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gabdias
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3,0
Publiée le 4 mars 2015
Terence Malick s'inspire de la vraie vie de Charlie Stark-Weather pour livrer une odysée de la vie et de l'amour hors du temps. Martin Sheen et Sissy Spacek s'offrent des premiers rôles en or entre amour passionné et sang versé pour rien. Terence Malick est vraiment un cinéaste unique en son genre, rebelle et intelligent.
Premier long métrage du cinéaste Terrence Malick, « La Balade Sauvage », sorti en 1973, remporte la Coquille d’Or au festival de Saint-Sébastien l’année suivante. Inspiré d’une histoire vraie de Charles Starkweather et sa petite amie qui tuèrent onze personnes en 1958 dans le Nebraska et le Colorado, « La Balade Sauvage » conte l’histoire de Kit et Holly, couple aussi amoureux que perdu. Kit (Charlie Sheen), éboueur de 25ans, tombe amoureux de Holly (Sissy Spacek), adolescente de 15ans. Mais le père de Holly, voyant que Kit travaille comme éboueur, refuse que sa fille le fréquente. Kit tue alors son père avant de s’enfuir avec Holly et la balade aux élans sentimentaux va petit à petit devenir sauvage. Il est ahurissant de voir combien de grands cinéastes ce film a influencé. Il résonne dans des œuvres comme « Tueurs Nés » d’Oliver Stone, « Sailor et Lula » de David Lynch ou encore « True Romance » de Tony Scott qui en reprend même le thème musical. Rappelant Bonnie and Clyde ainsi que certains films criminels des années 30-40, « La Balade Sauvage » crée un univers propre et personnel que l’on retrouve dans tous les films de l’artiste. Exaltation et magnificence de la nature, narration en voix off, poésie des images, mise en scène contrastée où la lumière/le son disent régulièrement le contraire de ce que nous montre les images,… Terrence Malick nous montre à sa manière le revers de la médaille, le rêve américain détruit. Kit sombre progressivement dans la folie meurtrière et les cadavres s’enchaînent tout au long de leur cavale. Holly, qui au contraire des grandes amoureuses en cavale de la légende du 7ème Art, est totalement extérieure à ce qui lui arrive. Elle semble absente, fascinée par Kit. Un sourire énigmatique baigne son visage mais elle ne dit jamais un mot, paraissant subir les évènements comme son existence. Mais malgré ce bain de sang caractéristique du film, Malick y insuffle une part de beauté et de poésie à travers ces scènes contemplatives des grands espaces. Finalement, ce road movie meurtrier n’est autre qu’un questionnement de l’homme sur sa condition, désirant par-dessus tout la Liberté.
Le réalisateur pour une première réussit un joli coup non seulement ça technique est excellente mais en plus il met en vedette deux jeunes acteurs peu connus qui vont marquer le film et leur époque. Le scénario en lui même n'est pas particulièrement riche mais en reprenant ce fait divers marquant le réalisateur montre un nouveau style de personnages, sans recules devant leurs actes qu' on retrouve aujourd'hui dans la télé réalité.
Même si le début du film à beaucoup de charme de part sa caméra ancienne, de part ses couleurs et de part son contexte des années 70, je trouve le scénario détestable les 30 premières minutes. A cause principalement, spoiler: de la décision du père de tuer le chien de sa fille pour la punir elle (?) mais surtout pour la décision de Kit de tuer le père de celle-ci pour s'enfuir avec elle, la fille ne bronche même pas et le suit sans rien dire. Pour le reste, un grand moment de cinéma, de magnifiques décors, de la romance douce et sauvage à la fois, de bons acteurs, de la bonne musique, tout s'enchaîne et l'on ne peut plus revenir en arrière. A voir absolument !
Ce film est le premier de Mallick et cela se sent. Bien sûr les grands thèmes du cinéaste sont déjà présents mais on sent quelques maladresses, des temps morts et des personnages pas toujours passionnant. L'histoire elle-même reste également peu passionnante par moment. Bref un premier galop d'essais maladroit mais qui possédait en germe les graines de génies que Mallick sèmera ensuite dans tous ses films.
