Solaris
Note moyenne
3,6
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120 critiques spectateurs

5
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22 critiques
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14 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 août 2013
Nous parlons bien ici du film Andrej Tarkowski et non du remake raté de Soderberg.
Une pure merveille. Certes l'entrée est un peu difficile mais pour peu que vous vous laissiez aller à la magie picturale du début et que vous sachiez être patient vous partirez en voyage vers une très lointaine planète.
Solaris est un film envoûtant qui vous emportera vers une vraie rencontre du 3eme type.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 janvier 2012
on ne peut pas mettre zéro ? zut :-/ bon ben ... comment dire ... s'il y a bien une chose que je n'aime pas, c'est de ne pas regarder un film jusqu'au bout (même un truc comme "l'amour avec des gants"), mais là force est de reconnaitre qu'au bout de 20 minutes .... ben .... ça a fait pfiou, la tv s'est éteinte et je suis parti faire quelque chose de plus valorisant, la vaisselle, un peu de rangement ...
Du coup écrire une critique sur ce film me semble difficile ... enfin, une critique positive.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 décembre 2011
Pour son troisième film, Andrei Tarkovski passe à la science-fiction avec ce "Solaris", adapté du roman éponyme de Stanislas Lem. Il est remarquable de voir comment Tarkovski s'approprie l'histoire originale afin de retranscrire sa propre vision.
Kris Kelvin, un psychologue, est envoyé sur une station d'observation orbitant autour de la planète Solaris, afin d'étudier le comportement mental des scientifiques présents.
Amour, tel est le mot qui guide le film dans son ensemble. Cependant, Solaris démarre de manière assez "dur d'accès". La première partie est en effet extrêmement lente et pour ne raconter pas grand chose, si ce n'est la dépression mentale auquel est soumis Kelvin sur Terre. S'ensuit son arrivée sur la station et sa rencontre avec son ex-femme, morte quelque années auparavant, miroir de l'océan occupant Solaris par rapport aux sentiments de Kelvin.
A partir de là, le film prend tout son sens et plonge le spectateur dans une grande réflexion à propos de la vie, la mort, l'amour...
Tarkovski oblige, les dialogues sont d'une grande intelligence et les rapports qu'éprouve Kelvin auprès de la "résurrection" de sa femme sont est très bien développée. Le film, tel les vagues de l'océan occupant la planète, découle lentement au rythme d'une symphonie puis devient matière à brutalité.
Avec comme grand thème: la condition humaine face aux regrets, à la mort.
Malgré une première partie moyenne, la seconde rattrape l'ensemble, Tarkovski offrant à la fois au cinéma et aux spectateurs une des plus belles histoires d'amour et de réflexion.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 novembre 2011
Tarkovski est un géant, le roman de Lemm un chef d'oeuvre de la SF, le film se devait d'être à la hauteur. C'est heureusement le cas ! Même ceux qui le prendront pour un ovni, et il n'auront pas entièrement tord, tant le scénar est volontairement déroutant, apprécieront l'esthétique du film tout comme son climat. Se reposant sur les libertés rattachées au contexte (S.F), mais aussi sur les idées soujacentes du roman d'oirigine, Tarkovski affirme, une nouvelle fois, sa vision panthéiste du monde et celle de nos rapports avec l'autre en guise de graal de la connaissance. J'ai adoré.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2011
Que dire de ce film de science-fiction reconnu et acclamé si ce n'est que son visionnage est une expérience unique et troublante ? Le rythme est lent mais la mise en scène impeccable et l'ensemble fascine que ce soit les décors froids ou la quête du personnage principal au cœur de cette étrange station spatiale. Hypnotisant et envoûtant, "Solaris" bénéficie en plus d'un superbe jeu d'acteurs et donne au spectateur l'occasion de réfléchir. Le genre de film qui reste gravé longtemps après sa vision.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 juillet 2011
