Boogie Nights
Note moyenne
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201 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 octobre 2013
Boogie Nights constitue le deuxième long métrage réalisé par Paul Thomas Anderson, alors qu'il n'a que 27 ans... Il s'inscrit dans la continuité du reportage fictif que l'auteur avait réalisé 10 ans plus tôt, the « Dirk Diggler Story ».

Le film n'hésite pas à mettre en lumière un milieu au fonctionnement grandement méconnu du grand public, du fait du puritanisme de la société occidentale. Ainsi, PT Anderson va faire de l'inédit : son film parle ouvertement de sexe et montre des tournages porno, sans y aller par quatre chemins. Il faut dire que son script initial laissait entrevoir une approche directe : Eddie Adams (Mark Wahlberg) va devenir Dirk Diggler, acteur porno renommé pour son charisme, mais surtout pour la taille massive de son engin.

Le scénario ne fait pas dans l'original (dans sa structure, entendons-nous bien): Boogie Nights relate l'ascension du nouveau roi de la baise filmée, et les difficultés qui vont accompagner sa nouvelle notoriété. Toutefois, l'interprétation des acteurs s'avère être une grande réussite, avec une mention spéciale pour Mark Wahlberg (Dirk Diggler), Burt Reynolds (le réalisateur porno Jack Horner), et Philipp Seymour Hoffman, méconnaissable en gay graisseux et pathétique. Le deuxième point fort du film, c'est sa touche d'humour imparable. De nombreuses scènes sont hilarantes, comme le cocufiage récurrent de Little Bill, où les trailers de promotion des films produits par Jack Horner.
Enfin, l'esthétique parfaite du film, la succession de plans audacieux, couplés à une bande son tonitruante achèvent de faire passer au spectateur un très bon moment de cinéma.

Boogie Nights constitue une belle réussite, dans la mesure où il transgresse les codes d'Hollywood, en proposant un sujet inédit et sulfureux, un peu à l'image de Larry Flint de Milos Forman, sorti en salles un an auparavant. Toutefois, et très subjectivement, il lui manque ce petit quelque chose qui distingue les bons films des grands films.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 novembre 2013
Ambiance saisissante. Un très bon film, très peu prévisible dans son dénouement, ce qui est appréciable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 octobre 2013
Après un Hard Eight en demi-teinte, il était logique que je continue ma rétrospective du cinéma de Paul Thomas Anderson avec son deuxième film, le sulfureux Boogie Nights, à la fois intrigué par ce que le film semblait proposer mais aussi un peu inquiet quand à ce sur quoi on aurait pu tomber.

En effet, pour résumer, le film avait tout pour être casse gueule. Franchement, un film qui parle de l'ascension d'un acteur ... porno ... et des soucis qu'il va rencontrer en fréquentant ce milieu ... pendant 2 putains d'heures 30 ... Autant dire que le risque de tomber sur un film longuet, prévisible, chiant, vulgaire et bourré de clichés était quand même non négligeable. Il s'en sort pourtant de manière magistrale !

Le film ne tombe dans aucun de ces pièges, Anderson jouant avec eux en permanence, et parvenant à tirer profit du moindre obstacle qu'il rencontre. Boogie Nights est un film à la structure narrative d'un Scarface ou d'un Barry Lyndon (une ascension colossale suivie d'un violent déclin ... une structure qui marche quasiment à chaque fois sur moi et que j'adore !) passionnante et très fine, absolument pas vulgaire et au contraire de ce que le sujet de base pouvait laisser croire, très humain, qui se joue des clichés pour mieux mettre en avant la réalité. Il réussit aussi à échapper à l’écueil de la prévisibilité en évitant de tomber dans cette dernière autant que possible, et en arrivant malgré le fait que, dans un tel contexte, certaines grandes directions scénaristiques se devinent (en même temps, y’avait pas 36 manière de faire avancer l’intrigue) à rester passionnant de bout en bout et a tout de même conserver quelques beaux retournements de situation dans sa poche. Et puis, pour ceux qui comme moi ne connaissait rien à l’histoire de l’industrie pornographique des années 70-80, ça donne aussi au film un certain aspect documentaire qui le rend d’autant plus intéressant.

