Solaris
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Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2018
Comme dans 'Stalker', Tarkovski filme un territoire mental dans 'Solaris'. Cela confère au film une certaine aridité théorique, qui va de pair avec un rythme assez lent. 'Solaris' ne mène finalement à aucune réponse évidente mais parvient tout de même à susciter, lors de son mystérieux dénouement, une grande émotion.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2017
Un astronaute voit revenir dans une station spatiale en orbite autour de la mystérieuse planète Solaris sa femme morte depuis 10 ans. Tarkovski adapte l'excellent roman de science-fiction de Stanislas Lem et livre sous couvert de SF une réflexion plus large sur un monde où la foi a disparu, où l'on ne croit plus aux miracles. On y trouve quelques-uns de ces moments de grâce qui font de Tarkovski l'un des grands poètes du cinéma. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 29 octobre 2017
Tarkovski approfondie ici la question métaphysique - obsessionnelle chez l'auteur - du rapport entre l'individu, la conscience et le monde. La SF y est utilisée comme un alibi pour explorer ces questionnements, malheureusement parfois avec un certain dilettantisme. Des éléments de scénario importants sont parfois sabrés pour une raison inconnue. Le film est censé se dérouler dans un futur proche, pourtant il ne parvient à nous immerger totalement dans cet univers rétro-futuriste, faute de cohérence visuelle.

Après une longue introduction sur terre qui amorce de manière fort brouillonne l'intrigue (est-ce volontaire?), le film peut enfin décoller sur Solaris, cette planète habitée par un océan doté d'une âme. L'ambiance contemplative qui desservait avec tant de brio le propos des autres films plombe Solaris. Tout y est lourd, abscons, traité avec une telle apesanteur, une telle lenteur, que le spectateur se surprend à lutter plus contre l'ennui que d'explorer avec l'auteur les mystères de l'âme humaine.

