Boogie Nights
Note moyenne
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201 critiques spectateurs

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7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 avril 2015
C'est avec ce second film, que Paul Thomas Anderson se révèlera au grand jour comme un cinéaste de génie ! "Boogie nights" se penche sur l'univers du cinéma pornographique, avec une immersion que l'on aurait jugé impossible sans assister à des plans, dirons-nous, osés. PTA réussit pourtant cet exercice avec brio. Sa belle écriture, et sa direction sans faille, nous combleront de plaisir face à ce "Boogie nights" entraînant et surprenant. Entouré de son lot d'acteurs prestigieux (Wahlberg, Reynolds, Moore, Seymour Hoffman, Reilly, Cheadle...), et offrant des prestations plus vraies que nature (notamment le rôle du réalisateur et du producteur), le film ne mettra pas longtemps à convaincre le spectateur, tout en le laissant savourer une bande originale de qualité. PTA débarque avec puissance dans le cinéma en nous faisant part d'une réelle originalité sous une mise en scène remarquable !
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2015
PTA est assez avare en films, je n'avais vu que There Will Be Blood, qui est excellent mais pêche un peu sur la fin, mais tu sens le mec qui a tout compris, et qui pour le coup fait de l'art, pas du produit commercial. Et dans Boogie Nights ça se sent tout de suite. Le mec a 27 ans, fait un film sur le monde du porno à la fin des 70's, avec des plans séquences dans tous les sens. Prétentieux? Peut-être, mais surtout incroyablement talentueux. Tout le monde retient la réalisation et à raison car c'est virtuose, pas parfait, mais virtuose. Quand le type balance un plan séquence, tu ne vois que ça, tu es happé par l'écran. En plus c'est écrit divinement bien, la galerie de personnages est succulente, les dialogues aussi, passant de la comédie au drame. L'histoire est somme toute assez classique, c'est l'univers dans lequel elle se déroule qui est original, et traité avec originalité (car sans perversion). Je ne peux quand même cacher un air de déjà vu, la trame ascension/chute/rédemption ça ne me captive guère, surtout la partie de chute en fait. C'est ce qui empêche le film d'arriver à 5/5. Mais pour le reste le film est incroyablement riche, le passage des 70's au 80's, la célébrité, la gloire, l'évolution technologie, l'art, tout cela est très bien traité.
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2015
(...) Amoureux de ses personnages, PTA pose également un regard nostalgique sur une époque révolue qui baignait dans l’insouciance. Une fois arrivés au sommet, Dirk et Jack ne peuvent plus grimper. Alors, inexorablement, la chute s’amorce, annoncée par l’arrivée de Philip Baker Hall (Hard Eight, Magnolia) proposant une association à Jack que le spectateur n’aurait pas refusée. Pressentant l’explosion d’autres médias quant au développement du X dans la société, il invite Jack à passer avec lui à la vidéo en délaissant le cinéma, sous peine de définitivement disparaître. Une offre non acceptée. Le film bascule alors, devenant sombre et désenchanté, loin de l’excellent travail photographique de Robert Elswit qui ne cessait de nous balancer ces couleurs aussi chaudasses que Rollergirl et d’une BO d’enfer regroupant les fameux tubes de cette kitchissime et ô combien aimée période culte. Paul Thomas Anderson marque ce passage quasi-obligé dans la déchéance, en nous gratifiant d’une des séquences les plus impressionnantes du métrage, un montage alterné accompagné cette fois-ci non pas par la BO mais la musique originale lourde et grave de Michael Penn. Le sexe est alors mis en scène d’une manière totalement opposée au joyeux enthousiasme qui nous contaminait jusqu’alors.

Pour son deuxième film, c’est un tour de force que réalise le jeune prodige. Certes, la construction scénaristique n’est pas vraiment originale (l’ascension vers la gloire, puis la chute du héros) et je conçois que la virtuosité formelle dans la mise en scène peut apparaître bling-bling ou lassante aux yeux de certains. Mais ce PTA est un excellent élève, prétentieux peut-être, mais indéniablement talentueux. Et si l’on gratte un peu, on découvre par delà la séduisante enveloppe, des discours aujourd’hui encore très raisonnants : l’égocentrisme et le narcissisme autour du talent ou encore l’adaptation artistique aux nouvelles technologies. Pour tout cela et bien d’autres éléments précédemment cités, on ne pourra pas reprocher au film son manque de profondeur. Surtout quand on choisit de s’engouffrer dans un tel sujet.