La vraie réussite du film réside sans doute dans l’universalité des innombrables sujets abordés qu’il arrive à atteindre au final en partant d’un univers si réduit et privé qu’est le monde de la pornographie des années 70-80. Car à travers cette industrie, ses règles, son évolution, ses réalités et ses risques, c’est au cinéma en général, voir parfois même au commun des mortels qu’Anderson touche, tant pas mal des aspects qu’il met en avant sont autant vraies dans d’autres milieux sur lesquels, contrairement au porno, ça ne choque personne (on notera d'ailleurs que le réalisateur n'émet aucun jugement vis à vis de l'activité de ses personnages, sans les défendre pour autant).

Non content d’être parfait sur un plan narratif, le film se paie aussi le luxe d’être un diamant sur le plan technique, avec une réalisation magnifique, une bande originale magnifique et un casting tout simplement parfait. Tellement parfait que même l’inutilité vis-à-vis de l’intrigue de certains personnages passe comme une lettre à la poste tant chacun d’entre eux sont parfaitement interprétés et utilisés (William H. Macy est magique, Wahlberg est parfait, Phillip Seymour Hoffman est culte en cadreur gay qui en pince pour Diggler, et Burt Reynolds est génial en réalisateur porno).

Le seul petit bémol que j’aurais à exprimer vis-à-vis du film (et encore, c'est vraiment très mineur vis à vis du résultat global) ce serait en fait la toute fin.

Je dois avouer que j’ai du mal à comprendre pleinement le pourquoi de ce happy ending, que je trouve assez en décalage avec le reste du film.

Bien sûr, je comprends qu’il n’est que partiel, puisqu’il montre que c’est un milieu qui emprisonne définitivement ses membres en son sein sans possibilité de pouvoir en sortir (surtout pour Dirk) autrement que par un coup de chance extraordinaire ou un miracle (le cas de Buck, qui même malgré ça, finit par y retourner d'ailleurs), mais au regard des événements de la fin du film, je trouve la manière dont tout se résout tout de même un peu trop rapide (voire facile sur certains points) …

C’est toujours mieux que la fin de Hard Eight car au moins ça conserve une vraie cohérence, mais je trouve la rupture de ton entre ce déclin et cette renaissance est bien trop abrupte et soudaine (et, dans le cas de cette dernière phase, bien trop courte et survolée) pour être pleinement efficace.

Mais bon, comme je l'ai dit plus haut, c'est tellement du détail qu'on excuse sans le moindre problème cet empressement final, qui ne ruine en rien tout ce qu'avait apporté le reste du film.

Bref, pour ce qui n'est seulement que son deuxième film, PTA nous livre un chef d'oeuvre très original et couillu, vraiment pas loin de la perfection. Un film impressionnant à voir absolument

