Les Anges déchus
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Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2016
C'est au cœur de Hong Kong que Wong Kar-wai nous immerge pour y suivre quelques destins égarés dont celui d'un tueur en gage qui devait composer la troisième partie de Chungking Express.

Après la légère déception que représentait ce dernier, je me retrouve à nouveau ébloui par la maestria du metteur en scène d'In the Mood for Love et cette façon unique de nous plonger au cœur d'un Hong Kong nocturne et désabusée. Ici c'est autour de quelques destins perdus, cherchant à se trouver eux-mêmes qu'il axe son film, des âmes errantes qui manquent de se rencontrer et doivent faire face à une solitude de plus en plus envahissante.

Il y instaure une atmosphère désabusée, mélancolique et surtout puissante, dont les moments de grâces et de lyrismes côtoient les fumées de cigarettes et l'errance de ces anges brisés aux histoires d'amour impossible. Comme dans In the Mood for Love, j'ai la sensation d'être devant une œuvre hors du temps et envoutante où l'on est littéralement plongé dans cette nuit unique et lumineuse. Il met en avant les doutes des personnages, leurs vraies natures et, à travers eux et cette ambiance, nous fait passer par tout un panel d'émotion, l'émerveillement et la mélancolie en premier lieu.

Ce qui frappe dès les premières secondes, grâce auxquelles on identifie de suite le style du réalisateur Hongkongais, c'est sa beauté formelle, cette façon de jouer avec les images et de faire corps avec l'atmosphère étrange du film. L'exercice de style est brillant, notamment dans la façon dont il filme ses personnages, bien souvent caméra à l'épaule, et usant de ralentis et accélérés toujours adéquats. Si j'avais un peu peur de la lenteur, il n'en a rien été ici tant l'atmosphère est prenante et l'immersion totale, bien aidée par une bande-originale bien utilisée.

Wong Kar-wai nous plonge dans une nuit colorée, mélancolique et étrange à Hong Kong, suivre plusieurs errements d'anges déchus, regardant leur propre vie et s'interrogeant sur la suite à y donner.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juillet 2015
Wong Kar-Wai avec moi c'est coup-ci coup-ça, autant j'adore certaines choses, et certains de ses films, autant d'autres c'est à la limite de l'ennui malgré de très bonnes choses. Là je dois dire que j'ai été assez déçu voire même plus que d'autres, parce que même si je ne me suis pas profondément ennuyé, j'ai trouvé que c'était plus simple, facile, caricatural (?). Alors comme d'hab il y a un excellent sens du cadre, de la photo, même si la mise-en-scène a trop a bougeotte pour pas grand chose. La musique aussi apporte pas mal même si c'est pas aussi magistralement utilisé que dans Chungking Express. Ses personnages hauts en couleur m'ont beaucoup moins plu dans ce film. Ils sont intéressants mais trop unilatéraux et antipathiques. Non c'est pas la catastrophe non plus c'est qu'il y a largement mieux dans sa filmographie. Même si les plans en moto sont magnifiques surtout quand on la suit de loin, à grande vitesse avec cette route curviligne...
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2013
Une déception. J'en attendais beaucoup de ce premier Wong Kar-Wai, j'ai apprécié sans plus car une tenace impression de superficialité m'a envahi pendant et après le visionnage de ce film. Pourtant il y a une chose qui m'a beaucoup plu dans ce film c'est son atmosphère nocturne. L'ambiance est particulièrement plaisante, bien rendue grâce à des jeux de lumière très appréciables. Mais la mise en scène dans sa globalité m'a gêné. Ca m'a gêné dans le sens où j'ai trouvé que WKW en faisait trop. Trop d'effets tourbillonnants,trop d'effets clipesques, trop d'images trafiquées... Je regrette amèrement que le cinéaste ne se soit pas contenté de quelque chose de plus sobre. Si je ne nie pas qu'il y a parfois de belles trouvailles et que l'ambiance reste particulièrement délectable, je pense que dans la grande majorité du film ce n'était pas nécessaire de trouver ces quelques instants épileptiques (notamment avec le tueur) et ce côté trop tape-à-l'oeil. Pour autant il y a quelque chose de poétique qui se dégage de ce film, ces âmes perdues qui se croisent et s'entrecroisent je trouve ça beau. Mais le procédé technique m'a paru artificiel et m'a plutôt gonflé sur la durée.

