Hitchcock change de registre en délaissant le thriller pour un film plus basé sur la psychologie. Le résultat est un échec. Marnie, est un film bavard, souvent agaçant, manquant de suspense et avant tout bien trop long! peut-être le début de la fin pour le maitre...
Pour un Hitchcock, "Marnie" s'avère plutôt décevant. Si on retrouve de bons effets de mise en scène, l'histoire est, elle, irrégulière avec un bon ventre mou en plein milieu du long métrage. L'intérêt de l'intrigue n'est pas constant et le suspens, marque de fabrique du cinéaste, ne se fait guère sentir. On peut toutefois compter sur les compositions musicales de Bernard Herrmann pour y ajouter une dose de tension durant certaines scènes même quand elles ne la nécessitent pas. On a vu des scénarios plus inspirés dans la filmographie d'Hitchcock mais la patte du cinéaste est bien présente et le casting est bon.
Je suis très content de le revoir en HD. L'histoire est géniale ! Les effets du réalisateur sont toujours aussi bons et les costumes et les acteurs sont choisis à merveille et jouent sans fausse notes ! Un vrai bonheur de voir autant d'élégance dans un film et une intrigue aussi bonne avec des personnages toujours plus travaillés. Très bon !
Dans ce film qui prend des directions inattendues, Hitchcock sonde le mal-être d'une femme spoiler: kleptomane et frigide, dont un choc vécu dans son passé s'avérera être la clé de son instabilité. Le cinéaste invente en quelque sorte le thriller familial et psychanalytique, spoiler: où la coupable et la victime ne forment qu'une seule et même personne. Un peu lent dans sa première partie, le long-métrage porté par Tippi Hedren et Sean Connery se montre plus passionnant au fur et à mesure de l'avancée de l'intrigue. Une superbe musique signée Bernard Herrmann
Quel réalisation , quel jeu d'acteurs et quel histoire ! J'ai beaucoup aimé, essayer de comprendre les personnages, pourquoi ces acharnements entre eux, ce mélange de douceur et folie dans l'histoire.
Un très bon film que je suis ravi d'avoir découvert des années après sa sortie.
L'histoire est intéressante, avec son côté psychologique. Par contre, c'est quand même un peu tiré par les cheveux, et quelques passages ne sont pas vraiment crédibles à mes yeux. Pas le film le plus abouti d'Alfred Hitchcock, c'est sûr, mais quand même un film à voir une fois.
Après avoir été déçu des Oiseaux, nouvelle deception avec Marnie. Sans doute car le personnage de Tippi Hedren est juste insupportable et que le scénario est assez rocambolesque. Points positifs : la scène finale et la performance de Sean Connery.
L'un des sommets, injustement mésestimé, de l'oeuvre d'Alfred Hitchcock. Le mystère qui entoure les problèmes psychologiques de Marnie est fascinant. Tippi Hedren est inoubliable dans son rôle de femme fragile hantée par un traumatisme passé.
Bavarde, insolente, rebelle, Marnie Edgar (Tippi Hedren, "Les Oiseaux") est la femme fatale ultime. Vivant seule, très proche de sa mère, elle est la spécialiste des identités secrètes, lui permettant de voler ses employeurs à chaque nouvel emploi, avant de disparaître. Son comportement et sa beauté suscitent la curiosité de Mark (Sean Connery, "James Bond"), le dirigeant d'une société qui est persuadé de pouvoir dévoiler au grand jour le secret de cette femme. Prise la main dans le sac, Marnie sera soumise au chantage, par cet homme qui lui promet de laisser ses trafics sous silence à condition de former un couple. Elle accepte mais, fortement répugnée par la compagnie des hommes, sombre petit à petit dans une folie destructrice. Où se cache la clé de sa douleur ? "Pas de printemps pour Marnie" est l'un des thrillers les plus audacieux du Maître du suspense ; violence physique et psychologique se rencontrent pour notre plus grand plaisir et l'ensemble n'est ni trop édulcoré, ni trop violent. Ce film semble vite se révéler être un "Psychose" féminin. Dès le début, Marnie se présente en compagnie de sa mère et, si cette relation n'est pas aussi étrange que l'est celle entre Norman Bates et sa mère, Hitch nous met d'emblée sur une piste vers la résolution finale. Pourtant, l'intrigue de Marnie va à l'encontre de celle de Psychose. Le secret de l'héroïne est ici perçu immédiatement, Marnie est femme ouverte, ne sache jamais son déplaisir et son dégoût pour autrui (surtout pour les hommes)... Contrairement à Norman Bates qui était présenté comme un homme discret, au point de ne jamais se montrer publiquement aux côtés de mother. Avec ce film, Hitchcock nous dresse également un cinéma anti-féministe comme nul autre n'a songé jusqu'alors. En effet, les deux personnages principaux inversent totalement les rôles-types que nous retrouvons dans la plupart des thrillers basés sur des couples. Ici, c'est la James Bond Girl qui est en pleine possession de l'agent secret (c'est le cas de le dire puisque Connery vient d'être propulsé au sommet de la gloire grâce à la sortie des deux premiers "James Bond" !), ici Mark, dont elle tombe mystiquement amoureuse. Le comportement manipulateur du personnage féminin contraste avec sa nature fragile: elle a la phobie de la couleur rouge, du tonnerre, et est régulièrement sujet de cauchemars où elle assiste à la mort de sa mère. Dynamique, sensuelle mais souvent terrifiante, ce personnage à lui seul est capable de construire le film tant son histoire suscite interrogations et plaisirs aux yeux des spectateurs. Hormis pour "Psychose", jamais le scénario d'un Hitchcock n'a été aussi élaboré que celui de "Pas de printemps pour Marnie". Un titre dont on ne peut saisir le sens que lors du retentissement de la résolution finale. spoiler: Le film n'y va pas de main morte: le twist confirmera l'idée que la femelle peut se montrer aussi barje que le mâle ! C'est en effet le meurtre accidentel du père de Marnie qui encourage Mme Edgar à se comporter comme tel vis-à-vis de sa fille. Ainsi, le printemps symboliserait l'absence de bonheur et de contact avec autrui dans la vie de ces deux dames. "Pas de printemps pour Marnie" est un brillant thriller psychologique et romantique. Chaque élément scénaristique finit par trouver une justification, l'intrigue est soignée, claire et nous met en haleine dans l'attente de percer le secret de cette femme et de ceux qui l'entourent, que ce soit sa mère, ses passions ou ses peurs. Un très grand Hitchcock.
