Ne vous retournez pas
Note moyenne
3,3
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115 critiques spectateurs

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kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2022
"Ne vous retournez pas" est avant tout un film d'ambiance et sur ce plan il est réussi avec une utilisation particulièrement efficace des rues décrépites du Venise de 1974. L'histoire a tout pour être intrigante, et même si elle n'est jamais horrifique, elle arrive à être inquiétante. Tout devient de plus en plus pesant et on se demande quelle est l'implication et la volonté de personnages aux comportements très étranges, comme l'inspecteur et l'ecclésiastique. On a l'impression que le couple est pris dans une machination machiavélique et on attend avec impatience une montée en puissance qui n'arrive jamais, d'autant plus que le film est assez lent et du coup un peu long. On espère alors que la révélation finale viendra nous bousculer... mais là aussi elle m'a laissé quelque peu circonspect tant elle frisait même le ridicule. Je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus flamboyant et surtout de beaucoup plus bouleversant compte tenu de tout le travail fait sur l'ambiance et les thématiques de fond. Et je me suis dit 'tout ça pour ça...' et c'est le principal problème.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2022
Après 'L'homme qui venait d'ailleurs" avec David Bowie, ma seconde incursion dans la filmographie de Nicolas Roeg. Un film fantastique pas forcément facile d'accès, assez tortueux et ennuyeux par moments mais qui s'avère être, grâce à un final dantesque, une perle de mise en scène. Un long-métrage qui rappelle "Sixième sens" de M. Night Shyamalan pour la force de ses coups de théâtre portée par les très bonnes prestations de Donald Sutherland et Julie Christie. Un ensemble qui a vieilli mais qui demeure tout à fait impressionnant et magistral. Une agréable découverte.
Yves G.

1 848 abonnés 4 027 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2022
John (Donald Sutherland) et Laura Baxter (Julie Christie) sont un couple aimant frappé par un drame effroyable : leur petite fille, Christine, s’est noyée dans la mare devant leur maison en Angleterre. Laura peine à s’en remettre et accompagne son époux à Venise. Johny est chargé de la restauration d’une église.
Mais la rencontre de deux sœurs, dont l’une est une médium aveugle qui révèle à Laura qu’elle a vu Christine mais l’exhorte à quitter Venise où un danger les menace, va bouleverser leurs destins.

L’horrible coiffure de Donal Sutherland et de Julie Christie sur cette affiche démodée pourrait laisser penser que Ne vous retournez pas a très mal vieilli. Sans doute l’esthétique marronnasse des 70ies le dessert-il. Pour autant, ce film souvent cité dans les anthologies de cinéma se regarde encore volontiers.

"Ne vous retournez pas" est l’adaptation d’une longue nouvelle de Daphné du Maurier, une romancière très souvent portée à l’écran (notamment par Hitchcock : "La Taverne de la Jamaïque", "Rebecca", "Les Oiseaux"). Il s’agit d’un giallo, un film noir qui tire vers le cinéma d’horreur et le surnaturel, un genre qui connaissait à l’époque en Italie son âge d’or.

Tout le film est habité par un lourd mystère. John est hanté par des visions dont le sens ne s’éclairera qu’avec le dernier plan Mais si Ne vous retournez pas fit scandale à sa sortie, c’est à cause de la longue scène d’amour entre ses deux héros. Elle était pour l’époque très crue et fut coupée par la BBC à sa première rediffusion à la télé… même si elle peut paraître aujourd’hui bien anodine. Pour la première fois un cunnilingus y était suggéré. Son montage la rend très originale : on y voit en plans séquencés les deux amants se déshabiller, s’aimer et se rhabiller pour se préparer à se rendre au dîner auquel ils sont conviés. Si la description que j’essaie d’en faire n’est pas claire, la solution s’impose : courir voir ce film !
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juillet 2022
Casse pas trois pattes à un canard.
Les acteurs sont excellent, le doublages aussi.
L'intrigue est pas trop mal, la fin m'a un peu déçu mais n'est pas catastrophique.
Dionys C.
Dionys C.

16 abonnés 90 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 mars 2022
On n'est pas loin du nanar un peu genre "Jean le Rollin" tant par l'amateurisme du jeu des acteurs, la pauvreté du scénario et le côté décousu du film : tout est surjoué que ça en devient parfois presque ridicule. Je ne comprends pas comment ce film a pu devenir, aux yeux de certains, culte ! Dire qu'à la même époque on faisait "L'Exorciste" : ici on est plutôt dans le navet ! C'est glauque, sans plus.
Didier MAUGER
Didier MAUGER

