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Angela Ki La
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3,0
Publiée le 15 mai 2014
Sujet casse-gueule ancré dans son époque. L’intérêt de ce film c’est qu’il a la liberté, le sens de la provoc des années 70, et la maîtrise formelle, froide, et un peu désabusé des années 80. Le fait que se soit ouvertement second degré dilue l’odeur de souffre qui plane sur les débats. Le décalage voulut par l’auteurt, fait que c’est carrément drôle par moments. Blier fait un bel objet très maîtrisé de A à Z par la mise en scène. Le sujet limite éloge de l’inceste, est écrasé par cette mise en scène sans une anicroche, une photo avec des couleurs vaporeuses toutes droites sorties d’un magazine de mode, des dialogues entre banalité et irréalité, parodique dans le genre théâtre de boulevard intello ou roman de gare pour ado qui sent le désir dans le creux de ses reins. On oublie la situation scabreuse au profit d’un moment de cinéma d’auteur, un auteur coutumier de ce genre de provocation, et je dirais même que là, il s’est assagit car c’est assez sage. La prestation d’Ariel Besse est assez savoureuse vu son âge à l’époque, (15 ans quand même), et ça crée un réel trouble chez le spectateur. Elle tient la route face au professionnel Deweare. Aujourd’hui cela se regarde sans arrière pensée, mais on peut penser que ça ait logiquement choqué à l’époque. Il y a jeu d’équilibriste qui fait qu’on parle plus d’amour que de sexe, sexe que le l’on ne voit pas du tout. Et puis la « victime » c’est l’homme harcelé, pas la gamine, c’est pour ça que c’est drôle. Et une fin qui interpelle un peu comme le reste du film, ça interpelle sans me déranger réellement. Assez culotté, poétique genre Gainsbourg période Gainsbarre. A voir pour Deweare, Besse, Baye du début.
Emouvant, parfois choquant, ce film est un véritable chef-d'œuvre dramatique. Bertrand Blier parfois à nous faire passer un sujet très délicat dans un film plein d'émotions. Patrick Dewaere (mon acteur préféré) y est...comment dire, superbe, sensationnel, époustouflant, à tel point qu'il nous arrive d'oublier qu'il joue un rôle. Ajoutez à cela une très belle musique, et rajoutez y des scènes formidable: (celle où Dewaere écrit à Besse que sa mère est morte, Dewaere parvenant à nous émouvoir d'un regard, les différentes scènes dans le lit de Rémi tentant de comprendre Marion sans pour autant céder à ses avances)... Tout un ensemble qui nous donne un film dramatique magnifique, probablement l'un des plus beau. Un film à la Française criant de vérité comme on ne pourrait plus faire aujourd'hui!!! MAGNIFIQUE!!!
Un film bien écrit, bien mis en scène, bref, intéressant, et mené par deux super acteurs. Tout cela forme une histoire d'amour complexe et impossible, à voir.
Je suis bien déçu par ce film, pour deux raisons, la première c'est car j'aime beaucoup Bertrand Blier et je voulais vraiment le voir, la seconde c'est car je m'attendais a un grand film . Patrick Dewaere et Bertrand Blier ça marche bien, sauf que ça semble mieux marcher quand il est avec Depardieu .
Ce n'est pas un mauvais film loin de là, c'est juste que l'on ne ressent pas cette étincelle de génie qui pétille dans les films de Bertrand Blier, il n'y a pas cette dose d'absurde, d'originalité, de folie et d'intensité créative . C'est sérieux, et Blier sérieux c'est presque chiant . Je me suis souvent ennuyé car c'est assez mou . Ben oui imaginez Pee Wee sous prozac ? C'est pas vraiment joyeux hein ? Ben ici c'est pareil car Blier se prend au sérieux .
Néanmoins il se prend au sérieux mais il ose, il ose un sujet assez tabou qui est l'amour avec la différence d'age, un homme de 30 ans et une fille de 14 ans, l'homme est son beau père qui plus est . C'est osé, osé aussi dans son traitement avec certaines scènes mais pourtant subtil et maitrisé, ça ne sombre pas dans le truc malsain ou provocateur, c'est une belle histoire d'amour qui permet de faire comprendre et c'est traité avec justesse et sincérité .
Le sujet est vraiment bien traité et même de nos jours on risque pas de voir un film de la sorte . Le gros point fort sont les acteurs, Patrick Dewaere principalement offrant une performance toujours aussi grande .
