonne une nouvelle fois ses lettres de noblesse à la notion d'acteur. Singulièrement génial et équivoque, le comédien fétiche du réalisateur des Valseuses se livre corps et âme au rôle-titre. Certes l'ensemble est de très bonne facture, brillamment réalisé et donc parfaitement interprété... Cela n'empêche pas Bertrand Blier de faire du surplace sur le plan scénaristique, son film tournant régulièrement à vide durant près de deux heures. Beau-Père reste une oeuvre plastiquement superbe, dont le lyrisme intrinsèque réserve de très belles choses mais relativement creux dans son contenu. A voir absolument pour Patrick Dewaere, qui confirme une nouvelle fois qu'il était l'un des plus grands acteurs français de sa génération. Un film beau, pratiquement chiadé mais aussi décevant quand on sait de quoi notre dialoguiste est souvent capable. A noter la présence de Nathalie Baye au générique...
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

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    5,0
    Publiée le 8 août 2016
    Un excellent film que ce Beau-père, avec un thème délicat qui pouvait vite faire tomber le film dans le ridicule, mais qui s’avère finalement traité avec une rare maitrise. Clairement ici Dewaere offre l’une de ses plus belles prestations, toute en finesse et en subtilité, avec un rôle pourtant pas simple. Il est mémorable, et s’impose vraiment comme un acteur des plus brillants, malheureusement il poursuivit trop peu après ce film suite à son brutal décès. A ses côtés Ariel Besse est très juste. Un peu froide peut-être à cause de dialogues un peu trop écrits, elle est pourtant brillante, et finalement ces dialogues correspondent plus ou moins à l’attitude différente de cette jeune fille par rapport à son âge. Cela renforce la crédibilité du personnage même si c’est un poil déconcertant. A noter de bons seconds rôles, mais le film repose presque unilatéralement sur ce duo. Le scénario est finalement très solide. Le film dure 2 heures, il n’y a pas d’action, et pourtant aucun ennui. C’est fluide, les dialogues sont impeccables, les situations sont toujours traités avec finesse, gravité ou humour, sensualité et pudeur. Le film est vraiment très bon à ce niveau, s’avérant étrangement pessimiste parfois, mais n’éteignant jamais une lueur d’optimisme, et donnant la part belle aux sentiments, même si ceux-ci peuvent se retrouver contre la loi. L’amour a parfois du mal avec les conventions ! Forcément il fallait un travail de réalisation à la hauteur pour convaincre, et Blier, fidèle à lui-même livre une mise en scène sans accroc, s’attachant énormément aux visages et à la gestuelle de ses acteurs, sans délaisser pour autant le cadre, les décors, qui disent beaucoup et sont d’ailleurs souvent invoquer par les acteurs. Si l’ambiance du film reste froide dans sa photographie et ses décors, néanmoins le film ne cède jamais à cette vilaine esthétique grisâtre si préjudiciable au cinéma dramatique français des années 80, et la bande son, dominée par le piano est d’une délicieuse mélancolie. Finalement Beau-père est un film enthousiasmant, que je ne peux que conseiller, permettant non seulement de découvrir un sujet rare, mais en plus un Dewaere mémorable, et, tout simplement, 2 heures de plaisir. 5
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    2,5
    Publiée le 17 mai 2012
    A chaque film avec Patrick Dewaere reviennent toujours les mêmes interrogations. Existe-t-il plus grand acteur? Que serait-il advenu de lui s'il avait vécu plus longtemps? Aurons-nous la chance un jour de découvrir un nouveau comédien de son envergure? Une fois de plus, sa collaboration avec Bertrand Blier est au-dessus de toute éloge. Le scénario était une merveille de sensibilité et d'intelligence, le jeu de Dewaere est tout en retenue et en finesse, bouleversant. Tout comme la jeune fille à ses côtés, novice mais talentueuse, Ariel Besse. Même s'il ne s'agit pas du meilleur film de Blier, c'est tout de même l'un des ses plus beaux, l'un des plus émouvants jamais tournés en France (ou ailleurs). Epoque révolue où certains cinéastes osaient aborder des thèmes tabous sans pour autant tomber dans le vulgaire et le racoleur, ni dans les clichés ou le bien pensant. Si l'on attend toujours de Blier qu'il nous ressorte des films de cette qualité, hommage lui soit rendu d'avoir été à cette période en état de grâce. Et merci d'avoir su diriger avec tant d'humanité Dewaere, décidément inoubliable dans chacune de ses apparitions à l'écran. Un long métrage à la fois simple et complexe, porté par des dialogues épurés et une partition envoûtante, sans parler de ses acteurs de génie. Grand film. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    loulou451
    loulou451

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    2,5
    Publiée le 19 août 2009
    Un film qui fit scandale à sa sortie... et qui demeure toujours aussi scandaleux trente ans plus tard. Et pour cause, le principal défaut du film tient de ce parti pris amoureux que prend Blier dans le lien qui unit Dewaere à sa belle-fille, balayant d'un coup les responsabilités de son personnages. Au final donc, l'une des œuvres les mieux construites de Blier où Dewaere montre encore à quel point il était un grand acteur, mais une œuvre à mon sens "dangereuse" et "nauséabonde".
    Cthulhu Mantis
    Cthulhu Mantis