Malgré sa structure de film choral, j'ai trouvé aussi qu'il y avait un déséquilibre au niveau des personnages. Les passages avec la fille à perruque m'ont ennuyé. Ca reste personnel sur le coup, mais j'aurais préféré que le personnage de l'associée du tueur soit plus développé. D'autant plus qu'elle est magnifiques à en pleurer. Le traitement des personnages m'a paru superficiel, j'avais cette triste impression que WKW survolait son sujet, ne prêtait pas attention à ses personnages. J'ai trouvé ça froid malgré la touche poétique de certains passages comme le Jukebox ou encore une scène de masturbation féminine. Là où ça pourrait paraître vulgaire chez certains, j'ai juste trouvé ce passage très beau.
Mais dans l'ensemble, mon avis reste teinté d'amertume. Je n'ai pas su saisir là où WKW voulait en venir. Peut-être aurais-je dû démarrer par Chungking express dans la filmo du réalisateur, c'est prévu que ce soit mon prochain d'ailleurs, mais en tout cas je me suis senti désarçonné et rarement impliqué dans le film malgré la tristesse ambiante de certains passages. Je pense le revoir un jour, avec plus de bagage chez WKW mais pour le moment je reste amer face à un film que j'aurais aimé adorer vu l'ambiance et le sujet. Dommage, je reste quand même assez confiant pour le reste des WKW qu'il me reste à voir.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 mai 2012
Du pur Wong Kar-Wai, pour le meilleur et pour le pire. Une fois de plus il se regarde filmer, répète inlassablement ses effets de style, ne daigne pas s'embêter avec un scénario et gave son long métrage de musiques défraichies des années 80-90 (genre pop pseudo-anglophone avec vieux synthé dégoulinant). Comme d'habitude (Hong-Kong oblige) on a le droit aux tueurs à gages de service. Il faut dire que Scorsese n'est pas loin, surtout quant à l'esthétique : la BO omniprésente, donc, et l'aspect crade tourné à l'arrache, en plus de la sempiternelle fascination pour la petite délinquance. Mais ce qui fait que «Les Anges déchus» sort (relativement) du lot dans la filmographie de Wong Kar-Wai, c'est cette esthétique à base de distorsion optique, avec un objectif du genre "fisheye". Le résultat est à la fois fascinant et amusant, surtout qu'une fois n'est pas coutume il y a un minimum d'action dans le film (dans le sens où il se passe réellement quelque chose). Wong Kar-Wai filme (encore une fois) des personnages un peu dérangés du bulbe, mais pour le coup cela engendre des situations décalées et parfois très drôles. Un peu d'originalité visuellement parlant, un peu d'animation, des personnages un minimum intéressants... voilà qui dénote quelque peu chez le hong-kongais! Raison pour laquelle je me fends de d'une étoile, bien qu'il n'y ait pas grand chose de bien transcendant non plus. Un des Wong Kar-Wai les moins mauvais... [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
lorenzo fly
lorenzo fly