Après la pédophilie dans "préparez vos mouchoirs", voici l'inceste et une gamine de 14 piges à qui on sert encore son nesquik. Décidément il n'y aura que la zoophilie dont Blier ne se sera pas servi. C'est long à commencer, parfois mou et globalement pas très transcendant même si quelques scènes sont moins pires que d'autres. En tous cas même si on peut comprendre l'extravagance de l'idée de départ, que Dewaere a du talent, et que le côté pesant est bien là, ça n'est pas toujours très subtil ni traité d'une manière toujours crédible, et on restera surtout marqué par le côté pervers. Bref un film de Blier, qui comme souvent restera empêtré dans l'obscène, et qui contrairement aux "valseuses" ou à "tenue de soirée" n'arrivera pas aller plus loin ou à nous régaler.
Blier et Dewaere n'ont jamais été aussi subtils que pour ce film, comme si la gravité du sujet leur imposait une forme de retenue qu'ils n'ont pas dans leurs autres films où ils paraissent presque en faire des tonnes en comparaison. On assiste ainsi à une succession de scènes tantôt très émouvantes (spoiler: la detresse du perso de dewaere, la lettre à marion, les déclarations d'amour de la jeune fille - ariel besse étonnante de justesse dans son interprétation et un joli minois dans l'air du temps à la lio des débuts ) et d'autres beaucoup plus amusantes (spoiler: les scènes au boulot derrière le piano, les boeufs piano contrebasse avec maurice risch, les voitures qui ont du mal a démarrer sans l'aide du pauvre dewaere, les "salut" de la bande de jeunes, la plupart des scènes avec le père largué de marion interprété avec beaucoup de talent par maurice ronet ). Seuls bémols, le film est un poil trop long et nathalie baye un peu trop fade, mais l'œuvre est assez singulière et touchante pour faire oublier ces quelques défauts.
Il ne faut pas avoir honte de dire que cette comédie est rafraîchissante. Bien sur, c'est du Blier. Bien sur, je suis un grand fan. Mais le texte! Le scénario, vous savez le truc qui n'existe plus dans les comédies modernes? Et bien, on a beau dire ce qu'on veut, que du Blier est du "sous-Truffaut", n'empêche que çà marche, encore. Peut-être moins exaltant que Les Valseuses, peut-être moins trépidant que Tenue de Soirée. Surement du même registre que le Bruit des glaçons, qui montre alors que le cinéaste sait se recycler!
étonnant que ce film n'ait pas été censuré. tripoté une gamine à peine pubert aux yeux de toute la France, sans que personne ne s'indigne !!! Faut le faire ! La fille dans le film était mineur pendant le tournage.
Comment réaliser un mélo bouleversant sur un sujet a priori scabreux, à la limite de l'inceste ? Grâce à des dialogues intelligents, subtils et toujours justes. Grâce à une caméra pudique, qui ne se défile cependant pas devant son sujet. Grâce à des acteurs formidables. Patrick Dewaere en tête, loser pathétique et magnifique, dépassé par les événements et par ses sentiments, indécis et follement romantique. À ses côtés, la jeune Ariel Besse, dans un rôle difficile, est étonnante de maîtrise et de maturité. Pas du tout nymphette délurée, façon Lolita, mais déjà femme aimante. Dommage qu'elle n'ait pas fait carrière au cinéma. Ce film, certes dérangeant, n'en est pas moins d'une délicatesse infinie, déplaçant la transgression scandaleuse vers l'histoire d'amour. C'est l'un des meilleurs Blier.
Chez Blier, l’insupportable est poétique. Les dialogues sont délicieux et le jeu de séduction parfaitement construit. On est mal à l'aise, le sentiment de gène du spectateur est progressif face à la relation tabou d'une gamine de quatorze ans et son beau père. C'est voulu.