La balade sauvage est un film laconique, dépouillé de toutes émotion. Le spectateur prend de la distance avec les événements tant ils sont montrés de manière banale. C'est clairement un jeu du réalisateur mais malheureusement, je n'y ai pas adhéré. Et souvent je regardais avec agonie la trotteuse de ma montre. Tout paraît tellement peu crédible. Quel surprise quand j'ai lu quelque part que le long métrage s'inspirait d'une histoire vraie. Même si le comportement apathique des personnage participe à rendre le spectateur distant il n'en est pas dénué d’intérêt pour autant. J'ai trouvé le personnage de Holly, incarnée par Sissy Spacek l'éternelle Carrie, tout à fait fascinant. À la fois froide et enfantine, elle semble ne montrer aucun intérêt aux horreurs que son petit ami et ravisseur lui fait subir. Elle est tout simplement perturbée, ce qui la rend grandement inquiétante. Elle m'a beaucoup rappeler l'interprétation de Mia Wasikowska dans le récent Stoker de Park Chan-Wook, qui joue sur le même registre rendant son personnage complètement diabolique. Kit lui au contraire et plus pitoyable qu'autre chose. Le personnage s'efface complètement derrière l'image superficielle qu'il donne de lui. Il n'est qu'une pâle copie de James Dean, éboueur au début du film, il va commettre des crimes pour exister comme il l'expliquera à la fin. Seulement il ne pensait pas que ça prendrait une telle ampleur, ce qui prouve qu'en réalité, il ne contrôle rien. L'alchimie entre les deux personnage demeure soporifique, mais comporte cependant une symbolique plutôt intéressante. Plus on évolue dans le récit plus les rapports entre les deux personnages se dessinent. Une évolution des relations se forme et c'est clairement Holly qui exerce un rapport de force sur Kit, complètement flippé, à la fin du film. La photographie est superbe, mais ayant vu d'autres œuvres du réalisateur cela ne surprend guère. Cela dit, elle ne réinvente rien non plus, c'est du déjà vu et revu. Combien de fois avons nous vu le désert américain à travers des couleurs brûlées par le soleil dans un road-movie ? On ne les compte plus. En revanche la bande originale est très bien avec ce son de xylophone perpétuel qui accompagne nos protagonistes dans leurs aventures macabres procurant au film un ton glacial. Le thème principale à été revisité par Hans Zimmer en 1993 avec True Romance de Tony Scott qui reprend les même thématiques que La balade sauvage.
En conclusion, le premier long-métrage de Terrence Malick est intéressant sur de nombreux aspects, mais une barrière émotionnelle (certes voulut par le réalisateur qui met en place un processus de distanciation) entre le spectateur et les protagonistes empêche le film de prendre vie comme il le devrait.
Dès son premier film, le gout de Terrence Mallick pour placer l’aspect visuel de ses décors au centre de sa réalisation était déjà palpable. Le support à son road-movie au cœur des grandes étendues du middle-west fut la reconstitution d’un fait divers particulièrement retentissant de la fin des années 60, la virée meurtrière d’un jeune couple d’amoureux désœuvrés. Son usage de la voix-off du personnage de la jeune et naïve fille interprétée par Sissy Spacey appuie sur le décalage entre le romantisme de leurs sentiments et leurs exactions sanguinaires tout en apportant une certaine mélancolie à leur équipée. Face à elle, Martin Sheen, qui lui-aussi trouvait là son premier grand rôle au cinéma, joue la carte de la désinvolture avec un talent certain. Plus qu’une histoire d’amour anticonventionnelle ou qu’un film de serial-killer, La ballade sauvage parvient à réfléchir sur l’aliénation qui pousse vers la violence (qu’il s’agisse de passion ou d’une volonté de se faire connaitre) et à la fascination morbide de la société envers ceux qui y succombent. Portée par une magnifique musique composée par James Taylor, l’aventure de ces deux fugitifs auxquels on hésite à s’attacher du fait de leurs défauts (son insouciance passionnelle à elle et surtout son opportunisme cynique à lui) profite donc également de cadrages qui magnifient les splendides décors champêtres, qui deviendront la marque de fabrique du réalisateur, même si celui-ci finira, de films en films, par leur préférer la dimension métaphysique de ses scénarios.
