Boogie Nights
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201 critiques spectateurs

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Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2022
Il y a deux Paul Thomas Anderson. Le démiurge kubrickien et méticuleux (« There Will Be Blood », « Phantom Thread »...) et le chroniqueur amusé et foutraque de l'envers du rêve américain, dépeignant une époque révolue avec toute une galerie de personnages totalement barrés (« Inherent Vice », « Licorice Pizza »...). « Boogie Nights » penche du côté de la deuxième facette du cinéaste. C'est à se demander, d'ailleurs, comment ces deux aspects cohabitent chez un même homme tant ils sont éloignés...

« Boogie Nights » est un long métrage mi-sérieux mi-délirant sur l'envers de l'industrie pornographique, dans les années 1970 et 1980. Le film suit une trame scorsesienne d'ascension puis de chute d'un acteur porno. On retrouve le goût d'un Scorsese pour les scènes bigger than life, l'adrénaline et le bad trip. Anderson n'échappe pas non plus à une certaine complaisance, même si son propos est plutôt équilibré.

Malgré tout, l'avalanche de superficialité et un certain manque de liant et de rigueur font que ce film n'a pas emporté totalement mon adhésion. Les acteurs sont impeccables, rien à dire, la photographie et la musique aussi. Mais il manque à ce long métrage quelque chose... Dans tous les cas, c'est un film solide, avec son lots de scènes cultes. Un film impressionnant, même, quand on sait que P. T. Anderson l'a réalisé quand il avait seulement 27 ans...
Thibault M
Thibault M

11 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2022
Une histoire vraiment originale, un excellent jeu d'acteur. De jour comme de nuit, les scènes sont magnifiques !
Un tout petit peu trop long à mon goût.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 286 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2022
Waow. Moi qui adore Paul Thomas Anderson , j’étais passé à côté de ce joyau ! Une mise en scène éblouissante, des morceaux de bravoure à la pelle, un casting rutilant , bref bien des similitudes avec Liquorice Puzza salue cette année. C ´est revigorant, irrévérencieux , drôle, terriblement libre et fort peu politiquement correct. Ça nous entraîne dans les coulisses d’une boîte de production du potin des années 70 au travers le portait de sa star maison incarnée avec vigueur par Mark Whalberg. Deux scènes formidables ouvrent et clôturent le film En ouverture, un plan sequence d’une splendide maestria qui n’est pas sans rappeler cette des Affranchis de Scorsese, et en clôture un plan fixe o combien audacieux.
Une réjouissance de chaque minute :: n’hésitez pas, faites vous plaisir !
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 avril 2022
Évocation romancée de la vie de John Holmes première star américaine du porno, Boogie Nights profite de ce sujet pour faire une opposition 70’s 80’s. Film chorale avec des acteurs tous au diapason, multipliant les personnages et les points de vues sur une histoire commune, il bénéficie d’un souffle incroyable grâce à une mise en scène millimétrée et pleine d’idées, accompagnée d’une BO à tomber. Opposant comme je le disais des années 70 légères et sans arrières pensées aux années 80 où le culte de la réussite et de la performance entraine ses protagonistes dans une impasse le film perd justement un peu de sa force dans un final trop optimiste par rapport au Rise and Fall qu’il avait montré pendant deux heures et demie superbes.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 mars 2022
Film culte de toute une génération, je n’avais encore jamais vu «Boogie Nights» second long métrage de Paul-Thomas Anderson (PTA pour les intimes) qui nous plonge dans les coulisses du cinéma pornographique. Malgré ses couleurs chatoyantes, son ambiance musicale très ‘‘Beach Boys’’ qui nous donne terriblement envie de retourner en vacances, et son excellente distribution : ce long-métrage se révèle plus complexe qu’il n’y paraît.

