Fitzcarraldo
Note moyenne
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kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2021
"Fitzcarraldo" est un immense film d'aventure comme on n'en fait plus, un monument pas simplement par ce qu'on voit à l'écran, mais aussi par tout ce que cela a impliqué pour y parvenir. Quand on s'intéresse un peu à la réalisation du film, on découvre que ça a été un véritable enfer, sans doute le pire film à faire de l'histoire avec "Apocalypse now". Et cette volonté créatrice sans concession de Werner Herzog se voit, le film est un véritable émerveillement visuel et propose une histoire magnifique totalement incroyable. Il s'est inspiré d'un exploit véritable pour réaliser un exploit encore plus grand et il faut avoir conscience que rien de ce que l'on voit à l'écran n'est faux ( spoiler: à l'exception de quelques scènes dans les rapides où le bateau est une maquette
) et tout ça pour un film... Que ça fait du bien de redécouvrir "Fitzcarraldo" à l'heure du tout numérique et des fonds verts, on a beau dire, la réalité ça a quand même une autre gueule... et qu'on est triste en se disant qu'on ne donnera sans doute plus jamais le financement à des réalisateurs géniaux pour faire de telles œuvres.
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 avril 2021
Peut-être ne suis-je qu'un philistin mais je trouve que Fitzcarroldo est comme tant d'autres films européens qui aspirent à l'art il est inutile, elliptique et ennuyeux. J'aime plutôt le principe central un homme animé d'un amour brûlant pour l'opéra en général et pour Enrico Caruso en particulier. Nous assistons au spectacle amusant de Klaus Kinski dans un costume blanc incroyablement propre alors qu'il est dans la jungle avec un chapeau à larges bords qui met en marche son phonographe et écoute des enregistrements de Caruso tout en remontant l'Amazone. Mais l'événement central du film lorsque des dizaines d'indigènes aident Fitzcarroldo à transporter son grand bateau à vapeur d'un bras du fleuve à l'autre est incroyablement peu crédible. Nous n'avons aucune idée de la raison pour laquelle les indigènes entreprennent ce travail herculéen. Fitzcarroldo lui-même se demande pourquoi alors qu'il cherche à comprendre les indigènes. Le spectateur se pose la même question à propos de toute l'entreprise et du film lui-même...
Nabil R
Nabil R

13 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2020
Film intéressant, côtés poétiques, un peu lunaire ou lyrique, contenant beaucoup de vide auditif (ce qui fait du bien, soit dit en passant avec la saturation auditive régnante au XXIe siècle) et contraire de l'immersif (?). Cependant ceci est sauvé par la beauté des plans et la tête de l'acteur principal.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2020
Après Aguirre - La Colère de Dieu (1972), Werner Herzog retrouve Klaus Kinski dans une énième épopée à travers la forêt amazonienne. Si le précédent film s’avérait moins accessible, moins « grand public », il en sera tout autre avec Fitzcarraldo (1982).

Si les 150min du long-métrage vous rebutent, faites en abstraction car sincèrement, on ne les sent pas passer. Herzog parvient à nous captiver avec une réelle aisance, rapidement, on se prend d’une passion pour Fitzcarraldo, ce doux-dingue qui n’a qu’un seul but, celui de construire un opéra en plein cœur de la forêt amazonienne.

Werner Herzog est à l’image de son héros, un meneur à la folie destructrice. Un personnage haut en couleur et qui ne reculera devant rien pour parvenir à ses fins. Au point d’entraîner toute une équipe de tournage au fin fond de la jungle pendant près de 3ans, de tourner de façon quasi documentaire sa gigantesque épopée (au point de véritablement hisser tout en haut d’une montagne ce bateau à vapeur de 360 tonnes, à l’aide de poulies géantes tractées à la force des bras !). Un tournage de dingue, à l’image du héros : Fitzcarraldo, brillamment interprété par un Klaus Kinski électrique et habité par la folie.

Improbable histoire et improbable aventure que celle d’un homme hanté par son désir fou que rien n’arrêtera. Le personnage est à la démesure du film et du projet en lui-même, sans nul doute, le plus beau rôle de Kinski.

