Poetry
Note moyenne
3,8
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175 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 septembre 2010
Le charme du film s'installe aprés l'avoir vu...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 septembre 2010
Il s'agit ici de sensibilité, d'émotion, de douceur... De plein de choses en fait dont je vous parlerais sans doute très mal. Le mieux est de prendre le temps, et d'aller le vivre. J'insiste : "prendre le temps". Ou même "oublier le temps". Le film vit à une autre allure, orientale peut-être ? Je ne pourrais pas dire.
Quoiqu'il en soit il ne faut pas sombrer dans la ritournelle du pressé. 2h20, c'est bien peu, finalement. Prenez ce temps-là.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 septembre 2010
« Elle avait adopté la religion des athées, consistant à faire le bien pour l'amour du bien. Et bien sûr elle adorait la vie. […] Elle prenait pratiquement plaisir à tout. Si vous vous promeniez avec elle à Hyde Park, elle s'extasiait tantôt sur un massif de tulipes, tantôt sur un enfant dans son landau, tantôt sur telle scène absurde qu'elle inventait de toutes pièces. » Mija (l'actrice Yun Junghee, légende vivante du cinéma coréen) n'est pas Mrs Dalloway, mais possède ce même amour de la vie, cette capacité à dénicher la beauté du monde dans les choses les plus simples, les plus quotidiennes ; ou du moins aspire-t-elle à les posséder, en prenant d'improbables ''leçons de poésie'' sur ses vieux jours, à l'heure où précisément, pour cause d'Alzheimer, elle perd la mémoire des mots (l'idée est superbe, mais malheureusement peu exploitée). Débusquer une certaine beauté cachée dans l'anodin, voire dans le sordide : le credo semble coller à Lee Chang-Dong, on le trouvait déjà contenu dans le titre de son précédent long-métrage, le terrible Secret Sunshine. Âpre et peu facile d'accès, Poetry tente donc d'extraire un peu de lumière d'un réel parfois crapoteux, toujours montré dans sa vérité crue. Et pour voir de la poésie en toutes choses (une pomme, une rivière, une soirée karaoké, de la vaisselle sale), il suffit d'ouvrir les yeux, et d'y consacrer tout son temps ; un programme de lecture, quasiment une note d'intention, clairement explicités par le ''professeur'' de belle lettre, personnage amusant qui ne prend pas de détours – un peu ''trop'' clairement explicités, pourrait-on dire, pour en déduire un parallèle systématique entre le prof binoclard et le réal Lee Chang-Dong. ''Poésie'' donc, rien que ça. Vaste sujet que Lee Chang-Dong, adepte d'un cinéma dur et naturaliste, ne pouvait traiter qu'en dehors des sentiers rebattus, hors des clichés enjoliveurs...
(la suite de la critique sur mon blog : http://mon-humble-avis.blogs.allocine.fr)
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 13 septembre 2010
Adulé par la quasi-totalité de la presse spécialisée et récompensé par le gratifiant « Prix du scénario » au dernier festival de Cannes, Poetry avait de quoi intriguer nos pupilles avides de poésie et de sentiments. S’inscrivant dans un cadre dramatique, le film de Lee Chang-Dong représente malheureusement l’archétype parfait de l’œuvre inutilement surenchérie car composée d’une charge émotionnelle relativement pauvre. Le sujet avait de quoi faire rire ou pleurer. Il ne provoquera finalement qu’une indifférence terrifiante, synonyme d’un oubli irréfutable.
La critique complète sur: www.cinemarium.fr
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2010
Un très beau film, qui prouve la capacité du cinéma coréen à conjuguer ambition artisitique et accessibilité. J’ai d’ailleurs été étonné de le voir dans un grand multiplex parisien, dans une salle pleine à craquer. La démarche de Lee Chang-Dong n’est pourtant pas si facile à suivre, car il procède par touches légères, compose son tableau petit à petit et ne laisse l’image d’ensemble apparaître que progressivement. Nous avons droit, au début, à une miniature de la vie de Mija, vieille dame presque ordinaire naviguant entre un petit-fils collégien glandeur, un travail d’aide de vie auprès d’un vieux riche hémiplégique et les premiers signes de la maladie d’Alzheimer qui apparaissent en elle. Surgissent bientôt, presque par hasard semble-t-il, des thèmes qui vont scander le film : la mémoire (versus l’oubli ou la volonté d’oubli), la musique (versus le bruit), la responsabilité et la dignité (versus l’hypocrisie et le mépris de soi et des autres). Et en toile de fond, donnant son sens et son titre au film, la poésie, tentative de l’esprit humain à la fois de débusquer la beauté derrière l’ordinaire de la vie quotidienne et de préserver cette beauté des abîmes de l’oubli. La poésie, qui permettra à Mija de donner à la collégienne suicidée le tombeau que tout le monde voudrait lui refuser. La poésie, qui est d’abord une démarche, un don de soi et une attitude, bien plus qu’une technique ou l’expression d’un talent artistique, comme le résume le professeur de Mija: "ce qui est difficile, ce n’est pas d’écrire un poème, c’est de trouver l’envie de le faire". Il est étonnant de voir comment Lee Chang-Dong sait asséner des vérités bien senties sur le monde d’aujourd’hui (le bruit qui envahit tout, la terrible perte de sens moral qui pousse à ne voir le suicide d’une fillette violée par ses camarades d’école que sous l’angle du scandale à éviter "pour préserver l’avenir des enfants" et de l’argent à donner à sa mère en "compensation"...), sans que jamais son propos soit lourd. Ses personnages sont bien dessinés, mais surtout admirablement ordinaires. Ils pourraient être vos voisins (si vous étiez Coréen), leur histoire pourrait être la vôtre, et ils n’en sont que plus crédibles et attachants. Admirable aussi de voir comment le réalisateur fait confiance au spectateur pour remplir les vides de la narration, en ne faisant que semer des indices, par exemple sur le fait que c’est Mija qui a dénoncé son petit-fils à la police. "Poetry" n’est pas un film coup de poing dont on ressort abasourdi. C’est une oeuvre infiniment sensible, belle, fragile et pourtant forte, qu’on ne quitte qu’à regret, l’esprit errant encore quelque part dans les rues et la campagne des environs d’une petite ville de Corée.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 septembre 2010
Force est de reconnaître que l’on a été un peu surpris par ce film coréen qui narre l’histoire d’une vieille dame pas gâtée par la vie : elle vit seule, commence à perdre la mémoire, est encore obligée de travailler à son âge avancé et s’occupe de son petit fils, lequel est un adolescent responsable du suicide d’une de ses camarades. Seule éclaircie, son envie d’écrire un poème. Il est assez étrange que Poetry ait reçu le prix du scénario au festival de Cannes car certains thèmes comme la maladie d’Alzheimer ne sont qu’effleurés et n’apportent pas grand-chose au film. Un prix d’interprétation féminine aurait été beaucoup plus logique pour venir récompenser l’époustouflante performance - toute en retenue - de l’actrice principale Yoon Jung Hee. Ensuite, avec un tel titre, on s’attendait à beaucoup de lyrisme dans la mise en scène. Ce n’est pas vraiment le cas, tout au moins dans la première partie, Lee Chang Dong faisant plutôt dans le naturalisme en suivant son héroïne, aussi bien dans son travail de bonne, quand elle lave son patron handicapé que lors des discussions entre parents et même pendant les cours de poésie. Le côté « poétique » de la réalisation apparaît nettement plus dans une dernière demi-heure d’une grande beauté visuelle ; il atteint son summum lors d’une scène de badminton dans la rue et évidemment dans la séquence finale, lecture du poème.
rayonvert
rayonvert

