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Un visiteur
3,5
Publiée le 26 juillet 2012
Si ce film n’est pas l’œuvre d’expérience de Xavier Dolan alors il s’agit certainement d’un très bon observateur. Nous voilà avec un film hyper-réaliste, là est certainement le génie de Xavier Dolan. Sans être un film exceptionnel il réussit à nous garder face à l’écran malgré le fait qu’il pourrait tout aussi bien s’agir d’une autobiographie que le récit d’un citoyen ordinaire. Le sujet EST ordinaire, les détails, les dialogues sont les nôtres, mais le récit par ses séquences, ses musiques en fait un film poétique, doux et rassurant abordant l’adolescence et la parentalité avec le recul nécessaire.
Un film dur sur la monoparentalité devenue une norme au Québec depuis l'instauration du régime féministe dans les années 80.
Les adolescents (surtout garçons) se retrouvent dans une situation de collocation forcée avec une mère qui les a trop ou pas assez investi et marqué par l'absence du père à laquelle absence s'oppose soit un néant sentimental (culpabilisant) ou une noria de sex-friend (castrateur).
pas étonnant que le Québec compte le plus grand nombre de suicides au monde parmi les moins de 19 ans. L'homosexualité et la dépression y sont banalisées.
Une oeuvre particulière de par le ton employé, Xavier Dolan fournit aux spectateurs plusieurs beaux moments de cinéma. Pas mal d'idées de mise en scène et de montage. Parfois ça sonne pas tout à fait juste, mais le sujet est difficile à traiter.
J'ai tué ma mère est un film qui s'avère bon dans l'ensemble . Le premier film de Xavier Dolan commence par cette magnifique citation de Guy de Maupassant : "On aime sa mère presque sans le savoir , et on ne prend conscience de toute la profondeur des racines de cet amour qu'au moment de la séparation dernière" . Il y a une violence dans l'affrontement mère-fils autrement plus fort que celui dans Poil de Carotte avec Richard Bohringer ou dans Vipère au poing de Philippe de Broca ( qui sont soit dit en passant deux mauvaises adaptations d'un roman plutôt pas mal _Poil de Carotte et d'un excellent roman _Vipère au poing ) . Il y a vraiment une force dans ce film qui vient aussi des interprétations de Xavier Dolan qui est aussi bon devant et derrière la caméra mais aussi Anne Dorval , souvent bouleversante en cette mère et comme disait Cocteau ce qui se voit dans le film : "La mère d'un fils ne sera jamais son ennemi" . Il y a aussi une évolution dans le jugement du personnage d'Hubert : il y a la honte et le dégoût au fait d'être le fils de cette femme puis on se rend compte que par la suite se développe une tentative face à la possibilité de rencontrer cette femme dans un autre contexte . Cette progression est particulièrement intéressante . Mais , il y aussi une reconnaissance très forte du protagoniste : il reconnait qu'il l'aime . Cela ne rappellerait-il pas la relation complexe entre Henri et Junon Vuillard dans le magnifique Un conte de noel d'Arnaud Despleschin . Dans le film de Dolan , il y a aussi un très beau plan d'Anne Dorval venant d'apprendre l'homosexualité de son fils enlevant ses boucles d'oreilles : il y a dans cette scène , un moment de solitude , l'absence des moments et des discussions qu'ils partageaient dans le passé . Le passé est d'ailleurs très présent dans ce long-métrage ( on pense aux images de fin ) . J'ai tué ma mère comporte une véritable singularité de l'adolescence . Cependant , le film de Xavier Dolan sait par instants , par moments , instaurer ce qui peut nous plaire au cinéma à savoir l'identification au personnage . Justement , parce que malgré sa violence , sa grande révolte souvent excessive , cache une grande maturité qui lui permet de s'analyser lui-même. Qui n'a jamais éprouvé cette colère intérieure , cette violence ? Qui n'a jamais ressenti une telle difficulté à exprimer ses sentiments et ses émotions ? Ces questions sont évidement rhétoriques . Il y a la scène de la peinture qui est très forte dans le film du jeune réalisateur canadien , c'est comme pour le protagoniste une manière de se libérer et mentalement et physiquement ( sexuellement ) . On apprécie aussi beaucoup les quelques ralentis du film au point de vue mise en scène et même si certains on pu qualifier le cinéaste de prétentieux , on voit juste qu'il s'agit d'un pur plaisir , même une jouissance à user des procédés cinématographiques . Là où on pourrait en revanche reconnaître que le film n'est pas totalement parfait , c'est dans certaines scènes qui n'aient pas vraiment de sens ( un plan laisse Anne Dorval en religieuse , pleurant des larmes de sang _était-ce vraiment utile ? ) . Mais bon , il s'agit quand même d'un bon premier long-métrage beaucoup plus intéressant que d'autres premiers films tels que Pardonnez-moi de Maiwenn , extrêmement manichéen et nombriliste . Ici , on a une oeuvre travaillée , un produit certainement imparfait , qui n'est pas un chef-d'oeuvre certes mais qui provient d'un cinéaste prometteur et possédant un certain talent .
Ce qu'il y a de plus intéressant dans J'ai tué ma mère (2009), c'est le parcours de son réalisateur Xavier Dolan. A 19 ans, alors qu'il n'a tourné aucun court-métrage, il manifeste une assurance incroyable, s'assumant à la fois auteur, acteur et réalisateur de son film. Il y a du Woody Allen dans la démarche de Dolan, dans cette façon de se mettre en scène sans éviter l'auto-dérision, ni l'impudeur.
Formellement, le film multiplie sans vergogne les audaces : succession de plans fixes très rapides pour ouvrir certaines séquences, ralentis, caméra portée, accélérés, effets de lumière, textes incrustés... Le film peut du coup paraître un peu fourre-tout, sorte de couteau suisse de l'apprenti réalisateur.