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    5,0
    Publiée le 26 janvier 2017
    Sans nul doute un des films les plus sérieux, dramatiques, émotive et sensible de Bertrand Blier. Délicat nullement provocateur, Rémi( Patrick Dewaere) est un musicien à la dérive d'autant que sa compagne Martine (Nicole Garcia) viens de mourir. Dewaere tourne des scènes difficile avec une gamine. L'ambiance est oppressante et pesante sur un sujet casse-coup. Blier arrive quand à trouver de la beauté dans un Patrick Dewaere fragile et à fleur de peau. Dans ce film ou la pudeur est reine. L'image d'une époque peut-être quasi révolus à jamais. C'est aussi ce qu'on ne trouve plus dans le cinéma Hexagonale aujourd'hui sans vouloir jouer le petit réactionnaire. La transgression,( je ne parle pas de fille de 15 ans qui se mettent en tenue d’Ève) celle qui 'est pas forcément outrancière et ni vulgaire. Une mention tout aussi spécial à Philippe Sarde donc ses don de composition font encore grâce et à plus que contribuer à a sophistication de cette ambiance tristement lourde mais belle. Avec excellent violoniste Stéphane Grappelli, qui dans certaine partition de quelques séquences peuvent rappeler ce petit parfum de nostalgie qui était déjà présente dans les valseuses. Il est difficile de nos jours de voir un acteur jouer la faiblesse, la fragilité, la pudeur, le mal de vivre et les sanglots qui colle avec. En langage courant ( un looser) Alain Delon dans le professeur l'incarnait si bien mais même dans la période des années 70 et 80 ils sont très rares ses interprètes a s'être aventurer dans ce registre. Sans doute parce que ce genre de rôle la plus part du temps on en fait l'amalgame avec un film Pathos. Pourtant Beau-père est très loin de ces clichés. Bien entendu cela n'engage que moi. A une période aujourd'hui ou ont nous gaves de Blockbuster pyrotechnique, testostérones sans un défaut de fabrication. Ces films ou il n'y a plus de soupçon de misogynie de sexisme ou d'humour portant à ça, d’ambiguïté aussi bien sur les plans affectifs et sexuelle, plus rien ou du moins plus grand chose ne transparaît. Car aujourd'hui l’émotion passe par le pectoraux qu'a un véritable flux émotionnelle. Ces actrices et acteurs superficielles n'ayant que pour eux les capacités plastiques que dramaturgiques qu'on surestime beaucoup après qu'ils ont tournés 2 ou 3 films récompensés trop tôt et trop vite, voulant brûlés les étapes donc ses récompenses et ses gens qu'il les distribues pour n'importe quoi et à n'importe qui. Je reste quand même dans ce début d'espoir d’effleurer un jour que des long-métrage et acteurs arriverons à se rapprocher de cette trempe. Difficile de ne pas regarder Beau-Père avec ces éléments extra-personnels sur la personne de Patrick Deawere. Un film sensuelle et gorgé de mélancolie profonde.
    Incertitudes
    Incertitudes

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    2,5
    Publiée le 26 novembre 2007
    Après Préparez vos mouchoirs qui proposait une attirance entre un jeune garçon et une trentenaire frustrée, voici Beau-Père. Une autre histoire ammoral à savoir une relation amoureuse entre une adolescente et son beau-père. Ce qui caractérise les personnages de Blier, c'est que ce sont tous des paumés. Ici Dewaere face caméra en jouant du piano nous raconte ses malheurs et ses errances. Quant à Ariel Besse, véritable femme-enfant obsédée par son père adoptif, d'après l'interview de Blier présente dans les bonus du DVD, elle aurait très mal vécu l'affiche la représentant seins nus dans les bras de Dewaere, ce qui se comprend tout à fait puisqu'elle avait 13 ans au moment du tournage. Après avoir "commis" 2 ou 3 autres films sans intérêt, elle aurait complétement disparu de la circulation, se mariant, ayant des enfants et vivant dans le sud. La musique omni-présente, les longs monologues en font un film théâtral, ce que réfute Blier, littéraire, au rythme très lent, à tel point qu'il en devient hypnotisant. Les dialogues de Blier sont moins aiguisés qu'à l'ordinaire. Un tel film serait impossible à réaliser aujourd'hui sans que l'on ne taxe son réalisateur de pédophile et que plusieurs associations d'enfants montent au créneau. C'est peut-être l'aspect le plus révélateur du film. Parce que, Dewaere dans un rôle extrêmement difficile et qui nous sort une performance tout en sobriété et pudeur soit un grand acteur beaucoup trop tôt disparu, ça on le savait déjà. Qu'est-ce que ça aurait donné, s'il avait vécu...
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