32 abonnés 253 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2010
Deux film asiatiques, cette année, nous bouleversent avec leurs grand-mères extraordianaires.
Un peu plutôt, nous avons eu droit au film de Mendoza, "Lola". Dans les deux cas, les personnages principaux traversent des épreuves difficiles avec courage et dignité. Dans les deux cas, elles sont bouleversantes et font vivre au spectateur de grandes émotions.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 septembre 2010
Le film de Lee Chang-Dong rend un hommage magnifique à la poèsie. A travers des images recherchées et magnifique, on se laisse emporter et émouvoir par Mija, vieille femme atteinte d'Alzeihmer mais qui continue à vivre...Son désarroi face à l'inspiration, sa difficulté à trouver les mots pour écrir ce poème est visible dans sa relation avec son petit-fils, accusé de viol. Cette pauvre femme se retrouve confronté à la masculinité qui veut se débarasser des problèmes et qui la force à attendrir la mère de la victime qui s'est suicidée...
Yoon Jung-Hee donne à son personnage toute la beauté et la force qu'il mérite...On se pose des questions: Où est-elle? Où va-t-elle?
Une poésie visuelle et audio, un scémario pointu et une mise en scène magnifique...Un film qui mérite plus que le prix du scénario au festival de Cannes!!!
pandani
pandani

