Un road movie dans lequel Amalric ne raconte pas d'histoire,il ne fait que montrer le devant et l’arrière de la scène.Si les filles accroche l'écran,almaric lui reste souvent dans un jeu poussif et sans conviction.Passé la première heure tout cela deviens d'une longueur interminable,et se vide de son intérêt initial,le film ne tiens pas sur la durée.
Film esthétisant, un peu mode, un peu futile. Difficile d’éprouver de l’empathie avec quelque personnage que ce soit. Joachim-Amalric est franchement à côté de la plaque avec tout le monde : avec ses amours, avec ses amis, avec ses enfants, avec ses anciennes relations professionnelles et même avec les nanas de la troupe qu’il traite un peu comme un amateur d’oiseaux traiteraient ses perruches. Elles sont pleines de couleurs, elles jacassent, elles rient à gorge déployée, mais à la fin du film, on ne sait absolument rien d’elles. Ce sont de charmantes abstractions où Joachim-Amalric prétend trouver une vraie famille mais si c’est là son maximum en matière d’amour, c’est qu’il a le cœur un peu infirme. La critique semble avoir adoré son côté dandy déjanté et désabusé, personnellement je n’y ai vu que les postures passablement pathétiques d’un raté désenchanté. Ce film est un bonbon de tristesse enrobé de frivolité. Mieux vaut l’avaler sans croquer, mais du coup, le goût passe vite.
Est-ce encore du cinema lorsque chaque acteur joue un personnage qui pourrait être son alter-ego? La réalisation de Mathieu Amalric est pleine de finesse et de sensibilité et les personnages féminins sont touchants, mais je ne ressent aucune sympathie pour le personnage principal qui en est là à force de mensonges, fausses promesses et manipulations. Il ne reçoit en retour qu'une petite partie du mal qu'il a fait autour de lui. Sans empathie pour ce personnage, son sort n'émeut pas et le film ne fonctionne pas.
Mathieu Amalric est un homme intelligent. Son film est d'ailleurs plaisant à regarder. Je ne connais pas du tout l'histoire de ce film, de pourquoi il a décidé de traiter ce sujet, ou quoi que ce soit. Toujours est-il que c'est assez intrigant et bien fait pour que ça se laisse suivre tranquillement. Après c'est personnel, j'ai apprécié mais ça n'ira pas plus loin. Joli film, plein de joie, de bonheur, de déception, de réalité, de vie. Pas mal.
Trop elliptique, Amalric égare le spectateur et disperse le propos. Pourtant tout était là : film choral, road movie initiatique, destins croisés, guidés par la folle energie d'une troupe de comédiennes aussi fascinantes que spontanées. Cette "tournée" ne parvient pas à livrer sa pleine puissance. Trop grand, trop ambitieux, le film était pourtant la promesse d'un chef d'oeuvre bouleversant... et vraisemblablement l'occasion (manquée) d'une palme d'or.
Un film à cheval entre le documentaire et la fiction : il propose de vrais personnages à des actrices non professionnelles, qui s'en sortent bien. L'histoire est simple, mais l'on découvre tout au fur et à mesure. La bande son est terrible.
Malgré une idée de départ plutôt bonne, j'avais grand espoir dans ce film de part les critiques élogieuses de la presse "féministe" qui cire les pompes à Mr Mathieu Amalric. C'est un film presse pas spectateur.Tournée est un film très (trop) fermer.
Scénario trop plat à mon goût. Sa sonne faux. Amalric décevant à l'écran mais néanmoins jolie prestation derrière la caméra. Ensemble très décevant. On voit bien qu'il essaie d'imposer un style, cela ne fonctionne malheureusement pas. Aucun des seconds rôles ne se dégage vraiment. Ce film partira vite aux oubliettes.
Epoustouflant et touchant. C’est l’émotion que l’on ressent en sortant de ce film primé à Cannes pour sa mise en scène. A travers ce long métrage, nous (re)découvrons le concept du « New burlesque » parfaitement joué par une troupe de stripteaseuses américaines loufoques et imparfaites. Ce road-movie à la française inspiré d’un texte de Colette (L’envers du Music-hall) nous montre un producteur angoissé, fumant comme un pompier, exigeant, souvent très dur avec son entourage et ses danseuses, qui paye le prix de sa longue absence exilé au pays de l’oncle Sam. En sortant de la séance, la première impression qui m’est venue à l’esprit est que ce qui pourrait être considéré comme laid dans la vie est beaudans le film. Tel un magicien, Amalric brandie sa baguette magique et transforme ses danseuses plantureuses et maquillées comme des voitures volées, en véritables princesses. Au même titre, le producteur aux costumes loufoques et qui a un faux air d’un « Pimp » retraité, passe de statut de grenouille à celui de prince. Même les décors de parkings de zones industrielles, de station service ou encore les salles de théâtre glauques de banlieues sont transformées en décor de conte de fée. Le tout qui est saupoudré d’une super musique en total harmonie avec ce chef d’oeuvre. Enfin, ce qui est omniprésent dans Tournée est le réalisme voulu par Amalric et qui se fait nettement ressentir par le spectateur. En effet, il est important de noter que les danseuses ne sont en aucun cas des actrices, et que le réalisateur a voulu les engager malgré cela pour justement garder cette impression de réalisme. Les filles portent le même nom à l’écran que dans la vie. Dans le même cadre, le personnage principal s’appelle Joachim Zand, il porte le même nom de jeune fille que la mère de Mathieu Amalric. Ces détails montrent bien que les personnages et les acteurs sont, tout compte fait, assez semblables.
Où a-t-il bien pu trouver ses quatre actrices ? Elles sont épatantes ! Belles, généreuses, plantureuses à souhait... Surtout elles transpirent, de tous les pores de leur peau, la bonté, la simplicité et le bonheur de vivre. On a surtout envie de mieux les connaître. Alors, lorsqu'elles s'effacent derrière le personnage de Mathieu Almaric, on se sent un peu frustré. Surtout qu'il ne s'est pas réservé un rôle vraiment «doré sur tranche». Personnage paumé, fumant clope sur clope, mauvais père, mauvais époux, impresario raté, et pour finir, enlaidi comme il est rare de le voir pour un acteur réalisateur, c'est un festival ! Du coup, on n'éprouve aucune indulgence, ni réelle sympathie pour le personnage, ce qui nuit à la bonne réceptivité du film. Surtout que le scénario est assez creux, ce qui se traduit par une fin de film brutale et en queue de poisson. Reste, quand même, au bout du compte, quelques images marquantes du show, et la bonne humeur communicative de ce groupe de filles qui baragouinent un franglais absolument charmant. Et rien que pour leur souriante humanité, elles méritaient amplement d'aller à Cannes...
Eh bien...je ne sais pas ce qu'a trouvé la presse a ce film mais moi je me suis ennuyee peut etre les qq moments de scenes mais moi ca ne m'a pas interessé, une histoire originale mais sans eclat