Avec «Boogie Nights» son réalisateur qui convoque à la fois exercice de style (avec des plans de caméras qui font à la fois penser aux films des années 70 comme ‘‘Grease’’ ou ceux de Martin Scorssese) et livre surtout une critique acerbe, cynique et bien penser dans ce milieu. On est comme le personnage de Mark Whalberg qui est vraiment remarquable dans son rôle d’abord fasciner par l’histoire qui se joue puis étouffer. C’est trash et crue mais jamais vulgaire. On sent que le réalisateur cherche la véracité dans son propos, même si c’est parfois maladroit. Outre tout cela il y a de très bons numéros d’acteurs. Bien sûr, Mark Whalberg dont j’ai déjà parler mais également Julianne Moore et surtout Burt Reynolds qui écrase presque de son talent les autres membres de la distribution.

Enfin de compte, j’ai passer un très bon moment, assez surpris d’accrocher à l’intrigue du film et son propos. Bien avant le «Loup de Wall Street» il y a avait «Boogie Nights» tract paradoxale sur la pornographie. Qui à la fois la dénonce, et l’encense. Moi qui n’avais vu de PTA que ‘‘Phantom Thread’’ que j’avais bien aimé mais que je trouver tout de même un peu aseptiser, mon visionnage m’as convainque de m’intéresser davantage à son univers.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2021
Malgré quelques longueurs et redondances schématiques, l'intrigue portraie habilement divers personnages caractéristiques du monde non seulement de la pornographie mais aussi du cinéma dans une vision lucidement décadente du show-biz et de ses protagonistes. Dans un univers quasiment fantasmagorique par sa fluorescence et ses personnages hauts en couleur incarnés avec une délirante conviction par un brillant casting, le récit suit le cheminement classiquement cyclique d'un jeune prodige en son domaine entre sarcasme acide, humour décomplexé et regard pathétique. Un film choral où la désillusion côtoie l'ambition, la névrose le désespoir, la détermination l'illusion.
Florent A
Florent A

10 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2021
Dans la continuation de la filmographie de Paul Thomas Anderson dont j'adore notamment "There will be blood", je me suis attaqué à "Boogie Nights" qui montre l'univers de la pornographie dans les années 70.
Film comique par ses personnages sketchs entre l'homosexuel frustré, le vendeur de hi-fi black qui aime la country, le magicien à en devenir, le scénariste qui surprend sa femme tous les jours au lit avec un autre homme, le jeune wannabe fan de karaté devant son miroir en la personne de Mark Wahlberg... mais qui relève presque plus du tragique. On voit entre les scènes de débauches, une lente descente aux enfers entre la drogue, le succès éphémère, le manque de repères et un amour instable! Les années 70 sont bien dépeintes, le futur arrive via les chaînes hi fi donc et surtout via le début des cassettes vidéos dont Jack le réalisateur semble au départ très réticent.. il tourne des séries B très mauvaises et semble décrire son travail comme un chef d'œuvre!
Bref malgré quelques petites longueurs, on ne sent pas passé les 2h30, beaucoup de plans séquences magnifiques, des messages comme la scène de la limousine avec rollergirl et l'ancien collègue de classe obscène qui finalement semble avoir une "situation" mais est toujours aussi violent.. de quel côté se trouve le vrai amour et le respect!? Pas de manichéisme ici mais un bon divertissement qui fait réfléchir!
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2025
Après le succès d’estime remporté par son polar malin sur le monde du jeu (« Double mise » en 1996), Paul Thomas Anderson se décide à écrire un scénario original inspiré du court métrage qu’il avait réalisé à 17 ans pendant ses études où était présentée une interview fictive de John Holmes, acteur pornographique réputé pour la taille de son pénis, mort du SIDA en 1988. A travers ce portrait, Anderson entend évoquer une époque (les années 1970-80) sous l’angle original d’une industrie aux contours hors normes qui d’abord en pleine euphorie va se voir obligée de repenser son système de production et de distribution pour s’adapter à l’arrivée de la cassette vidéo. Le jeune homme en quête de reconnaissance qui va découvrir que sa réussite peut venir du trésor qui se trouve niché dans son pantalon devait être interprété par Leonardo DiCaprio qui renonce finalement après avoir signé son contrat pour monter à bord du « Titanic » (James Cameron en 1997). Sur son conseil, Anderson fait appel à Mark Wahlberg qui commence à peine sa carrière d’acteur. Le résultat sera tout à fait concluant. Mais la véritable bonne surprise du film est l’arrivée de Burt Reynolds dans le rôle de Jack Horner, le metteur en scène débonnaire mais sans guère de scrupules qui va cornaquer les débuts de celui qui va se faire connaître sous le nom d’emprunt de Dirk Diggler (Mark Wahlberg). L’acteur alors au creux de la vague après avoir été l’égal de Clint Eastwood dans les années 1970 et 80, se saisit parfaitement de l’occasion pour montrer que passée l’époque où sa puissance jouait à plein pour séduire le public dans des films de genres typiquement américains, il en a encore sous le pied pour changer de registre. Charmeur à l’échine souple, il est celui qui va traverser toute cette période où sexe et drogue forment un cocktail dévastateur, sans trop de dommages. L’académie des Oscars a raté en 1998, l’occasion de récompenser celui qui fut un acteur important, trop souvent sous-estimé. Le jeune réalisateur très imprégné de l’atmosphère de l’époque décrit parfaitement la faune qui déambule sur les plateaux de tournage puis le soir dans les fêtes orgiaques qui n’ont rien à voir avec le repos du guerrier. Beaucoup s’y perdent, tout comme le jeune Dirk Diggler complétement grisé par un succès forcément éphémère. On découvre pour la première ou seconde fois dans l’univers de Paul Thomas Anderson les Philip Seymour Hoffman, Julianne Moore, Alfred Molina, John C. Reilly et William H Macy qui brilleront dans les années qui suivront sous d’autres cieux. « Boogie Nights » qui porte bien son nom, ne serait pas tout-à-fait le même sans la bande-son concoctée par Michael Penn qui reprend une grande partie des tubes de l’époque pour rythmer cette épopée aussi joyeuse que dévastatrice quand les effets pernicieux des abus de toutes sortes viennent réclamer leur dû. On le sait, Anderson voue une admiration sans borne à Robert Altman, cherchant à plusieurs reprises et quelquefois maladroitement à lui rendre hommage. « Boogie Nights » a certainement été le film dont Altman aurait été cinématographiquement le plus proche.
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2021
Plongée folle dans l’univers décadente de l’industrie porno des années 70 et 80, à travers une histoire inspirée de la vie d’une star de l’époque, John Holmes.
Un film culte à la mise en scène brillante, porté par un casting grandiose et une BO dingue.
Alasky