32 abonnés 818 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2012
Un film vraiment particulier où l'on suit différents personnages. Un film très décousu et étrange par moment où il serait très difficile d'y trouver un scénario réel si ce n'est une suite d'événement. Et pourtant le film est surprenant car sans réelle explication, la magie opère et on est pris au jeu. Très fort de la part du réalisateur dans un style décalé. Un film dure à noter et qu'il faut voir pour se faire un avis, je le conseille!!
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2012
"Seuls les fous s'aventurent là où les anges ne vont pas"...Conçus comme un prolongement de " Chungking Express", "Les anges dèchus" sont une nouvelle immersion dans l'univers de Wong Kar-wai! C'est une chanson de l'errance, une histoire d'amours impossibles, d'anges brisès se croisant sans jamais rèussir à se comprendre avec des ruptures de rythme qui surprennent! C'est une oeuvre frènètique qui montre Hong Kong comme on ne l'a jamais vu, un moment hors du temps, portè par la rèalisation ultra-inspirèe d'un des plus grands cinèastes contemporains! Une nouvelle vision èlectrique de Wong Kar-wai avec des acteurs magiques et isolès dont Leon Lai en tueur à gages dèsillusionnè...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 juillet 2011
Un fabuleux film de Wong Kar-Wai sur des "anges" voulant aimer, être aimer, mais sachant que cela est impossible. Le Hongkongais se rapproche dans ce film des "Ailes du désir" de Wim Wenders en traitant le même thême et par cette narration sobre et appaisante que l'on suit tout au long du film, et qui est en parfait contraste avec cette photographie épileptique et cette mosaïque de couleurs. Par dessus tout, les morceaux choisis, quoiqu'un peu répétitifs, ce qu'on peut également observer dans Chungking express, concourent parfaitement à renforcer la personnalité et l'émotion des formidables acteurs du film. Du grand Wong Kar Wai.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 juillet 2011
Voilà, au bout de quatre films de WKW je crois que j'ai enfin (!) compris ce que je n'aimais pas chez lui. Je ne comprends pas ce qu'il nous raconte, ce qu'il veut nous faire passer, ce qu'il nous dit, pourquoi. Pourquoi ? Pourquoi ces histoires, pourquoi ces destins croisés sans réels liens, pourquoi cette mise en scène épileptique quand elle n'est pas nécessaire, pourquoi ne pas faire simple, pourquoi ne pas chercher une émotion juste et pourquoi aller tout le temps vers une sorte de surenchère facile (de mise en scène, de scénario), qui tombe dans une sorte de caricature d'un cinéma pseudo magnifique ? C'est dommage, car on sent le potentiel derrière. Bien caché, là, quelque part.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 mai 2011
Apres Chungking Express, Wong Kar-Wai réalise Les Anges Déchus, qui devait en fait être le troisième segments de Chungking Express. Le film se concentre donc sur plusieurs personnages, malheureusement pas sur les plus intéressants selon moi. En effet, la complice du tueur à gage semble être le personnage le plus fascinant, mais elle est malheureusement trop sous exploité, tandis que le personnage muet est vraiment mis en avant tout le long du film. La réalisation est encore une fois très spéciale mais encore une fois maîtrisée, alors on aime ou on aime pas, personnellement j'ai un peu de mal. La musique est plutôt bien même si encore une fois elle m'a semblé trop répétitive. Le cinéma de Wong Kar-Wai est donc vraiment spéciale et plutôt difficile d’accès. Mais si l'on rentre dans les délires de ce réalisateur, il y a surement moyen de passer un bon moment.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 avril 2011
C'est mon premier Kar-wai et ce fut une grosse claque presque un chef d'oeuvre pour ma part, la mise en scène est parfaite et colle parfaitement avec le film, la façon de filmer accroche le spectateur et nous fait penser à un documentaire avec ces scènes en caméra vérité, j'ai adoré. Cette mise en scène nous entraîne dans une ambiance bizarre si je puis dire mais tout bonnement vraie et géniale, les personnages sont tous attachant surtout He Zhiwu joué par Takeshi Kaneshiro. L'histoire est très bonne mais si je retiendrais quelque chose de ce film ce serait la bande originale et la mise en scène. Le script est tout simplement magnifique également qui permet de nous transporter dans ce film et de vouloir y rester.
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 décembre 2010
Ce film est une cruelle déception, ce segment qui devait être initialement intégré à Chungking express qui est mon WKW préféré avait tout pour me plaire à la base. Sauf que ça ne m'a pas intéressé, que les quelques rares moments de beauté (dont la fin) sont dilués sur tout le film, que j'ai l'impression que WKW fait tourbillonner sa caméra de manière quasi aléatoire autour des acteurs et fout pleins de lumières étranges pour faire genre ça va être beau quand même. Les purs moments de beautés du films sont je dirai les moments en noir et blanc ou bien lorsqu'il pose enfin sa caméra, ou lorsqu'il se contente de faire quelque chose de simple, (un travelling par exemple), cette surenchère de tourbillons m'a vite perdu. Et puis je suis totalement incapable de raconter l'histoire… Je suis resté hermétique face à ce film…
Et puis j'ai toujours du mal à faire la différence entre tous ces personnages…
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2010
"Les anges déchus" peut se voir comme le contrepoint désenchanté de "Chungking Express".Dans les 2 cas,Wong Kar Waï réussit des leçons de mise en scène.Il utilise tous les artifices à sa disposition(cadrages floutés,animation saccadée,couleurs travaillées,musique recherchée)pour donner une belle ampleur à cette errance nocturne,où plusieurs personnages solitaires se croisent et se recroisent dans un Hong Kong guère chaleureux.Un tueur à gages désillusionné enchaîne les contrats,organisé par son agent,femme fatale qui s'est éprise de lui.Il fait la rencontre d'une paumée excentrique,puis d'un sourd-muet farceur en recherche d'affection.Tous cherchent à sortir de leur anonymat,ou aspirent à être aimés.Tous savent aussi que leur condition les en interdit.Ne reste plus que l'espoir d'une vie meilleure,et du bonheur fugace.Si l'association des histoires frôle parfois le brinquebalant,la recherche d'une atmosphère hypnotique et obsédante,urbaine et poétique,captive plus qu'on aurait pu l'imaginer.Le talent de Kar Waï est de transformer le trivial en romanesque,de distiller des images marquantes et répétitives,dans un élan pop et libertaire.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2010
Personnages imprévisibles, attachants. Très bonne bande son, lumière , cadrage. Très beau film de Wong Kar-Wai.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2010
Mise en scène étourdissante, bande son à couper le souffle, acteurs convaincants, une fois encore Wong Kar-Wai montre qu'il est un des réalisateurs les plus doués de sa génération. Certes, l'histoire est jalonnée d'invraisemblances, de clichés parfois, mais on se laisse chahuter et bercer par l'indescriptible poésie de l'ensemble. Un beau film.
Clingo
Clingo