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2022
film culte sous-estimé et trop méconnu avec la sublime julie christie, l'une des plus belles actrices des 60's
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2025
J avais un très vague souvenir de l avoir vu beaucoup trop jeune mais j en avais un souvenir assez prenant des prises de vues de Venise . Après l avoir revu j ai plutôt aimé même si un peu plus de simplicité aurait mis plus de relief à l histoire racontée. Évidemment les comédiens sont parfait juste le style du réalisateur peut agacer un peu .
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 avril 2021
Ce film est presque universellement adoré par les critiques et les spectateurs sérieux. L'intrigue de base est la suivante. John et Laura ont perdu leur petite fille Christine par noyade et ils se trouvent maintenant à Venise où John participe à la restauration d'une église. Un jour Laura rencontre deux sœurs dont l'une une aveugle dit qu'elle peut voir Christine assise avec John et Laura et que la fille est heureuse. Elle dit aussi que Christine porte un avertissement pour ses parents quittez Venise immédiatement. Jean ne la croit pas et reste à son grand dam. Ce film a la réputation d'être terrifiant ou tout au moins glaçant. J'adore les films qui portent ces qualificatifs mais celui-ci ne s'en approche même pas. Comme toujours je ne peux parler que de mon expérience personnelle et je ne négligerais jamais l'opinion de quiconque d'autres. En dehors d'une réalisation décente et d'une formidable performance de Donald Sutherland il a échoué pour moi à tous les autres niveaux...
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 janvier 2021
incohérent à tous points de vue, des dialogues décousus , des actions qui n ont aucun liens les unes aux autres, un scenario alambiqué, une partie des dialogues en italiens non traduit, enfin bref, je n ai pas aimé
Buddy_Noone
Buddy_Noone

2 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 décembre 2020
Le cinéma d'horreur "moderne" aura pris son essor en 1968 grâce à deux oeuvres majeures. Il y eut d'abord La Nuit des morts-vivants, huis-clos oppressant et séminal confrontant un groupe de protagonistes à une horde d'agresseurs de nature à priori surnaturelle. Puis le célèbre Rosemary's baby qui jouait habilement de la suggestion et du doute quant à la santé mentale de sa protagoniste. Le fantastique (au sens littéraire) se situant dans un fragile équilibre du doute entre explication rationnelle et possible manifestation surnaturelle, chacun de ces deux films d'horreur s'orientait vers une réponse plus ou moins explicite.

En 1973, le cinéaste Nicolas Roeg offrait à son tour un autre parfait représentant du fantastique littéraire au cinéma, le célèbre Ne vous retournez pas.
Ce dernier raconte le traumatisme vécu par un couple d'Anglais suite à la noyade accidentelle de leur fille dans un étang. Quelques mois plus tard, le couple se reconstruit tant bien que mal et séjourne à Venise où le mari, architecte, restaure une vieille église. Au cours d'un déjeuner dans un restaurant, l'épouse tombe sur une voyante aveugle qui lui décrit avec moult détails sa petite fille disparue et lui affirme qu'elle est toujours là auprès d'elle. Bouleversée, la jeune femme finit par croire les dires de la voyante et tente de convaincre son époux de la véracité de ses visions, lequel sceptique et encore endeuillé se refuse d'en croire un seul mot. Peu à peu alors que le couple d'Anglais doit faire face à des événements troublants, la ville de Venise est secouée par une série de meurtres étranges dont la police repêche les victimes dans les canaux.

Rarement film aura été aussi intriguant que ce Don't look now. Nimbé d'une aura de mystère, entretenue à merveille par le décor mélancolique et baroque d'une cité des doges maussade et sinistre, le film entretient savamment la nature fantastique de son récit en se concentrant essentiellement sur la descente aux enfers de ce jeune couple endeuillé par la perte de leur enfant.
Dès la séquence d'ouverture, Roeg se complaît à semer les indices troublants quant à la finalité de son récit. Ainsi de la première prémonition de John à sa dernière plus traumatisante encore, le doute n'est plus permis, son personnage est un médium qui s'ignore et qui ne comprend pas tous les signes du destin qui s'offrent à lui. La prémonition, l'intuition d'une fatalité inéluctable et indéterminée hante ainsi l'essentiel du film jusqu'à réveiller des personnages secondaires dans leur sommeil, la caméra de Roeg s'invitant ainsi à l'omniscience immédiate des événements. Progressivement, l'histoire s'enfonce dans une atmosphère délétère et oppose le jeune couple à une succession de personnages étranges et troublants dont le spectateur en vient toujours très vite à douter de l'honnêteté. Chaque personnage croisé par le couple de héros incarne ainsi la potentielle menace annoncée par le réalisateur, une manière comme une autre de mieux nous perdre en vaines spéculations.