Ma Note : 18/20
Don Keyser
Don Keyser

88 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juillet 2013
Doté d'un scénario très bien écrit, original et s'adaptant de faits réels, "Boogie Nights" entraîne le spectateur dans une histoire loufoque et rocambolesque. De ce fait, la réalisation est très minutieuse pour mélanger moments très comiques, plus érotiques et aussi émouvants. Par ailleurs, les acteurs sont extrêmement convainquants, mention particulière à Mark Wahlberg et Juliane Moore. Ainsi, le film est totalement captivant, du début à la fin, grâce à un ensemble très maîtrisé pour toucher le spectateur et le divertir.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2013
Quand Paul Thomas Anderson aborde l'univers du porno de la fin des années 70-début 80 et la transition d'un genre cinématographique à part entière à l'amateurisme vidéo, il évite remarquablement trois choses que l'on pouvait craindre avec un tel sujet : la vulgarité, le racolage et le moralisateur. Au contraire, c'est avec une justesse parfois stupéfiante (en particulier pour les films tournés dans le film, le jeu amateur hors des séquences de sexe, les griffures, les flous, les tremblements de caméra, le grain tout simplement, même les caractères des lettres pour le générique... où là on est en plein dans la perfection !!!), et un ton qui oscille entre le sarcastique et une tendresse non dissimulée que le cinéaste au sommet emballe le tout. On peut difficilement oublier de signaler aussi une technique de prodige et une équipe d'acteurs absolument formidables... Incontestablement une grande réussite.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 avril 2016
Déjà connu de quelques cinéphiles pour "Hard eight", l'ultra-doué P.T. Anderson explosa à la face du monde avec ce film, biopic fictif inspiré par la légende du porno J. Holmes, connu pour son sexe démesuré. Le talent de metteur en scène de Anderson est visible dès l'ouverture avec ce plan-séquence magistral qui présente en 3 minutes chrono les personnages principaux. Mais le talent visuel de Anderson, c'est aussi sa recherche d'axes, de plans et de compositions sublimes et narrativement très utiles car sa maîtrise de la grammaire visuelle lui évite de nombreuses répétitions. C'est aussi un scénariste hors pair qui raconte différents destins avec un brio peu commun, depuis largement repris, avec des dialogues parfaits et des acteurs à son service, son flair et ses qualités dans ce domaine étant au dessus de la moyenne. Un cinéaste complet donc qui se révèle dans ce film noir, violent, dur, âpre et tortueux, peinture d'un milieu décadent et en pleine mutation, le tout au milieu d'un Los Angeles lumineux. Des destins forts, brillamment interprétés, un film sans bout de gras malgré sa longueur, dense et riche de nombreux clins d’œil pour les puristes. D'autres critiques sur
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 juin 2013
Une histoire bien ficelée, un groupe de personnage attachants, une bande son incroyable, des scènes tarantinesques... bref un chef d’œuvre ! Bien sur à voir absolument en VO !!
Abarai
Abarai

186 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2013
Surprenant et passionnant, "Boogie Nights" nous plonge dans le cinéma porno des années 70/80.
Loin de toute vulgarité outrancière, Paul Thomas Anderson signe une fable drôle et osée, emmené par un casting de haute volée - Marc Wahlberg, Burt Reynolds, Julianne Moore, William H. Macy, John C. Reilly ou encore Philip Seymour Hoffman.
Un bon film, qui même s'il n'échappe pas à certaines conventions abusives (porno = alcool + drogue), reste maîtrisé et parfois hilarant.
ER  9395
ER 9395

112 abonnés 1 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2013
Une plongée dans le monde du porno des 70's magnifiquement bien écrit et bien interprété .
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 juin 2013
Le film est découpé en deux : la première partie étant l’ascension du personnage principal, le ton est léger, presque parodique (des personnages pas très futé, des films tout pourries que les personnages trouvent géniaux,...), l'époque est bien retranscrite (fringues moches, coupes horribles,...) et la BO est sympathique ; puis la deuxième partie, la plus intéressante, la descente brutal de "Dirk Diggler" (Mark Wahlberg excellent), bien plus sérieuse où le ton est dramatique. Donc globalement un film plutôt bien, original et osé avec un très bon casting (Julianne Moore, Don Cheadle, Philip Seymour Hoffman, John C. Reilly,...) mais hélas il reste trop long, ce qui engendre un de l'ennui.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 juin 2013
un pure délice c'est maîtrisé à la perfection , bon à part ce gros porc d'insupportable de seympour hoffman , j'ai trop kiffé l'univers des films de boules fin sevneties début eighties en plus y a nina hartley qui a un petit l'un des actrices de films de boules les plus sexy et bandantes es années 80 dommage y pas traci lords.
Wahlberg est impressionnant même dans la peau d'un teenage boy pas évident et Moore est délicieuse une pure réussitetous els ingrédients y sont la roller girl mytique aprés ya la descente aux enfers des acteurs pronos drogue sex et disco
blacktide
blacktide