Pour une durée de pratiquement 3h, cette œuvre est clairement réservée aux fans hardcores d'expériences filmiques extrêmes.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 octobre 2017
Souvent considéré comme une espèce de 2001, l’Odyssée de l’espace soviétique, Solaris d’Andreï Tarkovski est pourtant très différent du film de Stanley Kubrick en dehors de sa lenteur et du fait qu’il se veut un film intellectuel. En effet, alors que le cinéaste américain essaie d’être le plus réaliste possible d’un point de vue technologique, le réalisateur russe n’en a que faire de la science-fiction et ne se préoccupe en aucun cas de rendre son univers crédible (les décors sont complètement irréalistes pour se situer dans une station spatiale, aucun plan ne montre réellement le vaisseau ni la planète Solaris autrement qu’en plans tellement rapprochés qu’ils auraient pu être filmés n’importe où), chose peut-être due en partie à une réduction de budget de 50% peu avant le tournage. Tarkovski cherche avant tout à faire de son film une réflexion métaphysique en éliminant tout spectacle. Il en résulte un film ayant un petit côté envoutant mais étant tellement lent et bavard qu’il emmène facilement à penser à autre chose (au point de ne pas toujours comprendre le passage en noir et blanc de certaines séquences) et à créer l’ennui. À voir au moins une fois vu sa réputation auprès de l’intelligentsia cinéphile pour se faire un avis mais en sachant qu’il y a de fortes chances d’y trouver le sommeil.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 février 2017
Une oeuvre de Science-Fiction qui porte la marque des grands, tant son scénario est profond, nébuleux, et enrobé par une réalisation qui accuse certes son age (1972), mais qui ose aussi transgresser les habitudes visuelles avec de nombreuses scènes étranges, étirées en longueur ou incompréhensibles au premier abord mais qui distillent un vague sentiment d’étrangeté et de poésie, et des effets franchement osés. Sur le fond, il y a encore plus à dire sur ce séjour dans une station spatiale qui, par des manifestations surnaturelles, repousse les limites de la science, et qui offre un terrain de jeu parfait pour Andrei Tarkovski, entre mystère et dialogues philosophiques bien sentis. L’ensemble monte en puissance au fur et à mesure que les minutes passent, et se révèle particulièrement fascinant !
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2017
Alors que Steven Soderbergh propose une lecture très mélodramatique de cette histoire d'un psychologue qui voir revenir sa femme Hari, pourtant décédée, au contact de la planète Solaris, Andreï Tarkovski n'esquive pas l'histoire d'amour mais finit par la dépasser dans un final sublime, porté par un discours métaphysique extrêmement complexe. On met d'abord un certain temps avant d'arriver sur la station orbitale, avec une longue introduction terrestre qui explique, sans trop entrer dans les détails, ce qui se passe sur Solaris, des informations déterminantes qui concordent avec une dernière scène renversante. Une fois le docteur Kris Kelvin arrivé à la station, il découvre non seulement que le physicien Gibarian s'est suicidé et que les deux autres scientifiques - Snaut et Sartorius - sont dans un état de grande tension mais qu'ils ne sont pas seuls à bord. Solaris matérialise les personnes disparues qui nous sont chers et les créatures de notre inconscient, et ce rapport que les scientifiques entretiennent avec leurs "visiteurs" nourrit deux grandes oppositions : d'une part, la recherche acharnée d'une vérité contre l'acceptation d'être dépassé par une force dominante; d'autre part, vouloir éradiquer ce que l'on prétend être une illusion parce qu'on en a honte ou, au contraire, considérer une apparente projection mentale comme humaine et donc réelle. Comme dans "Stalker", Tarkovski méprise les positions scientifiques qui tendent à rationaliser l'inexplicable et prend le parti du personnage le plus faible, le plus désorienté; Kelvin devient la voix du cinéaste dans la mesure où il est le seul à se confronter vraiment au phénomène Solaris, à ne pas voir le retour de sa femme comme une punition mais comme une possibilité de rédemption, comme un moyen de faire la paix avec ses démons intérieurs. Mais la résolution de ce conflit ne donne aucune réponse à la grande question posée par le film : qui sommes-nous ? Sommes-nous immortels ou bien juste une illusion ? La Terre n'est-elle qu'un îlot construit par Solaris ou bien l'est-elle seulement pour ceux qui sont absorbés par la mystérieuse planète ? Le réel et l'illusion, le dessus et le dessous, ces pôles ne sont plus distincts mais se sont mêlés sans même que nous nous en rendions compte : "Solaris" opère un glissement vertigineux car non-identifiable, nécessaire pour questionner dans cette réponse au "2001" de Kubrick la place de l'homme - et sa finitude - dans le cosmos.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 juillet 2016
Bavard, prétentieux et d'une longueur insoutenable ... à fuir !!! La version de Steven Soderbergh est bien plus inspirée et fidèle au livre, sans oublier la bande son envoûtante qui l’accompagne qui fait toute la différence.
christophe117
christophe117

9 abonnés 252 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2016
Soyons francs, oui ce film a des longueurs, oui il y a certains silences très peu évocateurs et on a le sentiment qu'au moins une demi-heure aurait pu être économisée. Mais ! Mais mais, en même temps, ce silence, cette contemplation des hommes et des lieux instaurent sans nul doute une atmosphère mystérieuse qui parvient presque à nous faire se sentir irradiés également. On divague presque avec notre psychiatre et l'expérience visuelle et artistique n'en est que décuplée. Fascinant.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2016
Sofia Coppola est une cinéaste dont le thème de prédilection est l'ennui. Ses personnages en sont victime et cherchent, d'une manière ou d'une autre, à s'en extirper. Les films qui en résulte sont teintés de mélancolie mais se tourne fermement vers quelque chose de positif, de dynamique. Il me semble que Tarkovski (dont c'est mon premier film) emprunte le chemin inverse. L'ennui ne fait pas partie de l'histoire mais il est placé au cœur de l’expérience cinématographique.

