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Un visiteur
5,0
Publiée le 19 juin 2007
La mort. Quoi de plus terrible nouvelle que la mort d’un proche, d’un parent, d’une personne aimée ? Des chercheurs en ont même établi une échelle de gradation de stress psychologique. Pour Ponette, c’est la perte de sa maman qui va être le choc à encaisser. Quoi de plus terrible que de voir une enfant de 4 ans pleurer pour une telle cause ? Un accident de voiture et c’est dans une chambre d’hôpital que le père doit annoncer à sa fille, qui a le bras dans le plâtre, la nouvelle. Derrière cette histoire où le réalisateur va à merveille se mettre dans l’esprit et le cœur de l’enfant d’une manière stupéfiante, est soulevée la question plus que de la réalisation, de l’interprétation. Sortie en 1996, le film a valu à Victoire Thivisol le prix d’interprétation du festival de Venise. Ce qui me pose problème, ce n’est pas tant le prix que l’impact psychologique sur l’enfant. Dans le générique on pourra lire qu’il y avait un psychologue pour les enfants. Si l’on en revient au film, on est stupéfait de constater la justesse des sentiments, la douleur, le déni de la mort, la réaction des autres enfants, l’irruption de la question de Dieu. Les morts peuvent-ils revenir ? Ponette y croira presque tout au long du film. Ce qui est touchant, outre l’interprétation de la petite, c’est l’apparition de Marie Trintignant. Apparition au sens propre comme au figuré, presque prémonitoire. Le film se termine par une note non pas réjouissante mais réaliste avec un cœur d’enfant rempli de celui de sa mère, de l’amour de la vie. L’immense qualité du film est de montrer le point de vue des enfants, s’approchant au plus près de la réalité mais aussi de leur imaginaire. Les adultes en rôle secondaire sont tous parfaits. Le film de Jacques Doillon est un beau film, le plus beau de sa filmographie, le plus touchant. Un film découvert dix ans après sa sortie mais qui dans dix ans gardera encore sa puissance émotionnelle.
Pour moi, le meilleur film de Jacques Doillon. Le réalisateur a atteint des limites jamais franchies au cinéma en filmant le deuil d'une fillette de 4 ans avec un réalisme et une sobriété exemplaires. La petite Victoire Thivisol y est formidable, c'est sans doute une des meilleurs performances d'enfants acteurs.
Ce film raconte le cheminement d'une enfant de 4 ans qui a perdu sa mère, la douleur de la perte, la douleur de ne pas trouver de réponses, d'explications à l'inimaginable. Il raconte comment les personnes autour de l'enfant sont démunies: chacune, adulte ou enfant, tente d'apporter une explication. Mais l'indicible n'a pas de mots. Vu comme ça, le film pourrait paraître affreusement triste. Bon, vous l'avez compris, ce n'est pas Les Bronzés vont à un enterrement. Mais Ponette est aussi et surtout une magnifique réflexion sur l'enfance face à la mort, sur les étapes du deuil, sur tout ce qui est inexplicable. A ce propos, justement, la fin du film (que je me garderai de vous révéler) devrait alimenter bien des discussions: cela s'est-il vraiment passé ou était-ce le fruit de l'imagination délirante de Ponette? Je pense que si l'on n'y réfléchit pas, on passe à côté de l'une des dimensions majeures de l'uvre.
C'est un très beau film. Victoire Thivisol est émouvante et trognonne tandis que Marie Trintignant est superbe,bien qu'elle apparaisse moins que le pére. Vous ne pouvez qu'être ému.
Malheureusement, je n'ai pas vu le film au complet mais je peux tout de même affirmer que c'est un excellent film, certes très triste et émouvant, mais aussi très significatif. C'est le genre d'oeuvre qui fait réfléchir et cette fois-ci, c'est sur un sujet très douloureux: la mort, vu par une fillette de quatre ans, interprétée par la magnifique et talentueuse Victoire Thivisol. Vraiment, ce film vaut le coup d'oeil, et après mûre réflexion sur le sujet avec un enfant, vous fera, comme moi, verser quelques larmes.