79 abonnés 795 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2013
Film très osé vu qu'il aborde le domaine des films pornographique ce qui est rarement abordé au Cinema. Mark Walhberg signe une incroyable performance en Dirk Diggler star du porno et les autres acteurs sont aussi très bons. Le film comporte deux grandes parties: la première avec l'ascension de Dirk Diggler dans le domaine avec ses récompenses, la drogue, sa voiture de sport... Puis Dirk connait une descente au enfer où il ne représente plus rien et vit dans la rue. La réalisation est maîtrisée à la perfection par Paul Thomas Anderson et la mise en scène est incroyable. Une excellente BO également au rendez vous. Le casting est impressionnant: Mark Walhberg, Julianne Moore, Burt Reynolds, Don Cheadle, Heather Graham, Luis Guzman, John C Reilly, William H Macy, Thomas Jane, Phillip Baker Hall, Philip Seymour Hoffman, Alfred Molina... Film à voir!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2013
Excellent film, maîtrisé de bout en bout, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Très scorsesien dans sa mise en scène, PTA arrive à encrer malgre tout sa patte dans le film et nous fait passer un très bon moment. Le sujet du film est très intéressant et ne pouvait pas être mieux traité. Très bon !
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2013
Une chose est sûre, on ne peut pas reprocher à Boogie Nights le manque de couilles que j'avais trouvé légèrement regrettable chez un Hard Eight (son premier long) assez poli. Ici, Paul Thomas Anderson s'essaye à la peinture d'un milieu qui, de son propre aveu, l'a fasciné : celui du monde porno des seventies. En cela, il s'aide d'une ambiance visuelle et sonore disco et funky très réussie. Si sa mise en scène est géniale - bien plus travaillée, là aussi, que celle de Hard Eight - son schéma narratif comme sa caméra rappellent un peu trop certains classiques de Scorsese. Certains plan-séquences sont quand même vraiment bluffants. Un peu agacé par ses personnages assez pathétiques lorsqu'ils ne sont pas décrits avec assez de causticité, je dois bien avouer que le ton de Boogie Nights souffre peu de défauts, et que le parti pris de PTA, qui montre sans porter une condamnation pure et simple, sert très bien son sujet. Bref, à seulement 26 ans, Boogie Nights était vraiment un coup de maître. A noter qu'au passage, et ce malgré une direction d'acteurs irréprochable, William H. Macy et son personnage de mari cocu sortent vraiment du lot, malgré une présence à l'écran très sporadique. Très bon !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 mars 2013
Pour l'un de ses premiers films, Paul Thomas Anderson nous présente un film à l'ambiance groovy détonnant.
Si on peut lui reprocher un fond quelque peu délaissé, la forme du film se révèle particulièrement soigné, comme en témoigne les excellents plans séquences qui ponctuent le film et prouvant le talent de Paul Thomas Anderson à suivre ses acteurs. Il retranscrit ainsi parfaitement l'ambiance des années 70/80 sans jamais trop accentuer, s'appropriant même les codes cinématographie de l'époque, notamment les scènes de tournage filmée sur le support original. Cette ambiance permet de ce fait de mieux intégrer le double ton sur lequel repose le film.
Boogie Nights, c'est aussi un savant mélange entre comédie et drame que l'acteur principal, le jeune mais déjà très prometteur Mark Whalberg, s'approprie pour nuancer son personnage. On y découvre aussi Philip Seymour Hoffman dans un rôle très différent, moins sérieux mais toujours aussi bon, surprenant agréablement. Le mélange de ton donne ainsi aux scènes une certaine intensité, mesurée et calibrée. On pensera notamment à la scène du nouvel an, dramatique et brutale qui ouvre la seconde partie sur un ton plus sinistre. On passe du rire et de l'euphorie à l'effroi en quelques plans. Ce système permet aussi au film de garder un rythme constant et plaisant qui ne se perd que très peu sur les deux heures trente du film.
Malgré tout Boogie Nights est un film imparfait sur de nombreux points qui contrastent avec la très bonne mise en scène. Le premier défaut notable réside dans les longueurs qui ponctuent un peu trop le film, PTA se reposant un peu trop sur ces thématiques pour oublier quelque peu le scénario. Bien qu'il soit original, ce dernier se contente d'un enchaînement d'actions académique jusqu'à un final qui se lâche un peu plus et dont aurait aimé retrouver son côté imprévisible tout au long du film. L'autre défaut du film réside dans le panel de personnages trop peu exploités. Si ces derniers sont cependant moins stéréotypés, il n'en reste pas moins prévisibles et ne servant surtout qu'à mettre en valeur Mark Whalberg.
On prend tout de même un certain plaisir à regarder ces mésaventures dans le monde si fermé de la pornographie, en partie grâce à la mise en scène dynamique de qualité de PTA.
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