79 abonnés 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2010
C'est quoi le cinéma ? Je ne vais pas me la jouer Godard du pauvre ( juste Godard en bien ça serait déjà pas mal ), mais c'est quoi le cinéma ? Du temps, du mouvement et des sentiments. Eh bien le cinéma c'est donc Wong Kar-Waï.

Les Anges Déchus est un film qui ne laissera personne indifférent. C'est un cinéma qui, obligatoirement, provoque. L'ennui peut-être, tout le monde ne pouvant pas adhérer, forcément. La fascination sûrement. Fascination devant une oeuvre qui emploie à merveille la grammaire du cinéma, multipliant ses effets pour créer un objet d'une époustouflante intelligence. La mise en scène semble en permanence traduire d'une manière proprement adéquate l'état d'esprit des personnages du film. Et, quand elle n'est pas occupée à une tâche si ardue, elle atteint des sommets dans le développement d'un esthétisme qui touche au sublime. Comme toujours chez le réalisateur, l'oeuvre navigue entre différentes optiques. On est soit dans la psychologie, soit dans quelque chose de purement visuel, qui n'en est pas moins gratuit - donc inutile - puisque la conception plastique de certaines séquences participent de l'élaboration de l'atmosphère particulière de l'oeuvre. Ambivalence donc. Et ça n'a rien d'étonnant puisque Les Anges Déchus n'est pas un film monotone, et apparaît comme un tourbillon où tout se téléscope : les corps, les paradoxes donc ( Kaneshiro est quasi-muet, mais parle souvent, même s'il ne s'agit que d'une voix-off ), les genres et les rythmes.

Wong Kar-Waï met son indéniable science du rythme au service d'un film qui ne se gêne pas, par exemple, pour rompre le tempo du récit en insérant quelques ralentis ici et là, en accélérant le temps par le mouvement aussi, preuve en est la manière dont certains travellings viennent donner du mouvement au film. C'est par son mouvement incessant et bouillonnant que le film fait naître sa sensualité. Le spectateur des Anges Déchus ressent profondément les choses, recevant des petits chocs plein de sens qui le mettent en ébullition. C'est purement physique. A cela s'ajoute une certaine élégance, comme ces deux séquences fantastiques de masturbation du personnage féminin. Wong Kar-Waï atteint ici un sommet d'érotisme en passant par une voie fétichiste plutôt que par une vulgarité toute pornographique. En ne filmant que les jambes et les bas de son actrice ( et bien sûr ses petits cris...), en suggérant plutôt qu'en abusant de l'image, le cinéaste offre au spectateur une des séquences les plus excitantes de l'Histoire du Cinéma. Il faut une vraie délicatesse pour parvenir à rendre ces scènes aussi belles, et éviter la vulgarité.

La subtilité du cinéaste n'est pas une exclusivité envers ses acteurs. Quand il s'agit de filmer la ville, son talent explose aussi. Avec Michael Mann aujourd'hui, le réalisateur chinois est un de ceux qui savent le mieux retranscrire l'identité d'une ville, établir un portrait d'un monde urbain en donnant l'impression de tout dire et de ne rien en dévoiler à la fois. Mais c'est justement une affaire de complexité, et la ville est tellement un lieu secret, mystérieux, que la force du cinéaste est de parfaitement la décrire et d'en révéler aussi, quelque part, l'inaccessibilité. Wong Kar-Waï, par ailleurs, montre bien le caractère vivant de la ville, les incessants fluxs qui la traversent, les circulations perpétuelles qui se font en son sein ( à pied, en métro, à moto ). Ce cinéma est aussi un témoignage du caractère éphémère des choses, du passage de l'être humain qui finalement n'est qu'un anonyme dans l'immensité des espaces urbains. Et avec l'être humain il y a évidemment la fragilité des émotions et des sentiments, qu'ils soient haineux ( tuer pour vivre ), ou amoureux ( aimer pour (sur)vivre ).

Du temps, du mouvement et des sentiments donc. Et en 1H35, le mouvement de la main de Wong Kar-Waï sur ma joue ne vient provoquer aucune douleur, sinon un sentiment de plénitude intense face à une oeuvre magistrale à l'éclatante beauté.
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