Il y a le fond et la forme........ Pour la forme, c'est du Terence Malick, une esthétique impeccable avec des acteurs parfaits au milieu de paysages superbes et avec une ambiance fin 50 tout à fait restituée, une vraie balade sauvage, le mot est faible............. et puis il y a le fond, l'errance meurtrière de deux demeurés largement censurée par le même T Malick pour que le public puisse y trouver un certain romantisme sauvage et anti sociétal malgré leur tuerie, car les vrais "héros" ont tués de manière plus qu'ignoble la mère, le beau père et la sœur de 2 ans de Holly (Caril Ann)...... çà glace le sang et la suite est tout aussi sidérante car les meurtres s’enchaînent sans raison, notamment dans la maison des "riches" où ils tuent le couple et la bonne de manière "sauvage"........ Dommage que Malick n'est pas poussé son propos en étant plus proche de la réalité........... Sinon le film en tant que tel est impeccable mais pas d'une certaine beauté.........
Martin Sheen en boyfriend un brin sociopathe, Sissy Spacek en sublime rousse - 36 ans avant The Tree of Life et son autre "redhead", Jessica Chastain -, Warren Oates en habitué des films 70's et une sublime photographie pour un film qui porte bien son nom. Probablement le Terrence Malick le plus abordable. Bref, à recommander si depuis l'excellent The Tree Of Life vous hésitez à voir ses anciens films.
Terrence Malick est un artiste à part dans le monde du cinéma, et il le prouve subtilement avec son premier long métrage ou il est en charge de la réalisation, du scénario et de la production. Un homme à tout faire qui a décidé de laisser planer un mystère autour de sa personne jusqu'à aujourd'hui. Lors de sa sortie, "La balade sauvage" posait déjà les spécificités de son cinéma : la beauté de l'image, la présence de la voix off pour établir un rapport entre le spectateur et les personnages, les vastes étendues désertiques de l'Amérique profonde, l'immersion totale avec les acteurs... etc L'histoire de ce film, inspirée d'un fait marquant ayant réellement eu lieu, est cynique, angoissante et choquante. Pourtant, on ne peut s'empêcher d'être en empathie pour les deux protagonistes. C'est de la que le film tire sa principale force : les performances de Martin Sheen et Sissy Spacek pour incarner leur personnage. Au premiers abords, nous pouvons dire que tous les oppose (l'âge, les occupations, le lieu d'habitat), mais à y voir plus clair, ils ont une chose en commun : l'envie de tout balancer par la fenêtre et de partir à l'aventure ! Chapeau bas à Malick pour ce chef d'oeuvre, qui a fait date dans le cinéma, et qui le sera surement toujours pour les 10, 20, 30 prochaines années !
TRUE ROMANCE. Voir les films de Terence Malick dans le désordre, nous plonge évidement dans les prémices de sa mise scène. La prose poétique au travers de la nature, la voix off et la musique. En attendant le mythique La Ligne Rouge.
C'est lent, peu animé, le scénario est bateau. Je suis franchement déçu. Mais bon, les paysages sont magnifiques, les acteurs convaincants : Martin Sheen a la classe, et Sissy Spacek joue très bien la naïve écervelée. Film facultatif.
Je n'ai pas aimé. La musique est géniale, les images sont à couper le souffle, mais il n'y a pas d'histoire - enfin peut-être était-ce intentionnel. Le fou furieux "à la gâchette facile" (dixit "sa femme" de 16 ans) sème les cadavres - y compris ses amis qui l'hébergent sur la route. Ses réactions et pensées montrent bien qu'il est complètement déconnecté de la réalité et de la société, ne se rendant même pas compte que ses actes le rendent antipathique.
Un excellent film! Malgré ses 40 ans, il n'a pas pris une ride! Passionnant, dynamique, exaltant, ce film a tout pour lui, y compris un casting génial et un humour noir à toute épreuve! Un superbe scénario et un duo qui marque l'histoire du cinéma. A voir!!!