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ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 août 2020
Premier film de Werner Herzog que je vois. Tout est démentiel, la mise en scène, l'histoire, les décors (naturels), l'interprétation de Klaus Kinski, hallucinante. Ça donne envie d'en voir d'autre, il parait que Aguirre est encore plus fort. Un grand moment.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 888 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2020
C'est un sacré film que ce Fitzcarraldo. Il rappelle bien sur Aguirre la colère des Dieux mais en plus abordable je trouve, car il y a une histoire plus structurée cette fois-ci. C'est toujours un personnage mégalomane, mené tambour battant par K. Kinski, mais avec un but inatteignable certes, mais un but concret tout de même. Il aura néanmoins réussi le défi de faire passer un énorme bateau à vapeur à travers une colline au milieu de la jungle amazonienne mais n'aura pas réussi à gagner son pari de faire fortune avec le caoutchouc. Ceci n'étant pas le but final car l'idée ultime de Fitzcarraldo était de faire venir un opéra en plein milieu de la jungle péruvienne. Il y parviendra néanmoins. .
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2020
Il n’y a pas de frontière entre la folie du tournage et le projet mégalo du personnage joué par Klaus Kinski de construire un opéra au milieu de l’Amazonie péruvienne. Pièce maîtresse du film, le franchissement d’une colline par un bateau en est d’ailleurs la parfaite illustration. Malheureusement, Werner Herzog tarde à stimuler cette dimension et le ton épique de l’aventure ne prend réellement forme qu’après une longue heure d’ennui. Il m’a fallu en effet attendre l’entrée en scène des indigènes pour enfin commencer à apprécier « Fitzcarraldo ».
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juillet 2019
Malgré la belle mise en scène (primée à Cannes) de Werner Herzog et quelques scènes sublimes (dont celle finale), le film s’avère terriblement ennuyeux et manque d’émotion.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2019
Un film aussi fou que son personnage principal. Il est d’ailleurs curieux de faire le parallèle entre ce personnage qui veut construire un opéra en pleine jungle et Werner Herzog qui va planter sa caméra en pleine jungle et faire comme son héros et passer un bateau par dessus une montagne et des rapides. J’ai entendu parler d’un reportage sur le tournage du film, rien qu’à voir le résultat de ce dernier j’imagine ce que cela pu donner en coulisse. Dans le rôle titre Klaus Kinski fait plus vrai que nature jouant la démesure de son personnage comme peu d’acteurs pourraient le faire. C’est fou démesuré et pourtant cela donne l’impression d’être maitrisé de A à Z. C’est du cinéma brut, authentique et indémodable.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 août 2018
Un personnage complètement antipathique et mégalo, qui entend civiliser les bons sauvages en leur faisant écouter du Caruso. Un projet dont on se fout un peu, puisqu’on sait que tous les précédents ont été des désastres et que celui-ci n’a pas l’air plus réaliste. Un acteur en surjeu total. Un peu de tiers-mondisme naïf des années 80. Un rythme qui laisse vraiment à désirer. Une photographie terne. Bref, je n’ai pas aimé. Je mets la moyenne pour les beaux paysages et les airs d’opéra. Et puis pour l’ambition et la tenue de l’ensemble, quand même.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 août 2018
Grande fresque amazonienne et mégalomane de Herzog. Y a un côté apocalypse now et un côté la porte du paradis (même si je préfère nettement ces deux la). Le film se regarde bien et Kinski crève l'écran.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2018
Dix ans après Aguirre, la colère de Dieu, Herzog retourne dans la forêt amazonienne pour une production presque deux fois plus longue mais surtout deux fois plus dantesque ; pourtant le premier n’était pas en reste. Tourné sur place, le film a notamment souffert d’une délocalisation… par les locaux, qui savaient faire entendre leur voix quand ils n’assiégeaient pas l’équipe ni ne fichaient une flèche dans le ventre de l’un de ses membres, poussant les faiseurs de films à soudain pratiquer la chirurgie au pied levé. En parlant de pied, un Péruvien participant au tournage a dû couper le sien après une morsure de serpent.

Si on ajoute à tout ça Klaus Kinski piquant ses célèbres colères – qui étaient, apparemment et fort heureusement, adoucies par l’environnement hostile –, on arrive à un bouillon auquel ne manque plus que l’ingrédient météorologique ; d’abord très sec, le temps décidera finalement de noyer le tournage sous des tombereaux d’eau. Mais sans doute devrais-je choisir mes mots avec plus de soin, car s’il n’y a pas eu de noyé – ç’a faillit –, il y a bien eu des morts, notamment dans un crash d’avion (oui, je sais pas non plus). Pour avoir accompli cette ouvrage formidable d’horreur, il ne fait plus aucun doute que Werner Herzog est forgé d’un métal unique qui dépasse de loin les propriétés du Germanium.