Évidemment, cette démarche rebutera beaucoup de monde. J'ai personnellement eu beaucoup de mal à me plonger dans l'histoire, la faute à une longue introduction qui s'enlise dans des explications indigestes. Après trois quart d'heure d'exposition, le personnage principal, Kris Kelvin, se rend enfin sur la station de recherche qui gravite autour de la planète Solaris. Le récit démarre alors, non sans quelques heurts (le fait que les scientifiques refusent d'expliquer au héros les événements étranges de la navette est vraiment lourd). Mais l'ensemble reste profondément austère à cause d'une absence quasi-totale d'accompagnement sonore. Bien qu'une musique semblant provenir d'un endroit lointain se fait entendre de temps à autre, ce sont des bruitages métalliques, angoissants et nébuleux qui occupent l'espace sonore le reste du film.

Heureusement, le scénario aborde des thèmes très intéressants, et les grandes questions qu'ils soulèvent sont condensées dans le personnage de Khari. Elle est en réalité une image envoyée par Solaris dans un but inconnu. Elle prend la forme d'une personne issue du passé de Kris, en l’occurrence sa femme qui s'est suicidée quelques années auparavant. Bien que le film s'attarde chamboulement que subit le personnage principal, il reste concentré sur cette entité étrange et sa recherche d'identité. Piégée dans un statut de copie dont elle prend conscience peu à peu, Khari s'interroge sur ce qui fait un humain. Elle se met à singer la vie de l'ancienne compagne de Kris et essaye de percevoir les émotions des autres personnes à bord de la station. Ne partageant pas la paranoïa ambiante, elle apparaît comme le personnage le plus normal, mais Tarkovski contredit cette impression en la présentant à plusieurs reprises sous un jour monstrueux. De plus, Khari est omniprésente à l'écran grâce à un subtil jeu avec le hors-champ. Le réalisateur la fait apparaître de manière soudaine et incohérente à l'écran et filme, en son absence, le manteau qu'elle laisse derrière elle.

Pour une raison ou pour une autre, j'avais associé le cinéma de Tarkovski à de très belles images, mais Solaris en comporte bien peu. Globalement, ce sont les plans liés à l'eau qui sont les plus réussis, comme ceux qui se concentrent sur la rivière près de la maison de Kris. Les quelques images de Solaris, planète recouverte par un gigantesque océan, sont également surprenantes par leur irréalité : les mouvements des courants marins s'apparentent à ceux de la lave, plus lents et compacts. Le reste m'a complètement laissé de marbre, les immondes plans violets mis à part.