454 abonnés 4 561 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 novembre 2020
L'ambiance seventies est tellement réussie, on croirait que le film a été tourné dans les 70's. Casting de haut vol, tous les acteurs/actrices jouent le jeu avec brio. Dommage que le film soit si long, interminable.. 1 heure de moins pour nous montrer l'industrie du porno ça aurait été juste génial.
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2020
Vibrant hommage de l'âge d'or du porno, Anderson le dépeint comme s'il en était une grande famille. Magnifiquement touchant.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2019
Un bon film de romance qui bascule soudainement dans le thriller. Thomas Anderson est décidément un des meilleurs dans le domaine des très longs métrages. Bonne mise en scène qui ne s’essouffle jamais. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 décembre 2018
De 1977 à 83, dans une ambiance libertaire encore épargnée du sida et du mercantilisme dévastateur de l’industrie de la cassette vidéo adulte, un réalisateur de films érotiques repère un grand ado exceptionnellement bien monté, dont la carrière le propulsera très vite au rang de star nationale du porno. La première partie relate l’ascension fulgurante d’une célébrité transitoire, bientôt suivie de son inévitable déchéance, programmée par ces règles de superficialité triomphante et de course au spectaculaire transitoire. Sous le ton d’un vaudeville glauque et désinvolte, valsant avec les puissances de l’argent, du sexe et de la drogue, ce film est un pamphlet sur la dangereuse inconscience de l’école de l’illusion éphémère, filmée depuis les coulisses coïtales insolites et banalisées d’un certain cinéma, avec la finesse de ne jamais montrer la moindre scène de cul. L’intérêt se focalise dans le syndrome de la star, dans le feu d’une ascension insolente autant que dans la menace de la disjonction identitaire par narcissisme mégalomane.
A mes yeux le personnage le plus paradoxal, c’est l’attachant réalisateur blasé (Burt Reynolds) qui conserve malgré tout l’âme d’un cinéma poétique, tournoyant autour de ce grand gamin doué (Mark Wahlberg) dont l’immaturité ne lui permet pas de voir venir la perversion du succès facile, l’altération toxicomane, l’artifice financier et la duperie d’un trône illusoire. A l’instar de ces jeunes filles exploitées le temps de l’éclat passager de leur beauté, et reléguées dans le caniveau d’où elles proviennent une fois épuisée leur moment de gloire et de séduction, ce destin masculin se mêle à d’autres portraits tout aussi touchants. Car ce drame psychologique de 1997 s’enrichit des aventures d’autres acteurs déçus ou périmés, et de celui de l’épouse du réalisateur, incarnés par une flopée d’authentiques vedettes (Don Cheadle, Luiz Guzman, Alfred Molina, Julianne Moore, Philipp Seymour Hoffman, Thomas Jane, William H. Macy, John Reilly…), toujours très sympas à revoir, surtout avec leur look d’il y a 20 ans.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 décembre 2018
Le panaché sexe, drogue et disco sans danger au commencement de l’histoire, cette réalisation possède la plus grosse paire du grand cinéma étalé sur deux décennies, la wave party reprend la seconde en continu olé-olé. Un hommage à la production de vidéo cassette pornographique et aux humbles films de série B et Z. Les réalisateurs pornographes sont des coquins voyeurs pour leurs résistances à la débandade du rire. Un fond dramatique chez cette star du X masculin, beau sensuel comme dieu grec, prêt à tout pour réussir dans ce milieu de gus et nenettes de la débauche planante. Une mise en scène constante, des drames, de la nymphomanie, un milieu de cocuage coule à flot l’alcool et la snife jusqu’à l’overdose de drogue du roi dollars. Beaucoup de choses intéressantes à retenir dans cette longue intrigue coquine se glisse aussi derrière une parodie où tout tourne autour du sexe et l’on se demande pourquoi c’est toujours les mêmes qui raflent les prix « Oscar du Hot ». Ça bouge énormément dans une ambiance pleine de musiciens rockeurs discothèques, des copains avec les pornographes pour leur filer la dose substantielle. Fini les années 70, place à 80 et la technicité électronique d’avant-garde direction l’Est, Nena et son 99 luftballons
Fêtons le cinéma