Et encore, je n’ai pas parlé des accusations qui ont porté sur lui à propos des mauvais traitements infligés aux figurants Indiens (des Shuars), un millier d’entre eux en tout, logés à la formule bidonville et à qui l’on s’est bien gardé de préciser que leur travail, plus que celui d’acteurs, consisterait à faire franchir une montagne par un bateau de 340 tonnes. Rien que ça, et le tout sans effets spéciaux. Si vous croyez que j’invente, je n’ai pas encore tout à fait fini : on aurait pu voir Mick Jagger et Jack Nicholson au casting, empêchés par des questions budgétaires et de planning, un couple seulement d’aléas parmi les millions d’iceux qui se sont abattus sur cette production cauchemardesque. On aura seulement droit aux sourires figés de Claudia Cardinale et à ceux qu’on aura l’impression de découvrir chez Kinski (c’est juste moi ou il ressemble à celui de Vincent D’Onofrio ?) ; c’est déjà ça.

Bref, Fitzcarraldo est peut-être inspiré d’une histoire vraie, mais l’histoire du film dépasse cette dernière de loin. J’ai envie de dire qu’il faut avoir vu le film pour le comprendre, mais en vérité, il aurait fallu vivre le tournage pour l’appréhender avec justesse – c’est vrai de n’importe quel film, mais s’il y a bien un cas où c’est plus vrai que jamais, c’est celui-ci. Maintenant que j’ai accompli l’agréable corvée de cette inévitable introduction, passons à la partie un tant soit peu objective de ma critique et expliquons pourquoi le spectateur doit choisir un camp.

Profitant d’avoir fait bouger son équipe en Amazonie, Herzog s’est adonné au panorama avec un plaisir évident. Et on ne va pas l’en blâmer trop directement, car les plans sont beaux, rythment le cauchemar (dont on est obligé de considérer qu’il ne faisait pas seulement partie de la fiction) et sont parfois des perles ; je pense au travelling qui va de l’orage au soleil couchant en suivant le bateau qui passe. En même temps, il n’y a pas grand chose d’autre à faire, dans la jungle.

L’inconvénient d’Aguirre et de Fitzcarraldo, c’est que l’histoire de leur production dépasse celle qui est leur fiction. La première bouffe la seconde au point qu’il ne reste au critique plus rien à dire que « gah » avec la mâchoire ronde et les yeux déboîtés. Toutefois, les deux films partagent des défauts, le plus gros étant celui du doublage (vu que tout était non seulement tourné en anglais mais postsynchronisé) spasmodique dans le meilleur des cas, complètement à côté de la plaque dans le pire des cas. Les mouvements de bouche muets, les interjections qui ressemblent à des hoquets, ainsi que, dans un autre registre, les mauvais sons aux mauvais moments, tout ça n’aide pas à construire un monde auditif de franchement bonne qualité.

Ensuite, le scénario est un peu problématique car il n’y a pas d’histoire à proprement parler ; c’est plutôt une non-histoire, en fait. Tout est dirigé sur les fantabuleuses scènes du franchissement de la montagne par le bateau, et le reste du script sert de prétexte pour y arriver et de transition pour en sortir. Le film est une « idée », et Herzog était là pour en faire quelque chose de pêchu et de significatif, mais ça reste, en tout état de cause, juste une idée. C’est assez bien démontré par l’instrumentalisation de la culture indigène ; le « mythe » annonçant prophétiquement la venue d’un Homme blanc, et qu’on retrouve dans l’histoire vraie de Juliane Koepcke adaptée plus tard par Herzog en documentaire, est révélé puis utilisé en l’espace de dix secondes, comme si ç’avait été rapporté pour étoffer le scénario.

