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Un visiteur
0,5
Publiée le 7 août 2010
Que de maladresses et de déjà-vu mais pourquoi s'en priver quand la critique se panne devant ce court métrage à rallonge qui n'a pas grand chose à raconter ni à défendre. Image molle du chef opérateur, montage peu incisif et toujours apportant la réponse à la question alors qu'il faudrait faire subsister ces interrogations, comédiens en peine si ce n'est la fraîcheur des jeunes adolescents, mise en scène inexistantes, des points de vus qui s'effondrent au fur et à mesures des coupes. Une histoire mainte fois raconté et dont la réalisatrice n'apporte rien dans ni dans la forme ni dans le fond. Pourtant quel sujet ouvert, surtout de nos jours, pour proposer de nouveaux émois, pour confronter son personnage au monde qui l'entoure plutôt que de l'enfermer si facilement dans sa province. En somme, un film à l'image de son personnage principale, à la recherche de repères et de maturité.
Voilà un film comme je les aime, à cent lieues des grosses artilleries redondantes américaines telles que Inception. Une jeune fille découvre l'éveil de sa sexualité au moment où ses parents se séparent. Elevée par une mère ( lio , impeccable) bigote qui déprime, elle se rend compte que la religion n'est qu'un leurre. Ce film très touchant révèle une fois de plus tout talent de Michel Galabru, épatant en grand-père malade, d'une tendresse infinie envers sa petite fille; et qui, malgré son âge, est certainement le personnage le plus anticonformiste. Dépêchez vous de voir ce film, car je pense qu'il ne va pas rester longtemps à l'affich
Que de poncifs dans ce portrait d'une adolescente perturbée par l'éveil de la sensualité, la culpabilité née d'une éducation religieuse stricte, la présence étouffante d'une mère dépressive, l'absence d'un père parti voir ailleurs, le tout sous le regard goguenard un tantinet vicieux d'un grand-père grabataire ! Typique d'un certain cinéma français complaisant dans la description de la simple vie de province, et très déficitaire en contenu narratif, ce film ne nous offre ni la petite musique d'un Eric Rohmer, ni le souffle d'un Maurice Pialat. A noter cependant la prometteuse interprétation de la toute jeune Clara Augarde.
Très décevant... en 2010 on s'attendrait à un peu plus par une jeune réalisatrice qui traite de l'adolescence... beaucoup plus d'audace, de prise de risques (formels et narratifs), d'innovation... alors que là on est sur des sentiers battus qu'on essaye de nous vendre comme "un regard nouveau" (lire les critiques)... ah ben ? Prix Jean Vigo pour le film le plus mou de l'année ?
un film qui fait du bien !!! surtout face au navets français et aux tartes à la crème américaines qui l'ont précédés et qui suivront sans doute... j'adore la magnifique scène de la cathédrale, du foot et tous les adolescents du film qui sont toujours justes. bravo !
très joli film sur la foi...à tous les ages....une famille "un peu cassée"par la vie,se cherche...une Lio très convaincante,une jeune actrice très prometteuse,et un Galabru "immense"comme d'habitude...
Les atermoiements de cette adolescente meublent difficilement la durée de ce premier long métrage. On apprécie malgré tout le jeu des acteurs, les difficultés de la vie sexuelle naissante ou finissante et les non dits de cette Bretagne communiante. Une autobiographie sans pudeur...
Quel chapelet de poncifs sur les émois amoureux de l'adolescence et les méandres de la foi religieuse! Que de clichés sur la province et l'ennui de la vie bourgeoise! Où est le poison, où est la violence? On ne retiendra de ce film que les débuts prometteurs d'une jeune fille Clara Augarde qui exprime les hésitations de l'adolescence sans mièvrerie ni emphase. Galabru nous a exaspéré par ses truculences de vieux barbon, comme d'habitude...Des images paresseuses (la pluie en Bretagne!), une musique envahissante, une absence de fil romanesque ont fini de nous convaincre qu'on se trouvait davantage devant une pale copie de Cavalier ou une caricature subliminale de Pialat, cinéastes souvent cités par la jeune réalisatrice et que nous ne portons d'ailleurs pas au pinacle malgré quelques réussites.
Très joli premier film sur l'initiation d'une jeune fille coincée entre la religion et l'expression de ses premiers émois... Délicatesse et violence en même temps, poids de l'église et violence du corps.. Très belle interprétation de tous les comédiens, avec un impayable papy pervers interprété par Michel Galabru qui en vieillissant obtient des rôles à sa mesure... Je conseille vivement de faire un tour du côté de ce poison violent.
Poison Violent est une plutôt bonne découverte. Des acteurs talentueux et attachants filmés avec une justesse et une délicatesse toutes particulières. Ici, rien n'est trafiqué, tout est empli d'une rare simplicité qui fait chaud au coeur. Le seul problème est à mon humble avis le rythme, trop lent et trop peu énergique à mon gout. Ce film aurait pu viser un public nettement plus large de par les thèmes qui y sont abordés s'il avait été filmé avec plus de panache. Les questions de la religion, du choix de la foi et de ces conséquences dans les découvertes de la vie d'une jeune fille catholique, à savoir l'attirance et le désir, sont des thèmes particulièrement interessants et pleins de vérités, et auraient mérité une mise en scène rendant le film plus accessible à un grand public. La salle dans laquelle je me trouvais était remplie de personnes du troisième âge. Hors, Poison Violent mériterait de toucher beaucoup plus de monde. La forme lente et contemplative (pouvant paraître pour certains ennuyeuse) empêche les thèmes du film de se déployer comme ils le pourraient. Et c'est fort dommage.
Bon film sur le problème de l'adolescence. La petite Clara Augarde est excellente ainsi que Lio toujours égale à elle-même dans l'autenticité. Monsieur Galabru vient compléter une très bonne équipe.
Sur les émois de l'adolescence un récit de plus, superficiel, à peine esquissé, maladroitement exprimé. Recours aux poncifs et stéréotypes palliatifs aux plaines vierges de l'imagination des auteurs qui se déploient à l'infini (l'un des scénaristes s'appelle Désert, cela ne s'invente pas !). A retenir la performance savoureuse de Michel Galabru en grabataire libidineux (quelle verve, quel culot, quelle santé !) et une bande annonce qui capte à merveille l'ambiance du Finistère, lieu du tournage et atout majeur de cette oeuvre trop inconsistante pour être recommandée.
Un très beau film qui soulève avec subtilité et émotion la quête, la conquête, la reconquête des sentiments, de l'amour. 3 générations d'une famille bretonne vivent parallèlement cette expérience universelle ... La vie. C'est beau parce que c'est juste ! Galabru : j'adore !
La Bretagne que décrit Katell Quillévéré dans son premier film, Un poison violent, est sans nul doute celle de son enfance. Tout y sonne juste, sans excès de zèle, notamment cette religiosité un rien poisseuse des principaux personnages, dissimulant de sourdes impulsions, ce désir des sens interdit. Le film possède un tempo lent et obsédant, suivant les pas d'une jeune fille de 14 ans (belle interprétation de Clara Augarde) en plein questionnement dans ses engagements, et désarroi quant à ses pulsions. Très beau portrait, tracé à coups de pinceaux délicats et parfois brusques, dans un environnement familial étouffant (Lio, la mère, excellente) où la figure du grand-père libidineux (Galabru, parfait) est comme une bouffée d'air frais. D'un thème si souvent traité au cinéma, la traversée de l'adolescence et l'éveil des sens, Katell Quillévéré, 30 ans seulement, tire une oeuvre personnelle et charnelle. Prix Jean Vigo 2010 oh combien mérité.