Il se regarde toutefois avec un certain plaisir, dû en grande partie à la qualité de jeu de l'actrice jouant la mère, l'excellente Anne Dorval.
De haine il n'est finalement pas question, tellement le film est à l'évidence un cri d'amour à sa mère lancé par un ado en pleine crise. Baigné de culture littéraire, picturale et cinématographique, J'ai tué ma mère est aussi le manifeste d'un futur grand, intégrant déjà tout un univers et une conception très mature de sa propre destinée.
D'autres films de Xavier Dolan sur Christoblog : http://www.christoblog.net/
Mais quelle performance ! Xavier Dolan est assez insupportable (dans son rôle), mais c'est tellement bien joué qu'on lui pardonne. Je connaissais Anne Dorval par la fantastique série comique "Le coeur à ses raisons", et là, changement de registre. Elle est juste magistrale, émouvante, énervante parfois. Le rôle d'une mère désabusée, à bout de nerf & impuissante la rend vraiment attachante. Et cette scène au bureau...j'ai dû chercher la traduction pour tout comprendre, mais elle désormais culte pour moi ;)
Film complexe sur la relation mère-fils qui est une relation amour /haine. La réalisation est formidable de la part de Xavier Dolan très jeune réalisateur avec des images sublimes, des ralentis qui prolongent une photographie magnifique accompagnée d'une b.o. excellente. L'histoire nous plonge dans cette relation tourmanté du "je t'aime-moi non plus" qui parfois nous choque, parfois nous émeut. Le film souffre peut-être d'un manque de rythme et d'une compréhension parfois difficile vu leur accent québecquois mais les dialogues et certaines scènes fantastiques nous plongent dans cette histoire. Un premier film plus qu'honorable pour un nouveau talent qui promet de grandes choses.
C'est très beau, étonnant aussi. Jamais un récit d'amour-haine n'avait été aussi bien fourni! Les discussions sont à la fois dramatiques et à mourir de rire et le film oscille constamment entre une grande envie d'amour mais aussi d'émancipation. En tout cas une belle déclaration d'amour à sa mère de la part de Dolan.
Alors ca se laisse regarder... Mais il y a pas mal de negatif a mes yeux l'histoire qui avance peu la scene de fin la monotonie, le rythme l'exageration du perso principal, la mise en scene ac les plans en noir et blanc et les textes au milieu et le titre o racoleur. Je ne sais pas quelles st ces inspirations mais ca ne m'a pas touché. Ce st plus les cris du personnage et son insolence qui m'ont fait rire et ont retenu mon attention je ne ss pas sure que je l'aurais apprecié si je l'avais vu seule....
J'ai été très déçue par ce film, autant la critique de la presse que celle des spectateurs me paraît injustifiée. On s'ennuie du début à la fin, le film est creux et les acteurs laissent à désirer. Pour faire simple, J'ai tué ma mère n'a aucun intérêt.
Une très bonne découverte ! Dolan a un charisme qui en ferait envier plus d'un. Avec un style déjà affirmé et assumé, il nous transporte dans son univers d'adolescent torturé par la relation qu'il connait avec sa mère, qui lui apparait totalement décalée par rapport à son idéal. Un rite de désacralisation de nos chers et tendres parents, un peu tiré à l'extrême. On n'a finalement pas tant envie d'en chercher la cause (monoparentalité, l'homosexualité du fils, le statut social de la mère ?), et ce n'est d'ailleurs pas tellement le sujet du film. On suit leurs disputes, leur complicité, avec avidité et délice. On rit, on pleure, on s'énerve avec eux, Dolan réussi à nous immiscer dans sa vie, et on s'y sentirai presque comme chez soi. Un talent brut, inspiré, qui n'a pas encore montré toute son ambition.
Xavier Dolan, un jeune très talentueux et prometteur! Sa première réalisation est un pur chef d’œuvre. Malheureusement il m'a fallu le voir une seconde fois pour m'en apercevoir.
Je pense très sincèrement, mais c'est un avis personnel, que ce drame a été largement surestimé du fait que le réalisateur avait à peine 20 ans au moment de la sortie de son film. Pour commencer, je trouve facile de traiter des tabous sans cesse, car comme on dit, il est plus facile de faire pleurer que de faire rire. L'homosexualité, les problèmes de familles, les passions, tout y passe et malgré quelques moments touchants et réalistes, je dois bien avouer, que je n'ai pas été à fond dedans. Peut-être parce que moi aussi, j'ai été confronté à des problèmes plus ou moins importants au fil de ma, pour l'instant, courte vie. Le protagoniste a une tête à claques mais bon, ce n'est pas de sa faute à proprement dit mais cela m'a énervé et j'ai trouvé que sa réalisation était par moment, prétentieuse, tout comme son jeu. Il y a beaucoup de choses qui se répètent et c'est assez gênant. Le langage est vraiment pénible et difficile à cerner. Cependant, les autres acteurs et actrices sont très convaincants. La bande originale est magnifique et il faut le souligner. Les scènes en slow motion et celles ou l'on peut observer les textes apparaitrent sur l'écran sont de véritables atouts. En bref, je suis donc assez mitigé. 12/20.
Prodigieux Xavier Dolan qui signe avec audace et talent son tout premier long métrage à 19 ans seulement.
La réalisation est maîtrisé, le jeune homme à déjà son propre style.
J'ai beau cherché je ne trouve pas grand-chose à reprocher à ce premier film, si ce n'est peux être que c'est une oeuvre très narcissique mais bon à l'époque de l'adolescence nous l'avons tous étés, peut être quelques longueurs, mais pour un premier film c'est très réussi.