Le dernier élément qu’on peut vraiment mentionner dans une tentative de critique objective, c’est l’authenticité. Les figurants sont dans leurs propres rôles ; quand un Indien voit un bateau occidental et s’en époustoufle, il est raisonnable d’imaginer que ça ne pouvait déjà plus être le cas en 1982, mais l’immersion aidant, on a cette illusion. En plus, la vérité était sans doute moins éloignée qu’on l’imagine. Le pinâcle de cette authenticité est atteint par un brisage sans pareil du quatrième mur, quand on est aveuglé sur le fait que le bateau est tracté par un bulldozer (on est quand même au début du XXème siècle, il aurait été sale de le laisser entrevoir) et que les acteurs mettent la main à la pâte au même titre que n’importe quels autres membres de l’équipe. De nouveau, à la manière dont la Pachitea et l’Ucayali se rapprochent sur la carte, la frontière est réduite à une épaisseur de papier à cigare entre le tournage et la fiction, entre le rôle et l’acteur.

De là à dire que ce rapprochement fait de Fitzcarraldo un bon film, non ; en revanche, Fitzcarraldo est un bon film pour le spectateur qui le regarde sans avoir la moindre idée de ce qui se cache derrière, alors il va sans dire que celui qui se documente peut difficilement le noter en-dessous de 7/10. Toutefois l’idée et l’abnégation sont les deux grands responsables d’une bonne notation, et valent plusieurs points à eux seuls ; une fois passés ces caps, on ne peut empêcher les défauts précités d’intervenir. D’autre part, ils étaient inévitables ; un chef-d’œuvre technique aussi absolu que Fitzcarraldo ne peut pas bénéficier des mêmes soins à son scénario qu’à sa bonne organisation. C’est pour cela que je dis que le spectateur doit choisir un camp ; soit il se laisse emporter par la prouesse et considère l’ouvrage en conséquence (9/10 ou 10/10) soit il décide d’ignorer l’histoire du tournage pour se concentrer sur le résultat, seul digne récipiendaire de ses aigus commentaires.

C’est un choix dur, impossible en fait. Alors histoire de m’excuser de ne pas avoir vécu le tournage, je vais accorder un point d’excuse à l’œuvre et décider de lui accorder 8/10.

septiemeartetdemi.com
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 août 2018
Fitzcarraldo est un film inégal, trop long dans son introduction. Descripteur d'une folie créatrice à l'inverse de Aguirre qui montrait une folie destructrice, est-ce que les mauvaises langues ne pourraient pas reprocher à Herzog d'avoir voulu montrer SA folie créatrice tant une insistance, fastidieuse, est mise sur le chantier et le passage du bateau sur la colline ? La défense pourra répondre qu'une épopée est forcément longue.
Quoi qu'il en soit, de beaux moments dans la tension ou la photographie, mais pas assez pour pointer un chef d'oeuvre...
Aaaarrrrrgh
Aaaarrrrrgh

27 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2018
Fitzcarraldo, quel film fascinant. Tourné sans aucuns trucages, plongé dans la brume, accaparé par la présence électrique de Kinski, porté par l'ambiance musicale hallucinée de Popol Vuh, l'œuvre de Herzog est un vrai film d'aventure, mais plus encore, c'est une œuvre fondamentale.
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2017
Au début du 20ème siècle, un Irlandais mélomane surnommé "Fitzcarraldo" décide de construire un opéra au milieu de la jungle sur-américaine. Pour accomplir son projet, il devra d'abord faire fortune dans le caoutchouc, et mener un énorme bateau sur un fleuve dangereux. Film sur les rêves démentiels et l'ambition, fable teintée de surréalisme sur la conquête de la nature : Werner Herzog livre là une œuvre très intrigante, portée par un Klaus Kinski excellent en "conquistador de l'inutile", au regard fou et à la volonté de fer. La photographie travaillée fait trancher les vert luxuriant de la jungle avec la blancheur de la ville ou la rouille du bateau, tandis que la mise en scène inspirée de Herzog fourmille de détails cachés, et joue avec les mouvements de caméras et les contre-plongées pour amener au moment clé du film : l'ascension du bateau sur la colline. Cette scène est d'autant plus emblématique qu'elle ne fut pas truquée ! Outre cette épreuve, le film est connu pour son tournage dantesque, avec notamment des relations explosives entre Kinsi et Herzog (une légende bien connue raconte que les figurants proposèrent au réalisateur de liquider l'acteur vedette !). Tout ceci conduisit Herzog à ressembler à son protagoniste sur le tournage... Au-delà de ça, "Fitzcarraldo" est un film assez lent, avec une narration souvent plus visuelle qu'explicative, ce qui peut en dérouter certains.
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