851 abonnés 3 661 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2018
Avec son premier film, Paul Thomas Anderson célèbre le cinéma sur pellicule qui n’a d’autre réceptacle que la salle dans laquelle il est projeté ; ainsi croise-t-il d’une manière très intelligente la naissance de la VHS et donc de la consommation cinématographique individualisée avec la mise à mort d’une tradition dont les tenants s’exposeront par la suite aux pires déviances. Car la pornographie avant les années 80-83 s’apparente à une bulle protectrice où il fait bon vivre ; nous y sommes comme en famille – chaque protagoniste entretient avec sa propre famille une relation périlleuse et trouve une échappée dans cette vaste villa dont chaque couloir semble la branche d’un arbre généalogique gigantesque. La caméra virtuose embrasse l’enchaînement logique des actions par un goût prononcé pour le plan séquence au passage incroyablement réalisé qui reproduit l’effervescence des années 70. On apprécie également le regard presque enfantin avec lequel le réalisateur aborde l’univers pornographique, ne montrant que très tardivement au spectateur ce qu’il meurt d’envie de voir, proposant une galerie de personnages-sketchs aussi drôles que touchants. Voire tristes. Car à mesure que le film avance s’installe en bouche un arrière-goût rance : quelque chose ne fonctionne plus, l’âge d’or semble révolu, les choses sérieuses commencent et, avec elles, le malheur. Pour incarner cette lente descente, Anderson s’entoure d’un casting incroyable, Mark Wahlberg en tête, qui donne de la chair à une écriture polyphonique intéressante quoiqu’un peu trop chargé de symboles. Tragicomédie monumentale, œuvre qui veut en mettre plein la vue au risque peut-être de se répéter ou d’enfoncer des portes ouvertes, Boogie Nights capte l’homme dans sa folie et ses étoiles intérieures sans jamais se poser en moralisateur.
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