Avec Pas de printemps pour Marnie, Hitchcock décide de réaliser un film plus psychologique que ses autres films. Moi je dis pourquoi pas, et c'est vrai qu'au final la psychologie des personnages est très réussie, et intéressante de plus. La réalisation est maitrisée et les acteurs sont encore une fois très bien dirigés. Ce que je reproche à ce film, c'est qu'au final il manque de punch et contient quelques longueurs, dûes au manque de rebondissements (sauf la fin). Donc un film psychologiquement intéressant mais un peu molasson par moments.
Loin d'être le meilleur Hitchcock, Marnie reste très correct. Si les effets ne sont pas aussi impressionnants que d'habitude, tout le monde se rappellera le lotissement en carton avec le bateau peint sur le fond, et les chevauchées qui ne convainquent pas du tout, la prestance de Sean Connery rattrape le tout. La part donnée à la psychologie dans le récit apparaît comme carrément daté mais donne aux personnages une ambivalence bienvenue. Il aurait sinon été difficile d'éprouver de l'empathie pour l'un ou pour l'autre. La très longue scène finale donne très clairement plus d'impact à un film qui, jusque là, avait été assez mineur. Pour cette scène de fin et le rôle de Sean Connery, Marnie vaut malgré tout le coup d'être regardé.
marnie,un hitchcock tres peu connu et pourtant ce dernier d avere etre une tres belle surprise,certe au final le tout est malsain avec des scenes marquante (dans le bateaux,et toute la fin finale),mais hitchcock ici ne met pas en place un suspens,mais nous manipule du debut a la fin!! on est captiver,on essaye de comprendre,onc roit meme avoir comprit!! mais au final pas du tout!!! l interpretation de tipi hedren est surprenante!! face un a sean connery egal a lui meme!! un hitchcock qui merite d etre plus connu au yeux du grand publics!
Un Hitchcock à part dans la filmographie du bonhomme. Il délaisse ici le thriller pour s orienter sur la psychologie de ses personnages. On va donc suivre l histoire tumultueuse de Marnie, une secrétaire kleptomane qui a visiblement des soucis avec sa maman, les hommes et éprouve les pires difficultés à ne pas vider les coffres forts de ses patrons. Prise la main dans le sac par le riche Mark, ce dernier tombe presque aussi fatalement que curieusement sous le charme de la demoiselle et l oblige à l épouser pour la sortir de sa mauvaise passe. Le film va nous questionner tout du long sur ce qui fait agir ces personnages: pourquoi Marnie a une peur panique de l orage et de la couleur rouge, pourquoi Mark tombe amoureux d elle et prend autant de risque pour l aider. L étude est intéressante, Hitch sort quelques plans magnifiques alors que certaines scènes sont totalement loupée (la chute de cheval de Marnie par exemple est une catastrophe). Bref un film inégale de sa part mais qui a réussi tout de même à remporter mon adhésion grâce à un final réussi.
Dans sa dimension dramatique, le cinéma d'Hitchcock ne fait pas toujours preuve de la même virtuosité que lorsqu'il s'appuie sur le suspense. Preuve en est avec ce film, qui s'il affiche un sens de la mise en scène affutée bien présent et une description souvent maligne des névroses, souffre de deux défauts majeurs: certaines longueurs dans des scènes pas toujours utiles, et une Tippi Hedren hélas glacée et trop rigide à mon goût dans la plus grande partie du film. Le final permet de vraiment fendre l'armure en dénouant toute l'histoire dans un climax rondement mené. Sean Connery reste impeccable de flegme britannique dans cette œuvre à mon sens mineure quand on apprécie Hitchcock.
Thriller essentiellement psychologique, « Pas de Printemps pour Marnie » raconte l’histoire d’une femme kleptomane et frigide dont tombe éperdument amoureux l’une de ses victimes et de l’obsession de ce dernier à vouloir la sauver à n’importe quel prix malgré l’étendue de ses angoisses et autres phobies. Sean Connery et Tippi Hedren sont au centre de cette 49ème réalisation d’Alfred Hitchcock. Basé sur un scénario intriguant mais au suspens quasiment absent, ce film n’a pas réussi à me séduire complètement, malgré la qualité indéniable de la mise en scène.