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Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2015
Toujours beaucoup de mal avec Mark Wahlberg. Le faux bon acteur qui dispose d'une notoriété assez surprenante dans le cinéma indépendant. Paul Thomas Anderson étudie le monde de la pornographie avec humour et second degré. Boogie Nights surf pourtant sur des limites parfois un peu trop friable, et le film plonge souvent dans la facilité de l'auteur. La mise en scène reste impeccable, mais la globalité manque de chien. Ambitieux mais pas aboutis.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 31 janvier 2015
Boogies Nights nous offre une véritable fresque du milieu de la pornographie dans les années 80.On suit Eddie "Dirk" qui vient d'arriver dans ce milieu et qui compte bien faire ses preuves. Les acteurs jouent dans l'ensemble bien et incarnent des personnages haut en couleurs que l'on va suivre également dans le film et principalement dans la 2ème partie,et c'est se que je reproche au film,raconter l'histoire de personnages dont on est pas réellement attachés et de faire durer cette partie trop longtemps.Sinon la réalisation et la mise en scène est excellente.La première partie passe toute seul mais la 2ème reste trop longue mais Boogie Nights reste un film sympathique à voir.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 octobre 2014
Un film inspiré de la vie des pionniers des films porno. On traverse toutes les époques, bande son et mode associée: 70-80 le gros pied! Le casting est top (Burt Reynolds en producteur de films de boules!!! Philip Seymour Hoffman en cadreur gay!!!), le scénario et la mise en scène sont excellents et sans concession.
CRASH-ThePunisher-Bandicoot
CRASH-ThePunisher-Bandicoot