A son efficace traitement narratif s'ajoute la singulière approche formelle du réalisateur. Roeg dynamise son récit par une mise en scène audacieuse et avant-gardiste, confrontant habilement les points de vue et filmant parfois deux séquences en parallèles (la fameuse scène d'amour juxtaposée aux préparatifs du couple après leurs ébats). Plus encore, il exploite à merveille la beauté mystérieuse de son cadre en prenant le contre-pied de la vision classique de la Cité des Doges.
Dans Ne vous retournez pas, Nicolas Roeg ne sublime jamais Venise en tant que ville romantique mais la magnifie comme une cité baroque, dépeuplée et labyrinthique, un dédale sordide de rues et de canaux. Venise prend ainsi une dimension intemporelle, figée entre deux époques, ses sous-sols obscurs, ses volutes de fumée opaque ne servant qu'à dérober à la vue des vivants la sinistre réalité des fantômes et des créatures qui la peuplent.

Roeg véhicule ici une imagerie angoissante et impose Venise comme un cadre idéal à son récit, lequel s'articule autour d'une menace sourde, une terreur latente dont on n'arrive jamais à deviner la nature et l'objet. Le scénario est ainsi ponctué d'éléments déstabilisants appelant le sentiment anxiogène tels cette aveugle au sourire inquiétant, cette série de crimes à priori sans rapport avec l'intrigue, cette petite silhouette enfantine vêtu d'un ciré rouge apparaissant régulièrement et évoquant la défunte enfant du couple. Malin jusqu'au bout de ses focales, Roeg distille la couleur rouge avec parcimonie tout au long de son film, afin d'insister sur la résurgence du fantôme de la défunte, le rouge étant la couleur la plus vive du cadre terne et dépressif de l'ensemble.

Le suspense ne faiblit jamais mais monte crescendo en s'appuyant sur le doute des protagonistes quant à la véracité des affirmations de la dite voyante, véritable catalyseur de l'intrigue. Le malaise devient omniprésent, Roeg orientant son récit vers une sorte de déterminisme latent et irrévocable qui finit de situer le film dans son contexte fantastique.
Dès lors, il est indéniable que le film se pose comme un parfait exemple de terreur suggestive, jouant plus de la psychologie de ses personnages, de son décorum et des hors-champs que des effets tape à l'oeil rédhibitoires devenus aujourd'hui monnaie courante.
Ne vous retournez pas est donc un authentique chef d'oeuvre du film d'angoisse dont la rémanence de certaines scènes hante longtemps le spectateur après son visionnage.
kingbee49
kingbee49

53 abonnés 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 décembre 2020
J'en avais entendu beaucoup de bien de ce drame horrifique qui flirte avec le giallo et finalement... j'ai été un peu déçu par la forme, surtout en première partie. On a droit un espèce de découpage sur rythmé avec des effets tocs ou grossiers dont certains ont valeurs de symboles mais c'est quand même très poussif. Sinon, la majeure partie de l'action se déroule dans une Venise froide et angoissante plutôt très bien photographiée et c'est déjà ça de pris. Pour le reste, Donald Sutherland et Julie Christie sont corrects mais leur personnages ne sont pas très approfondis. Sinon, a certains moments on sent l'influence de "l'exorciste" (sorti un an plus tôt) notamment dans la scène de la chute et la présence de prêtres... Le final surprenant et gore fout bien les boules mais il conclut un film ou on frise un peu l'ennui.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2020
Un très bon Thriller, magistralement mis en scène par Nicolas Roeg. Le réalisateur Britannique nous propose des décors naturels étonnants ; pour souligner le climat d'angoisse, il filme Venise dans la brume, sans touristes avec seulement les pigeons. Il nous offre des images d'une grande beauté, sa photographie a été à juste titre récompensée par un BAFTA.
Malgré la lenteur du rythme initial, le scénario nous distille une intrigue savamment menée avec un mystère montant crescendo. L'histoire est parfaitement soutenue par un duo de remarquables acteurs pour les rôles principaux, la belle et talentueuse Julie Christie et le toujours excellent Donald Sutherland.
Yetcha

1 081 abonnés 4 754 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2020
Un film de grande qualité bien trop méconnu qui nous plonge dans la perte cruelle d'une enfant et qui plonge dans la psyché des parents, perturbés à jamais par cette perte insurmontable. Très content d'avoir découvert ce film des seventies qui est livré dans son jus de l'époque.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 septembre 2020
Le réalisateur réussi à mettre en scène de façon kaléidoscopique le remords des parents qui ont perdu leur enfant. Et le tout se passe à Venise, où personne n'imagine une ambiance pré-exorciste ! Une véritable curiosité.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2020
Nicolas Roeg réalise Ne vous retournez pas en 1973. Le cinéaste anglais alors quarantenaire n’en est qu’au début de sa carrière de metteur en scène alors qu’il fit ses armes dans le 7ème art durant la décennie précédente en tant que directeur de la photographie. Dans sa filmographie, Ne vous retournez pas s’intercale entre deux films emblématiques : Walkabout (1971) et Bad timing / Enquête sur une passion (1980). Ces trois films certes très distincts n’en partagent pas moins une filiation certaine. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2020/09/16/ne-vous-retournez-pas/
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