43 abonnés 379 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2010
Très beau film, avec une fin magnifique. On est à des années lumières de la violence obsessionnelle et des outrances auxquelles la plupart des cinéastes coréens nous ont habitués. Avec un montage un peu plus serré on aurait eu un très grand film.
aweysha
aweysha

2 abonnés 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2010
Poetry, qui a reçu le prix du scénario au dernier festival de Cannes, est un film sensible et à la différence de la Palme d''Or, aux personnages incarnés à commencer par la grand -mère touchante dans sa lutte à la fois contre sa perte de mémoire et contre les non-dits et la violence de la société coréenne. Ce n'est pas un hasard si le film s'ouvre d'ailleurs avec le plan d'un corps sans vie à la dérive et se referme sur un visage souriant d'adolescent.
Ainsi, la trame suit le parcours d'une grand-mère préférant la poésie et les relations humaines au matérialisme et à l'individualité contemporain et caractérisés par le petit-fils qu'elle élève seule.
En parallèle, comme pour mieux souligner la perte de repères individuel et moral de la vieille femme, le film suit les conséquences du suicide d'une ado victime d'un viol collectif et dont le petit-fils est l'un des auteurs, mettant à mal les valeurs d'une société cynique et corrompue. La richesse de la vie intérieure du personnage principal qu'il tente de sauvegarder est en constante opposition avec l'insensibilité de son entourage.
Ainsi, on est sans cesse ballotté entre la candeur et la légèreté de la grand-mère et l'inexpressivité et l'absence de remords de l'adolescent jusqu'à une fin ambigüe et amère.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 septembre 2010
que dire?
du grand , du beau, du tres touchant cinema ....
La salle se rallume sur les pleurs des uns et des autres.
l'actrice est merveilleuse et la corée toujours aussi belle.
rpcine
rpcine

22 abonnés 53 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2010
Très joli film. L'oeuvre est touchante et colorée. Elle repose essentiellement sur la performance de Yoon Jung-hee, qui campe là une petite dame pétulante et ouverte, qui confrontée à un dilemme, se réfugie dans la poésie et dans la contemplation de son monde. C'est également sur ce point que repose le scénario, étrangement primé à Cannes car ne présentant pas de spécificités et de particularités marquées. En effet, bien que s'appuyant sur une trame lourde et pesante, le film se révèle assez léger et même agréable à regarder. Il nous fait prendre conscience de la beauté du monde, bien qu'il ne le soit pas tant que ça...Au final un bon film, poétique (comme il se doit), occultant les difficultés et la dureté de notre monde actuel, porté par une actrice formidable, qui aurait pour sa performance mérité le prix d'interprétation féminine à Cannes!!
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2010
Elle a bien de l'humanité, cette grand-mère incarnée par la star coréenne Yoon Jung-hee. Plongeant du jour au lendemain dans l'horreur du quotidien, elle se trouve dès lors confrontée à un environnement masculin qui, du plus jeune (son petit-fils et ses copains) au plus âgé (le vieil homme chez qui elle exerce les fonctions d'aide-ménagère) en passant par l'âge mûr des pères de famille qu'elle va rencontrer bien malgré elle, témoigne d'une mentalité sordide, faite de lâchetés, de mensonges et de corruptions. Ajoutons à cela les débuts d'une maladie d'Alzheimer qui vient d'être détectée. Seul réconfort : la poésie qui permet à cette femme éprouvée par le malheur de voir et de sentir les choses autrement. Mais n'est-ce pas là un leurre magistral? Un film superbe où le sublime le dispute à l'infâme.
officiel76
officiel76

56 abonnés 411 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 septembre 2010
je me suis tellement ennuyé que je suis parti au bout d'une heure. il ne se passe rien, c'est d'un mortel ennui, c'est lent, et surtout ça n'apporte rien. enfin, pas à moi...par honnêteté je mets beaucoup plus que ce que je pensais mettre comme note, uniquement parce que je n'en ai vu que la moitié !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 septembre 2010
Avec un scénario qui rappelle furieusement le tendancieux Mother aussi paru cette année, Poetry partait déjà avec certain handicap en ce qui me concerne. La figure de la mère prête à tout pour protéger son fils laisse ici place à celle de la grand-mère, mais dans le fond peu de variations, tant le film laisse l'impression que la filiation justifie une fois de plus de passer outre les lois. On pourra certes voir -à l'image de la plupart des films coréens contemporains- une dénonciation de la corruption mais tellement feutrée que quasiment aphone, un peu à l'image de cette femme à la colère sourde ET muette. (on passera sur le segment poétique du film, preuve de son insignifiance).
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