16 abonnés 196 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2014
Film pas terrible qui, malgré un casting plutôt convaincant, ne parvient pas à intéresser, la faute à une durée trop longue (2h30). Je déconseille.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 septembre 2014
Cadre : Années 70-80. Acteurs : Mark Wahlberg, Julianne Moore, Burt Reynolds. Réalisateur : Paul Thomas Anderson. Sujet : Hommage à une époque haute en couleurs. Résultat : Boogie NightsTous ces éléments réunis, un film choral magique et transcendant nous ouvre ses portes. Du pure bonheur pendant 2h30, accentué par une musique qui à elle-seule nous transporte de 1977 aux débuts des années 80. Paul Thomas Anderson signe ici incontestablement un de ses meilleurs films en nous pondant un long-métrage à la Les Affranchis, et l'on sent bien que cette époque marquée par sa musique psychédélique et le boom de l'ère pornographique lui tient particulièrement à cœur.Le film ouvre sur un plan-séquence des plus mémorables, encore culte de nos jours, et ce n'est pas tout, puisqu'il en contiendra encore quelques-uns tout au long de cette longue épopée. Rarement j'ai pu voir un soin aussi maîtrisé de l'art de la caméra. Chaque plan est sublime, magnifié par une photographie splendide et traitée avec précaution. Chaque image est millimétrée et rend le récit fluide comme rarement réalisé.A la manière des Affranchis de Scorsese, Thomas Anderson retrace la montée en puissance de la popularité jusqu'à son apogée et enfin la chute de Dirk Diggler, acteur porno interprété par un Mark Wahlberg au plus haut de sa forme, c'est d'ailleurs navrant de se dire que ce même acteur joue maintenant dans des films comme 2 Guns... Bref, il est ici magistral tout comme la sublime Julianne Moore, qui n'a aujourd'hui plus rien à prouver. Boogie Nights repose donc également sur son casting, car il en fallait un de taille pour pouvoir interpréter les rôles du film. Un grand hommage également à Seymour Hoffman, qui, malgré son inutilité quant à l'avancement du récit, est toujours aussi incroyable.Bien que Boogie Nights possède un réalisateur qui livre ici tout son génie ainsi qu'une flopée d'acteurs tous excellents, le scénario reste basique, à savoir la vie normale d'un jeune homme se rendant compte de son potentiel jusqu'à sa rencontre avec un homme qui va le pousser au premier rang du podium, puis enfin sa cupidité et son égoïsme qui le feront chuter de haut. C'est d'ailleurs avec un joyeux happy end que le film se clôture, ce qui m'a à première vue plutôt surpris dans le mauvais sens, mais que je peux maintenant comprendre, après plus de 2h d'une qualité pareille, cette fin ne peut qu'entacher minime ment le film.Si ce long-métrage fonctionne toujours aussi bien aujourd'hui, c'est évidemment grâce à l'addition de tous ses éléments ainsi qu'à une reconstitution parfaite de l'époque, avec ses boîtes de nuit branchées au rythme du Boogie toute la nuit et ses villas exotiques, lieux de tournages de films X où la démesure est reine. Cette immersion en pleine période disco à la sauce Américaine nous en met plein la vue tout au long du film. Ne pas apprécier ce film, c'est renier une époque culte que beaucoup de personnes encore nostalgiques de nos jours aimeraient revivre. Thomas Anderson ne glorifie pas le porno, il ne le critique pas non plus totalement, le but du film n'est pas là. Aucun parti n'est pris pour que le spectateur ait la réelle impression de se glisser intimement pendant la projection dans la vie de Diggler et des autres protagonistes.Boogie Nights est un film multi facettes, à regarder aussi bien pour se détendre que pour voir une reconstitution hors-norme. Tout cela sublimé par une caméra faisant le tour des choses. Les nombreux plans-séquences en témoignent, ces derniers sont si bouleversants d'ingéniosité qu'on en décroche presque du film, fixant bouche bée ce tour de maître magistral. On en ressort heureux et nostalgique, même pour des personnes comme moi qui n'ont pas eu l'occasion de vivre durant ces années-là.Magique serait le mot approprié pour ce film, Paul Thomas Anderson nous fait ici une vraie démonstration et réalise son film de gangsters version boom pornographique pour se démarquer et proposer un contenu original. Boogie Nights , c'est le bonbon qu'on est si content de recevoir étant gamin, qui nous fait ressortir plein d'émotions et de tendresse dans un enrobage pourtant solide, mais qu'on aime tellement. Un grand classique du Cinéma à revoir et revoir autant de fois que possible, sans jamais en être lassé ou même dégoûté, juste pour le plaisir des yeux et des oreilles.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 février 2015
Je pense qu'il est difficile de réaliser un film ayant un sujet aussi tabou que celui de la pornographie mais Paul Thomas Anderson s'en ait vraiment bien tiré ! En effet, Boogie Nights est un véritable chef-d’œuvre ! Ce n'est pas uniquement un film qui a pour thème la sexualité, c'est un film dont le scénario se concentre sur l'univers du monde du X et plus particulièrement sur les sombres aspects de ce dernier ( spoiler: drogue, concurrence, crime, réputation dégradée ect...
). D'ailleurs en ce sens, les personnages sont tous très biens écrits : spoiler: ce sont des acteurs pornographiques mais ce sont avant tout des humains qui aiment leur job, un job qui va leur apporter des ennuis car ils n'auront plus aucun contrôle de leur vie (meurtres, addiction à la cocaïne, prostitution, prison, jalousie, problèmes financiers et/ou familiaux, violence, difficultés à se reconvertir dans un autre métier ect...)
; les protagonistes et les relations qu'ils entretiennent entre eux sont donc vraiment développés ! De plus, le casting est excellent : j'ai pour le moment jamais vu Mark Wahlberg faire une aussi bonne performance, Julianne Moore et Burt Reynolds ont tout les deux mérités leur nomination aux Oscars et Heather Graham est également superbe dans son rôle. J'ai également le souvenir d'une bande originale fun et très réussie. Concernant l’atmosphère, au début c'est plutôt joyeux mais après le registre s'assombrie et devient très dramatique ; l'ambiance est en effet l'un des atouts majeurs du long-métrage. J'ai aussi aimé le fait que le réalisateur ait su faire preuve de modération dans son travail : il n'en a pas trop montré en faisant une sorte de documentaire vulgaire sur le monde du X mais n'a pas non plus eu honte d'évoquer la sexualité et n'a par conséquent pas hésité à choquer les gens en étant un peu provocant sur certaines scènes. Un classique des années 1990 !
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2014
Le 2ème long-métrage de Paul Thomas Anderson, après "Hard eight" et avant "Magnolia", est une peinture sarcastique mais bienveillante de l'industrie du porno au virage des années 70 et 80.
On suit en effet le parcours du jeune Dirk Diggler (Mark Wahlberg), étoile montante de cet univers marginal, doté d'un don de la nature à la Rocco Siffredi, et qui connaîtra comme il se doit grandeur, décadence et rédemption.
"Boogie nights" (1997), c'est aussi une extraordinaire galerie de personnages déjantés mais crédibles, de laquelle émergent Burt Reynolds (père de substitution et cinéaste raté), Julianne Moore (mère de substitution et star du X), Heather Graham (impayable Rollergirl), Philip Symour Hoffmann (preneur de son amoureux du héros), William H Macy (mari cocu désespéré), John C Reilly (éternel complice de Dirk) etc...
On retrouve en outre la réalisation aérienne de PTA, qui multiplie les plans-séquence virtuoses, et privilégie une certaine lenteur parfois déconcertante.
Une BO disco et funky achève de donner à "Boogie nights" le statut de film culte, sur un sujet il est vrai fascinant, traité avec tendresse et sans vulgarité gratuite.
ghyom
ghyom