Joli film, mais le livre serait plus judicieux. A réserver aux paresseux de la lecture. Terrible de constater que l’imprégnation d’une pensée commune (politique), déteint de façon subliminale sur le cinéma Russe. Ce cinéma, au travers de son réalisateur, associe alors l’Homme (en général) à sa pensée commune (Aïe), dans un message à l’intention du monde entier, naturellement, par le biais de la plus jolie et universelle enveloppe : soit l’Amour. Il y a là quelque chose de suspect ou trouble. On ne parvient jamais à dissocier l’esprit Russe, d’une pensée mise en commun. Eux non plus manifestement n’arrivent pas à s’en détacher et parlent au nom de tous, et mettent leur problème, en commun. SOLARIS. Décidément, aucune de ces versions ne parvient à me séduire. Je préfère éviter de parler de la version de 83 qui m'a légèrement trop agressé visuellement. Cette version là (72) est à l’opposé, mystico-reposante, léchée visuellement, mais dotée d'une solide ambiance froide (Russkof?) et les 2H45 n'arrange rien à cette éternelle question : qu'est-ce que la vie?, le bonheur?...blablabla..Certes, cela flatte l'imagination. Quoique. Il manque cruellement d'imagination ce film, puisque tout est montré, visualisé, décortiqué, analysé, démontré. On en vient presque à regretter des scènes de nu, réelles, revigorantes, humaines, de l'émotion. Au lieu de cela, le personnage traîne sa carcasse peu avenante en transpirant longuement, se plaignant, remontant en permanence en sa petite enfance, ses parents, etc.. Oh, bien sûr, il y a une philosophie (devrais-je dire une morale) en guise de conclusion à la fin ce film beau (et interminable), mais cela n'efface pas les très longues séances de canapé chez le psy concernant l'être humain (en général), sa quête de l'amour, à quelque distance de la terre. L'AMOUR, vu par les RUSSES, à des milliards de kms de la terre. Ils vont le chercher un peu loin et passent le plus clair de leur temps à le zigouiller. Vu l'ambiance glacée du film, cela manque sérieusement de vodka, qui irait pourtant assez bien avec le glacé, et les dérideraient un peu. Ces chérubins russes frisent tout simplement la déprime et l'amour en est réduit à des fantômes, des hologrammes très collants puisqu'on les jette par la fenêtre et reviennent par la porte. En résumé : si tu es un fantôme (créé par un souvenir de scientifique russe qui s’ennuie mortellement) et que tu regrettes amèrement cette condition (on te comprend), regarde ce film pour trouver le moyen absolu de disparaître et te suicider. On va ainsi t’énumérer mollement tous les moyens pour disparaître. Le plus sûr (pour nous) étant ‘Rewind’ et ‘Stop’. Radical. Pas rancunier : 5 étoiles pour le travail impressionant, mais ce n'est pas un encouragement à vous suicider à votre tour.
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2011
Comme tout cinéphile amateur qui se respecte mal, j'ai commencé par la version Cameron, la critique est sur ce site, et j'avais été très déçu. Mais, une charmante rencontre slave m'enjoignant à découvrir le côté russe de l'Europe, j'ai franchi les portes de la salle du MK2 Parnasse pour affronter LE Solaris, le seul et l'unique, celui de Tarkovski !
Il faut tout de suite préciser que trois personnes sont parties en cours de route, on parle bien de cinéma d'auteur cette fois ci.
C'est en fait le sujet qui est difficile à transposer au cinéma, avec ou sans effets spéciaux. La version russe passe en force sur le réalisme (la scène où les hallucinations du pilote sont re-transcrites avec des nuages est magistrale, et passerait très mal aujourd'hui !) quand le budget ne suit pas.
Et nombres de passages sont justement indigestes à cause de ces bavardages incessants qui évitent l'action.
Mais il est évident que ce n'est pas le sujet du film, et contrairement à la version Cameron assez superficielle et rapide, on a ici droit aux questionnements pendant une heure sur la perception humaine de la conscience de sa condition, face à un ennemi qui se sert de ses faiblesses les plus nobles, dont l'amour.
Il vaut donc la peine de s'accrocher pour profiter des conclusions de la dernière heure, sans parler de la présence superbe et du jeu idoine de l'actrice russe "virtuelle".
Un film de science fiction à mille lieux d'un "Planète interdite" pour l'action ou le réalisme, mais très intéressant pour le débat philosophique se déroulant dans une atmosphère de déliquescence qui a du en son temps étrangement contraster avec la croyance en un meilleur avenir, aussi bien esquissé par le rêve américain que
par l'utopie soviétique.
Desman
Desman