Solaris est donc loin de m'avoir captivé autant que le chef-d’œuvre de Kubrick, bien qu'il offre des possibilités d'analyse tout aussi profondes et intéressantes. Je retiendrai du film son ambiance léthargique et ses enjeux scénaristiques, qui sont responsables d'un violent ascenseur émotionnel lors de la scène de fin. Mais dans l'ensemble je ne pense pas que le cinéma Tarkovski soit un cinéma qui me parle beaucoup.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 janvier 2016
Solaris de andrei tarkovsky (1972)
Bon déjà rien que le titre du film devrait caresser l'oreille de tout bon cinéphile. Ce film a une réputation de chef d'oeuvre (ca reste tarkovsky) et en allant le regarder je m'attendais presque à voir mieux que 2001, mais nous savons tous que cela n'est pas possible ...
Alors si on essaie d'aller au delà de l'aura de ce long métrage, on trouve une oeuvre à mes yeux un peu bâtardes. Pas que se soit mauvais, loin de là, mais simplement je n'ai pas vraiment ressentis quelquechose pendant la vision du film. C'est super intéressant évidement peu de films ne peuvent se vanter d'approcher ne serait ce qu'une petite partie de la profondeur morale et métaphysique de solaris; mais j'ai eu quelques problèmes pendant la vision. Tout d'abord je n'aime pas du tout l'acteur principal qui n'est vraiment pas génial, voir un peu à coté de la plaque par moments. Et puis au final je n'ai pas trouvé le film particulièrement beau d'un point de vue purement esthétique. C'est le premier Tarkovsky que je vois et vraiment je suis un peu déçu. Parceque au final même si certains cadres sont lourds de sens et de symbolismes, la majorité des plans ont l'air d'être la pour servir l'histoire plus que pour réellement apporter une identité visuelle et artistique au film. J'ai été un peu déçu parceque je ne connaissais pas vraiment Tarkovsky mais on le compare souvent à Bergman mais le réalisateur russe ne nous offre pas (du moins à mes yeux dans solaris) la qualité esthetique du réalisateur du 7eme sceau.
Donc voilà je ne sais pas vraiment quoi penser de ce film, oui c'est vraiment quelquechose d'interessant et une experience de cinéma assez profonde, mais je reste plutôt déçu (peut être trop d'attentes ?)
Par contre je ne pouvais pas partir sans parler de la dernière seconde du film ! (spoiler !!) bah en fait j'y vois trois interpretations possibles: premièrement chris a cru rentrer sur terre et finalement n'a fait que tourner en rond pour revenir sur solaris (explication la moins intéressante), est ce qu'il a tout simplement décidé de vivre dans l'ocean avec des "visiteurs" passant donc le reste de sa vie dans une fausse image du monde, ou est ce qu'il n'a tout simplement pas quitté solaris depuis le début du film, dans quel cas le long métrage prends un sens nouveau extremement jouissif ^^.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2015
Peut-être moins abouti que Stalker, Solaris est tout de même très intéressant et sûrement plus facile d'accès, même si l'extrême lenteur peut rebuter. Tout est très travaillé, rien que le plan d'introduction est magnifique. Solaris est un huis clôt nous confrontant avec notre folie. Solaris me semble plus optimiste que Stalker dans sa vision, chaque homme lutte contre son passé, mais peut trouver la force de l'accepter et de vivre avec. Dans notre monde bien fade, chacun est sceptique devant la simple possibilité du merveilleux, mais contrairement à Stalker, dans Solaris la plupart des hommes confrontés à ce merveilleux l'acceptent.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 mars 2015
Un conte profondément philosophique, voir même spirituel. On embarque dans cette station en quête de contact et on y apprend que les relations dont l’Homme a le plus besoin c’est avec lui-même, ou qu’il est impossible de découvrir l’autre quand l’autre est un miroir. Bravo ! Réussir à signifier une telle profondeur de réflexion seulement avec des dialogues flous et des situations ambiguës, réussir à nous faire voyager dans l’espace avec trois éléments de décors, réussir à parler au nom de l’humanité avec une poignée d’acteurs… vraiment ce film surpasse amplement sa réputation et mérite qu’on dépasse la lente introduction pour ensuite se faire piéger dans ce tourbillon cosmique.
Nico591
Nico591

54 abonnés 800 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 février 2015
Le penchant russe de "2001" à ceci près que c'est un faux film de SF, Tarkovsky a volontairement éludé tout ce qui a trait à la science fiction pour accoucher d'une œuvre contemplative et minimaliste qui parle de deuil qui n'a pas grand chose d'attractif.
Film russe oblige tout y est austère, acteurs compris, et rien n'est fait pour attirer le spectateur, il y a des films comme cela où l'on accroche pas du tout au style du réalisateur malgré toutes les qualités intrinsèques que possèdent le film.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2015
Solaris est une oeuvre réellement à part, car elle reste assez étrange. Mais elle a le mérite d'aborder un thème assez compliquée, la condition humaine. Les dialogues sont vraiment intéressants, très bien écrits, et suscitent la réflexion du spectateur. Le film aborde énormément de thèmes, sans se disperser, et ils restent tous très intéressants. La performance des acteurs est irréprochable, c'est ce qui m'a frappé à plusieurs scènes, ils font tous un excellent boulot. Mais ce qui m'a déplu c'est la longueur de l'oeuvre. Le film est lent, à certains moments assez ennuyeux, ce qui m'a empêché de le voir en une seule fois.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 janvier 2015
Considéré comme la réponse soviétique à 2001 : "L'odyssée de l'espace" de Kubrick, "Solaris" est, lui aussi, un grand film de science-fiction. D'abord, la lenteur du film marque, elle fascine au début, mais devient pesante. Ces long travelings et plans fixes font que le film a une bonne réalisation. Mais le film est largement trop long, couper certains plans et faire des coupes scénaristiques aurait pu être judicieux. D'ailleurs, le scénario est bien construit et pose de bonnes questions sur la condition humaine, l'amour et le deuil. Bref, Tarkovski a fait un bon film mais sa lenteur peut en effrayer certains.
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