110 abonnés 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2014
Boogie Nights, film choral de Paul T. Anderson, nous expose les derniers jours de gloire du cinéma porno américain à la fin des années 70, début des 80s. On y suit principalement Eddie "Dirk Diggler" Adams (Mark Wahlberg) jeune homme rapidement propulsé au rang de star grâce à sa belle gueule et une nature qui fut particulièrement généreuse. Cette ascension s'effectue grâce et en compagnie de toute une petite famille d'adoption.
Le père : Jack Horner (Burt Reynolds) réalisateur médiocre qui a l'ambition de faire de ses films plus que de simples pornos
La mère : Amber Waves (Julianne Moore), actrice porno et mère privée de son droit de visite qui reporte son affection sur les autres acteurs/actrices
La petite sœur : Rollergirl (Heather Graham), lolita toujours en patins à roulettes (même pendant l'acte)
Le grand frère : Reed (John C. Reilly)
et tout un tas d' "oncles" et de "cousins" interprétés par William H. Macy (marié à une nymphomane), Don Cheadle (qui rêve d'ouvrir un magasin de chaînes Hi-Fi), Phillip Seymour Hoffman (homosexuel très attiré par Eddie), etc.
Nous suivons donc les aventures tragicomiques de toute cette petite famille à la trajectoire Scorsesienne (ascension, sommet, chute). Scorsese a fortement inspiré PTA et cela se sent. La scène du drugstore n'est pas sans rappeler celle de Taxi Driver, celles de la visite de la maison ou le plan séquence final pas sans rappeler Les Affranchis. A propos de plans séquences, PTA se fait plaisir. Il y en a plusieurs dont 3 assez mémorables : Le plan d'ouverture est simplement magistrale, celui de la fête où la caméra entre dans la piscine et donc le plan séquence à la fin. Pour son 2è film PTA démontre déjà un talent rare pour la mise en scène et les mouvements de caméra. Sa direction d'acteur n'est pas en reste entre un Mark Wahlberg débutant et un Burt Reynolds sur le retour. Mais je retiendrai surtout Julianne Moore que j'ai rarement trouvé aussi juste (à part peut être dans Magnolia du même PTA et dans The Big Lebowsky des frères Coen).
Côté négatif, mais c'est assez négligeable compte tenu de la qualité de l'ensemble, j'ai été un peu déçu par une fin un peu trop happy-end où tout fini bien pour tout le monde (sauf Little Bill et sa femme sacrifiés comme symboles du tournant pris à l'aube des années 80). J'aurais préféré des destins un peu plus nuancés et différents pour nos protagonistes. J'ai également été déçu des rushs des films pornos tournés. Si PTA s'amuse de notre côté voyeur en nous refusant toute vision érotique ou pornographique, et c'est un point fort du film, cela fait tout de même très bizarre, lors du visionnage des rushs, de ne voir que des plans du visage des acteurs. Tout d'un coup ça sonne faux. S'il n'avait pas inclus ces visionnages de rushs ou, mieux, s'il ne nous les proposait que flous ou trop lointains pour qu'on puisse distinguer ce qu'il s'y passe, ces moments auraient sonnés plus vrais.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2014
Comme dans tous les films de Paul Thomas Anderson, l'écart entre fond et forme est marquant. Ici, la forme se révèle être tout à fait impressionnante où la mise en scène et la photographie sont de sacrées perles techniques, une superbe science du cadrage, l'utilisation et l'analyse du monde du cinéma pornographique pour la narration de cette success story typiquement américaine est une excellente idée, les acteurs livrent des prestations de grande envergure à l'image de Mark Wahlberg, Julianne Moore magnifiée comme rarement ou encore de William H. Macy (je trouve personnellement Burt Reynolds un ton en-dessous) et surtout une bande originale riche qui booste encore davantage le film. Après, il y a le fond et là on se demande où veut en venir le réalisateur car l'ensemble, beau, bon, poignant est au final un peu creux et manquant cruellement de fond et d'envergure. A l'image de la filmographie de P.T. Anderson, génial mais vide.
UnAlloCinéen
UnAlloCinéen