8 abonnés 314 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mai 2011
Le chef d'oeuvre d'Andreï Tarkovski. Et pour une fois le film est meilleur que le livre dont il est tiré...
Trelkovsky
Trelkovsky

82 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2011
De tous les films de Tarkovski, "Solaris" en est peut être le moins sensitif, le moins majestueux, le plus glacial : le cinéaste dépeint les tourments de l'âme et l'incapacité d'oublier avec une austérité peut être jamais atteinte dans son œuvre. Une fois de plus, l'intelligible s'oppose au sensible, la raison aux impressions : mais le point de vue de Tarkovski se fait ici particulièrement pessimiste en ce que la confrontation à la réalité est particulièrement rude, condamnant l'Homme (le scientifique submergé par le spectre de sa défunte épouse) a subir indéfiniment ses douloureux souvenirs. La beauté intrigante de la mise en scène impressionne par ce qu'elle renferme en densité psychique, faisant cohabiter de façon troublante le réel désincarné et un univers rempli de fantasmes, glissant vers un peu vers un onirisme toujours plus froid et désespéré ...
zinjero
zinjero

28 abonnés 193 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2011
Une œuvre intrigante qui par bien des aspects séduit. C'est toute la volonté de Tarkovski – ce génie que l'union soviétique a éreinté – de faire du cinéma un art. Compte tenu des bâtons dans les roues (Tokyo qu'il ne pourra filmer qu'après l'exposition universelle entre autres), c'est bele et bien un chef d'œuvre que l'exigent russe a produit. Immense.
Death_Metallus
Death_Metallus

18 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 décembre 2010
Solaris est un film lent mais intéressant. Sa dimension mystique laisse beaucoup de place à l'imagination. Bien qu'il s'agisse d'un film de science-fiction, Andreï Tarkovski a orienté son oeuvre vers la réflexion, beaucoup plus que vers le divertissement, avec une absence presque totale d'effets spéciaux. Sur certains aspects, on pourrait le rapprocher de 2001, L'Odyssée De L'Espace de Kubrick. Le voyage spatial est là aussi un prétexte à une réflexion sur la conquête spatiale, sur l'existence et sur l'Homme. Néanmoins, bien que la réalisation soviétique soit tout aussi complexe et exigeante, elle semble plus stricte (et cohérente) dans son interprétation et moins énigmatique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 novembre 2010
Exceptionnel, c'est le mot qui définit ce chef d'œuvre signé, une fois n'est pas coutume, de la main d'Andrei Tarkovski. Il nous narre une impossible histoire d'amour, portée par des interprètes exceptionnels, qui répond de façon plus que convaincante au très surcote 2001, l'odyssée de l'espace de Kubrick. Et il va sans dire que l'œuvre du Russe est nettement supérieure à celle de l'américain.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2010
Excellent... Un film qui laisse sans voix. Andrei Tarkovski signe un film subversif, tres puissant et tres intelligent. Une analyse du monde, de l'espace, de l'homme... Une œuvre d'une intensité incroyable, qui propose des idées et des images fascinantes et tres intrigantes. Une réflexion sur la vie qui ne laisse pas indemne, la mise en scène est de qualité et le scenario superbement maitrisé. "Solaris" est bien plus qu'un film de science-fiction, c'est une des références les plus notoires en matière de métaphysique au cinéma.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2010
Tarkovski nous livre très certainement ce qui est un pilier de la science-fiction, et qui fut source d'inspiration pour beaucoup de films ensuite. Loin des questions technologiques auxquelles s'interrogeait Kubrick dans 2001, le cinéaste s'interesse plutôt à l'homme, à ses sentiments et à son comportement face à la mort d'une personne proche.
Le film se scinde en deux parties, la première sur Terre nous offrant parfois des plans dont la beauté est à damner, introduisant la planète Solaris et le mystère régnant autour. La seconde partie se déroule sur Solaris et aborde une véritable réflexion métaphysique. Un film très intelligent, magnifiquement interprété, aux dialogues riches mais auquel je reprocherais quand même quelques scènes qui s'étirent inutilement. Après la mise en scène reste très soignée, nous offrant quelques beaux plans séquences. On fera impasse sur quelques effets un peu ratés, après tout le film n'est pas tout neuf et il serait grossier de le comparer à 2001 dans toute sa longueur, Solaris reste un film unique, que j'apprécierais peut-être davantage en le revoyant plus tard, mais à la profondeur véritablement appréciable.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2011
C'était l'oeuvre qu'Andrei Tarkovski pour laquelle avait le moins d'estime dans sa carrière et pourtant pour moi c'est son meilleur film. Celui qui va le plus droit au coeur. Considére comme le pendant russe, et donc du bloc communiste en pleine Guerre Froide, du "2001" de Stanley Kubrick, les deux oeuvres sont pourtant considérablement différentes l'une de l'autre en particulier sur le plan émotionnel. L'une affiche volontairement une distance froide alors que l'autre joue sur une belle et très émouvante profondeur humaniste. Pour ce qui est de la réalisation, on peut parler de quasi-perfection à tous les points de vue au niveau de la photographie, de la composition des images, des décors, de la musique (l'obsédant et sublime ""Ich ruf’ zu dir, Herr Jesu Christ" de Jean-Sébastien Bach" !!!), du son, des effets visuels et de la direction d'acteurs que ce soit à travers l'interprétation magistrale de Donatas Banionis ou celle déchirante, attachante et envoûtante de Natalia Bondartchouk dans le rôle de l'amour ignoré et à jamais perdu. Absolument profond, inspiré, poétique, pour moi le sommet de la carrière de Tarkovski, un des meilleurs films russes de tous les temps, une des meilleures oeuvres de SF et un film défitivement fondamental et incontournable. Eh oui, tout ça à la fois...
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