A chaque film avec Patrick Dewaere reviennent toujours les mêmes interrogations. Existe-t-il plus grand acteur? Que serait-il advenu de lui s'il avait vécu plus longtemps? Aurons-nous la chance un jour de découvrir un nouveau comédien de son envergure? Une fois de plus, sa collaboration avec Bertrand Blier est au-dessus de toute éloge. Le scénario était une merveille de sensibilité et d'intelligence, le jeu de Dewaere est tout en retenue et en finesse, bouleversant. Tout comme la jeune fille à ses côtés, novice mais talentueuse, Ariel Besse. Même s'il ne s'agit pas du meilleur film de Blier, c'est tout de même l'un des ses plus beaux, l'un des plus émouvants jamais tournés en France (ou ailleurs). Epoque révolue où certains cinéastes osaient aborder des thèmes tabous sans pour autant tomber dans le vulgaire et le racoleur, ni dans les clichés ou le bien pensant. Si l'on attend toujours de Blier qu'il nous ressorte des films de cette qualité, hommage lui soit rendu d'avoir été à cette période en état de grâce. Et merci d'avoir su diriger avec tant d'humanité Dewaere, décidément inoubliable dans chacune de ses apparitions à l'écran. Un long métrage à la fois simple et complexe, porté par des dialogues épurés et une partition envoûtante, sans parler de ses acteurs de génie. Grand film. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
"Beau-père" se pose comme un film à part dans la filmographie de Bertrand Blier, abandonnant ici ses dialogues mordants et ses situations absurdes, il filme ici une histoire d'amour entre deux être cabossés par la vie et par la perte d'une même personne. Histoire d'amour quasi-incestueuse et illégale puisque Marion n'a que 14 ans et est la belle-fille de Rémi, pianiste loser en manque de chance. Le sujet est osé et admirablement bien abordé d'une manière très mélancolique, parfois poétique et le cinéaste filme avec sensibilité la jeune et merveilleuse Ariel Besse, très surprenante dans un rôle difficile face à un Patrick Dewaere touchant, toujours aussi brillant. Un très beau film plein de surprises.
Le réalisateur, les comédiens, les techniciens et même le public, si ce film sortait aujourd'hui.
Hormis la qualité artistique, je ne ferai pas de commentaires sur les considérations morales d'une époque perçue à travers les valeurs d'aujourd'hui. Le sujet de l'inceste et de la sexualité des légalement mineurs n'est pas nouveau au cinéma et dans l'art. Il faut se rappeler de Lolita de Stanley Kubrick, Le souffle au cœur de Louis Malle ou les travaux de David Hamilton.
Seulement ce n'est pas crédible le discours de femme expérimentée dans la bouche d'une gamine de quatorze ans qui harcèle sexuellement son beau père, sans quoi, le film deviendrait d'un sordide insupportable.
Le plus important à récupérer c'est la preuve que ces films apportent à la compréhension de l'évolution de notre société.
Beau-père raconte l'histoire d'une fille de 14 ans qui tombe amoureuse de son beau-père suite au décès de sa mère. Dit comme ça le film peut paraître choquant ou malsain mais il n'en est rien grâce aux personnages mis en place par Bertrand Blier. En effet nous avons ici 2 personnes un peu perdu, naïve et enfermé qui nous offre une histoire touchante. C'est beau avec de bons dialogues, une b.o. magnifique et deux supers acteurs que sont Patrick Dewaere et Ariel Besse. Le film souffre quand même d'un manque de rythme et d'une mise en scène pas toujours inspirés. Reste que c'est une histoire vraiment réussie et qui fait réfléchir.
« Je m'étais fixé jusqu'à trente ans pour réussir quelque chose dans la vie. Et j'en avais vingt-neuf et demi ». Tiré de son propre roman, Blier retrace la relation de Rémi et de Marion, sa belle-fille, suite à la mort de Martine, sa mère. Les passages où Rémi raconte, jouant au piano pour des riches attablés et indifférents, sont très bien écrit : « … quelque chose de ouaté pour accompagner leur Saint-Emilion... ». Ceux également pour Marion qui déclare son désir franc à son beau- père à qui elle pense tout le temps : « L'autre jour, j'ai eu un zéro en histoire géo à cause de toi ». Pour la mise en scène, on se fait un peu chier, seuls les portraits de Martine semblant les observer ajoutent une touche gênante à la naissance de ce couple incestueux. Ça n'est pas assez aéré, on suffoque. Blier c'est l'un ou l'autre, un grand bol d'air, même dans le drame, ou une claustro meublée tant bien que mal par les mots seuls. Au final, si nos deux acteurs sont très courageux (ça n'a pas du être facile), le tout reste oral, plat, malade et, pire, mécanique. On est loin de la passion et de l'érotisme d'un « Lolita » et l'image finale me laisse perplexe.