8 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2014
Un film sur le porno, Oui pourquoi pas. Mais ques qu'il est bien ce film. Vraiment une perle. Déjà son casting vraiment balèze. Ça mise en scène dynamique rythme par une BO disco qui ferais dance des morts. Son sexe mais sans la vulgarité ni voyerisme, tout ou presque y est suggérer. Son humour present et la vision caché du porno telle que le respect au acteur et au femme dans le milieu que l'ont peu oublier vite malheureusement. Donc PTA nous offre une fresque de la décadence dans un milieu qui lui tient a coeur et ça se ressent.
MC4815162342

450 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2015
J'avais vu Boogie Nights il y a un bon petit moment maintenant, il s’agissait à l'époque du dernier film de Paul T. Anderson que je devais découvrir, et bien plus tard je me suis procuré un coffret blu ray comprenant Boogie Nights donc, Magnolia et The Master, je ne les avais pas revu depuis l’acquisition de ce coffret. C'est bête hein ? Laisser traîner ces chefs d'oeuvre sur une étagère, et la sortie récente de son dernier Inherent Vice que je n'ai malheureusement pas encore vu m'a fortement donné envie de revoir ces films là, voilà pourquoi je viens aujourd'hui de me refaire Boogie Nights en haute définition et vostfr en plus.

Un an après son très bon premier film mais pas encore aussi fort que ses suivants Paul Thomas Anderson nous dévoile son deuxième, et là c'est du high level, ce film est incontestablement un des plus grands de ces dernières années, une pépite époustouflante.
Il s'agit de son second long métrage mais l'idée de celui ci date de bien avant son premier, en effet son court métrage daté de 1988 intitulé The Dirk Diggler story conter comme le titre le montre l'histoire de Dirk Diggler, une star du porno. Je n'ai pas encore vu ce court et sa qualité ne donne pas vraiment envie, surtout qu'une fois qu'on a vu le film il est impossible d'imaginer le personnage dans la peau de quelqu'un d'autre, enfin bon, je le verrais un jour tout de même, Anderson oblige.
Boogie Nights nous fait donc suivre Eddie Adams, un jeune de 17 ans qui n'a pas son bac et enchaîne les petits boulots jusqu'au jour où il tombe sur Jack Horner, un célèbre réalisateur de film porno qui trouve en Eddie sa nouvelle recrue, suite à cette rencontre nous allons assister à l’ascension incroyable de Eddie renommé maintenant Dirk Diggler et de son entourage ainsi que la déchéance violente de tout ce petit groupe.

