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Un visiteur
4,5
Publiée le 21 février 2011
Comme tous les films asiatiques , poetry émeut, touche profondément en montrant sans appuyer la réalité sociale du pays, ici les Philippines qui voit les mêmes adolescents que les nôtres en perte de repères et le désespoir d'une grand-mère nourrie de beauté et de droiture qui ne passent pas la barre des générations. Magnifique final! à revoir!
Ce film montre à quel point la vie peut être perturbée par un événement que l’on n’attendait pas. Un mils poignant car fait basculer les acteurs et les spectateurs dans un gouffre sans fond. D’une puissance grandeur d’âme.
Beau film méditatif sur le courage féminin, le sens de la vie, la difficulté de la création artistique ; plein de subtilité, de finesse, d'élégance mais d'une longueur un peu anesthésiante. Heureusement l'auteur a un art de l'ellipse consommé ! Jeong-hie Yun, la grand-mère, est tout simplement sublime dans ce rôle difficile. N'aurait-elle pas mérité le prix d'interprétation ?
Un joli film quoique trop long et trop lent. Je trouve le dénouement particulièrement beau et fait de jolis plans. Pour le reste, lumière plate, un peu trop de plans épaule à mon goût et les protagonistes du film qui m'ont souvent agacé. En tout cas, le film soulève de nombreuses questions morales et dresse un état des lieux de la corée assez désolant. En ce qui concerne l'interprétation, tous les comédiens sans exception sont formidables.
Un beau et douloureux portrait que celui de cette femme qui se s'échappe de sa vie par une joie un peu forcée et une aspiration à la poésie qu'elle souhaiterait transformer en inspiration. Mais alors que ces évasions étaient volontaires, elle va subir l'invasion de motifs l'obligeant à sortir de la réalité. Le film est parfois d'une langueur lancinante, comme l"existence de cette grand mère dont le plus beau souvenir est que lorsqu'elle avait 4 ans, sa soeur l'aimait. Une belle réalisation et une excellente actice pour une histoire émouvante dont la poésie n'élimine pas la réflexion...
Lee Chang-Dong est un peu le pendant sud-coréen du japonais Kore Eda-Hirokazu.Ses films sont toujours empreints d'une humanité sincère et d'une profonde délicatesse,malgré des sujets difficiles et révoltants.Dans "Poetry",mélodrame d'une pudeur infinie,il relate le parcours d'une grand-mère de 65 ans,élevant seule son petit-fils.De caractère lunaire et la sensibilité artistique exacerbée,elle respire la joie de vivre avec ses tenues élégantes et colorées et son sourire désarmant.Seulement,lorsqu'elle apprend que son petit-fils est impliqué dans un viol collectif et un meurtre,elle tombe de si haut,qu'elle se réfugie dans la poésie.Chang-Dong magnifie Yoon Jung-hee,actrice bouleversante,radieuse et en même temps vulnérable,candide mais si forte.Sa prestation touche au coeur sans effort.Malgré les épreuves(Alzheimer,abus sexuel,rançon à payer...),elle tente de préserver sa pureté dans un monde déliquescent.Le film laisse la part belle à la contemplation,à la redécouverte de la nature,à la recherche des mots poétiques comme Mi-Ja tente de le faire.C'est cette évolution parallèle entre la beauté et la monstruosité qui donne tout son charme perdurant à "Poetry".Prix du scénario à Cannes 2010.Exceptionnel portrait de femme mûre et captation des petits riens du quotidien.
Magnifique métaphore de la POESIE dont la finalité est de sublimer notre humanité. La musique, absente du film, est intérieure, tout comme les émotions, bien que les sentiments soient sensibles. La vieille dame accède à la POESIE par la perception et surtout la conscience. Elle trouve sa voix au-delà de la démence sénile, et en donne ...une à la jeune victime au-delà de la mort. Un film juste et fort, servi par une actrice magnifique !
Autant l'avouer, je me suis souvent ennuyée pendant ce film dont les critiques étaient i bonnes. L'histoire est belle mais c'est très lent, truffé de longueurs qui plombent le rythme, et tout d'un coup une ellipse qui oblige le spectateur à deviner les méandres du dénouement. Que j'espère avoir bien compris ! J'aime le cinéma asiatique, sa poésie et ses lenteurs mais là c'est trop. Ce n'est même pas très beau, quant à la poésie, on la cherche.
dans l'admiration de cette grand'mère donnant toute son humanité pour essayer de sauver son abruti de petit fils et sous le charme de cette comédienne élégante dans chaque geste. beau film sensible et poétique...
Joli film plein de finesse, tout en subtilité. La mise en scène joue la carte de la plénitude donnant un étrange et intéressant parallèle avec la gravité de l'histoire, tout comme la thématique de la poésie d'ailleurs. Le personnage de la grand-mère est touchant mais le scénario ne décolle pas plus par la suite et ne fait qu'édifier un portrait certes charmant, mais utilisant parfois trop de ficelles faciles pour émouvoir. Le rythme est apaisant mais ne conviendra pas à ceux qui ont le sommeil facile...
"Poetry" est un pur miracle de cinéma, l'un de ses miracles qui redonnent la foi en la "mise en scène" - un art de nos jours négligé au profit de la toute-puissance scénaristique - et en "l'interprétation" : à partir d'un sujet à la fois mélodramatique et sordide (les tourments d'une femme vieillissante dont la vie semble se déliter, et qui trouvera en la poésie une manière sinon de vivre, mais tout au moins d'affirmer une vraie morale), Lee Chang-Dong a réussi un film d'une grâce infinie, d'une justesse permanente, d'une précision étourdissante, un film dont on sort à la fois brisé et paradoxalement rasséréné. Face à l'horreur dans nom - de la société veule et corrompue, des instincts les plus bestiaux en chacun d'entre nous, de la dégradation irréparable du corps avec l'âge -, "Poetry" nous rappelle (sans jamais nous donner la moindre leçon - qu'il est toujours possible de trouver les mots qui éclairent, conjuguant justice et beauté. Au delà de l'interprétation lumineuse de Yoon Jung-hee, il faut saluer, vénérer même les dix dernières minutes de "Poetry", hommage bouleversant de simplicité à une victime, auquel le film donne finalement le droit d'exister face à ses bourreaux, comme à ceux qui lui ont survécu.
Un bien joli film, en douceur et en sagesse. Si les critiques se sont jetés sur "Poetry" avec grandiloquence, j'ai pour ma part vite souffert de l'impression de déjà-vu dans le traitement "à l'asiatique" du sujet. "Poetry" se rapproche aisément des productions du genre "Departures" (pourtant japonais contrairement à "Poetry", coréen), l'humour en moins et, pour ma part, le plaisir en moins. C'est subtil certes, mais au-delà de l'image, c'est au spectateur d'apprécier ou non le regard de cette grand-mère qui évolue dans ce monde si sombre, si absurde (acheter le silence de la mère d'une fille qui s'est suicidée après avoir été violée... ou comment chiffrer en monnaie sonnante et trébuchante la vie d'une jeune écolière). Car c'est un regard éminemment triste qui est posé sur le monde actuel (et on peut le comprendre) et le film en devient dur par les mots, contrastant avec la beauté des paysages filmés. Un pessimisme qui pèse sur le film et le rend difficile d'accès. Au spectateur donc de décider s'il est prêt à entendre ce constat sévère sur le monde.
Une actrice exceptionnelle qui fait tout le film. Un personnage sur ses vieux jours, atypique et attachant, d'une candeur et d'une fraîcheur déconcertantes. Un film au rythme lent mais on ne s'y ennuie pas une minute