Paul T. Anderson, PTA pour aller plus vite réalise ici un film choral monumental et extrêmement riche, il lui suffit de 2h30 pour nous offrir une histoire portée par de nombreux phénomènes, chacun à sa place et personne ne sert de décors, ils ont tous une histoire et sont passionnant à suivre. La richesse de ce scénario écrit par la main même de PTA est vraiment sensationnelle, écrire un film comme ça bon sang, faut être un génie à l'état pur et Anderson en est un.
Cette histoire fascinante qui joue entre humour, drame et univers complètement barré se place dans les années 70', là où le porno était à son apogée, les films étaient projetés dans des cinémas et ce genre faisait vraiment parti de l'époque, les décors, les costumes et cette bande son de dingue retranscrivent parfaitement cet esprit et cette époque délirante, nous traversons cette décennie pour arriver dans les années 80' également toujours aussi bien retranscrites.
Rien que les projets de Horner et Diggler avec leurs films mal faits et ridicules nous plongent clairement dans ce temps où rien n'avait d'importance, seul le sexe, la drogue et la musique vivaient, quelle ambiance franchement, on se sent carrément devant un film de cette époque avec le génie moderne d'Anderson.

D'ailleurs pour réaliser ce film PTA utilise beaucoup de plans séquences totalement hallucinants, même ceux de Cuaron sont moins classes à mes yeux, rien que l'ouverture du film ou cette scène au bord de la piscine qui finira d'ailleurs dans la piscine, du boulot de taré surtout quand on voit le nombre de personnes présentes durant ces séquences. Au delà de ça la réalisation en elle même est impeccable, chaque plan est parfait, rien n'est laissé au hasard et la mise en scène d'Anderson est juste prodigieuse, comme son choix de musique, vraiment rien n'est bâclé ou simplement mis de coté, un vrai travail d'orchestre.
Il choisi également un casting surprenant, Mark Wahlberg en tête, il trouve ici l'un de ses premiers rôles qui l'a évidement fait connaitre, ce n'était juste qu'un inconnu à l'époque, incroyable de se dire ça maintenant, il est accompagné de nombreux noms comme ceux de Julianne Moore, John C. Reilly, William H. Macy, Heather Graham, Don Cheadle, Philip Baker Hall, Thomas Jane, Philip Seymour Hoffman (of course), Robert Downey Sr., Luis Guzman, Alfred Molina et bien sur pour finir le grand Burt Reynolds, en gros un casting de malade mental.

En bref, ce génie de Paul Thomas Anderson signe avec son deuxième long métrage une perle inoubliable, une fresque époustouflante sur le milieu du porno et surtout sur la vie qui peut basculer d'un jour à l'autre, une oeuvre mémorable avec un final en clin d’œil au grand Raging Bull de Scorsese, du très très grand... non pas du grand ni quoi que ce soit, du cinéma tout simplement, du vrai.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2014
Deuxième film de Paul Thomas Anderson, "Boogie Night" nous emmène dans l'univers du film porno dans les années 1970 et 1980 et nous fait suivre l'histoire de Eddie Adams, dont les attributs et le physique avantageux lui permettront d'être une vedette du porno et d'entré dans ce monde si particulier (et fascinant à la vue du film) tout en montrant l'évolution de ce genre entrant peu à peu dans le marché vidéo. Il évite tous clichés, morales ou vulgarité, il traite le sujet de manière juste et nous dresse aussi le portrait impitoyable du monde du show-biz de ces année-là, entre drogue, glamour, excès, look ou encore ambitions. Il sait parfaitement osciller entre drame, humour ou encore chronique sur un ton plus ou moins sarcastique. Les personnages sont bien traité et intéressants, on suit leurs évolutions entre monté vers la gloire et le succès, les chutes, leurs relations et complexités. La maitrise technique (réalisation, mouvement de caméra, les plans...) de ce jeune réalisateur qui avait 27 ans est impressionnante et parfaite, tout comme sa capacité à choisir et utiliser ses musiques. Le casting cinq étoiles est à la hauteur, que ce soit Mark Whalberg (bluffant), Julianne Moore, Burt Reynolds, John C. Reilly ou encore Philip Seymour Hoffman. Une grande réussite de la part d'un des réalisateurs les plus talentueux de ces vingt dernières années.
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